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Bribes et brindilles - Page 3

  • Bribes de Gerald Durrell

     

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    Les pastèques à la chair aussi craquante et fraîche que de la neige, étaient de formidables boulets de canon botaniques, d’une taille et d’un poids suffisants pour détruire une ville ; les pêches, orange ou roses comme la lune des moissons, pendaient, énormes, dans les arbres, leur peau épaisse et veloutée gonflée par le jus sucré ; les figues vert et noir craquaient sous la pression de leur sève, et les cétoines dorées, nichées dans les fentes roses, s’enivraient de ces largesses sans fin. 

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    Le livre : Le jardin des dieux - Gerald Durrell - Editions La table ronde  2014

  • Bribes de M Stern

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    «  La joie au coeur, remplissons le creux de notre main d’un peu de myrtilles, et savourons les en pensant que le grand tétras et la grive musicienne les aiment eux aussi.

    Dans les clairières, mangeons également quelques fraises des bois parfumées ou quelques framboises mûres. La lune décroissante n’est pas favorable à la cueillette des champignons, mais si, parmi les myrtilles, il vous arrive d’apercevoir le jaune lumineux des chanterelles, ne vous précipitez pas pour les prendre ; savourez ce moment avec bonheur, comme un don de la nature : le souvenir même de cette cueillette donnera encore plus de goût et de parfum au risotto de votre dîner en famille. »

     

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    Le Livre : Les Saisons - Mario Rigoni Stern - Traduction Marie Hélène Angélini - Editions La Fosse aux ours

  • Bribes de sieste

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    « Nous sommes tous, plus au moins, animés par la quête de l’absolu, de la vérité, de l’éveil, de l’illumination, de la compréhension ultime, etc.

    Pour s’apercevoir, au bout du compte (si l’on y arrive), qu’il n’y a rien. « Fondamentalement rien », comme disait le maître ch’an chinois Feng-kan (IXe s.) »

     

     

    Le livre : L’art de la sieste et de la quiétude - Hervé Collet - Editions Albin Michel

  • Bribes de César

    Puisque la saison se prête aux péplums pourquoi ne pas s'offrir une bribe de César 

     

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    « La colline entière était ainsi couverte de soldats ; il ordonna qu'en même temps les sacs fussent réunis en un seul point et que les troupes qui occupaient la position la plus haute s'employassent à le fortifier.

    Les Helvètes, qui suivaient avec tout leurs chariots, les rassemblèrent sur un même point ; et les combattants, après avoir rejeté notre cavalerie en lui opposant un front très compact, formèrent la phalange et montèrent à l'attaque de notre première ligne. »

     

    Le livre : La Guerre des Gaules - Jules César - Edition numérique 

  • Bribes de Colette

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     « Le mot «presbytère» venait de tomber, cette année-là, dans mon oreille sensible, et d'y faire des ravages.

    «C'est certainement le presbytère le plus gai que je connaisse…» avait dit quelqu'un.  »

     

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     « Loin de moi l'idée de demander à l'un de mes parents: «Qu'est-ce que c'est, un presbytère?» J'avais recueilli en moi le mot mystérieux, comme brodé d'un relief rêche en son commencement, achevé en une longue et rêveuse syllabe… Enrichie d'un secret et d'un doute, je dormais avec le mot et je l'emportais sur mon mur. «Presbytère!» Je le jetais, par-dessus le toit du poulailler et le jardin de Miton, vers l'horizon toujours brumeux de Moutiers. Du haut de mon mur, le mot sonnait en anathème: « Allez! vous êtes tous des presbytères!» criais-je à des bannis invisibles.  »

     

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     « Un peu plus tard, le mot perdit de son venin, et je m'avisai que «presbytère » pouvait bien être le nom scientifique du petit escargot rayé jaune et noir…  »

      

    Le livre : La maison de Claudine - Colette - Editions Bouquins Robert Laffont

  • Bribes de Mario Rigoni Stern

    L'automne de Mario Rigoni Stern

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    Aube © des âmes et tes yeux

    «  C’est la période où la forêt est magique, par ses silences, ses aubes brumeuses, ses couleurs qui s’estompent en une multitudes de tons vert-brun-jaune que relève par moments une lumière mystérieuse dans le sous-bois pré-hivernal.

    Parfois, on s’arrête pour écouter la clochette, puis le trottinement du chien d’un chasseur solitaire qui passe, s’ éloigne, et disparaît dans la forêt.»

     

    « Les feuilles des érables d’altitude se sont mises à luire comme de l’ambre, et la brise du matin les détache des arbres, et les pose sur le sol. Les sorbiers aux baies rouges, brillantes, attirent  irrésistiblement les grives litornes et les grives draines ; les petits coqs de bruyère  se rassemblent au soleil dans les clairières entre les pins mughos, mais quand le temps se mettra à la neige, ils ne tarderont pas à chercher refuge dans les trous à l’abri du vent.

    Les prés autour des hameaux et les pâturages se sont parés des dernières fleurs : les colchiques de l’automne bleus et violets. »

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    Le Livre : Les Saisons - Mario Rigoni Stern - Traduction Marie Hélène Angélini - Editions La Fosse aux ours