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Bribes et brindilles

  • Bribes de Victor Hugo

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    Lettre de Victor Hugo à sa femme, Bruxelles, 18 août 1837. BNF, Manuscrits
    © Bibliothèque nationale de France / Gallica

    « Un livre est un engrenage. Prenez garde à ces lignes noires sur du papier blanc ; ce sont des forces ; elles se combinent, se composent, se décomposent, entrent l'une dans l'autre, pivotent l'une sur l'autre, se dévident, se nouent, s'accouplent, travaillent.»

     

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    Le livre : L'Aquarium de la nuit - Victor Hugo - Editions Interférences

  • Bribes d'Hermann Hesse

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    « Habituez-vous à contempler l’azur chaque matin pendant un instant ; vous sentirez tout à coup l’air autour de vous, la fraîcheur légère dont la nature vous fait grâce entre le repos et le travail. Vous aurez alors l’impression que chaque journée possède une physionomie spécifique, un éclat particulier, à l’instar de chaque pignon de maison.

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    Brueghel lui donne le nom de paresse

    Accordez-y un peu d’attention, et vous conserverez en vous jusqu’au soir les restes d’une sensation de plaisir, une petite part de complicité avec la nature. Progressivement, l’œil apprend à devenir l’intermédiaire qui nous révèle bien des détails charmants de notre environnement ; il s’habitue tout seul et sans difficulté à observer la nature et les rues, à saisir la drôlerie inépuisable des petites choses de la vie.
     »

     

    Le livre : L’art de l’oisiveté - Hermann Hesse - Editions Calmann-Levy ou Livre de poche

  • Carnet de lecture


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    « J’achève à l’instant Guerre et Paix. Commencé le premier jour de voyage ; terminé le dernier. Jamais je crois, je n’ai tant vécu dans le livre. »

     

    «  Les Mémoires de Retz. Voilà longtemps que je n’avais goûté pareille joie. Etrange style, qui semble tout en substantifs et en verbes, et qui marche sur les talons. »

     

    « Matinée au Louvre ; matinée délicieuse. J’avais un petit Montaigne avec moi, mais n’en lisais que par instants, en marchant et juste ce qu’il faut pour entretenir l’exaltation joyeuse de ma pensée. »

     

    «  Je retrouve chaque été les volumes de Jean Henri Fabre que je laisse à regret chaque automne. J’étais « naturaliste » avant d’être littérateur et les aventures naturelles m’ont toujours plus instruit que celles des romans » 

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    «  J’avance dans Robinson Crusoé, pas à pas, avec l’admiration la plus vive. »

     

    « Ce soir j’achève ma relecture des Possédés. Accablante admiration. »

     

    «  Le Rouge et le Noir m’a paru magistral. Chaque phrase est tendue comme une corde d’arc ; mais la flèche vole toujours dans le même sens, et vers un but toujours visible - ce qui permet d’autant mieux de voir qu’elle l’atteint. »

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    Maison de Gide à Cuverville

     

    Le livre : Journal une anthologie 1889-1949 - André Gide - Gallimard Folio

  • Vive le vélocipède

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    « Monte Oliveto, avec ses jardins, ses vergers et ses vignobles est comme une oasis au milieu de cette désolation. Sur les collines en terrasses, les oliviers et la vigne poussent jusqu'à l'extrême bord du ravin. »

     

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    « Notre itinéraire nous faisait traverser le splendide Val di Chiana qui n'était plus pestilentiel comme à l'époque de Dante, mais frais et ravissant, baignant par endroits dans le doux parfum des clématites. Il n'y avait ni barrières, ni haies, et le vallon s'étendait entre les montagnes, tel un seul parc, vaste et délicieux. »

     

    Le livre : L'Italie à Vélocipède - Joseph et Elizabeth Pennell - Traduit par Matthieu Mas - Editions La Fosse aux ours

  • Bribes homériques

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    « Par un soir de janvier, il y a quelques années, juste avant le début du semestre de printemps au cours duquel je devais enseigner un séminaire de licence I sur l'Odyssée, mon père, chercheur scientifique à la retraite, alors âgé de quatre-vingt-un ans, m'a demandé, pour des raisons que je pensais comprendre à l'époque, s'il pourrait assister à mon cours, et j'ai dit oui »

     

    Le livre : Une Odyssée Un père un fils une épopée - Daniel Mendelsohn -traduit par Clotilde Meyer et Isabelle Taudière - Editions Flammarion

  • Ruralité

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    Fontaine de Provence

    Quatre maisons fleuries d'orchis jusque sous les tuiles émergent de blés drus et hauts.
    C'est entre les collines, là où la chair de la terre se plie en bourrelets gras.
    Le sainfoin fleuri saigne dessous les oliviers. Les navettes dansent autour des bouleaux gluants de sève douce.
    Le surplus d'une fontaine chante en deux sources. Elles tombent du roc et le vent les éparpille. Elles pantèlent sous l'herbe, puis s'unissent et coulent ensemble sur un lit de jonc. Le vent bourdonne dans les platanes. 

    Ce sont les Bastides Blanches.

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    Paysage de Haute-Corrèze

     

    Ici, c’est le pays des sources inatteignables, des ruisseaux et des rivières aux allures de mues sinuant entre le clair et l’obscur. Un pays d’argent à trois rochers de gueules, au chef d’azur à trois étoiles d’or.

    Ici, c’est le Plateau.

      

    Les livres

    Colline - Jean Giono - Editions Gallimard 1956
    Plateau - Franck Bouysse - Editions Manufacture de livre