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Lecture - Page 5

  • Le livre qui fait aimer les livres

    De 7 à 77 ans 

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    Vous vous désolez que vos enfants (ça c’est vous)  vos petits-enfants (ça c’est moi) ne lisent pas ou pas suffisamment. 

    Voilà un livre qu’ils vont adorer et je parie que vous aussi.

    Pas de vain bla bla bla, des dessins amusants, des mots bien gros, des couleurs explosives, des conseils hilarants. C’est loufoque et enlevé, drôle et moqueur. Ce que j’ai le plus aimé ? les dessins, les conseils qui sont les bons mais toujours présentés de façon à plaire à nos chères têtes blondes. 

     

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    Le progrès en marche quoi !! ©ivredelivres

     

    C’est J….. qui l’a lu en premier et vu le succès manifeste je vais aussi l’offrir à M..…pour son anniversaire, les bonnes choses faut pas hésiter à les distribuer largement.

     

    Côté parents et grands-parents j’ai été rassuré car j’ai appris que lire ne faisait pas grossir………..ouf ouf me voilà soulagée.

    L’équivalent pour enfant des fameux conseils de Daniel Pennac !! on lit quand on veut, ce qu’on veut …non mais !!!

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    Le Livre : Le livre qui fait aimer les livres - Françoize Boucher - Edition 

  • Librairies, corps et âmes

    Liber, libraire, librairie….

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    Le dernier livre de cette série pour qui aime les librairies et les écrivains.
    Plus de 100 écrivains, de tous genres, de tous âges qui « rêvent, réfléchissent, et se souviennent ensemble »
    Des noms archi connus, d’autres oubliés,De Jorge Amado à Françoise Xénakis.
    Et tous nous parlent de libraires et de librairies, celles de leur quartier, celle de leur enfance  « rutilantes, pimpantes et pleines de livres »

    Ce livre à la gloire du « moins rentable des tous les petits commerces » va vous enchanter car de quelques lignes à quelques pages, tous ces écrivains se livrent, se perdent dans les rayons de leur librairie favorite, ils sont là pour  guider le lecteur car « L’école apprend à entrer dans une bibliothèque, elle n’apprend pas à entrer dans une librairie »

    912.jpgCommençons par quelques définitions
    « C’est la paradis que l’homme a inventé quand il s’est pris pour Dieu. (…) on n’y trouve que des amis qui ne trahissent jamais : les livres. »
    «  le domaine des enchantements et des découvertes »
    « Un lieu magique où l’on est reçu par un prince en son royaume qui met à vos pieds tous les trésors du monde
    « le commerce de la libraire est un avant-goût des jardins d’Allah »

    librairie.jpgPoussons  la porte
    « C’était une charmante vieille librairie telle que Gustave Doré aurait pu l’imaginer. Il n’y avait pas un atome de poussière sur les rayonnages qui fleurait bon la cire d’abeille »
    « Depuis l’enfance, entrer dans une libraire a toujours été une grande surprise. Une fête où se mêlent toutes sortes de troubles : l’étonnement devant tant de livres, la curiosité du regard et du toucher. L’angoisse du nombre, l’envie d’en faire autant. »
    « Il n’est pas une librairie où que j’aille, où je n’entre cherchant l’odeur et ce silence étouffé qui n’existe que là. »

    librairie-2.jpgUn peu de compassion
    « Le libraire doit quelque fois affronter l’étonnement du client qui s’attendait à trouver chez lui un ouvrage paru en 1971 sur l’influence de la nuit polaire sur le psychisme des lapons, dans une maison d’édition fondée dans la Creuse par un couple d’ethnologues qui laissèrent leur famille et leurs créanciers sans nouvelles en 1972. »

    librairie-Revel.jpgOui mais sans eux les libraires, sans elles les librairies………
    « pour moi l’absence d’une librairie véritable relève d’une forme de déshonneur devant la montée des barbares. Une défaite de la vie. »
    « Sans elles une cité ne mériterait pas son beau nom »
    « Que serait une société civilisée sans libraire ? »

    4876942.jpgUne denrée rare
    « un libraire comme ceux d’autrefois, qui connait ses clients et les reçoit en amis » 
    « Il y a, répandu sur toute la planète, une espèce de commerçants qui vendent des biens assez particuliers : ils vendent du temps, de l’espace et de la liberté. »

    vitrine01.jpgUne question d’appétit ou de soif
    « Le souvenir de cette vitrine suscite encore chez moi une sorte de frémissement. Au retour du collège nous passions devant celle du pâtissier et devant celle du libraire avec des appétits équivalents pour moi du moins. »
    « J’entre dans une libraire comme naguère on allait vers les sources qui soignent. J’ai soif de tous ces mots qui m’attendent, de cet amour, de cet espoir jaillissants, de cette pluie d’imaginaire. De ces cascades d’exigences qui me guettent au coin des pages. Du dérangement nécessaire qu’apporte les vrais livres. Je ne connais pas d’endroit au monde où se marient plus harmonieusement la paix et le désir. »

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     Un libraire en colère : lisez le billet de Christw et visionnez cette vidéo

    Il est l’heure de payer ses dettes aux libraires
    « A ce libraire de province, je dois, d’une certaine façon, d’être ce que je suis.(…) Récemment l’un deux m’a dit - lisez les Enfants Tanner de Robert Walser, c’est le plus beau livre sur la servitude - J’ai pris les Enfants Tanner, je l’ai lu, j’ai aimé ce livre pour autre chose que la servitude. Et c’est bien. Je vois les libraires comme des passeurs irremplaçables entre deux mondes, celui du livre et celui du lecteur. »

    « J’ai passer davantage de temps à lire qu’à faire quoi que soit d’autre dans ma vie !  Et les libraires de ce fait, ont joué un rôle essentiel tout au long de mon existence. »

    « Chez lui, dans sa libraire, les livres étaient des monuments, des personnes, des vies incarnées, des promesses d’aventures et de bonheur, des invitations au voyage et à la rêverie. »

    « Aussi lui dois-je des voyages dans les montagnes de Sils avec Nietzsche, sur les traces du Condottière avec André Suarès, dans la campagne normande avec Flaubert, sur les collines de Meudon avec Céline, dans les régions où les eaux sont étroites avec Gracq, dans la cuisine de Françoise et de Tante Léonie. »

    « J’ai passer davantage de temps à lire qu’à faire quoi que soit d’autre dans ma vie !  Et les libraires de ce fait, ont joué un rôle essentiel tout au long de mon existence. »

    Ont participé : Annie Ernaux, Frédérique Hébrard, Irène Frain, Jacques Chessex, Claude Roy, Elie Wiesel, Michel Onfray, Philippe Meyer, Claude-Michel Cluny, Pierre Sansot

    Ce livre date de 1994 et il a été fait pour défendre la librairie qui était en danger déjà !!

    Le Livre : Librairies, corps et âmes - Textes réunis par Dominique Reynié - Editions Vinci

  • Mon libraire sa vie, son oeuvre - Patrick Cloux

    Liber, livres, librairies

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    Pour poursuivre le voyage en terre de librairie je vous propose un abécédaire au ton joyeux, qui bien entendu fait l’éloge de la librairie.

    Peut-être connaissez-vous déjà l’auteur : Patrick Cloux, pour les amateur de marche je vous recommande son livre Marcher à l’estime.

    Ici c’est avec bonhommie mais aussi avec sérieux qu’il parle de son métier et de ses difficultés mais aussi de son rôle de guide en lecture.

     

    Balade de A à Z sur les étagères des librairies. On démarre à Amitié car proposé un livre c’est pour lui « un adoubement complice et fraternel ».

    Il reconnait qu’il y a des villes, des lieux qui sont des déserts de librairies ( et depuis 2007 ça ne s’est pas arrangé) 

    Il a des exigences Patrick Cloux, pour lui une librairie doit être belle « pas forcément riche, mais belle » elle se doit d’être un « doux refuge » mais attention elle ne doit pas être trop pomponnée dit-il dans l’entrée Bouquiniste car elle doit permettre de « trouver ce qu’on ne cherche pas »

     

    Il faut au libraire supporter la clientèle qui « piaffe sans relâche » ces clients qui veulent être vite servis « car ils sont mal garés » qui suivent les yeux fermés ce que les « bluffs médiatiques leur intiment d’aimer »

    Il passe en revue les campagnes pour le livre, les lois, les aides et aussi les mesures qui déstabilisent ( une augmentation de TVA par exemple!)

    Vous ferez un tour dans les grandes librairies pratiquement toutes disparues aujourd’hui. 

     

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    L’obligation douloureuse de vendre le tout venant pour pouvoir vendre ce à quoi l’on croit, ce à quoi l’on tient.

    Mais  disons-le tous les libraires ne sont pas parfaits, il y en a de fort peu aimables, de franchement acariâtres, et même , si si , des libraires qui ne lisent pas ………….

    Pour lui lecteur est un métier qui permet de « voir germer un jour, un texte porteur de joie là où on ne l’attendait pas ».

    Quand vous saurez qu’il y a l’entrée  engouement , inventaire, fidélité, je sais que vous ne pourrez pas résister.

     

     

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    « Le meilleur vendeur de librairie générale

     fut pendant quinze ans

    un certain Bernard Pivot » 

     

    J’ai aimé la combativité de Patrick Cloux, sa truculence, sa bonne humeur. Mais il n’y a pas à se tromper c’est un libraire entré en résistance. Sa défense de la profession est passionnante et passionnée et un peu comme avec les épidémies, à le lire, il vous prend un prurit de lecture.

    Le genre de livre qui vous donne une envie furieuse d’ouvrir une librairie ou du moins d’aller y faire un tour, bref une oeuvre de salut public et avoir mis Gérard Philipe en couverture est un appât supplémentaire.

     

    Le livre : Mon libraire, sa vie, son oeuvre - Patrick Cloux - Editions Le Temps qu’il fait- 2007

  • Une matinée chez le libraire - Carl Jacob Burckardt

    Liber, libraire, librairie........

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    Sur le thème de la librairie voici un petit livre que j’ai toujours gardé car il me réjouit.

     

    Imaginez deux amis flânant dans les rayons d’un bouquiniste, une vieille vieille librairie « Une boutique étroite et obscure où les livres s’entassaient des deux côtés, jusqu’au plafond. Ils occupaient aussi les longues tables branlantes et recouvraient le sol dans les coins. » 

     

    Le libraire « un petit homme âgé » s’approche à regrets car il a été contraint d’abandonné sa lecture.

    Là commence une conversation qui passe de Ronsard à Nietzsche, on vilipende Malherbe, le temps de s’extasier sur Racine et le libraire finit par poser la question : Qui êtes-vous ? 

    Et la réponse simple du client :  un poète allemand.

     

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                      Rainer Maria Rilke  © dessin de Christian Serrano

     

    Et voilà qu’arrive un autre client. Quelle guigne, mais non simplement la conversation s’élargie.

    Alors c’est l’effervescence et l’on saute allègrement de Villon à La Fontaine, Valéry et Hölderlin. On évalue les qualités des traductions.

    Parfois il y a dissension entre le poète, le libraire et le nouvel arrivant et cela donne lieu à des échanges enflammés. On finit pas se retrouver autour d’une poularde et d’une bouteille de champagne

    Un poète qui n'est autre que Rainer Maria Rilke, un historien, Monsieur Augustin le libraire et Lucien Herr bibliothécaire de l’Ecole Normale supérieure ……C’était dans le Paris de 1924. 

     

    Le livre de Carl Jacob Burckhardt a un charme certain et un peu suranné. Ce texte est complété par des « Souvenirs de Rainer Maria Rilke » 

     

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    Le livre : Une matinée chez le libraire - Carl Jacob Burckhardt - Editions l’Anabase 1994

  • Lire, écrire - Paul Willems

    Des mots, toujours des mots, encore des mots...

     

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    Un livre en deux parties, une consacrée à la lecture et une à l’écriture.

    Les plus belles pages à mon goût sont consacrées à la lecture. C’est superbe et il est difficile de ne pas transformer ce billet en une longue page de citations choisies.

     

    Dans ces pages pleines de lumières Paul Willems nous fait cadeau, car c’est un cadeau, de sa façon de lire, lire au lit, un grand classique, mais surtout lire en train

    « Voilà plus de trente ans que je prends tous les jours l’omnibus à Hove, près d’Anvers, et que je descends à Bruxelles. Quarante minutes de solitude protégée par la foule des voyageurs et rythmée par les roues sur les rails »

    Il ne parle avec personne car « Tous les matins je glisse un livre dans ma serviette. À ce geste, je sens déjà monter en moi la joie de la lecture. »

    Quand il lit il se transporte loin et peut par l’imagination « aller au bois de Boulogne où Odette de Crécy passe au grand trot de ses chevaux. »

    Mais le lieu plébiscité c’est la bibliothèque du domaine de sa famille, Missembourg , sa mère a écrit sur ce domaine, son étang, ses bois. Dans la bibliothèque « le temps est immobile » Là Paul Willems lit « les pieds aux chenets » et tente de retrouver « les traces du temps » qui ont été déposé entre les pages, languettes de papier jauni, trèfles à quatre feuilles ou encore « ces fleurs cueillies un soir d’été, et qui laissent une auréole jaune sur la page »

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                         Le domaine familial 

     

    La seconde partie s’attache à l’écriture et on y retrouve les mêmes thèmes que chez Claude-Edmonde Magny

    La douleur de l’enfantement n’est pas absente « Ce n’est pas la page blanche qui donne le vertige, c’est la page noircie, souillée de mots.  »

    Le thème de l’effort permanent que Willems se retrouve chez ses écrivains préférés 

    « L’effort est immense. Les plus grands écrivains y ont sacrifié leur vie. Balzac et Proust ont succombé au travail. Kleist, Nerval et Artaud se sont suicidés. D’autres se sont systématiquement détruits comme Rimbaud  » 

     

    Le doute ici aussi « L’acte d’écrire est dangereux parce qu’il fait douter de soi. » mais pour autant écrire est un acte vers lequel on est poussé par une force irrépressible un acte « mû par le désir, la peur, l’inquiétude, la joie, la colère ou par la nostalgie de l’horizon »

     

    En cinquante pages Paul Willems nous livre son paradis et son enfer ! Ami lecteur si tu as aimé les pages de Proust sur la lecture, ce livre est pour toi, le livre idéal pour commencer une année de lecture.

     

    L’auteur : Paul Willems est un dramaturge Flammand qui écrit en langue française, il est le fils de Marie Gevers poète belge de la première moitié du XX ème siècle. Lisez le billet de Tania pour en savoir plus.

     

     

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    Le livre : Lire, écrire - Paul Willems - Editions Fata Morgana 

  • Lettre sur le pouvoir d'écrire - Claude-Edmonde Magny

     

     Des mots, toujours des mots, encore des mots...

     

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                        « Nul ne peut écrire s'il n'a le coeur pur  » 

     

    Ce tout petit livre qui est dans ma bibliothèque depuis 1993, était épuisé depuis longtemps. Les éditions Flammarion ont l’excellente idée de le rééditer, il sortira fin d’août. 

     

    1943. Un jeune homme qui a fui la dictature espagnole se sent invité par l’écriture. Cet homme c’est Jorge Semprun « la langue française est devenue  ma seconde patrie  » dit-il mais il se sent des scrupules et a des doutes sur sa vocation littéraire.

    Une aide et des réponses à ses questions, à sa quête,  vont venir sous la forme d’une lettre, d’une femme, critique littéraire, Claude-Edmonde Magny. 

     

    Que dit-elle dans sa lettre ? 

    Elle dit la foi qu’elle a en la valeur des livres, une foi « tenace ».

    Elle se désole de ces écrivains qui n’ont qu’une hâte c’est en avoir fini avec l’acte d’écrire, de « soupirer vers l’instant où l’on sera , enfin, par delà les mots. »

    Elle met en garde contre l’impression de simplicité de l’acte d’écrire, par exemple croire à la lecture de Laura Malte Brigge « que Rilke n’a eu qu’à y verser telles quelles les angoisses qu’il avait éprouvées à se promener dans les rues de Paris »

    Elle le met en garde envers toute facilité qui peut venir à celui doté d’un trop grand talent, car écrire nécessite un engagement, écrire c’est « se rattacher en quelque façon que ce soit à ce qu’il y a d’essentiel en vous. »

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                                    « La magnificience de Balzac »   

                          

    Cette lettre ne renferme pas uniquement des conseils.

    C’est à une belle balade en littérature que Claude-Edmonde Magny convie le futur écrivain, elle va lui fournir les armes à « une offensive vers la création littéraire » Elle se fait aider par Balzac, Kafka,DH Lawrence, Gide, Cocteau et Proust.

    Ses convictions, ses préférences éclatent à chaque page « Ecrire est une action grave, et qui ne laisse pas indemne celui qui la pratique. » Avis aux amateurs !!!

     

    Cette lettre ne parviendra qu’en 1945 à Jorge Semprun lorsque qu’il rentrera de Buchenwald et qu’il ira frapper à la porte de Claude-Edmonde Magny.

    Cette lettre le suivra partout, mais, pour survivre alors, il choisira de s’éloigner de l’écriture, pourtant la lettre restera pour lui « le seul lien, indirect, énigmatique, fragile, avec celui que j’aurais pu être : un écrivain » 

    L’oeuvre que Semprun écrira ensuite fut une belle réponse à Claude-Edmonde Magny. 

    C’est un texte tout de passion et de sincérité. Un petit livre dont on a aucune envie de se défaire une fois lu. Faites lui une place dans votre bibliothèque.

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    Le livre : Lettre sur le pouvoir d’écrire - Claude-Edmonde Magny - Editions Climats 1993 ou Flammarion 2012