08.12.2011
Divine surprise

Un petit week end parisien qui fut une divine surprise car j'ai trouvé à mon arrivée un billet pour l'exposition Fra Angélico et les maîtres de la lumière.
Ce fut une après midi tout en couleurs, en or et en lumière. Le plaisir des expositions comme celle-ci c'est de pouvoir contempler des oeuvres disséminées dans le monde entier et que jamais nous n'aurions vu autrement.
Bien sûr il y avait du monde, pauvres provinciaux qui sont obligés de profiter des week-end, le musée Jacquemard-André n'est pas très grand et la foule pressée devant des tableaux qui pour certains sont très petits mais surtout nécessitent de s'attacher aux détails, parcours du combattant donc mais quand on aime ....
une des oeuvre que j'ai préféré mais qui fut de celle qui exigea beaucoup de patience pour accèder au détails
Armoire aux ex-votos d'argent
Je ne sais pas vous détaliller les tableaux, les oeuvres mais Michelaise de Bon sens et déraison le fait d'une telle manière que je vais vous adresser à elle pour la circonstance
Suivez le guide vous passerez un très bon moment
05:34 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
17.06.2011
Eloge de l'ombre
陰翳礼讃

Jardins de Kyoto
D’aucuns diront que la fallacieuse beauté créée par la pénombre n’est pas la beauté authentique. Toutefois, ainsi que je le disais plus haut, nous autres Orientaux nous créons de la beauté en faisant naître des ombres dans des endroits par eux-mêmes insignifiants.
Paravent à six feuilles en laque noir décoré au laque d'or. Canton, 18ème siècle
Je crois que le beau n’est pas une substance en soi, mais rien qu’un dessin d’ombres, qu’un jeu de clair-obscur produit par la juxtaposition de substances diverses. De même qu’une pierre phosphorescente qui, placée dans l’obscurité émet un rayonnement, perd, exposée au plein jour, toute sa fascination de joyau précieux, de même le beau perd son existence si l’on supprime les effets d’ombre.

En fait, la beauté d’une pièce d’habitation japonaise, produite uniquement par un jeu sur le degré d’opacité de l’ombre, se passe de tout accessoire.
''La cuisine japonaise, a-t-on pu dire, n'est pas chose qui se mange, mais chose qui se regarde ; dans un cas comme celui-là, je serais tenté de dire: qui se regarde, et mieux encore, qui se médite !''
Le livre : Eloge de l'ombre - Junichirô Tanizaki - Editions Verdier
12:53 Publié dans Art, Bribes et Brindilles, Littérature Japonaise | Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note
12.06.2011
Le Louvre entrouvert
Puissance et réalisme

Les Mendiants - Pierre Brueghel - Musée du Louvre
Un émerveillement de lumière compose en couleurs Les Mendiants (1568) de Brueghel l’Ancien. S’il y eut cour des miracles c’est bien là qu’elle se tient. Tant de misère, d’abomination d’un coup transfigurées par le pinceau en une pièce musicale verte et blanche, et brun et rouge, et le ciel est très loin dans la trouée de quelques branches, au fond d’une enfilade de mures en briques là-bas, derrière une muraille percée d’une ouverture voûtée.
Abominable contradiction : avoir fait de ce coin d’enfer un paradis pour l’oeil.
Maître Flamand

Herengracht d'Amsterdam - Jan van der Heyden - Musée du Louvre
Et je m’arrête encore happé, face au Herengracht d’Amsterdam de Jan van der Heyden; toile petite, mais pleine comme un oeuf où la brique et le bois, le fret, la frondaison se mêlent à l’eau , s’en éclairant, empanachés de nuages voyageurs qui ont scrupule à s’emparer de tout le bleu.
Le livre : Le Louvre entrouvert - Robert Marteau - Champ Vallon
05:52 Publié dans Art, Bribes et Brindilles | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
30.04.2011
Voyage à l'île de Rügen - Carl Gustav Carus
Un petit livre qui évoque à la fois un lieu et un peintre des paysages de la Baltique
En 1819 Carl Gustav Carus lui même peintre fait un « voyage à l’île de Rügen » sur les traces et avec les conseils de son ami Caspar David Friedrich.
Eichen am Meer - Carl Gustav Carus
Il part aussi en quête d’une solitude lui qui appartient à la mouvance romantique de l’époque cherche un lieu propice à la méditation.
Depuis Berlin le voyage est long et aventureux, il est tout de suite charmé par les paysages « les environs de herzberg, si joliment boisé de chênes, avec ça et là quelques pins pittoresques, des cigognes perchées sur les chaumières rustiques dans la lumière du matin » Il traverse la Poméranie qui lui rappelle les tableaux de Ruysdael.
Pour parvenir sur l’île il fait son premier voyage en mer « un petit vent de terre nous poussa vers le large, les vagues ondoyaient contre la petite embarcation et souvent le crayon sur le papier, nous suivions des yeux les yoles et les bateaux de pêche. »
Si Rügen est aujourd’hui un haut lieu du tourisme allemand, à l’époque l’île est quasi déserte et Carus est ébloui par « une vie de la nature, aussi belle et solitaire »
Son voyage donne lieu à un récit à la fois artistique et champêtre où se mêlent des considérations esthétiques sur l’art et des descriptions empreintes de poésie et de romantisme.
Wanderer on the mountains top - Musée de Saint Louis USA
La région est superbe et les hautes falaises de craie de l’île sont l’occasion pour Carus de s’extasier « Dans l’obscurité, je sortis encore pour écouter, auprès de ces hautes parois de craie d’où émanait une lumière quasi phosphorescente, le fracas de la mer montant des profondeurs »
Les falaises de Rügen peintes par son ami et men
Kreidefelsen auf Rûgen - Caspar David Friedrich
Museum Oskar Reinhart am Stadtgarten
Le voyage ne dure que quelques jours, il souhaitait voir se rétablir sa santé, c’est chose faite, il peut rentrer.
C’est un texte plein de charme et d’un certain lyrisme romantique qui donne une saveur un peu surannée à la lecture.
Voilà comment Kenneth White qui écrit la préface du livre décrit Rügen et cette région
La région est « la grande plaine prussienne » parcourue par l’Elbe, la Vistule, l’Oder c’est « un labyrinthe de bras marécageux » l’ensemble compose un paysage « mouvant et émouvant »
Le livre : Voyage à l’île de Rügen - Carl Gustav Carus - Traduit de l’allemand par Nicole Taubes - Edtions Premières pierres 1999
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18.04.2011
Le Décaméron - Boccace
A Florence au temps de la peste

Je n’ai pas lu les cent nouvelles du Décaméron, ma lecture s’est plutôt faite "à sauts et à gambades" j’ai retrouvé des histoires lues il y a longtemps et de toutes nouvelles (pour moi)
Rappelez vous car vous avez certainement lu certains de ces contes, dix jeunes gens enfermés pour se protéger de la peste qui sévit, pour passer le temps chaque jour chacun va prendre la parole. Si l’amour tient le haut du pavé, on trouve aussi le mal et les vices, le hasard et la chance, la vertu et bien entendu la sensualité qui a longtemps assuré le succès du livre.
Ambrogio Lorenzetti Les effets du bon gouvernement à la campagne - Fresques Palazzo pubblico Sienne
Les histoires sont courtes et mettent en scène tous les personnages de la société, les pauvres et les riches, les nobles et les paysans, les courageux et les lâches, les bons et les méchants.
Boccace peint très habilement la société de son temps et il le fait en italien ce qui était pour l’époque une entreprise risquée.
En fait le succès fut immédiat et c’est ce qui explique la très riche iconographie autour du livre.
Boccace " disciple de Dante et grand ami de Pétrarque " connu la gloire littéraire avec son livre.
En fait il faut que j’avoue, ce n’est pas pour le texte que j’ai ouvert ce livre mais bien plutôt pour les quelques cinq cent oeuvres, dessins, aquarelles, fresques, tableaux, qui sont là pour illustrer le texte.
C’est absolument fascinant, extraordinaire, on va du texte aux peintures et retour d’une façon qui tient un peu de l’envoûtement.
La Thébaïde - Fra Angelico
Certains des dessins sont de Boccace, d’autres sont des oeuvres qui ont été inspirées par le Décaméron et qui se cachent dans les tréfonds du Vatican, de la BNF. Toute l’Italie de la Renaissance est là, Giotto, Botticelli, Fra Angelico pour accompagner les récits de Boccace.
Francisco del Cossa - Le mois d’avril - Palais Schifanoia Ferrare
Les reproductions sont superbes, certains agrandissements permettent de contempler les détails invisibles normalement ou très difficiles à remarquer. Ce livre publié dans ce que Diane de Selliers appelle " La petite collection " est tout simplement magnifique et j’espère qu’un jour il trouvera place dans ma bibliothèque même s’il s’agit d’une petite folie.
Le livre : Le Décaméron - Boccace - Editions Diane de Selliers
L’auteur (Notice biographique du livre par Vittore Branca )
Giovanni Boccaccio dit Boccace né en 1313 et mort en 1375 , commis et apprentis à Naples c’est un autodidacte, il écrit assez tôt des romans d’amour, il assiste à la peste de Florence ce qui lui servira pour le Décaméron.
Nommé ambassadeur il voyage au Tyrol, auprès des Papes en Avignon, à Rome.
Ayant subit affront et déceptions il se retire loin de la vie citadine et de la vie politique Florentine.
Sa rencontre avec Pétrarque que Vittore Branca qualifie de « plus heureuse de toute la littérature italienne » sera suivi d’une correspondance abondante entre les deux hommes et est à l’origine de l’écriture du Décaméron.
Véritable promoteur de la culture grecque et latine, on lui doit la connaissance et la diffusion de Martial, Tacite, Apulée, Ovide.
05:10 Publié dans Art, Littérature Italienne | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
23.03.2011
Nicolas de Staël
Le peintre, le sens du beau et du sublime
Si malgré ce temps qui est là, je vous disais dans mon esprit, un an , deux ans, dix ans ne sont rien, qu’être artiste ce n’est pas compter, mais vivre comme l’arbre sans presser sa sève, attendre l’été, et l’été vient, mais qu’il faut avoir de la patience, de la patience...

Vue d'Agrigente
Il faut beaucoup travailler, une tonne de passion et cent grammes de patience.

Méditerannée
Ce que j’essaie, c’est un renouvellement continu, vraiment continu, et ce n’est pas facile. Ma peinture, je sais ce qu’elle est sous ses apparences, sa violence, ses perpétuels jeux de force, c’est une chose fragile, dans le sens du bon, du sublime.
Le livre
Lettres - Nicolas de Staël - Editions Ides et Calendes - 1998
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19.02.2011
La Route de Tôkaidô
Bon oui c’est vrai ce n’est pas tout à fait un livre de voyage mais dans la série Tour du monde il a sa place et voici votre guide

Hiroshige je vous ai déjà proposé de faire connaissance avec lui. Aujourd’hui il nous sert de guide sur la Route de Tôkaidô Célèbre route qui reliait Tokyo à Kyoto au XIXème siècle.
d'abord la carte de votre voyage
Parsemée de relais cette route était un grand axe de communication parcourue par des coursiers qui assuraient les échanges entre la Cour et les Shoguns.

Votre 3ème étape : Kawasaki
Pas vraiment faite pour le tourisme, elle est empruntée malgré tout par les paysans, les pêcheurs, des bonzes, des soldats. Et comme il faut bien se sustenter on trouve aussi nombre d’auberges. On pouvait aussi y croiser des processions en route vers un pélerinage.

Mitsuke votre 29ème étape
Tout au long des saisons tout un petit peuple parcourt cette route et fait étapes dans une des 53 stations.

La Route en hiver : Etape à Kambara
Toute sa vie Hiroshige a peint cette route, les étapes, les ponts, les vues de la campagnes environnante et les personnages qui l’empruntèrent au fil du temps.
Il existe environ trente séries d’estampes, certaines plus célèbres que d’autres.

Il ne faut pas craindre les intempéries
Chaque estampe est un petit monde pittoresque, des couleurs très variées selon les séries, des bleus ou des verts violents pour les unes, des couleurs douces presque ternes pour les autres. Les personnages semblent s’animer, certains courent sous la pluie, d’autres plient sous le poids de leur charge.
Il n’existe pas de séries identiques ! Chaque fois Hiroshige reproduit un monde différent.
On dit que les Japonais ont appris à connaître leur pays à travers ces estampes : jolie leçon de géographie
Cette route est toujours empruntée aujourd'hui, c'est le tracé du célèbre Shinkansen et pendant le voyage on peut apercevoir le Mont Fuji comme à l'étape Hara

Hara : vue sur le Mont Fuji
Ces vues magnifiques sont regroupées dans un coffret superbement présenté : un fac-similé du « Petit Tôkaidô » présenté en un long dépliage et qu’il faut lire bien entendu de droite à gauche.
En accompagnement des reproductions de ces mêmes stations mais dans d’autres séries.
C’est facile à suive car le nom des stations est toujours identique et les comparaisons montrent toute la diversité de l’art d’Hiroshige.
Un bel objet et un voyage dans le temps et le Japon d’autrefois.
Dans cette expo de la Bnf vous pouvez faire le voyage (lien du diaporama tout en bas de la page)
Un site anglais très complet où j'ai emprunté ma carte pour le voyage
05:14 Publié dans Art, Tour du monde | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note
15.01.2011
"Il fit de la nuit son royaume"

"Les orange et les rouges de La Tour brûlent par-delà le temps comme des braises"
La modestie, écrivit Jacques Esprit est une " avarice embellie". " C’est un faste économe ". Par le silence de la peinture les choses ordinaires cherchent à devenir intensément ordinaires.
George de La Tour a désiré que la large chevelure blonde et bouclée traditionnelle devînt lisse et noire. Les larmes traditionnelles de la pénitente ne roulent plus sur la joue. Ce n’est pas une Vénus repentie mais une femme grave dont le corps a aimé le plaisir et qui pense.
Les livres : George de La Tour - Pascal Quignard - Editions Flohic
Jacques Esprit - La Fausseté des vertus humaines - Aubier (longue préface de P Quigard)
06:39 Publié dans Art, Bribes et Brindilles | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
22.12.2010
Pour amoureux de cartes et d'estampes

Pour votre vieil oncle voyageur, pour votre amie passionnée de vieilles photos, pour votre mère romantique qui rêve de Sissi et adore Agatha Christie, un voyage vers le sud et ses parfums..........
Voyages autour de la Méditérranée - Serge Barthendier et Marc Walter - Editions Chêne
La Méditérranée berceau de l’humanité, trait d’union des civilisations, destination du Grand Tour de la jeunesse dorée européenne et américaine.
L’auteur propose 4 Itinéraires : de Marseille à Tanger et Alger via Gibraltar ; de Toulon à Nice et Naples jusqu'à la Sicile et Malte ; de Brindisi à Venise, de la Croatie à la mer Egée jusqu'au Bosphore ; et enfin d'Istanbul à Tunis, en passant par Rhodes et Chypre, la Terre sainte et l'Égypte
Fin du XIX ème et début du XX ème siècle, on ne voyage plus avec un but précis, le voyage est devenu agrément.
Ce sont les croisières telles que nous les livrent Agatha Christie dans ses romans, les voyages tels que Thomas Cook le premier eu l’idée de les organiser. Pour la première fois vers 1890 les voyageurs accrochent à leur cou un petit appareil nommé Kodak.

Hier
On ne s’ennuie pas une minute au cours de ce long périple, pour chaque itinéraire un cicerone, un ou des écrivains amoureux des lieux, leurs écrits vous accompagnent et quels compagnons ! Camus, Goethe, Hermann Hesse, Chateaubriand, Flaubert ou Thomas Mann, Lamartine et Mark Twain
Les photos, les écrits ont un parfum oriental : c’est la mode de l’époque.

Aujourd'hui
C’est un livre qui vaut par ses illustrations, photos d’époque jaunies, photographies actuelles, cartes postales de lieux mythiques, vieilles cartes Michelin, fac-similés des publicités et brochures de l’époque.
Il y a de quoi flâner pendant des heures, s’étonner devant les menus des grands hôtels de l’époque

Après c'est sieste obligatoire !
Marchez sur les pas de Durrell, de Mérimée et allez jouer quelques jetons au Casino de Monte-Carlo, vous offrir une balade en voiture sur la corniche où vous croiserez peut-être Max de Winter.
La Riviera, Nice qui voit passer la Reine Victoria et Sissi, le Maroc de Paul Bowles, Musset à Naples ou Goethe à Taormine, l’escalade des Pyramides comme dans Mort sur le Nil.
Un beau livre de ceux que l’on a souvent envie d’ouvrir et qui fera le bonheur d’un amoureux de cartes et d’estampes.
Pour celui là il faut casser un peu votre tirelire.

04:02 Publié dans Art, Beaux Livres, Récits de voyage | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
20.12.2010
Le Louvre à votre main
Pour provinciaux en visite, pour parisien afficionado du Louvre, offrez cette Promenade qu'ils pourront faire livre en main et passer du livre aux tableaux et des tableaux aux écrivains, un format maniable pour glisser dans une (grande) poche
Promenades au Louvre - Jean Galard - Editions Bouquins Robert Laffont
700 chefs-d'oeuvres du musée le plus visité et le plus prestigieux du monde et tout ça en un livre que l’on peut glisser dans son sac pour parcourir le Louvre avec lui.
Ils sont nombreux à avoir écrit sur l’art, les tableaux, les sculptures qu’ils aiment et comme en plus ils savent l’écrire avec talent imaginez le plaisir du parcours.
On voit l’évolution du goût à travers les siècles, Jean Galard n’est pas avare avec le talent il propose 500 auteurs pour nous servir de compagnons.
De Baudelaire à Claudel , de Diderot à Pascal Quignard, d’Yves Bonnefoy à Eugène Delacroix.
Avis, critiques, jugements parfois enthousiastes, extasiés, indignés, horrifiés, toute la palette est présente mais toujours la liberté d’expression et la passion sont là qui font de ce livre un petit trésor.
Prenons le livre et parcourons quelques salles de tableaux archi connus aux oeuvres plus secrètes.

Le plus célèbre et le plus recherché : La Joconde
George Sand : "Le fugitif sourire de la Joconde, ce rayonnement divin d'une émotion inconnue, un grand génie a su le fixer sur la toile, arrachant ainsi à l'empire de la mort un éclair de cette vie exquise qui fait la beauté exquise."
Jules Michelet : "Je suis attiré par elle comme l'oiseau par les serpents."
Georges Clémenceau : " Léonard a tout vu, tout connu, tout compris, presque tout réalisé"

Un tableau que j’aime particulièrement Le chancelier Rolin en prière devant la vierge de Jan Van Eyck
Friedrich Schlegel " C’est l’un des petits tableaux les plus remarquables parmi ceux que l’on peut voir ici "
Giacometti est plus réservé " Le paysage de Van Eyck au Louvre qui m’attire, qui m’étonne et qui m’agace un peu "
Mais Huysmans lui est plus sévère " La vierge est humble et ingénue, et malgré son indéniable laideur, elle séduit par un certain sentiment de tristesse"

Chardin dont les tableaux sont nombreux au Louvre : Autoportrait aux bésicles
" Allez voir dans la galerie des Pastels, les portraits que Chardin fit de lui-même à soixante-dix ans.(..) Le moindre pli de la peau, le moindre relief d’une veine est la traduction très fidèle et très curieuse de trois originaux correspondants : le caractère, la vie, l’émotion présente " et c’est Marcel Proust qui vous sert ici de guide.
De la culture pure sous un modeste volume et accessible en prix, si vous ajoutez une carte d’abonnement au musée, imaginez le somptueux cadeau que vous offrirez !

04:00 Publié dans Art, Hotte de Noël, Littérature Française | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note






























































































































































































































































