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A sauts et à gambades - Page 3

  • bribes de bienveillance pour la terre

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    Le Passage de Beder une ile à marée haute 

    " J’écoute le clapotement de la mer et le cri d’une corneille de rivage dans les cèdres qui commencent tout juste à bruire sous le souffle de l’après-midi. Les voix de ma fille et de mon fils me parviennent de loin, le grincement d’une rame, les à-coups d’un bateau – toute la douce musique d’une île à marée haute ou à marée basse. Quelle est la place des êtres humains dans l’harmonie du tout, et qu’est-ce que cela nous dit sur la façon dont nous devrions agir dans le monde ?"

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    " La brume s’était levée et je découvris que j’étais entourée de minuscules îles, avec sur chacune d’elles un arbre seulement. Leurs rivages étaient recouverts d’algues marines, jaunes sous le soleil soudain, et toutes avaient, après un monticule de roches grises et nues, un unique sapin-ciguë ployant sous les touffes de mousse et de lichen déchiqueté. Les îles flottaient sur leurs propres reflets – ils n’étaient pas parfaits, mais découpés en lignes horizontales, et se déplaçant très légèrement. Je lançai une corde par-dessus une branche et m’amarrai – je ne voulais pas dériver trop loin –, et les reflets devinrent alors des taches de couleur qui dansaient."

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    "Admettons que vous êtes d’accord. Admettons que vous reconnaissez que les humains ont une obligation de bienveillance envers la terre. Qu’est-ce que cela signifie exactement, ici et maintenant ? Qu’allez-vous faire ? Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas facile à savoir. Vous ne pouvez pas partir du principe que vous savez quoi faire. Tout change autour de vous, et vous n’y pouvez rien, mais ce que vous faites est souvent ce qu’il ne faut pas faire. Et ce que vous faites dans un endroit précis a des répercussions inattendues à une centaine de kilomètres de là, ou en aura dans une centaine d’années."

     

    Le Livre : Sur quoi repose le monde  Kathleen Dean Moore – Editions Gallmeister 

  • La Fabrique du chef-d'oeuvre - Sébastien Le Fol

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    Je vous propose un livre qui évoque les grandes oeuvres de notre littérature, les inoubliables, les incontournables.

    Le maitre d’oeuvre de ce livre nous propose d’entrer dans la fabrique elle même, celle qui livre les secrets de la création d’un chef d’oeuvre. car comme le disait Bernard de Fallois « Quel  roman que l’histoire des romans » et bien ici vous allez vous en donner à coeur joie.

     

    Comment certaines de ces oeuvres ont traversé les siècles ? Comment ont elles été écrites ? 
    Pourquoi sont elles enseignées encore dans les écoles ?

    Frédéric Le Fol est allé le demander à des écrivains, des journalistes, des philosophes.
    Il a sélectionné 23 oeuvres, on imagine le casse tête qui fait que l’on élimine Baudelaire mais qu’on garde De Gaulle !!! 
    Bref 23 oeuvres qu’on lit encore aujourd’hui. 

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    J’ai été autant intéressée par le choix des oeuvres que par celui des accompagnateurs qui cherchent à nous faire partager leur passion, leur admiration, leurs avis. 
    Tous ces accompagnateur partagent une passion pour la littérature et nous donne envie de la partager à notre tour.
    J’ai retrouvé là des amis de lecture. 

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    Pascal à Port Roya

    Laurence Plazenet et sa connaissance de Pascal mais aussi de Port Royal. 

    Jean Michel Delacomptée que je lis depuis des années et qui m’a transporté dans le siècle de Louis XIV mais aussi chez Montaigne et qui ici nous emporte chez La Fontaine 

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    L’article d’Antoine Compagnon sur Montaigne est une parfaite introduction à l’auteur et son avis sur l’adaptation la meilleure en langue d’aujourd’hui me convient parfaitement car il fait une belle place à Bernard Combaud et à l’éditions chez Bouquins qui devrait rester pour l’avenir comme une édition de référence.

    « Leur actualité (Les Essais), c’est celle d’une pensée émancipée, promeneuse et plurielle, d’une pensée à l’essai, ennemie de tous les fanatismes et de tous les fondamentalismes, d’une pensée politique au sens noble, portant sur l’identité de la nation par delà les croyances et les dévotions. »

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    Josyane Savigneau nous introduit chez Marguerite Yourcenar et Hadrien et donne envie de relire la bio qu’elle a fait de l’auteure.

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    « Lorsque l’unique maison d’édition de Gaza fut écrabouillée par un bombardement israélien, que découvrit on ? Qu’après le Coran, son livre le plus vendu était Les Misérables de Victor Hugo traduit en arabe »

    Les Misérables reste pour moi le modèle même du roman, n’en déplaise aux grincheux, l’histoire elle même est dans toutes les mémoires, les noms des personnages sont dans la langue courante, et l’article de Jean François Kahn est juste …parfait 

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    Olivier Frébourg que je connais déjà est idéal en passeur des MOT ….pour les non initiés Les Mémoires d’Outre Tombe de ce prétentieux mais si éblouissant Chateaubriand.

    « On pourrait penser que cet ouvrage est un fleuve, un océan. Il l’est ! Mais c’est aussi un kaléidoscope composé de l’Iliade et l’Odyssée, des Confessions celles de Saint Augustin et de Rousseau. »

    Comment tous ces livres ont vu le jour, comment ils ont été pensé, publié ? La critique fut parfois et est encore parfois, féroce mais ….ces livres sont inscrits dans notre patrimoine littéraire et leur postérité est incontournable.

    Il y a quelques surprises : le Mémorial de Saint Hélène ! Vu par un spécialiste comme Thierry Lentz cela prend une autre tournure. 

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    J’ai lu avec intérêt Jérôme Dupuis quand il parle de Céline. J’ai aimé l’article sur Jules Verne et sur Alexandre Dumais mais j’étais là moins surprise, moins épatée.

     

    Je vous sens un peu dubitatif ? Il en manque, et Proust alors ? Et Stendhal ? J’ai fait l’impasse parce que Proust est partout sur ce blog, Stendhal n’est pas en reste et l’article est passionnant mais je suis restée un peu en retrait car je les connaissais déjà très bien.

    Balzac est à la noce en ce moment avec les films qui sortent : Les Illusions perdues, Eugénie Grandet et il a une place réservée avec Splendeurs et misères des courtisanes.

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    Je n’admire pas le De Gaulle du coup d’état de 58 mais j’admire celui du 18 juin et ses mémoires méritent sans doute leur place ici.

     

    J’ai aimé la préface de Sébastien Le Fol qui sait nous faire partager sa passion, lui qui n’eut pas de livres dans sa famille mais qui a trouvé celui qui va le conduire vers l’écrit un peu comme Monsieur Germain qui prit par la main un nommé Albert Camus.

    «  Est ce parce que j’ai manqué de livres les quinze premières années de ma vie ? Les grands écrivains sont sacrés pour moi. Je pénètre dans les bibliothèques comme dans les abbayes cisterciennes : sur la pointe des pieds. Je n’ai pas reçu le baptême mais j’éprouve la foi du converti. »
    Certes je connaissais la plupart des oeuvres et parfois la façon dont elles avaient été éditées mais c’est là qu’interviennent les accompagnateurs qui viennent mettre leur grain de sel, leur savoir, leur étincelle pour rendre tout cela clair, pour rendre l’envie de lire et relire tout à fait dévorante.

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    Le livre : La Fabrique du chef d’oeuvre - sous la direction de Frédéric Le Fol - Editions Perrin

  • Bribes de cueillette

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    « Serrer les pommes prend quelques journées tous les ans, sauf les années où il n’y a pas de pommes, que les fleurs ont gelé, suffit d’une nuit, un coup de gelée en fin de nuit . » 

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    « Moi, je vais à genoux sur un vieux sac, je serre devant moi, je pousse le panier et j’avance mon sac. Le plus dur c’est de se relever, parce que j’ai mal dans les genoux. Enfin sans que ça se voie de trop je m’appuie sur l’anse du panier, c’est costaud les paniers de châtaignier. » 

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    « Et puis il faut lever la panerée de pommes pour la mener au camion, c’est les reins alors qui font mal, des fois aussi l’épaule quand je vide le panier en haut, j’ai comme un rhumatisme à cette épaule-là, elle qui travaille le plus. »

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    « Si les pommiers ont des branches que les vaches peuvent attraper — c’est presque toujours — elles vont se dépêcher de les attirer pour avoir les pommes et quand elles ont la tête levée, une pomme entière peut tomber dans la gorge, les étouffer. Alors là, c’est de courir chez le vétérinaire bien vite ! »

     

    Le livre : L’homme des haies - Jean-Loup Trassard - Editions Gallimard

  • La Péninsule des 24 saisons - Mayumi Inaba

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    L’auteure de ce livre n’a pas encore soixante ans quand elle décide de faire une pause dans sa vie de travail à Tokyo.

    On peut dire qu’elle a préparé ses arrières, s’étant prise d’amitié pour la presqu'île de Shima elle s’est fait construire une maison. 

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    Presqu'ile de Shima

    Elle va partir y vivre espérant vivre en harmonie avec la nature, une vie simple, un rythme de vie plus lent, preuve en est qu’elle utilise le vieux calendrier japonais divisant chaque mois en deux périodes et ainsi 24 saisons.

    « Les saisons sont au cœur de notre vie quotidienne, ce ne sont pas quatre mais vingt-quatre saisons qui scandent nos journées. Les choses changent, les choses passent, et c'est bien ainsi. Ce n'est pas l'homme qui ajoute ou qui retranche, c'est la nature »

    Sa nouvelle vie est parfois difficile, décevante, mais la plupart du temps elle lui procure de la joie.
    Son regard change, son observation lui fait voir des choses ignorées
    « C’était un soir de pleine lune après la pluie. J'ai vu la proue de la barque qui semblait vouloir s'approcher de la lune pour la rejoindre.  Dans le halo de la lune qui se reflétait sur l'onde, la proue a bougé, j'en suis certaine. le reflet qui scintillait à la surface de l'eau en ondulations brillantes dessinait exactement une barque avançant sur la mer. Comme peu de personnes me croiront, je garde ce secret pour moi » 

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    Loin de la vie trépidante de Tokyo elle apprécie les falaises proches de chez elle, le marais dont elle protège l’existence.
    Elle marche, parcourt la côte, fait la cueillette des champignons.
    Elle développe des amitiés avec les habitants, participe aux fêtes, visite la miellerie  voisine.

    C’est une vie au rythme des saisons, parfois accélérée par les visites de sa mère âgée qui vient admirer le ballet des lucioles.

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    Ce livre n’est pas parfait il y a quelques longueurs mais c’est une parenthèse bienvenue en ce moment.
    J’ai aimé cette pause où l’on profite du parfum des fraises des bois, du cri des crapauds.
    Vous pourrez y glaner quelques recettes locales.

    Mayumi Inaba nous offre une pause très zen, immergée dans la nature, son journal m’a rappelé celui de Rick Bass et ses Cinq saisons 

     

    Deux avis sur ce livre de Lire et Merveilles  et Lecturissime

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    Le Livre : La péninsule des 24 saisons - Mayumi Inaba - traduit par Elisabeth Suetsugu - Editions Philippe Picquier 

     

  • Bribes provençales

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    « Ma douce, vive, exquise Provence. La parfumée, la bondissante, même quand elle dort ; la sage et la prudente, même quand elle est folle ; si intelligente, si sensée ; rieuse même dans le sérieux, et sérieuse dans le rire »

    « Qui ne pense pas au vent ne peut penser Provence. Elle est le royaume du mistral. Et son roi a bien le nom du maître. Elle est toute à lui, et il la régit toute, corps, âme et biens. »

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    « La terre de Provence, pleine de sel et d’esprit, donne à la vie une forme si heureuse que tout excès s’en élimine ; et comme le mistral, le rire emporte les miasmes. »

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    « Avec Sienne, Avignon est la plus belle des petites villes. Sienne est plus féminine, Avignon, plus virile. Sienne a bien plus d’art, Avignon plus de vie. A l’arrivée, Avignon flambe dans le couchant. Dans les petites rues au fleuve, que de femmes belles, brûlantes, éblouissantes.
    J’aime et je redoute Avignon. »

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                                        Les Alyscamps  Van Gogh

    « Je les ai vues dans le bleu du printemps, et le chant des oiseaux. Puis, dans le temps gris d’automne, et les allées toutes pleines de feuilles mortes, toutes bruissantes. Le vent de la mer les agitait et jouait de la harpe sur ces cordes cassées. Toutes ces feuilles sont couleur de terre, grises et déjà poussière, ou déjà tavelées de brune pourriture ; rares sont les feuilles jaunes, et pas une n’est d’or. »

     

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    « Les Baux sont, au milieu, le vrai cœur de la Provence. Les Alpilles sont belles comme une ode souriante de Pindare, comme un chœur d’Eschyle.
    Les Alpilles sont les plus belles montagnes que je sache avec les monts Albains, pour moi, qui ne dois point voir l’Attique, le Pentélique ni l’Hymette.
    Les Baux tiennent les orages en suspens ; ils dispersent les pluies, et ils lancent sans cesse le mistral et la lumière. »

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    Le livre : Provence - André Suarès - Editions Edisud

  • L'Ukrainienne Joseph Winkler

    J’ai acheté ce livre bien avant la guerre en Ukraine, attirée par le titre et surtout l’auteur que j’avais déjà lu 
    Lecture et événements se sont télescopés.

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    Alors qu'il termine un manuscrit, en 1981, Joseph Winkler s’ installe dans une ferme près de sa vallée natale de Carinthie, à Mooswald. 

    Il fait la connaissance d'une femme d'origine ukrainienne, Nietotchka Vassilievna Oliachenko,  qui va lui raconté sa vie... 

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    Tableau d'Anastasia Rak 

     

    Le roman se compose de deux parties. 

    Dans la première partie on suit l’installation de l’auteur à la ferme, sa participation aux travaux agricoles, fenaison, cueillette des baies, soins des bêtes et le début de ses entretiens avec la maitresse de maison installée là depuis la guerre. 

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    Petit à petit les mots arrivent, toute la parole retenue depuis des décennies, se déverse.

    Un récit voit le jour, récit du destin d’une femme, d’une famille et au delà  d’un pays entier.

    Ne vous attendez pas à un récit romanesque, non c’est brut de décoffrage, sans fioriture aucune, les phrases s'enchaînent sans style littéraire, les souvenirs et anecdotes se pressent,  le discours est souvent répétitif, illustrant combien les souvenirs sont encore vivants dans l'esprit de Nietotchka.

    Si vous ne connaissez rien de l’histoire de l’Ukraine vous allez en même temps prendre une leçon d’histoire. 

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    La chasse et les arrestations de Koulaks

    L’enfance pauvre dynamitée par la chasse aux Koulaks du pouvoir soviétique, par l’expropriation des paysans, par l’interdiction de cultiver la terre, les réquisitions qui vident le garde manger. La fuite du père pour échapper aux arrestations, la faim qui s’intalle.

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    Holodomor en Ukraine 

    Et là Nietotchka parle de sa mère, Hapka Davidovna Iliachenko, son héroïne, son modèle. 
    Une mère qui paie le prix fort pour assurer une subsistance à ses deux filles.

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    La famine que l'on cherche à fuir 

    Mais le destin est bassement joueur car après avoir survécu à l’Holodomor, Hapka voit ses filles déportées en Autriche par les nazis. 
    Déportation dans des wagons à bestiaux pour traverser l’Europe centrale.

    L’arrivée à 15 ans dans une ferme dont Nietotchka ne connait rien, elle est la servante, la Russe avec tout le mépris sous ce nom, séparée de sa soeur qui va vivre dans une autre vallée.
    Le soir elle regarde en direction de l’Ukraine

    « J’ai tendu les bras et j’ai sangloté. Je regardais vers l’est et je me disais Maty doit être là-bas. Je n’arrivais pas à comprendre que j’étais loin de ma mère. Je la cherchais sans cesse, sans cesse, je me postais sur le balcon et je regardais vers l’est ou bien je me tenais dans ma chambre près de la fenêtre à l’est et je l’ouvrais comme si je voulais l’appeler, comme si je voulais l’entendre m’appeler. »

    La mère et les deux filles sont doublement victimes, et pourtant Nietotchka parle sans haine. 
    « Là-bas, en Russie, les gens ne sont pas plus mauvais que ceux d’ici »
    Elle parle avec un fatalisme, une humilité et un courage qui laissent le lecteur abasourdi.

    Le récit est suivi des lettres échangées entre Nietotchka et sa mère Hapka Davidovna Iliachenko. On y sent toute la douleur de cette femme, privée de ses filles, dans l’incapacité des les rejoindre, tout rapprochement étant impossible par manque d’argent et le rideau de fer.

    Cette histoire a profondément marqué Joseph Winkler 
    « Depuis que j'ai quitté Nietotchka Vassilievna, je ne lis presque plus que de la littérature russe. Chez Dostoïevski, chez Tchékhov, chez Gorki, chez Tourguéniev, le long du Dniepr, je cherche encore des traces de la petite Nietotchka Vassilievna Iliachenko, de sa mère Hapka Davidovna Iliachenko, de son père Bassili Grigotovitch Iliachenko. Si je déploie une carte, c'est toujours la carte de la Russie. »

    Nous lecteur nous sommes parfois perdu dans ce récit, les repères chronologiques sautent, il n’y a aucun effet littéraire, les répétitions disent toute la douleur, les souvenirs épouvantables, mais c’est ce qui confère à ce récit une force inimaginable.

    J’ai aimé l’humilité de Joseph Winkler, s’effaçant derrière l’Ukrainienne, lui rendant la grandeur de son histoire, lui conférant une vérité magnifique.

    « Nietotchka Vassilievna Iliachenko m’a extirpé de mon recoin où les araignées avaient déjà tissé leurs toiles »

    Un livre que je ne peux que vous recommander, comme un accompagnement à la terrible réalité que vit l’Ukraine en ce moment.

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    Le livre : L’Ukrainienne   Joseph Winkler  Traduit par Bernard Banous   Editions Verdier