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A sauts et à gambades

  • Gps et cartes en main

    Gps et cartes en main voici un petit récapitulatif si vous avez envie de lire sur Compostelle

     

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    Le plus ancien de ma bibliothèque

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    Priez pour nous à Compostelle de Barret et Gurgand chez Hachette, souvenir d’une émission d’Apostrophe 1978 un mixte en histoire du pèlerinage et récit de marche - 

     

     

    Les deux meilleurs

    Les deux récits de Jean-Claude Bourlès datant de 93 et 95 : Retour à Conques et Le grand chemin de Compostelle chez Payot et on les trouve en poche

     

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    Un récit un peu hors norme

    La Ballade des Pèlerins d’Edith de la Héronnière, une randonnée presque mystique en compagnie de deux américains et un canadien, le chemin dans sa version minimaliste. A chercher d'occasion. Voyez le billet d’Aifelle 

     

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    Une rédemption

    Fortement secouée par l’affaire Grégory, la journaliste Laurence Lacour eu besoin de tout planter là après la fureur médiatique. 

    A trouver d'occasion  Jendia, Jendé chez Bayard

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    Vous connaissez le Rufin  vous pouvez désormais l'écouter et  dernier sortie cette jolie compilation des textes du chemin que vient de faire paraitre Omnibus sous la direction d’Antoine de Baecque  l'écrivain randonneur 

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    Je ne serai pas complète si je ne vous signalais pas chez un éditeur que j'aime beaucoup, Transboréal, le récit d'Antoine Bertrandy, je n'ai pas fait de billet car si l'auteur très gentiment me proposait l'envoi du livre, fidèle à mon habitude j'ai refusé. 

    Je ne l'ai donc pas lu mais il fera certainement partie de mon prochain chemin car Philippe Meyer en dit du bien et ça c'est bon signe.

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    Enfin un livre de Cees Nooteboom qui ne traite pas du voyage à pied mais qui est un classique et qui vous embarque dans les petits villages de l’Espagne d’il y a une vingtaine d’années et que devrait lire tous les amateurs avant de prendre la route

     

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    Et il est bon de finir avec l’aide de Colo par un poème 

     

    Pèlerin.

     

    Te voilà debout, pèlerin, prêt à te mettre en route, mais il faut que tu saches, pèlerin, où tu vas ! 

    Te voilà debout, pèlerin, prêt pour ta recherche, mais il faut que tu saches ce que tu pars chercher ! `

    Souviens-toi de ce pèlerin qui un jour également partit, mais en suivant une ombre, perdit le bon chemin. 

    Et quand il se retourna l'ombre s'évanouit, il se retrouva seul, seul en face à face avec lui. 

    Ne crois pas qu'il suffise de prendre l'habit et le bourdon, ni que puissent te rassasier la gourde d'eau, le pain ou la prière. 

    Il convient de cheminer ensemble, confondus en un seul amour, et de briser tous ces miroirs qui emprisonnent ton cœur

     

     

    Antonio Machado

     

     

  • Voyage vers Compostelle - Alain Cazenave-Piarrot

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    Ma bibliothèque Compostellane compte déjà pas mal de livres mais je suis toujours à l’affût. Aussi ai-je embarqué avec un pèlerin géographe. 

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    Le point de départ : Ossen village de la Batsurguère

     

    Il m’a été immédiatement sympathique cet homme : Il admire Elisée Reclus et décide pour ne pas être présent à la rentrée 2011 pour cause de retraite, de prendre son bâton (ferré par le beau-père) et de réaliser son rêve d’enfant. 

    Il a en effet rêvé des sources du Nil, de Valparaiso et de Compostelle, il avait réalisé les deux premières destinations alors ...Ultreïa 

     

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    J’ai aimé ce carnet de route, l’oeil de l’observateur est bien grand ouvert, les pleins et les déliés du paysage lui parlent, parfois ils lui parlent en langue de géographe mais le petit lexique ajouté rend les choses tout à fait claires et j’ai même eu beaucoup de plaisir à retrouver des mots oubliés qui dataient de mes lointains cours de géographie : ager, bachère, éteule ou talweg.

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    C’est tout à fait intéressant de s’attarder sur l’aspect économique ou même sociologique des terres traversées. Découvrir les paysages naturels sous l’angle géologique. L’auteur déchiffre les changements, le recul de l’agriculture traditionnelle, l'abandon complet de certains lieux, des zones industrielles empiétant sur les campagnes.

     

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    Ruesta " El Camino laisse la route par une brusque montée et, sur les trois ou quatre kilomètres qui le séparent de Ruesta, suit une ancienne cañada bordée de buis"

     

    Les petits croquis sont là pour nous éclairer, les villages, les ponts, les pentes verdoyantes, les vergers et les vignes ou la meseta pelée sous le soleil, sont autant de jalons pour ce parcours si particulier.

     

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    Mansilla de las mulas " la modernité à transformé un bourg de tierra de barro en décor pour opérette touristique"

     

    Mais n’oublions pas les rencontres car ici comme dans beaucoup de récit du chemin, les rencontres sont importantes même si pudiquement l’auteur ne s’appesantit pas sur cet aspect.

    Au fil du temps et des quelques 1000 kilomètres, une évolution se fait. Comme tous les pèlerins il va connaitre certains changements et entamer une réflexion sur sa « croyance au progrès matériel et moral de l'humanité. », faire fi du confort, s’alléger de beaucoup de contraintes.

     

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    Le bout du chemin

    " le soleil descend et descend, caché derrière les nuages. Je ne sais pas combien de temps, je reste ainsi à noyer mon regard dans l'océan qui s'agite. La nuit tombe doucement et s'installe en catimini."

     

    C’est un récit que l’on lit avec un réel plaisir, j’ai aimé le ton très libre, j’ai aimé la multitude de petits croquis, la liberté prise avec les chemins tout tracés. Une jolie façon de renouveler ce type de récit.

     

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    Le livre : Voyage vers Compostelle d’un pèlerin géographe - Alain Cazenave-Piarrot - Editions du Cerf

  • Compagnons de route

    Le temps est beau, l’herbe verte, c’est juste le bon moment pour partir à l’aventure.

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    Je vous propose des livres pour partir sur les chemins.

     

    Vous me suivez

  • Régalez vous

    Je l'ai beaucoup aimé et il vient de sortir en poche

     

     

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    N'hésitez pas vous passerez un très bon moment de lecture

  • Ostende 1936 - Volker Weidermann

    L'été de l'amitié

     

    Dommage que l’édition française de ce livre n’ait pas gardé le sous titre de l’édition allemande : l’été de l’amitié. Un sous-titre qui dit tout pour les protagonistes de cet été là.

    On pourrait aussi l’intituler : Portrait de groupe, car en exil dans la station belge d'Ostende on retrouve là des écrivains chassés d’Allemagne et d’Autriche par le régime nazi.

     

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    Ostende avant guerre

    Stefan Zweig bien sûr qui a espéré longtemps pouvoir être encore édité en Autriche, qui va devoir se résoudre au départ et au divorce, il faut dire qu’à Ostende ce n'est pas sa femme mais c’est Lotte Altmann qui est à ses côtés.

    Joseph Roth que les abus d’alcool n’empêchent pas d’être le plus lucide sur la situation de l’Allemagne. 

     

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    Mais dans cette station balnéaire ils ne sont pas seuls et viennent s’ajouter des noms comme celui d’Arthur Koestler qui ne va pas tarder à « virer sa cuti » communiste, et des artistes et écrivains qui sont aussi dans le collimateur nazi : Irmgard Keun, Hermann Kesten.

     

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    Arthur Koestler 

     

    C’est un petit livre tout à fait intéressant sur cette période, on y voit l’amitié mais aussi les heurts entre Zweig et Roth, l’atmosphère de déliquescence qui règne et qui présage d’une fin difficile pour certains d’entre eux. 

    C’est un récit empreint de tristesse bien sûr mais aussi d’éclat de rire, de fêtes au champagne, tant il est bon de lutter contre la mort à venir et l’extinction des voix qui furent celles d’une Europe cosmopolite et si riche. Il y est question de perte, de poésie, de politique et c’est tout à fait captivant. 

    Cette ville refuge est à la fois idyllique et terrible, la fin d’un monde s’inscrit déjà dans le sable de la plage.

     

    Eeguab vient de le lire aussi

     

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    Le livre : Ostende 1936 - Volker Wiedermann - traduit par Frédéric Joly - Editions Piranha 

  • Jokehnen, Chronique d'un village des confins allemands - Arno Surminski

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    Lorsque Hermann Steputat voit le jour c’est le jour de la mort du Maréchal Hindenburg, un héros en Prusse Orientale.

    Le père d’Hermann est le maire de Joekehnen un village perdu entre Vistule et Niémen, il vient de troquer le drapeau rouge blanc noir contre celui du nouveau parti, et notre Hermann va grandir en même temps que s’installe le nouveau régime.

     

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    Il a une enfance heureuse, il court dans les prés, suit la charrette de Samuel le juif, voit arriver la première voiture dans la village et se trouve un nouvel ami Peter Aschmoneit.

    La guerre qui commence n’a pas beaucoup de prise sur le village, sauf pour Peter dont le père est au front. Ah et puis la vie devient même facile car arrivent des prisonniers polonais à qui on fait faire les tâches harassantes mais que l’on invite pour fêter Noël.

     

    Bref c’était un semblant de guerre jusqu’au jour où les troupes traversent le village, direction la Russie ! Et pour le village rien ne change « Le seigle mûrissait, le trèfle avait des fleurs blanc et rouge », Karl Steputat produit du miel à profusion.

    Une chose cependant Samuel Mathern le juif du village a disparu.

     

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    « Il était couché au fond des roseaux avec Peter et chantait les victoires de l’Allemagne aux canards et aux crapauds »

     

    Hermann et Peter grandissent et vivent les derniers moments d’une enfance heureuse. Brusquement tout bascule, terminées les victoires que l’on affiche sur la carte de la mairie, aucun renseignements ne parvient au village, Joekehnen et ses deux cents habitants retiennent leur souffle... Les Russes arrivent !

     

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    Arno Surminski est un écrivain célèbre et reconnu en Allemagne, Joekehnen est son livre le plus célèbre et comme le roman de Siegfried Lenz La Leçon d’allemand , il se situe en Prusse Orientale, région dévastée par la guerre, soumis au pillage de l’armée Russe et éclatée entre deux nations : la Pologne et la Russie après la guerre.

    Ce livre montre bien à la fois la naïveté d’une partie des habitants, la rouerie d’une autre partie et bien sûr les quelques virulents adeptes du National Socialisme.

    Un récit plein de nostalgie pour le temps de l’enfance. L’auteur ne cherche pas à déclencher la pitié, n’occultant rien des comportements, la dérision et un certain humour sont présents mais par dessus tout un profond amour pour un coin de terre balayé par l’histoire. 

     

    Si le sujet vous intéresse je vous rappelle le livre de Marion Dönhoff sur le même sujet 

     

     

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    Aujourd’hui ce livre est à chercher en bibliothèque ou d’occasion.

      

    Le livre : Jokehnen Chronique d’un village des confins allemands - Traduit par Evelyne Schmitt - Editions Noir sur blanc 2002

     

    L'auteur : 

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    Il a passé son enfance en Prusse orientale. Ses parents furent déportés en Union soviétique
    Devenu journaliste Arno Surminski publia son livre en 1978, il a remporté de nombreux prix pour son oeuvre.

    Son souhait :  « concilier les deux générations, pour les amener à mieux se comprendre »