22/10/2014

Trilogie à partir de Corpus Christi - Gérard Mordillat et Jérôme Prieur

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Après la lecture du Royaume d’E Carrère j’ai visionné la série Corpus Christi, passionnante même si l’ensemble est un peu long et austère.

Mais j’ai du mal à mémoriser un documentaire j’ai besoin d’un support écrit pour bien comprendre aussi je me suis lancée dans la lecture de la série papier des auteurs Jérôme Prieur et Gérard Mordillat.

 

Les trois livres recoupent la série TV et balayent les premiers temps  du Christianisme, le moment où il se détache du Judaïsme puis le temps de sa propagation. Il décrit les principaux personnages de Jésus à Paul, les différentes recensions de la cruxifiction ou de la résurrection. Puis la christianisation de l’Empire Romain.

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Empire romain au Ier siècle

 

Leurs écrits sont fondés sur les interviews qu’ils ont fait pour la série télé, la riche bibliographie de leurs interlocuteurs,  les recoupements, les analyses, les comparaisons entre les différents point de vue des ces érudits et aboutissent à ces trois livres.

On n’entend pas la voix des historiens ou théologues dans les livres, les deux journaliste ont fait une compilation adroite, les nuances sont certainement moins bien rendues que dans les films mais la trame est beaucoup plus facile à suivre (du moins à mon goût), on finit ainsi par entrevoir un brin de vérité possible. Miette après miette le portrait des protagonistes se dessine, le tableau de la société du moment se fait jour. 

 

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Georges de la Tour Saint Jérôme lisant

Les livres ont un défaut c’est que l’on n’y sent moins voire pas du tout par moment les différentes opinions, les tâtonnements qui conduisent à tel ou tel point de vue et il semble (je n’ai pas encore lu le dernier volume ) qu’ils transforment un peu la fin en un pamphlet, irrités qu’ils ont été par le décalage entre le message et la réalité de l’Eglise. 

Les deux premiers volumes permettent déjà de dire que le travail est tout à fait intéressant et vient largement enrichir la lecture d’E Carrère qui manifestement s'en ait largement inspiré,  c’est ce que j’en attendais.

Le reproche fait ici ou là sur le fait qu’ils ne sont pas spécialistes ne m’a pas paru pertinent car ils ne se drapent jamais dans la toge protectrice de l’érudit mais plutôt dans celle plus simple de l’honnête homme 

Les deux journalistes sont semble t-il des incroyants et leur entreprise qu’elle soit littéraire ou documentaire fut assez audacieuse.

J’ai lu sur internet des commentaires proches de l’insulte comme d’habitude dès que l’on parle de religion.

 

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Quo Vadis de Mervyn Leroy

 

 

Je suis tout à fait heureuse d’avoir trouver ces trois livres d’occasion, ils vont aller rejoindre mon rayon biblique. 

 

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Les livres :  Jésus sans Jésus - Jésus après Jésus - Jésus contre Jésus - Jérôme Prieur et Gérard Mordillat - Editions Points Seuil

19/10/2014

Le Royaume - Emmanuel Carrère

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Bien sûr Bernard Pivot et Pierre Assouline n’ont pas aimé, bien sûr je n’aime pas du tout l’auteur, bien sûr l’homme m’agace avec son ego surdimensionné, qu’est-ce que ce serait s’il ne penchait pas un peu du côté du bouddhisme !  Il abuse de la métaphore et de l’analogie avec parfois le plus parfait mauvais goût, il aime choquer, agacer, il est drôle et trivial à la fois, oui MAIS....

 

J’ai lu d’une traite et avec grand intérêt le livre d’Emmanuel Carrère. Dans un genre totalement différent il s’apparente au livre Vies de Job (pardon Monsieur Assouline je sais que vous, vous ne l’aimez pas du tout) pour donner envie au lecteur de s’interroger sur une religion en régression en Europe mais se portant bien sur d’autres continents. Il démarre fort d’emblée quand il nous dit que c’est assez étonnant que

« des gens normaux, intelligents, puissent croire à un truc aussi insensé que la religion chrétienne, un truc exactement du même genre que la mythologie grecque ou les contes de fées ».

 

 

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Jésus est assimilé à un révolutionnaire venant ficher le bazar ce que les juifs et les romains tolèrent très mal.

J’ai souri au portrait bien peu flatteur de Paul une sorte de fou furieux qui

« avait une sale gueule, un corps robuste et disgracieux, qui était bâti à chaux et à sable mais qui était en même temps tourmenté par la maladie »

 il était fanatique et intransigeant, Luc à côté c’est la crème des hommes, un peu faible, « un amateur d’anecdotes »

 

Paul malgré tout à réussi un tour de force, il

« a fait triompher sa cause d’une manière spectaculaire. Deux mille ans plus tard, on en est encore là. C’est en soi stupéfiant. Cette stupeur est un des motifs sur lequel s’est construit mon livre »

 

J’ai ri à bien des comparaisons : Néron et Poutine, la Troïka des apôtres Jacques Pierre et Jean, ou la comparaison entre les dissensions de l’Eglise naissante et celles des membres du politburo ! D’autres sont outrées mais que voulez-vous c’est Carrère.

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Ce livre est un bon guide pour faire retour vers les premiers temps du christianisme, E Carrère est un bon vulgarisateur, il sait être clair, bienveillant envers les croyants, normal me direz-vous pour quelqu’un qui fut un fervent catho pendant quelques années. Il le fait en écrivain car

« Je ne suis ni un exégète ni un bibliste ni un helléniste, mais j’ai fait en sorte que le lecteur dispose d’une information historique fiable et synthétique » nous dit-il.

 

Manifestement il a beaucoup lu, beaucoup travaillé pour ce livre, Ernest Renan l’auteur de la très controversée (à l’époque) Vie de Jésus, a été une des ses principales sources en lui rappelant que l’écrivain se doit de présenter

« comme certain ce qui est certain, comme probable ce qui est probable, comme possible ce qui est possible »

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 Rogier van der Weyden

Saint-Luc peignant le portrait de la Vierge 

 

J’ai fait avec intérêt ce voyage sur les traces de Paul et de Luc dans le Moyen-Orient romain au temps de Tibère, de l’incendie de Rome, voyage qui donne envie d’aller lire ailleurs.

Livre singulier qui m’a, malgré ses excès, captivée et passionnée et surtout m’a guidé de ricochet en ricochet vers le passionnant Corpus Christi de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, vers l’histoire du Christianisme de Renan.

Il est possible que les ayant lu je trouve Carrère moins bon...on verra

 

Je vais lui faire une place dans ma bibliothèque à côté de Renan et Pierre Assouline on verra si la cohabitation se passe bien.

 

L'avis de Cathe 

  

Le Livre : Le Royaume - Emmanuel Carrère - Editions P.O.L 2014

18/10/2014

Parcours mystique


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Bon je ne sais pas si je tiendrai les délais mais je vais essayer de vous asséner un peu de spiritualité en trois chroniques

Pour un des livres je pense que vous avez déjà deviné mais les autres ......

je vous laisse avec les personnages de la série d'Arte que je trouve très réussie.

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14/10/2014

L'enfant des marges - Franck Pavloff

Je dédicace ce livre à Colo bien entendu 

 

Que faire lorsque l’on reçoit un appel à l’aide alors que l’on a choisi de renoncer, de se retirer loin du monde au fin fond des Cévennes un pays de pierres et de révoltes. 

Ioan a parcouru le monde, à l’affût derrière son objectif et puis un jour où la vie s’est faite vraiment trop dure il a renoncé. Aujourd’hui il relèvent les murets de ce pays pour ne plus penser au mal intérieur qui le dévore, un peu pour se punir aussi.

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Quand sa belle-fille lance un SOS pour retrouver Valentin, Ioan part à la recherche de ce petit-fils dans une ville qu’il connait mais qu’il évite depuis bien des années pour ne pas être confronter à ses souvenirs. 

 

Un classique que ce type de récit, oui mais c’est sans compter sur le talent de Franck Pavloff. Il manie les souvenirs avec finesse, il dissèque les fibres des douleurs, il fait naitre sous sa plume des groupes qui ont choisi la protestation dans la ville de Gaudi, des jeunes et des moins jeunes, bien loin de la carte postale il nous introduit dans des quartiers marginaux, des squats, auprès des révoltés et des paumés. 

 

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Loin des cartes postales 

L’oeil de photographe de Ioan restitue une ville où l’histoire franquiste n’est jamais bien loin. Petit à petit le héros va se réaproprier un passé occulté et se défaire de son ancienne peau comme une mue.

J’ai aimé les personnages rencontrés, hommes et femmes qui vont l’aider dans son voyage de réconciliation.

 

J’ai fait lire et j’ai offert tellement de fois Matin Brun que je ne pouvais qu’être tentée par ce roman.

Il n’est pas exceptionnel mais c’est un roman optimiste, pétri d’idéal et cela fait du bien. Et puis un auteur qui vous enjoint pratiquement de mettre Nick Cave en fond sonore que voulez-vous je craque.

 

Et puis ce fut l'occasion de faire connaissance avec une poétesse magnifique Maria Mercè Marçal

 

Je monterai la tristesse au grenier
avec le parapluie cassé, la poupée borgne,
le cahier périmé, la vieille tarlatane.
Je descendrai les marches dans la robe de joie
qu'auront tissée des araignées toquées.
Il y aura de l'amour émietté au fond des poches.

 

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Le livre : L’enfant des marges - Franck Pavloff - Editions Albin Michel 

13/10/2014

En deçà des Pyrénées

Les frontières sont un vieux truc un peu disparu alors passons par dessus.

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Je vous emmène demain au pays de Colo 

Aller hop c'est parti 

10/10/2014

La Troisième île - Fredrik Sjöberg

Les éditions José Corti recèlent des livres rares un peu confidentiels. Ce livre en fait partie.

Fredrik Sjöberg est à la fois un scientifique et un écrivain, il choisit donc dans ce livre de nous tracer la biographie d’un naturaliste Gustav Eisen. 

 

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Pas question pour lui de faire une bio classique, il choisit donc de faire une sorte de voyage avec Eisen le spécialiste des vers de terre ! (et ce n’est pas un canular)

Eisen fut un ami dévoué et le bienfaiteur de Strindberg qui comme chacun sait avait un caractère de cochon, cela démontre la mansuétude d’Eisen. Dans les années 1869 il écrit carrément une thèse sur un lieu défini et minuscule proche de chez lui, thèse qui fut en son temps admirée par Darwin

Il travaille plusieurs années aux Etats Unis et en particulier à l'Académie des sciences de Californie.

 

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                        California Academy of Sciences

 

Après l’incendie de San Francisco qui a ravagé toutes ses archives et recherches botaniques accumulées pendant des années, Eisen à court de subsides  va chercher par tous les moyens à gagner de l’argent et va se tourner vers ...la viticulture !

Un précurseur et doublement parce que lors de ce séjour en Californie il défendit aussi avec beaucoup de talent et de force la création de « sanctuaire » de la nature à l’origine du parc national des séquoias. Un homme de la trempe d'un John Muir.

 

 

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                     Sequoia National Park en 1890

 

Passant à un moment par New York il se promène chaque matin à Central Park et finit par y faire connaissance avec une centaine d’écureuils. 

Ajoutez à cela qu’il fut un peintre accompli. Bref un touche à tout de génie que Sjöberg nous rend très vivant.

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© Flickr Cesar Ojeda

L’auteur, spécialiste pour sa part des syrphes,  nous distille cette bio à coup d’anecdotes très vivantes, parfois empreintes d’une douce folie. Il mêle à cela ses propres expériences de biologiste, les polémiques scientifiques qui font s’écharper les savants, bref par de courts chapitres il vous met en appétit et titille la curiosité du lecteur.

Il faut dire que les souvenirs de l’auteur sont parfois excellents. Vou apprendre comment l’entomologie lui permettait de courir les filles ou de déclencher à l’aide d’une simple cellule photoélectrique l’hystérie collective des ampoules de l’éclairage d’une petite ville.

 

Il a été très attiré par la personnalité de Eisen, sorte de dilettante  de génie, de professeur Tournesol qui à 90 ans apprenait l’écriture cunéiforme pour passer le temps.

 

C’est un livre à offrir aux curieux, aux entomologistes amateurs, aux lecteurs de Jünger et des ses chasses subtiles ou aux passionnés de Fabre 

 

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Le livre : La Troisième île - Fredrik Sjöberg - traduit par Elena Balzamo - Editions José Corti

 

L'auteur

 SJOBERG_FREDRIK.jpgNé en 1958, Fredrik Sjöberg - biologiste, écrivain et critique littéraire – vit à Runmarö dans l’archipel de Stockholm. Il a été nominé pour le prestigieux Augustpriset (le Goncourt suédois) et a obtenu le Vinterpris de Samfundet De Nio (l’Académie pour la littérature, à Stockholm). Ses livres ont été traduits en allemand, en russe, en norvégien, en anglais. (source l'éditeur)

09/10/2014

Lectures naturalistes

Un petit tour en Suède pour vous intéresser à la sciences mais un peu à la façon de Tintin en faisant connaissance avec un naturaliste hors normes

 

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 ce sera ici dès demain

08/10/2014

Bribes de Cézanne

 Dans les pas de Cézanne

 

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La montagne Ste Victoire au-dessus de la route du Tholonet,

The Cleveland Museum of Art, Cleveland.

«  Un ciel immense. Quelques nuages légers blanchissent l’horizon. Une brume de lumière diffuse monte du gouffre au bord duquel roule la planète désertée. Pas un être vivant, humain ou animal. Quelques bosquets compacts ne sont que touches de matière végétale dont le vert se dégrade en gris. Seul se détache sur l’horizon un arbre que la lumière consume et dont l’ombre d’un noir épais est plus réelle que le feuillage. »

 

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Le livre : Petite route du Tholonet - François Gantheret - Editions Gallimard 

05/10/2014

Le Météorologue - Olivier Rolin

Froid moi ? Jamais !

 

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Une enquête sur le créateur du service météorologique de l’URSS Alexeï Féodossiévitch Vangengheim voila ce que propose le journaliste Olivier Rolin.

Alexeï aime son métier et confiant dans l’avenir de l’URSS il est fier de faire que les trains arrivent à l’heure, que les moissons soient programmées au bon moment ! 

Il est Ukrainien d’origine noble et est victime de la terreur stalinienne en 1934. Arrêté et envoyé aux îles Solovki, le premier camp du Goulag où il sera exécuté trois ans plus tard.

 

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Le Monastère autrefois camp d'internement

L’auteur O Rolin est aux Solovki pour réaliser un documentaire pour la chaîne Arte sur la bibliothèque du camp qui comptait 30 000 volumes. Il prend connaissance de lettres, dessins d’un détenu pour sa fille Eleonora à qui il faisait croire qu’il était en voyage d’exploration. C’est ainsi qu’il s’est intéressé à Alexeï Vangengheim.

 

 

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lettres illustrées d'Alexeï Vangengheim  © Editions Seuil Paulsen

 

Celui-ci est tout sauf un héros, c’est un homme tourné vers l’avenir. Il imagine le développement des énergies éoliennes et solaires, c’est un communiste convaincu. Pendant trois ans, croyant à une erreur, il va envoyer lettre sur lettre à Staline demandant sa libération. Dans quelle mesure il garde sa foi c’est difficile à dire, ces lettres et les portraits qu’il fait du Petit père des peuples sont peut être une façon de maintenir sa famille à l’abri.

Son travail à la bibliothèque l’aide à supporter la faim et le froid, la peur.

C’est le portrait d’un homme simple, représentatif de toutes les victimes anonymes,  pris dans la tourmente de la Grande Terreur qui vit 750 000 exécutions en quelques 14 mois.

 

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 © Editions Seuil Paulsen

 

Olivier Rolin appuie son récit sur les quelques 160 lettres de  Vangengheim envoyées à sa famille. Dans chacune d’elles il ajoute des dessins, des charades, un herbier à destination de sa fille.  Réhabilité après la mort de Staline ce n’est que depuis l’éclatement de l’URSS que sa fille connait les circonstances exactes de sa mort.

 

C’est une enquête bien menée, fouillée, claire. Le destin de cet homme touche profondément.  Remarquable.

 

 

 Je vous propose de regarder le film d’Arte sur la bibliothèque des Solovki : passionnant

 

 

 

 

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Le livre : Le météorologue - Olivier Rolin - Editions du Seuil- Paulsen  

04/10/2014

Thé et samovar

Comment ça va après cette balade au pays du froid ?

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Je vous propos un thé bien chaud et hop on repart encore plus au nord dès demain

01/10/2014

Le Village - Dan Smith

Chasseur ou gibier

 

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Dans une traque on peut être le chasseur ou le gibier, ici nos héros seront un peu les deux.

Je vous ai emmené en Carélie et bien maintenant prenons le chemin de l’Ukraine mais faisons une marche arrière dans le temps, retour aux années trente.

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C’est l’hiver et à Vyriv un petit village oublié du monde vit Luka Sidorov, il a combattu bien des années dans les armées russes, je dis LES armées car les ukrainiens ont eu maintes fois l’occasion de changer de camp, écoutez le « J’appartenais à l'Armée noire anarchiste de Nestor Makhno, qui avait affrontée seule l'Armée blanche du général Wrangel, avant de s'allier à l'Armée rouge. »

Luka aujourd’hui se contente de la chasse et d’éduquer ses deux fils, les jumeaux Viktor et Petro, deux solides gaillards de dix sept ans et Lara la petite dernière de neuf ans.  

Le village entier retient son souffle, il a connu la famine déclenchée par Staline mais les habitants ont pu survivre car Vyriv est loin des routes, loin de tout et ils ont été un peu épargnés. Aujourd’hui ils sont dans l’attente et la peur des sbires de Staline qui organise la collectivisation à marche forcée et vont faire main basse sur tous les biens.

 

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Alors ils font le moins de bruit possible dans le village, il s’agit de se faire oublier.

C’est Luka qui va semer la confusion, il recueille un homme mourant et deux enfants sur un traineau. Ils ont été mutilés peut être par un tueur anthropophage.

Le village est pris d’une fureur absolue, cet homme met en péril le village ! il n’est pas question que les tchékistes déboulent ici à cause de lui. C’est un assassin d’enfants, et il n’y a qu’une chose à faire dans ce cas et Dimitri le voisin et parent de Luka va mener la danse. Malgré les exhortations au calme le pire arrive et l’homme meurt.

 

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Quand Dariya la fille de Dimitri disparait, le village réalise que Luka avait vu juste, l'homme n'était pas le tueur et une traque va s’organiser.

 

Il y a quelques maitres mots pour ce récit,  terreur envers la Tchéka, peur de l’assassin, peur pour les enfants, violence qui peut ne connaitre aucune limite, froid car la steppe sous la neige, survie difficile des hommes dans ce milieu hostile. 

Dan Smith joue parfaitement de la corde sensible au bon sens du terme, on suit les réflexions de Luka, son comportement parfois injuste avec ses fils, son effroi à la pensée de perdre sa famille, son goût de la violence qui le rattrape.

J’ai vraiment aimé ce roman où la force des liens familiaux l’emporte sur le reste, où la barbarie et l’humanité peuvent être présentes à la fois chez un homme. 

 

Ce livre peut se classer dans un genre similaire à  En mémoire de la forêt mêlant polar et histoire, mais aussi à un polar que j’ai écouté  Enfant 44 

Le contexte historique est celui que Anne Appelbaum retrace dans son livre.

 

 

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Le livre : Le village - Dan Smith - Traduit par Hubert Tézenas - Editions Le Cherche midi

 

28/09/2014

Vongozero - Yana Vagner

Fuir devant le danger

 

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L’histoire d’une fuite, un vrai suspens même si le roman n’est pas sans défaut. 

Un virus qui décime une population cela semble bien à l’ordre du jour non ?  la fiction est bien proche de la vérité parfois.

La Russie d’aujourd’hui, dans les environs de Moscou. Anna et Sergueï vivent dans les environs de Moscou, une vie aisée avec Micha le fils d’Anna, Sergueï lui a un fils d’un premier mariage qui vit avec sa mère. 

Depuis quelques semaines un virus sème la mort, lorsque les premiers cas se déclarent cela ne fait réagir personne mais voilà une épidémie ne s’arrête pas comme cela et doucement mais sûrement cela s’étend, touche de plus en plus de personnes. 

Et brutalement c’est le chaos, quarantaine, moyens de communication en berne, routes fermées, pénurie en tous genres. Bref les ravages de la peur, la déliquescence de l’autorité, apparition de pillards, le règne de la violence est proche. 

Anna et Sergueï brutalement réveillé par Boris le père de Sergueï, réalisent que sous peu il s’agira d’un sauve qui peut, il est donc temps de rassembler tout le nécessaire, du carburant, des armes, des vivres et de fuir le plus loin possible des villes. 

Où ? En Carélie vers le lac de Vongozero vers la frontière Finlandaise où ils ont une maison, je devrais dire un abri. 

 

 

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Ce livre n’est pas parfait et on aurait aimé en savoir un peu plus sur le mystérieux virus, mais ....j’ai bien aimé cette fuite, bientôt d’autres personnes vont s’agréger au groupe du départ, pour des raisons plus ou moins nobles, la vie va devoir s’organiser, il va falloir trouver du carburant, tracer une route point trop dangereuse.

C’est Anna la narratrice et on alterne entre son récit de la fuite et ses réflexions personnelles, ses doutes, ses peurs. On sent bien à quel point tout devient danger même la plus simple des haltes. 

 

 

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Je l’ai dit le roman manque peut être un peu de profondeur mais il est d’une vraie efficacité, le climat de fin du monde est assez bien rendu et l’angoisse est renforcée par la nuit, la neige, le froid. 

Yana Vagner parvient à faire ressentir cette angoisse au lecteur avec des mots simples, sans style particulier mais par une construction très efficace qui permet de découvrir petit à petit les motivations et les ressorts cachés de chaque personnages. Ce n’est pas un grand roman mais un récit plutôt réussi d’une fuite qui pourrait un jour ou l’autre concernée tout un chacun/

 

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Le livre : Vongozero - Yana Vagner - Traduit par Raphaëlle Pache - Mirobole Editions

 

L'auteur : 

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Yana Vagner, née en 1973, a grandi au sein d’une famille russo-tchèque. Elle a travaillé comme interprète, animatrice radio, responsable logistique. Vongozero est son premier rom

an. Initialement publiée peu à peu sur le blog de l’auteur, cette histoire de survie magistrale a suscité un tel enthousiasme qu’elle a fait l’objet d’une enchère entre éditeurs. Elle a depuis été nominée au Prix National Bestseller, vendue au cinéma et traduite dans 4 pays.(source l'éditeur)

27/09/2014

La fuite ou la traque

Deux romans qui annoncent l'hiver.  

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Alexis Savrasov   Hiver 

Devant le danger on peut fuir ou bien se faire chasseur et se lancer dans une traque.

Je vous propose de voir les deux facettes de la peur à travers deux romans

C'est ici dès demain

24/09/2014

Méchant loup - Nele Neuhaus

Direction les bords du Main

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C’est le troisième livre que je lis de cette auteure. J’avais beaucoup aimé le premier : Flétrissure, nettement moins le second.  Celui là est plutôt réussi et je l’ai lu avec en deux temps trois mouvements. 

Pia Kirchhoff et son supérieur Oliver von Bodenstein vont être confrontés à une très très sombre histoire de pédophilie. Tout démarre par une jeune fille morte et abandonnée sur les bord du Main. Impossible de l’identifier et après plusieurs jours l’affaire n’a pas avancé d’un iota. 

 

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C’est l’agression d’une vedette de la télé qui va permettre de relancer la machine. Hanna Herzmann anime des émissions de télé réalité et ne s’embarrasse d’aucun scrupule, aussi quand elle est victime d’une agression particulièrement infâme les pistes sont nombreuses, personnel renvoyé, ex mari, victimes de ses émissions. 

En cherchant bien nos deux policiers sont sur la trace d’un avocat Kilian Rothemund condamné pour pédophilie qui vit justement dans un camping près du lieu où l’on a trouvé la jeune fille violée et noyée. 

Stop vous en savez bien assez, l’intrigue est un vrai puzzle que l’équipe de policier va devoir reconstituer pas à pas. 

C’est très bien construit et l’on remonte doucement le courant de ce fleuve souterrain qu’est la pédophilie organisée comme une mafia. C’est très prenant et le scénario réserve quelques surprises. Un bon cru

 

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Le livre : Méchant loup - Nele Neuhaus - Traduit par Jacqueline Chambon - Editions Actes Sud Noir 

20/09/2014

Le bourreau de Gaudí - Aro Sáinz de la maza

Ce polar trépidant est un hommage à une ville magnifique mais qui est peut être en train de perdre son âme

 

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Milo Manart est un flic plus que borderline, il a cassé la figure d’un de ses supérieurs et son neveu s’est donné la mort avec son arme de service !  Pourtant c’est à lui que la juge Susan Cabot demande de prendre en charge un meurtre particulièrement effrayant, celui d’un homme pendu à un balcon de la Pedrera, une oeuvre de Gaudí, et que l’assassin a regardé brûler vif, a filmé et mis bien sûr le film sur le net.

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La Pedrera 

 

Milo va devoir reprendre du service actif à deux conditions, des entretiens réguliers avec une psychologue et se voir attacher une nounou en forme d’équipière; Rebecca Mercader. Milo se plonge immédiatement dans l’enquête malgré tous les bâtons dans les roues qu’on peut lui mettre et lorsque qu’un deuxième homme est enlevé il est persuadé qu’il a à faire à un tueur en série qui a Barcelone en ligne de mire, Gaudí comme obsession, mais pourquoi ?

 

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Le parc Güell 

 

Ne vous faites aucune illusion après 50 pages vous êtes fait aux pattes et vous ne pouvez plus lâcher ce polar.

Le cadre d’abord, Barcelone est magnifiquement présente, Gaudí devient le héros de cette histoire, si vous ne connaissez ni la ville ni Gaudí je vous mets au défi de ne pas vous précipiter sur le net.

L’auteur est d’une habileté diabolique, il mêle les scandales financiers, politiques ( ah bon ça existe ailleurs qu’en France ? ) le génie artistique et l’histoire sulfureuse des Francs-maçons.

 

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Casa Batlló

 On fait une balade un peu déjantée dans la ville, passant des immeubles aux églises, aux parcs, car ce diable de Gaudí a beaucoup oeuvré. 

Les personnages ont des caractères bien affirmés, les hommes politiques sont particulièrement peu reluisants, la Caixa la grande banque catalane est en permanence en filigrane, bref tous les ingrédients du thriller sont là. 

Et tout ça sur fond de visite papale ! Je vous sens prêt à plonger dans les eaux bleues des plages catalanes....

 

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Le livre : Le bourreau de Gaudí - Aro Sainz de la Maza - traduit par Serge Mestre - Editions Actes Sud Noirs

16/09/2014

L'île du serment - Peter May

Et voilà de retour l’homme des îles. 

 

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Si vous avez aimé la série précédente autour des îles écossaises vous allez aimé ce polar là. 

Quand on est îlien c’est pour toujours et Peter May a beau se transporter de l’autre côté de l’Atlantique c’est encore sur une île que nous débarquons.

 

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                            Entry Island

Entry Island fait partie des îles de la Madeleine au Canada, des îles désertées par la jeunesse, où le temps s’étire à l’infini. Le jour où James Cowell, l’homme le plus riche de l’île est assassiné il n’est pas difficile de trouver un coupable et d’ailleurs plutôt une coupable, Kirsty sa femme de qui il s’apprêtait à divorcer. 

Simon McKenzie de la police de Montréal va enquêter, seul des policiers à être suffisamment bilingue pour les interrogatoires et ces maudits iliens refusant de parler le français, c’est un tout bon policier mais en ce moment il pète un peu les plombs vu que sa femme l’a un peu planté là, cela l’a rendu totalement insomniaque et il passe ses nuits à se balader et que comble de bonheur elle est aussi la légiste sur ce coup là. 

 

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Aussi quand il pense connaitre Kristy Cowell alors que c’est impossible, ses collègues s’inquiètent pour sa santé mentale.

Rien que de très classique là dedans mais ....

Vous avez noté dans sa série précédent que l’auteur aime mêler petite et grande histoire, c’est d’ailleurs ce qui faisait le charme de ses trois romans. Ici vous allez découvrir un épisode très peu connu : celui de la famine en Ecosse (on connaissait celle de l’Irlande bien sûr) et de l’émigration forcé des ces hommes et femmes vers le Canada. D’ailleurs notre flic en question est d’origine écossaise. Allez je vous laisse découvrir la suite mais sachez que l’on y prend plaisir à découvrir cette histoire oubliée et à suivre l’enquête de Sime (Simon en gaélique !) 

 

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Le Livre : L’île du serment - Peter May - Traduit par Jean-René Dastugue - Editions du Rouergue

12/09/2014

Police - Jo Nesbø

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                           ©JONATHAN NACKSTRAND / AFP

 

Sans déflorer le suspens de ce polar et pour ceux et celles qui n’ont pas lu « Fantôme » l’opus précédent, sachez que Harry Hole la vedette de la police Norvégienne, a été laissé pour mort, une balle dans la tête du genre dont on ne se remet pas. 

Nesbø c’est le top question suspense et ici non  seulement il ne démérite pas mais il est parfait. 

Vite fait et pour vous orienter un peu :  un retraité de la police est assassiné sur les lieux mêmes d’un meurtre non résolu. Mais après Erlent Vennesta, deux autres policiers vont être tués dans des circonstances similaires.

 

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L’équipe sous les ordres de Mickael Bellman n’arrive à rien et Gunnar Hagen son adjoint reconstitue l’équipe de Harry Hole ou du moins ce qu’il en reste pour résoudre ces trois meurtres.

Dans le même temps un patient est sous haute surveillance à l’hôpital d’Oslo, on ne connait pas son identité mais on devine rapidement que c’est un témoins clé dans une affaire plus que sensible. Très vite on sait que bien des gens prient pour qu’il ne se réveille jamais.

 

Et là stop, je ne dirai plus rien pour vous laisser tout le plaisir de la lecture haletante, je vous laisse trembler, vous faire mener en bateau, vous impatienter, vous creuser les méninges.

Jo Nesbø est parfait de ruse, de manipulation, ses dialogues et son intrigue sont percutants. Un très bon cru aussi bon que « Le bonhomme de neige » 

 

 

Le livre : Police - Jo Nesbø - Traduit par Alain Gnaedig - Editions Gallimard

11/09/2014

Scènes de crimes

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Quand rien ne me tente vraiment je sais pouvoir me tourner vers les polars, ils peuvent parfois être un moyen de dépaysement très fort.

 

Un classique qui est une suite mais que l'on peut lire tel quel, un voyage sur une île presque au bout du monde, un qui est un clin d'oeil à une belle ville baroque, et enfin un polar version germanique

Si ça vous tente c'est ici dès demain

08/09/2014

La couleur du lait - Nell Leyshon

 

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La vie dans le Dorset

 

Dickens fut le chantre de la pauvreté des villes mais à travers ses romans on voit peu le monde rural. Pourtant au XIXème siècle le peuple des campagne ne nageait pas dans l’opulence loin s’en faut. C’est ce monde que propose Nell Leyshon avec ce roman. 

 

«  Ceci est mon livre et je l'écris de ma propre main

nous sommes en l'an de grâce mille huit cent trente et un, j'ai quinze ans et je suis assise à ma fenêtre. je vois beaucoup de choses. je vois les oiseaux qui piaillent dans le ciel. je vois les arbres je vois les feuilles.

et chaque feuille a ses veines.

chaque tronc a ses fissures.

je suis pas très grande et mes cheveux ont la couleur du lait. »

 

Mary est très jeune,  elle ne tient pas un journal, non, pourtant elle nous fait le récit de sa courte vie parce qu’il y a urgence.

Jusqu’à quinze ans elle a vécu à la ferme de ses parents dans le Dorset, un quotidien sombre, dur, violent. Elle n’est jamais allé à l’école, pas plus que ses soeurs, elle trime du matin au soir, travail ponctué par des coups, des humiliations, des moqueries sur sa boiterie, souffre-douleur du père, seul son grand-père est proche d’elle et d’une certaine façon elle le protège.

Les coups pleuvent sur elle car elle n’a pas la langue dans sa poche, elle se rebelle et elle est d’une spontanéité qui souvent la met en danger.

 

 

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Le Dorset

 

Sa vie va changer lorsqu’elle est quasiment vendue au pasteur du village M Graham, qui cherche de l’aide pour s’occuper de son épouse malade. C’est au presbytère  qu’elle va avoir l’opportunité d’apprendre à lire et à écrire mais je ne vous dévoile rien sur sa façon d’apprendre à lire.

Elle à rêver de lire pourtant elle a du mal à couper les ponts avec sa famille comme si elle avait compris qu’il y aurait pour elle un prix à payer pour avoir voulu se hisser un rien au dessus des femmes de la famille.

 

 

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                 Une si jolie campagne

 

J’ai aimé le style du récit, l’auteur nous restitue une langue encore un peu pauvre, maladroite mais pleine de spontanéité. Le rythme donné au récit se fait urgent, les mots manifestement se bousculent sous la plume de Mary. 

Nell Leyshon n’entretient aucun suspense mais parvient à tenir le lecteur en haleine grâce à une écriture qui sert parfaitement le roman avec parfois des métaphores bibliques

C’est un roman très court, le sujet est presque banal mais Nell Leyshon en fait un très beau récit dans lequel la voix de Mary s’élève de façon intense et tendre.

 

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Le livre : La couleur du lait - Nell Leyshon - Traduit par Karine Lalechère - Editions Phébus

 

07/09/2014

Ruralité

 

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Première lecture de rentrée et j'ai eu la main heureuse 

Rendez-vous dès demain pour faire connaissance avec une belle campagne 

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04/09/2014

Thoreau la vie sublime - Emmanuel Le Roy - A Dan

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              ©sans-langue-de-bois.

 

C’est une tendance qui se généralise de mettre en BD des oeuvres de la littérature. On trouve aussi des biographies de philosophes et comme j’avais bien aimé celle de Nietzsche j’ai repiqué avec Thoreau la vie sublime d’autant que l’auteur est le même ce qui était gage de qualité.

 

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Pas de surprise à la lecture car les auteurs sont très respectueux de la biographie bien nette, bien calibrée.

On prend le philosophe en 1845 quand il revient à Concord après un échec dans une carrière d’enseignant.

Les images nous emportent au bord de l’étang de Walden mais aussi dans la prison où Thoreau ne passera en fait que 24 heures mais sa rébellion le rendra célèbre à jamais en attendant que les générations futures se prennent à jouer les ermites en l’imitant. 

 

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On voit Thoreau partir en randonnée, écrire, se battre contre l’esclavage et la condamnation de John Brown

Je ne dirais pas que j’ai fait des découvertes mais j’ai trouvé l’album de bonne qualité et une parfaite introduction à la lecture de Walden ou aux récits de marche qu’il fit dans les forêts du Maine ou au Cap Cod

 

 

C'est pour exercer mon anglais !

 

Plongez vous dans la vie de Thoreau en images mais aussi grâce aux quatre pages d’info qui terminent la BD

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La BD : Thoreau la vie sublime - A Dan - Emmanuel Le Roy - Editions Le Lombard

03/09/2014

Une BD naturaliste

Après un été très calme côté lectures je vous propose de retrouver un personnage bien connu et un lieu déjà exploré mais sur le mode BD cette fois.

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et un lieu déjà exploré mais sur le mode BD cette fois.

C'est ici dès demain