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A sauts et à gambades - Page 2

  • frénésie de lecture

    Ma frénésie de lecture est revenue, du coup je n’ai pas hésité et je me suis plongée dans des pavés ENORMES  je vous laisse des indices.

    Un livre d’histoire bien gros et bien lourd

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    et une histoire littéraire genre tour du monde.

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  • Au bonheur des fautes - Muriel Gilbert

    « Clément Marot a ramené deux choses d’Italie : la vérole et l’accord du participe passé...Je pense que c’est le deuxième qui a fait le plus de ravages ! »

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    Vous aimez l’aquagym ? non, aïe ... Alors vous aimez l’orthographe ? NON, alors là je ne peux plus rien pour vous étant donné que voilà un livre qui rassemble aquagym et orthographe.

    J’avais déjà profité ainsi  de la Poésie du gérondif qui m’avait beaucoup amusé et bien j’ai récidivé avec le livre de Muriel Gilbert, correctrice au journal Le Monde qui confesse ses penchants de dompteuse de mots.

     

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    Le vocabulaire je n’ai pas trop de problème mais la grammaire, là, je bute parfois et je m’évertue à réciter tout haut devant mon écran la règle en question surtout que mes doigts sur le clavier sont plus rapides que mon cerveau parfois.

    Muriel Gilbert fait la chasse non seulement aux fautes d’orthographe mais aussi aux tournures fautives, aux pléonasmes, à l’utilisation de prolixe à la place de prolifique, aux fautes de ponctuation, à l’orthographe des noms propres etc. (vous remarquerez que je n’ai pas mis trois petits points après etc, merci Muriel Gilbert grâce à vous je me ridiculiserai un peu moins) 

     

    Un livre drôle dans lequel elle nous retrace son parcours professionnel avec un millier d’anecdotes, tenez par exemple : comment écrivez-vous b....... aux corneilles ? là je dois le dire je me suis plantée. lamentablement.

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    enfin je n'en suis pas là ...quand même !


    Vous irez sans doute vérifier la liaison fautive d’Eddy Mitchell dans une de ses chansons que bien entendu vous n’aviez jamais remarquée. Remarqué ou remarquée ? vous saurez tout tout tout sur l’accord du participe passé. Ses règles occupent à peu près 25 pages donc tout le monde est pardonné par avance en cas d’erreur et Muriel Gilbert nous avoue que parfois il arrive aux correcteurs de modifier une phrase lorsque l’équipe du cassetin (quésaco ?) n’arrive pas à se mettre d’accord.
    Je vous laisse découvrir une sombre histoire d’orignal qui m’a fait beaucoup rire. 
     

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    Dur mais passionnant métier. Mais attention, car emporté par l’intérêt d’un article, le correcteur ne doit pas être lecteur. Dans ce cas là son attention se porte sur le fond et hop il peut laisser passer LA faute qui lui vaudra les foudres du public. Ceci dit vous verrez que les hommes politiques et autres énarques ne sont pas à l’abri de se ridiculiser dans un texte de l’Elysée donné à la presse ! 

    Vous trouverez en fin de livre une bibliographie complète, il existe même un Petit livre des liaisons qui n'a hélas rien de coquin.

     

    Amis des mots, des bonnes histoires et de l’aquagym, ajoutez ce livre à votre bibliothèque.

     

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    Le livre : Au bonheur des fautes - Muriel Gilbert - Editions La librairie Vuibert

     

  • Fichue langue française

    Si vous faites des fautes mais que cela vous agace

    Si vous sursautez à l'écoute d'une liaison approximative

    Si vous ânonnez (ou ânonnez ou anonnez ou annonez ?) bêtement comme moi la règle de l'accord du participe passé je vous propose de me retrouver ici demain. 

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  • L'homme qui fuyait le Nobel - Patrick Tudoret

    Luocine a su me convaincre en quelques lignes que ce livre trouverait un écho chez moi et ce fut le cas.

    Qui a déjà lu une biographie de Camus sait quel angoisse peut générer l’obtention du Nobel, Patrick Tudoret nous fait entrer dans l’intimité de Tristan Talberg, écrivain plus que reconnu, qui a cessé d’écrire depuis quelques années et qui à l’annonce du prix décide de jouer les filles de l’air.

    Oui mais comment échapper à la presse, aux médias, accessoirement à son éditeur qui entend bien profiter de cette manne inattendue.

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    Comment échapper aux médias ?

    Partir ? oui bien sûr mais où et comment quand votre domicile est déjà assiégé par journalistes et photographes ! Et voilà Tristan Talberg en cavale, il part donc sans se retourner.

    Pas facile de disparaitre, il faut trouver un ami sûr, changer de look, ne plus se servir des portables et autres cartes bancaires car la police fait front commun avec les journalistes, la disparition d’un homme célèbre c’est pain béni pour le landerneau médiatique.

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    Sa fuite va le conduire sur des chemins de traverse, des chemins mille fois empruntés autrefois par des hommes et des femmes qui eux ont fait le choix de ce chemin, ont souvent minutieusement préparé leur longue marche. Car notre nobelisé va suivre sans vraiment l’avoir désiré, sans l’avoir préparé le chemin de tous les retours vers soi : Compostelle.

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    Le chemin en Aubrac 

    Un rien d’équipement, quelques livres quand même ( ah quel plaisir de trouver le Voyage du Condottiere dans le sac à dos) de la compagnie parfois bonne, parfois moins, l’écrivain s’éloigne des feux de la rampe et se rapproche du coeur de sa vie. 

    Il écrit le soir à l’étape, écrit à sa femme, danseuse magnifique et morte très tôt d’une épouvantable maladie qui l’a cloué au sol, les souvenirs affluent. Elle lui avait dit son envie de suivre ce chemin, Tristan Talberg exauce ce voeu par delà les années.

    Il avance accompagné par les poètes, par Pascal dont il est grand lecteur, par les mystiques lui l’agnostique.

    J’ai pris un plaisir certain à la compagnie de Tristan Talberg, j’ai aimé son cheminement, sa femme à travers lui, ses doutes, ses colères, ses errances. Aucune tristesse dans ce livre, simplement de la gravité mais mâtinée de burlesque et d’ironie bienveillante.

    Patrick Tudoret dit être un « Jacquet » contrarié puisqu’il n’a pas fait la totalité du chemin mais qu’importe vous suivrez ce Jacquet là avec grand plaisir, sans sauter une étape. Au gré des pages je sais que vous noterez quelques références littéraires qui vous conduiront elles aussi sur des chemins splendides.

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    Le livre : l’homme qui fuyait le Nobel - Patrick Tudoret - Editions Grasset

     

  • L'encrier de madame de Sévigné - Barbara Lecompte

    Je fouine souvent chez Arléa et j'y ai trouvé mon bonheur

    Les cours de français au lycée m’ont toujours pesé, froids, sans âme, je m’y suis ennuyée à périr sauf ...Sauf lorsqu’il fut question de Mme de Sévigné, cette femme me plaisait infiniment.

    Outre ses lettres j’ai lu une biographie sérieuse, un roman très amusant et aujourd’hui un livre qui est un pêché mignon pour moi, une de ces balades sur les pas d’un écrivain.

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    Une balade qui tient du voyage véritable et qui va du Marais à la Bretagne, détour en Bourgogne et surtout en Provence chez la plus belle fille de France de l’époque dit-on, Françoise de Grignan.

     

    Disons tout de suite que Barbara Lecompte est partiale, mais une partialité qui me plait : « Madame de Sévigné ensorcelle. » 

    Elle aime imaginer la belle Marquise en bonne compagnie, Mme de La Fayette, La Rochefoucauld, les Messieurs de Port Royal.

    Elle rêve devant son écritoire, ses plumes et peut être son encrier. 

    Le livre va gaiement au gré des chemins qu’emprunte la marquise, songez qu’à l’époque il fallait pas loin de dix huit jours pour aller de Paris en Provence !

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    « Elle parfumait son papier et usait une quantité incroyable de plumes, des litres d’encre. A son écritoire, tour à tour amusée, triste ou taquine, elle se laissait guider par ses pensées. »

    Nous profitons de ses joutes avec son cousin Bussy Rabutin qui dit on était amoureux d’elle, on la voit côtoyer La Fontaine et Fouquet, prendre leur défense à l’heure où cela était dangereux. 

    Mais surtout on la trouve devant son écritoire et Barbara Lecompte nous permet de regarder par dessus cette épaule que le tout Paris admirait.

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    «  De l’hôtel de Coulanges à Carnavalet, et des Rochers à Grignan, il fut bon de sévigner ainsi par les chemins de traverse chers à la marquise. Sa présence est encore palpable autour de nous »

    C’est une balade parfaite, mêlant anecdotes et éléments biographiques, on apprend ainsi que sa fille, la fameuse Mme de Grignan fut un temps dans la ligne de mire de Louis XIV, que la marquise aimait se baigner dans la Seine et que son jeune mari la fit très tôt veuve car le bel Henri de Sévigné était volage mais aussi enragé duelliste

    J’ai aimé ce petit livre qui nous livre bien des charmes de la belle épistolière sans jamais alourdir le propos.

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     Le livre : L’Encrier de madame de Sévigné - Barbara Lecompte - Editions Arléa 2017

     

  • je fais mon marché

    Je fais mon marché sur les blogs et aussi en fouinant chez les libraires et sur les sites des éditeurs

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    Et de temps à autre on remporte le jack pot.

    Deux livres plaisir c’est ici dès demain