28/07/2014

Quai des enfers - Ingrid Astier

 

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Un petit polar bien de chez nous vous êtes pas contre ?

 

La température de l’eau est encore un peu froide pour moi mais pourtant je vous embarque avec la brigade fluviale de Paris.

Une barque amarrée devant le 36 Quai des orfèvres, la barque est chargée ...d’un cadavre évidement. C’est un membre de la Brigade Fluviale qui a trouvé le corps : Rémi Jullian. Le commandant Jo Desprez est chargé de l’enquête mais un grain de sable s’est introduit dans le système car on retrouve sur le cadavre la carte de visite d’un ami de Desprez, un parfumeur génial mais quand même.

 

L’enquête va aller de rebondissement en rebondissement nous faisant découvrir le travail particulier de cette brigade et les contours et détours du fleuve.

Un polar bien classique, presque un peu trop mais même si Ingrid Astier ne fait pas preuve d’une très grande originalité son roman est très agréable à suivre.

Si vous n’aimez pas le genre trash, les intrigues trop complexes, celui là est fait pour vous.

Les personnages sont intéressants et l’intrigue est bien menée dans des milieux variés comme ceux de la mode, de l’art et de la musique.

 

Les amateurs de ponts parisiens (j’en connais au moins une) seront servis

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©Autour du puits 

 

« Pont Royal, pont de la Concorde, pont Alexandre III, pont des invalides, pont de l’Alma, passerelle Debilly, pont d’Iéna, pont de Bir-Hakeim, pont de Rouelle, pont de Grenelle, pont Mirabeau, jusqu’au pont de Garigliano... »

 

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Le livre:  Quai des enfers - Ingrid Astier - Gallimard Folio noir

07:25 Publié dans Policiers | Lien permanent | Commentaires (11)

27/07/2014

Connu des services de police

Des polars pour l'été, des auteurs découverts grâce à Quai du polar et une auteurs déjà bien connue des services de police

 

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La suite c’est ici dès demain

24/07/2014

Les Cyprès de Patmos - Antoine Silber

Pour ceux qui vont partir ou ceux qui en reviennent....

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Pour une amoureux fou de la Grèce quelle est la plus belle chose qui peut arriver ? Trouver une maison à acheter. Pas n’importe où, non, à Patmos. Et pas n’importe quelle maison, un « rêve de maison », une petite maison, un spitaki pour être précis.

Elle n’est pas très vaste cette maison, mais elle a une vue sur la mer, et la grotte où Saint Jean est censé avoir écrit l’Apocalypse, est toute proche.

Déjà là je sens que vous êtes sous le soleil et la lumière de Patmos...

Quelques travaux sont nécessaires, salle de bain et m2 supplémentaires, et puis aussi des plantations, cyprès et oliviers, amandiers que les chèvres du berger local vont trouver tout à fait à leur goût.

 

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Saint Jean et Patmos vus par Jérôme Bosch

 

Je dois dire que je me suis laissée totalement emportée par ce petit récit, le temps passe vite truelle en main, à la condition de pouvoir boire un petit ouzo de temps à autre. En toile de fond la crise grecque et les jugements hâtifs sur le pays « la gabegie, la paresse grecque » mettent en rogne Antoine Silber. 

Car il change notre écrivain « On voyage toute sa vie, on écrit, on commente l’actualité, on est simple spectateur. Et puis, un jour, on devient horticulteur ! On plante des arbres, on découvre qu’on peut être utile, la vie prend tout son sens. »

 

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Chora le village de l'auteur

Ses travaux ne sont pas toujours couronnés de succès mais cela ne l’empêche pas de profiter de l’odeur du jasmin, des figues et des eucalyptus.

Ah oui j’allais oublier, Patmos est une île un peu mystique et Antoine Silber peu à peu se laisse gagner par une certitude, ce n’est pas dans une grotte mais carrément dans cette petite maison que l’apôtre à écrit ....

 

Si vous voulez prendre un petit bain de Méditerranée, lire un livre tout en délicatesse alors glissez ce livre dans votre valise il est encore temps.

 

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Le livre : Les cyprès de Patmos - Antoine Silber - Edtions Arléa

23/07/2014

Vous êtes Ouzo ou Retsina ?

 

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Des boissons de vacances à déguster sur l'île où je vous emmène demain

Tenues légères et lunettes de soleil sont de rigueur.

 

 

20/07/2014

la bibliothèque des génies

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J’ai enchainé deux livres sur un sujet similaire, mais deux livres traités tout à fait différemment. 

L’un se lit aisément, l’autre demande un intérêt certain pour le sujet.

 

Le sujet donc : la bibliothèque des génies, et pas n’importe quel génie ! non deux de mes écrivains d’élection : Proust et Montaigne

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Montaigne et les Livres 

Cette étude cherche à cerner la pratique de lecture de Montaigne. Ce grand lecteur lit moins pour s'instruire que pour exercer son jugement. Tout livre est pour lui un nouveau monde, qu'il parcourt en explorateur curieux, à la recherche de l'autre et de lui-même.

Est-ce un livre facile à lire ? non

Est-ce un livre qui exige un effort de lecture ? oui mille fois oui

Un livre pour les passionnés de Montaigne qui ont toujours envie d’en savoir un peu plus, d’entrer un peu mieux dans cet univers si foisonnant où l’auteur peut dire  qu’il lit Plutarque, Virgile, Lucrèce avec passion, que les historiens sont « sa droite balle » et nous dire quelques pages et quelques essais plus tard que les livres sont tout à fait inutiles, qu’il ne sert de rien de vouloir se rendre plus savant ! 

 

 

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Venons en à Proust et à sa bibliothèque.

Là je ne peux que recommander ce livre à tous les amateurs de Proust, d’une belle simplicité d’écriture rendant la lecture très agréable ce livre est pourtant d’une grande richesse.

On a disséqué tout Proust :  les personnages de ses romans, les lieux qui l’ont inspiré. Anka Muhlstein nous propose d’éclairer l’écrivain à travers ses lectures.

Lectures d’enfant, François le Champi bien sûr, mais aussi et surtout lectures de l’homme qui fut un lecteur boulimique. 

 

Dès l’enfance Marcel Proust lit lit lit, digne descendant d’une grand-mère férue de Madame de Sévigné et d’une mère qui a la passion des grands écrivains.

Très vite il devient un lecteur non seulement assidu mais critique, critique au sens le plus noble, il n’y a qu’à lire ses célèbres pastiches pour se rendre compte à quel point il a incorporé la façon d’écrire d’un Balzac par exemple.

Il fut un passionné de littérature anglaise et russe : Tolstoï, Dostoïevski ou George Eliot. Il sait reconnaitre ses dettes en mettant dans sa Recherche bien des clins d’oeil à ses lectures, Anka Muhlstein nous aide à les repérer car si il y en a d’évidents comme le cours de littérature qu’il assène à sa Prisonnière, d’autres sont bien cachées. Anka Muhlstein a fait le compte et une bonne soixantaine d’auteurs alimentent la Recherche et ses personnages.

 

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© Irène et la littérature

 

Amoureux fou de littérature Marcel Proust n’était en rien fétichiste quant aux livres eux-mêmes, son appartement était un gentil foutoir, il échangeait, prêtait, perdait ses livres et ...les rachetait.

 

Un sincère merci à Armelle qui m’a orienté vers le livre d’Anka Muhlstein

 

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Les Livres 

La bibliothèque de Marcel Proust - Anka Muhlstein - Editions Odile Jacob

Montaigne et les livres - Floyd Gray - Editions Classiques Garnier

19/07/2014

Nos bibliothèques

 

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A lire les blogs je sais que nous sommes nombreux à être attachés à notre bibliothèque.

Elles disent beaucoup de choses de nous je crois mais qu'en est-il de la bibliothèque des génies, des grands écrivains ? 

Rendez-vous demain pour fouiller dans les rayons 

16/07/2014

L'affaire Collini - Ferdinand Von Schirach


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Je guette régulièrement les parutions de littérature allemande car souvent j’ai eu de bonnes surprises. Je viens de tirer un bon numéro.

 

Un auteur célèbre outre-Rhin, un roman brillant qui se lit comme un polar mais avec une précision documentaire, un roman à l’écriture d’une grande économie presque sèche mais au combien efficace. 

 

Comment vous en dire un peu mais pas trop ? 

Un avocat débutant est commis d’office auprès d’un meurtrier, Fabrizio Collini. Il est soupçonné d’avoir assassiné sauvagement Hans Meyer un homme très connu et très respecté du milieu d’affaire. Très vite le jeune avocat s’interroge, ne devrait-il pas se récuser en raison de ses liens avec la famille de la victime ? En face de lui l’avocat de l’accusation est brillant mais rusé et retord. L’accusé reste muet et refuse même de répondre aux questions de son avocat. Pauvre maitre Leinen sa première affaire se présente mal. 

 

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Un livre court et concis que j’ai littéralement dévoré mais qui demande immédiatement à ce qu’on relise certains passages pour bien s’assurer de notre compréhension.

L’auteur est lui-même avocat et cela se sent. On ressort de là avec des questions sur la justice et son fonctionnement, sur notre responsabilité, sur celles des élus qui votent les lois.

Ce roman a fait un tabac en Allemagne, je ne peux que lui souhaiter le même succès en France.

L’auteur a publié une série de nouvelles que je vais m’empresser de lire.

 

Voici ce qu'Eeguab dit des nouvelles : 

Un très bon livre,signé de quelqu'un dont l'expérience technique évidente court au long d'un volume qui reste cependant un bel objet littéraire

 

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Le livre : L’affaire Collini - Ferdinand Von Schirach - Traduit par Pierre Malherbet - Editions Gallimard 2014

 

AVT_Ferdinand-von-Schirach_8465.jpgL'auteur 

15/07/2014

Vous avez dit justice ?

Depuis quelques semaines la justice et son fonctionnement est au premier plan, parfois je me lasse de ces débats vains mais ....
un roman peut tout à coup nous rappeler à quel point les choses peuvent basculer vite ...

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Demain je lève le voile ici même 

13/07/2014

Bribe de Sei Shônagon

Choses qui gagnent à être peintes

 

 

Un pin

 

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La lande en automne. 

 

Un village dans la montagne. 

 

Un sentier dans la montagne. 

 

La grue. 

 

Le cerf. 

 

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Un paysage d'hiver, quand le froid est extrême. 

 

Un paysage d'été, au plus fort de la chaleur.

 

 

Le livre : Notes de Chevet - Sei Shônagon - Editions Gallimard

11/07/2014

Bonne nouvelle

Comme une bonne nouvelle ne va jamais seule après la parution de la fin du voyage de Patrick Leigh Fermor voici une réédition très attendue par les amateurs de nature writing.

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Le livre de Barry Lopez était indisponible en français depuis des années, mon exemplaire date de 1987 ! Gallmeister a eu l'heureuse idée de le rééditer.


Rêves arctiques est un livre magnifique que je vous recommande pour vos lectures d'été. Je vais peut être le relire pour le plaisir de vous faire un billet 

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09/07/2014

Premier plaisir de l'été


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Avez-vous déjà attendu avec impatience la sortie d’un livre ? oui je suppose.

J’attendais depuis ...1986 la suite et la fin d’un récit que je considère comme le récit de voyage le plus passionnant, le plus réussi et le mieux écrit de tous ceux que j’ai lu au fil des années.

Bon je vous avais parlé des deux premiers tomes et voilà pour vous rafraîchir la mémoire

Et bien bonheur de l’été, la suite et la fin du périple de Patrick Leigh Fermor est enfin paru, cette dernière partie qui l’emporte jusqu’en Grèce.

 

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Je ne l’ai pas encore lu, vous direz que c’est un peu du masochisme ! et bien non parfois après une attende très longue on est un peu tremblant à la pensée d’être déçue.

 

Petit détail pour ceux qui comme moi avaient déjà les deux premiers livres : le Temps des offrandes et Entre fleuve et forêt, cette édition rassemble les trois récits chez un éditeur un peu confidentiel mais toujours avec le même traducteur, Guillaume Villeneuve,qui avait déjà si magnifiquement traduit les deux premiers livres de P Leigh Fermor. 

 

Un livre que je vais lire sans me presser, et pourquoi pas relire l’ensemble pour donner à la fin de ce voyage son sens plein. 

 

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Le livre : Dans la nuit et le vent. A pied de Londres à Constantinople (1933-1935) - Patrick Leigh Fermor - Traduit par Guillaume Villeneuve - Editions Nevicata 2014

06/07/2014

Robert Lalonde : un compagnon en littérature

« Là, je donne la parole à tous ces auteurs qui m'obsèdent depuis des années. Je fais ça quand j'en ai marre de la fiction. C'est une bouffée d'air »

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Jolie façon de démarrer un billet non ?

Parmi les livres que l’on lit, que l’on accumule, certains s’imposent par leurs qualités. N’y a t-il pas, parmi les écrivains que vous avez lu, des hommes ou des femmes dont vous voudriez être l’ami ? Robert Lalonde fait partie de ces gens là. 

Je l’ai lu pour la première fois en 1997, j’avais par hasard trouvé son livre sur le stand du Québec au Salon du livre.

Je n’ai eu que du bonheur à le lire et cela s’est répété trois fois. Alors je vous fait aujourd’hui un joli cadeau en vous livrant ses trois livres.

 

Robert Lalonde est un grand lecteur, il livre dans ces trois livres ses amours pour des auteurs, pour la littérature mais pas seulement...

Il est aussi un observateur assidu de son entourage, des paysages, des animaux, voici ce qu’il dit

 

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« Voir, regarder, déceler est une obsession d'écriture, comme celle de faire des liens entre des choses qui ne se touchent pas.» 

 

Liens, correspondances au sens où l’entend Baudelaire, dialogues avec ses écrivains préférés dont il nous livre des citations à profusion nous gratifiant de ses propres traductions.Une véritable orgie de citations.

 

Ses livres sont des journaux de bord d’un écrivain sensible qui parfois se retire « en ermite » et qui se veut comme le dit Giono « un professeur d’espérance »

Il aime méditer, observer, fidèle en ça à Flaubert qui disait « Pour qu’une chose soit intéressante il faut la regarder longtemps » 

Il prend des chemins de traverse, il exerce son oeil, sa patience, sa

modestie.

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Ces trois livres se répondent, se complètent, on les déguste à petites lampées, on y revient année après année.

C’est bon de se plonger dans cet hymne païen à la littérature, d’être un peu submergé par l’avalanche de citations qui sont là pour nous nourrir, pour nous éblouir. 

Lui a fait de Proust, de Montaigne, d’Annie Dillard, de Jean Giono, de Rick Bass, d’Emily Dickinson, de Rimbaud, de Rousseau, de Schopenhauer, de Flannery O’Connor et de Gabrielle Roy, ses amis.

Je vous propose de faire de Robert Lalonde votre ami en littérature.

 

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Les livres de Robert Lalonde

Le monde sur le flanc de la truite - Editions Boréal ou Editions de l’Olivier 

Le vacarmeur - Editions Boréal 1999 et version numérique

Le seul instant - Boréal 2011 et version numérique

03/07/2014

Eva dort - Francesca Melandri

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                       Le Tyrol du sud

 

Ce roman est une belle façon de mettre l’accent sur un pan de l’histoire de l’Italie et sur une région magnifique.

Si vous avez lu Mario Rigoni Stern vous connaissez déjà un peu ce coin d’Italie qui appartint à l’Empire Austro-Hongrois et qui fut donné à l’Italie en 1918.

Lorsque l’on lit ça dans un livre d’histoire on a peine à imaginer les conséquences pour les hommes et femmes qui vivent là.

 

Francesca Melandri c’est attachée à nous faire comprendre les chose à travers l’histoire de deux femmes, Gerda et Eva.

Dans les montagnes du Haut-Adige (pour les italiens) ou du Sud Tyrol (pour les autrichiens) c’est le choc total, des autrichiens se retrouvent du jour au lendemain italiens, changement de langue, bouleversement de l’identité culturelle, ils deviennent les parias d’une communauté. 

La famille Huber va faire les frais du changement apportant séparations, fracture familiale, conflit de génération. 

 

Le roman est un lent retour en arrière, Eva va traverser toute l’Italie pour être au chevet de Vito, son presque père qui va mourir, il fut l’amour de sa mère, un père de substitution dont elle n’a jamais accepté le départ.

Eva se souvient de l’homme qui l’appelait « sisiduzza » ce qui signifie « toute petite étincelle »

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                          Haut Adige

 

Le paysage se dessine d’une région supportant les changements historiques mais aussi les changements de société. 

Dans les années 60 une jeune femme enceinte est une honte pour sa famille, elle devient une Matratze, une femme marquée au fer rouge

« C’était une Matratze parce que son père, Hermann, l’avait laissée partir » partir pour gagner sa vie.

Puis enceinte elle a été chassée par Herman, lui qui avait choisi le mauvais camp, celui des nazis.

Gerda a fait face avec courage pour élever seule sa fille Eva, elle a travaillé sans relâche au Grand Hôtel de Frau Mayer à Merano, elle a tenté d’oublier Peter l’apprenti terroriste, Segi le frère plein de haine, Ulli le presque frère qui lui opte pour la transgression, elle est devenue une cuisinière de talent.

Gerda est belle et rayonne d’amour pour sa fille. Lorsque Vito apparait il va être à la fois son amour et sa croix. 

 

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« Un matin du printemps de 1998, à la suite des accords de Schengen, en présence des autorités italiennes et autrichiennes, on enleva la barrière séparant les deux pays au col du Brenner. Plus aucune frontière physique ne séparait le Tyrol du Sud de l’Autriche, sa terre mère perdue. »

C’est un très beau roman qu’a écrit Francesca Melandri, mêlant l’histoire tourmentée de la région qui ne peut oublier son passé, et les personnages qu’elle nous livre toute en finesse et émotion. Si aujourd’hui la région voit affluer les touristes c’est après une période douloureuse. On croise des personnages bien réels de l’histoire italienne comme Aldo Moro, mais surtout on est pris d’affection pour Vito et Gerda qui portent le récit, et je vous défie de ne pas verser votre larme.

 

Pour comprendre l'histoire de cette région c'est ici et là 

 

l'avis de Mango 

 

Le livre : Eva dort - Francesca Melandri - traduit par Danièle Valin- Editions Gallimard numérique 

 

02/07/2014

Anciennes lectures

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Je viens de faire le plein de livres mais au fur et à mesure de mon avancée ils me tombent un peu des mains. 

Par contre au mois d'avril et mai j’ai lu lu lu et j’ai eu quelques plaisirs certains.

Retour donc vers ces lectures là au moins pour quelques billets

 

C’est ici dès demain

 

01/07/2014

Jetlag

 

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Après un mois d’interruption je suis heureuse de vous retrouver.

Un mois de dépaysement total, de neurones en ébullition pour comprendre mes interlocuteurs et tenter de leur répondre.

Une lutte acharnée contre la température qui ne descendait pas vraiment au-dessous des 35° et contre ces jolies bestioles qui viennent vous chatouiller dès que le soleil disparait.

 

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Mais de superbes paysages, des villes très séduisantes, des parcours de golf mythiques  (pour les amateurs) une végétation luxuriante et quelques animaux ....

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Les effets du décalage horaire sont dévastateurs chez moi au retour et je n’ai pas totalement récupéré du fameux jetlag. Patience patience.

 

Question lecture ....euh ce fut minimaliste parce que j’avais décidé de ne lire qu’en anglais, vous me direz que c’était un peu présomptueux, n’en rajoutez pas je m’en suis aperçu, j’ai lu environ l’équivalent....d’une moitié de livre ......

Mais je suis revenue avec le plein de livres en langue anglaise et des livres audio qui vont avec. On verra jusqu’où ira ma détermination.

 

 

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Les prochains billets vous l’aurez compris sont des lectures d’avant voyage. J’ai fait le plein de nouveautés mais mais elles ne sont pas franchement à mon goût alors je risque d’avoir quelques trous d’air dans les jours à venir pour faire des billets. 

 

Heureuse à la lecture de vos commentaires de voir que mes bribes et brindilles ont été de bonne compagnie et merci pour vos voeux de bon voyage, ils ont été parfaitement exaucés.

 

Il me faut rattraper le retard de lecture des blogs et cela va me prendre quelques jours, je vous donne en attendant rendez-vous ici dès demain

28/06/2014

Bribes de Sylvain Tesson

Heureuse de vous retrouver bientôt

 

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« Je viens de passer plus de trois mois sur les routes de Grèce, de Belgique et du Danemark. Trois mois loin de mes livres. En rentrant chez moi j’ai été presque aussi content de les retrouver que de revoir mes proches. Je ne sais plus quel écrivain disait que lorsqu’il passait devant ses livres, il les entendait chuchoter. Tant de mots compressés dans tant de pages et traduisant tant de pensées et recelant tant de sens finissaient par émettre un brouhaha, un froissement presque audible. Je me suis approché de mes rayonnages pour y capter le murmure de quelques livres. »

 

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Le livre : Géographie de l’instant - Sylvain Tesson - Editions des Equateurs

25/06/2014

Bribes de Lucien Jerphagnon

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« Savoir parler en public ne signifiait pas seulement s’exprimer sans bafouiller, mais aussi et surtout capter l’attention de l’auditoire et décocher comme une flèche l’argument qui fait mouche s’il est pointé où et quand il faut.

Rien de plus grec que le mot d’ordre Kairon gnôthi, « Repère le moment » ! Aussi cette denrée nouvelle et surfine que proposait l’enseignement des Protagoras, Gorgias, Hippias, Prodicos, Antiphon, Thrasymaque et autres, suscita-t-elle dans le monde politique une formidable demande, un remaniement complet des habitudes de pensée, et aussi une violente réaction allergique dont les effets, comme nous venons de le dire, se font encore sentir de nos jours. »

 

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Le livre : Connais toi toi-même et fais ce que tu aimes - Lucien Jerphagnon - Editions Albin Michel

22/06/2014

bribes d'Umberto Eco

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En 1860, alors qu’il était sur le point de traverser la Méditerranée pour suivre l’expédition de Garibaldi en Sicile, Alexandre Dumas père fit une halte à Marseille et visita le château d’If, où son héros Edmond Dantès, avant de devenir le comte de Monte-Cristo, reste emprisonné quatorze ans et reçoit l’enseignement d’un codétenu, l’abbé Faria. 

Alors qu’il se trouvait là, Dumas fit une découverte : on montrait régulièrement aux visiteurs du château la « véritable » cellule de Monte-Cristo, et les guides ne cessaient de parler de Dantès, de Faria et des autres personnages du roman comme s’ils avaient vraiment existé. En revanche, ces mêmes guides ne mentionnaient jamais que le château d’If avait été la prison de personnages historiques importants comme

Mirabeau.

 

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D’où ce commentaire de Dumas dans ses Mémoires

« C’est le privilège des romanciers de créer des personnages qui tuent ceux des historiens. La raison en est que les historiens se bornent à évoquer de simples fantômes, tandis que les romanciers créent des personnes en chair et en os. »

 

 

 

Le livre : Confessions d’un jeune romancier - Umberto Eco - Editions Grasset

19/06/2014

Bribes de John Gierach

Petit hommage à mon père pêcheur à la mouche

 

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« L’espace d’une saison ou deux, nous eûmes l’endroit pratiquement pour nous tout seuls et, en ce qui me concerne tout du moins, j’en appris alors beaucoup sur la pêche à la mouche, tant en matière de technique que pour le reste. Même quand je n’arrivais pas à prendre le moindre poisson, j’étais capable de profiter de ce que j’avais sous les yeux : une rivière fraîche, des truites farios, une canne à mouche, les contreforts des montagnes du Colorado, et aucun autre humain. »

 

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Et la fabrique de mouches

 

Le livre : Là-bas les truites - John Gierach - Editions Gallmeister 

16/06/2014

Bribes de Bill Bryson

 

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« Bienvenue. Et félicitations. Ravi de voir que vous y êtes arrivé. Je sais que ça n’a pas été facile – et même un peu plus compliqué que vous ne le soupçonnez.

Avant tout, il a fallu, pour que vous soyez là aujourd’hui, que des billions d’atomes errant au hasard aient la curieuse obligeance de s’assembler de façon complexe pour vous créer. Cet arrangement est si particulier qu’il n’a jamais été tenté auparavant et n’existera qu’une seule fois. Pendant les années à venir (encore nombreuses, souhaitons-le), ces minuscules particules vont accomplir sans rechigner les milliards de tâches délicates nécessaires pour vous conserver intact et vous permettre de jouir de cet état suprêmement agréable, mais pas toujours apprécié à sa juste valeur, qu’est l’existence. »

 

 

Le livre : Une histoire de tout ou presque - Bill Bryson - Editions Payot

13/06/2014

Bribes de Frédéric Schiffter


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« Molière nous décrit tous les radins dans L'Avare ; tous les hommes qui aiment les femmes dans Dom Juan ; tous les faux-culs dans Tartuffe. Le fabuleux bestiaire de La Fontaine nous rappelle combien les mœurs ne varient jamais malgré le temps. En peignant la cruauté des hommes ou les saccages du temps, Bosch, Goya, Schiele nous surexposent la douleur d’exister en son essence même. 

Dans Madame Bovary Flaubert démonte les mécanismes mortels de nos illusions narcissiques, Kafka, dans Le Procès, les rouages étatiques qui nous écrasent, Houellebecq, dans Les Particules élémentaires, les ressorts déprimants de notre plaisir sexuel. 

Le temps de la contemplation picturale, de la représentation théâtrale, de la lecture poétique ou romanesque, nous accédons à une connaissance claire, distincte et jubilante de tout ce que produit la Volonté dans l’univers et en nous-mêmes. En cela, toute grande œuvre répond exactement à la définition scolastique de la vérité : une adéquation entre la conscience et la réalité. »

 

 

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Le livre : Philosophie sentimentale - Frédéric Schiffter - Editions Flammarion

10/06/2014

Bribes de Peter Handke

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« Il y a peu, j’étais sur le sommet de l’Untersberg, dans la neige. Juste au-dessus de moi une corneille flottait au vent, proche à la prendre de la main. Le jaune des serres plaquées contre le corps me parut être l’image même de l’oiseau ; le brun doré des ailes irisées de soleil ; le bleu du ciel. Ces trois éléments traçaient le sillage d’un vaste espace aérien qui, au même instant, me fit l’effet d’un drapeau tricolore.

Un drapeau qui ne prétendait à rien, un simple objet fait de couleurs. Mais grâce à lui les drapeaux d’étoffe qui jusqu’alors n’ont fait que boucher la vue sont devenus au moins quelque chose qu’on puisse regarder car leur origine pacifique se trouve dans mon imagination. »

  

Le livre : La leçon de la Sainte Victoire - Peter Handke - Folio numérique