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Bribes et brindilles - Page 3

  • Bribes de Mario Rigoni Stern

    L'automne de Mario Rigoni Stern

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    Aube © des âmes et tes yeux

    «  C’est la période où la forêt est magique, par ses silences, ses aubes brumeuses, ses couleurs qui s’estompent en une multitudes de tons vert-brun-jaune que relève par moments une lumière mystérieuse dans le sous-bois pré-hivernal.

    Parfois, on s’arrête pour écouter la clochette, puis le trottinement du chien d’un chasseur solitaire qui passe, s’ éloigne, et disparaît dans la forêt.»

     

    « Les feuilles des érables d’altitude se sont mises à luire comme de l’ambre, et la brise du matin les détache des arbres, et les pose sur le sol. Les sorbiers aux baies rouges, brillantes, attirent  irrésistiblement les grives litornes et les grives draines ; les petits coqs de bruyère  se rassemblent au soleil dans les clairières entre les pins mughos, mais quand le temps se mettra à la neige, ils ne tarderont pas à chercher refuge dans les trous à l’abri du vent.

    Les prés autour des hameaux et les pâturages se sont parés des dernières fleurs : les colchiques de l’automne bleus et violets. »

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    Le Livre : Les Saisons - Mario Rigoni Stern - Traduction Marie Hélène Angélini - Editions La Fosse aux ours

  • Bribes de Cézanne

     Dans les pas de Cézanne

     

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    La montagne Ste Victoire au-dessus de la route du Tholonet,

    The Cleveland Museum of Art, Cleveland.

    «  Un ciel immense. Quelques nuages légers blanchissent l’horizon. Une brume de lumière diffuse monte du gouffre au bord duquel roule la planète désertée. Pas un être vivant, humain ou animal. Quelques bosquets compacts ne sont que touches de matière végétale dont le vert se dégrade en gris. Seul se détache sur l’horizon un arbre que la lumière consume et dont l’ombre d’un noir épais est plus réelle que le feuillage. »

     

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    Le livre : Petite route du Tholonet - François Gantheret - Editions Gallimard 

  • Bribe de Sei Shônagon

    Choses qui gagnent à être peintes

     

     

    Un pin

     

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    La lande en automne. 

     

    Un village dans la montagne. 

     

    Un sentier dans la montagne. 

     

    La grue. 

     

    Le cerf. 

     

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    Un paysage d'hiver, quand le froid est extrême. 

     

    Un paysage d'été, au plus fort de la chaleur.

     

     

    Le livre : Notes de Chevet - Sei Shônagon - Editions Gallimard

  • Bribes de Sylvain Tesson

    Heureuse de vous retrouver bientôt

     

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    « Je viens de passer plus de trois mois sur les routes de Grèce, de Belgique et du Danemark. Trois mois loin de mes livres. En rentrant chez moi j’ai été presque aussi content de les retrouver que de revoir mes proches. Je ne sais plus quel écrivain disait que lorsqu’il passait devant ses livres, il les entendait chuchoter. Tant de mots compressés dans tant de pages et traduisant tant de pensées et recelant tant de sens finissaient par émettre un brouhaha, un froissement presque audible. Je me suis approché de mes rayonnages pour y capter le murmure de quelques livres. »

     

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    Le livre : Géographie de l’instant - Sylvain Tesson - Editions des Equateurs

  • Bribes de Lucien Jerphagnon

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    « Savoir parler en public ne signifiait pas seulement s’exprimer sans bafouiller, mais aussi et surtout capter l’attention de l’auditoire et décocher comme une flèche l’argument qui fait mouche s’il est pointé où et quand il faut.

    Rien de plus grec que le mot d’ordre Kairon gnôthi, « Repère le moment » ! Aussi cette denrée nouvelle et surfine que proposait l’enseignement des Protagoras, Gorgias, Hippias, Prodicos, Antiphon, Thrasymaque et autres, suscita-t-elle dans le monde politique une formidable demande, un remaniement complet des habitudes de pensée, et aussi une violente réaction allergique dont les effets, comme nous venons de le dire, se font encore sentir de nos jours. »

     

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    Le livre : Connais toi toi-même et fais ce que tu aimes - Lucien Jerphagnon - Editions Albin Michel

  • bribes d'Umberto Eco

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    En 1860, alors qu’il était sur le point de traverser la Méditerranée pour suivre l’expédition de Garibaldi en Sicile, Alexandre Dumas père fit une halte à Marseille et visita le château d’If, où son héros Edmond Dantès, avant de devenir le comte de Monte-Cristo, reste emprisonné quatorze ans et reçoit l’enseignement d’un codétenu, l’abbé Faria. 

    Alors qu’il se trouvait là, Dumas fit une découverte : on montrait régulièrement aux visiteurs du château la « véritable » cellule de Monte-Cristo, et les guides ne cessaient de parler de Dantès, de Faria et des autres personnages du roman comme s’ils avaient vraiment existé. En revanche, ces mêmes guides ne mentionnaient jamais que le château d’If avait été la prison de personnages historiques importants comme

    Mirabeau.

     

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    D’où ce commentaire de Dumas dans ses Mémoires

    « C’est le privilège des romanciers de créer des personnages qui tuent ceux des historiens. La raison en est que les historiens se bornent à évoquer de simples fantômes, tandis que les romanciers créent des personnes en chair et en os. »

     

     

     

    Le livre : Confessions d’un jeune romancier - Umberto Eco - Editions Grasset