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A sauts et à gambades

  • Pause syndicale

    De temps à autre s’accorder une pause c’est indispensable.

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    Il y a deux ans j’ai migré aux Etats-Unis pour quelques semaines et voilà aujourd’hui ce sont les américains qui débarquent. 

    Ils viennent retrouver les douceurs de chez nous

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    et aussi 

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    ça leur a beaucoup manqué 

    Je vous quitte pour quelques jours.

  • Brigitta - Adalbert Stifter

    J’aime Adalbert Stifter même si ce n’est pas l’écrivain autrichien le plus connu, j’aime sa prose, ses personnages.

    Brigitta est plus une nouvelle qu’un roman et ce court texte est une jolie réussite. 

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    Les bergers de la Puszta

    C' est une belle histoire d’amour qui est contée. Le genre d’histoire où la passion, la faute, le pardon tiennent toute la place.

    Le narrateur a un ami le Major, ils ont fait connaissance en Italie Le Major possède un domaine en Autriche-Hongrie, Uwar, qu’il tente de gérer avec des méthodes modernes, c’est bien loin des villes,  dans les steppes de la Puszta. Il a été invité « à passer chez lui un été, une année, ou cinq, ou dix ans »

    Le narrateur va lui rendre visite et ainsi faire connaissance avec les fermiers, les hommes et femmes qui travaillent sur le domaine, il rencontre aussi un personnage étonnant, la voisine du major, Brigitta Maroshely que tout le monde craint et respecte, excellente cavalière qui vit avec Gustav son fils adolescent son mari l’ayant abandonné.

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    Un pays de chevaux

    Le major est un hôte parfait, il a voyagé, il a lu, le temps passe vite auprès de lui. Le séjour s'allonge.

    C’est une histoire simple, ce qui la rend si présente c’est l’art de Stifter, il est habile à dresser un portrait tout en ambiguïté de ses personnages, une femme émancipée et pourtant fragile qui est liée au major par une amitié rare alors que c’est une femme laide « Un visage ingrat nous réserve souvent une beauté intérieure dont cependant nous ne savons dans l’instant déceler la valeur » le major lui conte son histoire.

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    La steppe est belle sous la plume de Stifter, la nature est très présente, à la fois magnifique et hostile.
    C’est d’ailleurs la nature qui fait basculer le récit lorsque Gustav est attaqué en plein hiver par une meute de loups affamés.

    C’est un récit très réussi, poétique, à la prose plutôt classique mais belle et l’histoire bien que brève recèle quelques surprises. 

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    Le livre : Brigitta - Adalbert Stifter - Traduit par Marie Hélène Clément - Editions Cambourakis

  • le temps des empires

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    Un petit tour du côté de la littérature autrichienne demain, mais l’Autriche au temps de sa splendeur, au temps où l’on disait plutôt  Autriche-Hongrie

  • Un coeur faible

    J’avance doucement dans ma lecture des oeuvres de Dostoïevski et en particulier  des petits récits et nouvelles qui sont regroupés par date de publication dans l’édition Actes Sud. J’avais aimé sa nouvelle et je viens de repiquer avec Un coeur faible.

     

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    Arkadi Ivanovitch Néfédévitch et Vassia Choumkov travaillent comme copistes et vivent ensemble dans un tout petit logement. Ils sont amis depuis longtemps.

    Tout s’accélère quand Vassia tombe amoureux de Lisanka Artémiev. Vassia se sent indigne du bonheur qui lui échoit. Il déborde de joie, il est sous l’emprise total de cet amour et les aspects matériels apparaissent comme très secondaires. Ses revenus sont faibles mais il a un bienfaiteur qui lui fournit régulièrement des travaux supplémentaires : Ioulian Mastakovitch, bien sûr celui-ci est exigeant et il s’agit de rentre le travail dans les délais sinon... 

    « J’ai le coeur tellement plein, mais plein! Arkacha ! Je suis indigne de ce bonheur ! Je le sens, je le pressens. »

    Arkadi est heureux pour lui mais un peu inquiet. Vassia est pris d’une douce folie qui le pousse à oublier la tâche à accomplir. 

    Le retard devient énorme, Vassia a maintenant 21 jours de retard dans son travail. Et soudain tout tourne au cauchemar, la folie s’empare de lui, il va décevoir son bienfaiteur, il va être puni, il va devoir partir au service militaire,  il va ...il va.... 

     

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    Le récit est rythmé par la passion et la folie, Dostoïeski sait parfaitement rendre cette excitation par des dialogues hachés, tronqués. Il fait monter l’angoisse chez le lecteur qui s’interroge 

    « Comment pourrait-on devenir fou par reconnaissance ? »

    Il mêle reconnaissance et haine, angoisse et joie 

    Dostoïevski s’est semble t-il inspiré d’un fait réel qu’il avait jugé choquant et qu’il a transposé. Un homme né serf, racheté par une association de bienfaisance mais maintenu dans la misère et l’exploitation par son  bienfaiteur avec la menace de voir son exemption de service militaire (20 ans de service !) supprimée.

    J’ai aimé cette nouvelle qui mélange le rire et la crainte, la folie et l’amour.

    L’avis de Sibylline sur Lecture/Ecriture 

     

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    Le livre : Oeuvres romanesques 1846-1849 - Fedor Dostoïevski - Editions Actes Sud Thesaurus

  • Soukhodol - Ivan Bounine

    Si vous aimez la littérature russe vous avez peut-être déjà fait connaissance avec Ivan Bounine. J’ai déjà chroniqué ici Printemps Eternel et La vie d’Arseniev.

    Aujourd’hui c’est un roman très court que je vous propose. 

    Une chronique nostalgique d’un monde disparu, mais un monde dur et parfois effrayant.

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    Guennadi Charoïkine

    Faisons connaissance avec la famille Khrouchtchev, une famille qui pourrait s’appeler Bounine !

    C’est par la voix de Natalia la servante, mémoire de la famille que nous découvrons Soukhodol le domaine où elle est née.

    Un domaine qui excite la curiosité des jeunes enfants de la famille car il s’y passe de drôles de choses. Il y eu des mélanges entre nobles et serviteurs, viols, châtiments, amours interdites....

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    Isbas  Isaac Levitan

    « Les domestiques, le village et la maison de Soukhodol formaient une seule famille. »

    C’était le lieu dangereux « à Soukhodol, l’amour était singulier, la haine aussi. » Querelles et embrouilles culminent lors de l’assassinat du grand-père  !

    Ivan Bounine donne un tableau sombre de la misère paysanne. Le roman a une face noire voire sordide qui est balayée par les moments de poésie pure

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    Isaac Levitan


    « Le jardin était magnifique : une grande allée de soixante-dix bouleaux largement étalés, une cerisaie noyée dans les orties, des buissons épais de framboisiers, des acacias, des lilas et tout autour un bouquet de peupliers argentés presque entier qui se confondait avec les blés. »

    C’est un monde violent et en déclin que peint Bounine et l’on entend derrière ses mots son amour total pour sa vieille Russie.

    Ivan Bounine  premier écrivain russe à recevoir le Prix Nobel, un auteur indifférent aux modes littéraires, grand admirateur de Tolstoï et ami de Tchekhov. Il fera plus noir encore avec un autre roman dont je parlerai un de ces jours.

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    Le livre : Soukhodol - Ivan Bounine - Traduit par Madeleine Lejeune - Editions des Syrtes

  • oh les belles plumes

    Un Prix Nobel et un classique parmi les classiques , deux visions d’un même pays.

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    Deux belles plumes vous donnent rendez vous ici dès demain