Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Bribes et brindilles

  • Bribes anglaises

    dickens-books-feat-v2.jpg

    « Dickens a sa place parmi les causes d’ordre moral qui ont épargné à l’Angleterre une révolution. »

    noel.jpg

    « Il y a une saveur Dickens. Il y a un parfum Dickens.
    Nous reconnaissons vingt lignes de Dickens au milieu de toute la littérature anglaise

    DSC_0090.JPG

    Illustration du livre Georges Tcherkessof 

    « Toutes les fois qu’en entrant dans un de ses livres nous trouvons certaines rues de Londres, certains brouillards à travers lesquels brillent les feux des voitures et ceux des boutiques, certaines maisons de campagne où l’on fait de bons repas coupés d’innocentes plaisanteries, certains quartiers sombres où l’on devine derrière les portes closes d’étranges repaires, nous éprouvons un sentiment mêlé de tendresse, de désir de confort et de crainte qui était celui du petit enfant Dickens au temps où il rentrait de la fabrique de cirage »

    DSC_0091.JPG

    David Copperfield à Plymouth

    « Il a su pénétrer une vision de son temps, il est le seul personnage qu’un romancier doive souhaiter devenir : le créateur d’un monde nouveau. »

    « Mais quand nous voudrons reprendre contact avec les grandes et simples émotions humaines, n’hésitons pas à rouvrir Dickens. »

    DSC_0087.JPG

    Illustration Georges Tcherkessof

    « Mr Pickwick, ses lunettes, son gilet blanc, ses culottes collantes, son petit ventre et les bras soulevant avec bonhomie les pans de sa jaquette »

    DSC_0092.JPG

    Le Livre : Dickens  André Maurois - 1935

  • bribes solitaires

    la-solitude.jpg

    « Fuir le monde : cette pensée, beaucoup l’ont eue, certains en ont fait des livres, mais rares sont ceux qui l’ont mise en pratique. 
    Le motif de la fuga mundi revient à toutes les époques. Qu’il touche une infime minorité d’individus dans les faits (les moines, les artistes, les ascètes, les philosophes), il exerce la même fascination, il engendre la même nostalgie; il suscite le même regret. »

    fuir.jpg

    « Quand on s’y penche et qu’on essaie de comprendre ce qui émerveille dans ce geste de rupture, on retrouve sous différentes formes le même secret étonnant et paradoxal : la fuite hors du monde n’est rien d’autre qu’une façon d’y entrer vraiment. »

    solitude-2.jpg

    Le livre : Petit éloge de la fuite hors du monde - Rémy Oudghiri - Editions Arléa

  • Le Pinceau de Boticelli

    1920px-Sandro_Botticelli_-_La_nascita_di_Venere_-_Google_Art_Project_-_edited.jpg

    « Sur la toile intitulée La Naissance de Vénus peinte par Sandro Boticelli en 1485, on voit un couple vêtu de légers voiles et nanti d’ailes puissantes voler en direction de la déesse, tout juste surgie des flots. De la bouche de l’homme et de celle de la femme sort un souffle ténu suggérant la caresse d’une brise ou l’effleurement d’un zéphyr. »

    venus.jpg

    « Nous sommes en présence de cet instant unique et à jamais précieux où l’Amour et la Beauté viennent d’apparaître sur la terre sous les traits d’une déesse nue au sourire sensuel. Et les premiers témoins je dirai même les premiers complices de ce moment de grâce, ce sont les Souffles, ce sont les Vents. »

     

    Le livre : Le Géographe des brindilles - Jacques Lacarrière - Editions Hozhoni

  • Bribes de souvenirs de lecture

    lettres de mon moulin.jpg

    J’ai éprouvé de grandes passions pour des auteurs qui aujourd’hui ne m’intéressent guère. Ou bien mes préoccupations ont changé et ne sont plus celles qu’ils exprimaient. Ou bien j’ai fait le tour de ces écrivains et je n’ai plus de plaisir à les fréquenter. Ou bien trop de gens se sont mis à les aimer et cela a gâté l’amitié un peu exclusive que j’avais pour eux 

    sous préfet.jpg

    Monsieur le sous-préfet faisait des vers

     L’âge mûr nous fait découvrir que nous avions adoré des idoles creuses. Alphonse Daudet, que j’ai eu le malheur de relire, comme je l’avais aimé ! Le souvenir de cet attachement est si fort qu’il me suffit de reprendre un des vieux volumes à reliure brune que j’ai toujours connus à la maison. J’oublie le contenu. 

    mule du pape.jpg

    Et elle vous lui détacha un coup de sabot si terrible, si terrible, que de Pampérigouste même on en vit la fumée, un tourbillon de fumée blonde où voltigeait une plume d’ibis ; tout ce qui restait de l’infortuné Tistet Védène !

    La première impression est plus forte que la lecture d’aujourd’hui.  Qu’importe ce prétendu naturalisme qui n’est pas la reproduction de la vie, mais celle de poncifs éprouvés. 
    Qu’importe le vrai Daudet, puisque celui de mon enfance est plus vrai encore.

    Le livre : Le palais des livres - Roger Grenier - Editions Folio

  • Un temps d'hiver pour noël

    Les anges la neige et le poète 

    Christmas-angels.jpg

    Les anges les anges dans le ciel

    L’un est vêtu en officier

    L’un est vêtu en cuisinier

    Et les autres chantent

    angels 2.jpg

    Bel officier couleur du ciel

    Le doux printemps longtemps après Noël

    Te médaillera d’un beau soleil

    D’un beau soleil

    angel.png

    Le cuisinier plume les oies

    Ah ! tombe neige

    Tombe et que n’ai-je

    Ma bien-aimée entre mes bras

     

    Le livre : Alcools - Guillaume Appolinaire

  • Le Noël de Cosette

    Un noël d’anthologie !

    cosette.jpg

    « La porte se rouvrit, l’homme reparut, il portait dans ses deux mains la poupée fabuleuse dont nous avons parlé et que tous les marmots du village contemplaient depuis le matin, et il la posa debout devant Cosette en disant :

    — Tiens, c’est pour toi.

    Il faut croire que, depuis plus d’une heure qu’il était là, au milieu de sa rêverie, il avait confusément remarqué cette boutique de bimbeloterie éclairée de lampions et de chandelles si splendidement qu’on l’apercevait à travers la vitre du cabaret comme une illumination.

    Cosette leva les yeux, elle avait vu venir l’homme à elle avec cette poupée comme elle eût vu venir le soleil, elle entendit ces paroles inouïes : c’est pour toi, elle le regarda, elle regarda la poupée, puis elle recula lentement, et s’alla cacher tout au fond sous la table dans le coin du mur.

    Elle ne pleurait plus, elle ne criait plus, elle avait l’air de ne plus oser respirer. »

    cosette 2.jpg

    « Cosette considérait la poupée merveilleuse avec une sorte de terreur. Son visage était encore inondé de larmes, mais ses yeux commençaient à s’emplir, comme le ciel au crépuscule du matin, des rayonnements étranges de la joie. Ce qu’elle éprouvait en ce moment-là était un peu pareil à ce qu’elle eût ressenti si on lui eût dit brusquement : Petite, vous êtes la reine de France.

    cosette 3.jpg

    Il lui semblait que si elle touchait à cette poupée, le tonnerre en sortirait.

    Ce qui était vrai jusqu’à un certain point, car elle se disait que la Thénardier gronderait, et la battrait.

    Pourtant, l’attraction l’emporta. Elle finit par s’approcher, et murmura timidement en se tournant vers la Thénardier :

    — Est-ce que je peux, madame ?

    Aucune expression ne saurait rendre cet air à la fois désespéré, épouvanté et ravi.

    — Pardi ! fit la Thénardier, c’est à toi. Puisque monsieur te la donne.

    — Vrai, monsieur ? reprit Cosette, est-ce que c’est vrai ? c’est à moi, la dame ?

    L’étranger paraissait avoir les yeux pleins de larmes. Il semblait être à ce point d’émotion où l’on ne parle pas pour ne pas pleurer. Il fit un signe de tête à Cosette, et mit la main de « la dame » dans sa petite main. »

    cosette 4.jpg

    Le livre : Les Misérables - Victor Hugo

    Le livre : Les Misérables -Victor Hugo