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Art Peinture Musique - Page 3

  • Eugène Boudin Les plages - Laurent Manoeuvre

    Pour votre frère amoureux de peinture et d’Impressionisme

    noel

    Dur de faire un cadeau aux amoureux de peinture, d’une part ils ont souvent déjà une grosse bibliothèque sur le sujet et puis …l’achat de livre d’art c’est redoutable pour les finances.

    Allez reprenez espoir, je vous propose un petit livre qui réjouira l’amateur et laissera votre carte bleue de marbre.

    noel

    Vous imaginez qu’à ses débuts les plages d’Eugène Boudin choquaient les bourgeois, les bien-pensants et pourtant quelle fraîcheur que ces plages ! 

    Vous pouvez vous dire qu’il était un peu obsessionnel Eugène, sans doute mais c’est pour notre grand plaisir.

    noel

    Il commence à peintre à l’heure ou la mode des bains de mer, des séjours en Normandie dans les stations balnéaires rencontrent un public qui va s’approprier les promenades des bords de mer, arpenter les planches  « Paillotes, cabines, fauteuils de mer se déploient comme les planches destinées à stabiliser la marche sur des plages découpées en trois espaces : homme, femmes, couples et familles. »

    noel

    La plage à Trouville Musée d'art de Princeton

    Les aristocrates et la haute bourgeoisie investissent les lieux, on croise des femmes en crinolines, des messieurs à haute forme.

    noel

    L'heure du bain à Deauville - National gallery of art Washington

    Pour les peintres la lumière est là particulièrement belle et ils vont planter leurs chevalets sur les plages. Terminé les peintures classiques, 

    Ce que cherche Eugène c’est de mettre sur la toile une fugace lumière, les instants magiques.

    noel

    La plage de Tourgeville - Boston

     Parfois le peintre est un rien agacé par cette foule nouvelle 

    noel

                                    Plage aux environs de Trouville »  Musée des Beaux-Arts de de l’Ontario 

    « Cette plage de Trouville qui naguère faisait mes délices n’a plus l’air à mon retour que d’une affreuse mascarade. Il faut presque du génie pour tirer parti de cette bande de fainéants poseurs. »

      noel

    Retour des Terres neuvas National galerie of art Washington DC

    Mais la plage appartient aussi aux pêcheurs, à ceux qui ramassent le goémon, aux laveuses de la plage d’Etretat ou au retour des Terre neuvas.

    noel

    Les laveuses au bord de la Touque  Musée Langmatt Baden

    Ecoutons Baudelaire nous dire que Boudin c’est « le peintre des états de l’atmosphère selon le lieu, l’heure et le vent » 

    Eugène va peintre de véritables bijoux, la lumière, le vent, les ciels et cette mer qui va prendre des couleurs sombres parfois, les personnages à peine esquissés, un bonheur atmosphérique.

    Monet ira peindre aux côtés de Boudin et cela donnera La -Terrasse à Saint Adresse

     

    noel

    Claude Monet La Terrasse à Sainte Adresse

    Monet le considérait comme son maître et Camille Corot le surnommait « Le roi des ciels »

    Il faut pour aimer cette peinture, s’attacher aux détails, flâner devant le tableau comme on flâne sur la plage en rêvant de vacances, de seaux et de pelles, d’instants de bonheur.

    noel

    Marée basse à Etaples Musée des Beaux arts de Bordeaux

    Un petit livre au joli format. Un texte éclairant et de très belles reproductions.

     

    noel

    Le livre : Les Plages Eugène Boudin - Laurent Manoeuvre - Editions des Falaises  19 €

     

  • Les bases du patchwork en pas à pas

    Pour votre tante qui veut s’occuper les mains

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    J’ai fait cet été mes débuts en patchwork, j’avais la chance d’avoir un coach personnel en la personne d’une amie qui exerce son art depuis plus de 15 ans.

    Ma première oeuvre fut …une expérience un peu désastreuse mais à ma grande surprise ce fut surtout du plaisir.

    Donc ensuite naturellement est venu le moment d’acheter un peu de matériel et un livre de base .

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    J’ai trouvé un livre simple, bien fait, très clair dans le pas à pas et avec pour moi la chance de pouvoir poser des questions à mon coach perso.

    Le guide permet de choisir son premier modèle, de savoir par quel bout le démarrer.

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    Un croquis sur papier millimétré est indispensable et permet de choisir ses tissus et de comptabiliser les pièces à couper. 

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    Ensuite c’est le montage : Et là bien sûr je me suis plantée, mais il parait que c’est normal au début !!

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    Il y a quantité de sites pour acheter le matériel, le tissu vient de chez Amazon où j’ai trouvé des tissus pour trois francs six sous, parfaits pour démarrer sans se ruiner 

    Le choix de l’assemblage des tissus est très agréable à faire, on hésite, on déplace et on recommence. 
    Je n’ai pas un grand sens artistique mais avec un peu d’aide je m’en suis finalement pas trop mal sortie et au final ce sera un petit coussin sympa pour petite fille amoureuse du rose. 

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    Quilteuses Amishes au travail

     

    Ah je vous livre un petit secret : c’est parfait comme activité pour écouter en même temps un livre audio. 

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    Pour un petit coussin il vous en faudra un ou deux, pour un dessus de lit prévoyez carrément Guerre et paix ou La Recherche 

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    Le livre : Les bases du patchwork en pas à pas - Editions de Saxe

     

  • Le pinceau de Boticelli et les vers de Verlaine

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    Vénus, debout sur le plus beau des coquillages
    Aborde nue, au moins sauvage des rivages,
    Ne cachant de son corps avec ses longs cheveux
    Que juste ce qu’il faut pour qu’y dardent nos vœux
    Une nymphe, éployant un clair manteau, s’empresse
    A vêtir en impératrice la déesse ;
    Et deux vents accourus, beaux éphèbes ailés,
    Des cuisses et des bras l’un à l’autre mêlés,
    De qui l’un est Zéphire et dont l’autre est Borée,
    Soufflent l'amour divin et la haine sacrée
    Le visage est suavement indifférent
    Comme attendant le culte à venir que lui rend
    Toute herbe et toute chair depuis cette naissance,
    Et se pare d’une inquiétante innocence.

     


    Le livre : Epigrammes - Paul Verlaine

  • Madame Pylinska et le secret de Chopin - E.E Schmitt

    Depuis pas mal de semaines je lis de la littérature exigeante, de l’histoire, de la philo. J’avais besoin de faire un petit break et j’ai choisi Chopin pour cela.

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    Eric Emmanuel Schmitt aime la musique et ça je le savais déjà pour avoir lu de lui : Ma vie avec Mozart; mais c’est aussi un musicien qui désespéra de jouer Chopin avec un brin de savoir faire.

    Enfant il apprit le piano après être tombé sous le charme de sa tante Aimée qui jouait Chopin comme personne sur un vieux piano familial.Devenu adulte il décide de prendre des cours pour enfin être capable de jouer Chopin convenablement.Il trouve un professeur et fait la connaissance de Madame Pylinska dont il attend des merveilles.

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    Sauf que rien ne se passe comme prévu, la dame va lui prodiguer des conseils aux antipodes de ce que le jeune homme attend.

    Les conseils vont de l’interdiction absolue de toucher l’instrument à celui plus surprenant de faire des ronds dans l’eau ou d’écouter le bruit du vent. Chacun sa méthode et Madame Pylinska n’est pas un professeur comme les autres, elle est fantasque, passionnée, intransigeante, très peu patiente et pour tout dire un rien déjantée.
    Notre apprenti pourra-t-il jouer un jour la Barcarolle ou un Prélude ou une Valse avec brio ?

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    Nocturne opus 15 n° 1

    Qu’est-ce qui dans ce texte est de l’ordre du souvenir, qu’est-ce qui est de l’ordre de l’invention du romancier ? 
    Peu importe, le lecteur passe un moment de détente, de joie, se prend à sourire aux anges et bien sûr à écouter du Chopin. Convenez qu’il y a de plus mauvaises façons de passer une soirée.

    Roman d’apprentissage, plein de drôlerie et de charme, jamais l’auteur ne se prend au sérieux et la tendresse pour son professeur éclate ici comme son admiration pour Chopin.

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    Le livre : Madame Pylinska et le secret de Chopin - Eric Emmanuel Schmitt - Editions Albin Michel

  • La Splendeur escamotée de frère cheval - Jean Rouaud

    Les mains d’or

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    «  Les mains d’or, elles travaillent sans modèle, sans filet, à main levée, et pratiquement les yeux fermés tant est faible la lueur des torches dont on mouche la pointe contre la paroi lorsqu’elles se mettent à fumer noir »

    Les spécialistes qui les premiers pénétrèrent dans ces grottes, ont cru que ces dessins, ces gravures étaient l'oeuvre des maitres de l’époque, en somme une supercherie

    Et pourtant ceux que l’on imaginait incultes, grossiers, rustres, nous ont laissé en héritage des images peintes qui n’ont rien à envier à un Rembrandt, un Michel-Ange. 

    Un héritage de 20 000, 25 000, 30 000 ans qui a pu faire comparer Lascaux ou la grotte Chauvet à la Chapelle Sixtine, aux cathédrales gothiques. 

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    Lascaux

     

    C’est le propos de Jean Rouaud dans ce livre, tenter de comprendre le pourquoi de ces oeuvres qui peut-être n’étaient pas faites pour être vues, pas faites pour décorer ou émerveiller d’autres hommes mais peut être pour apporter témoignage, pour créer un lien entre l’homme et l’univers.

    Jean Rouaud s’interroge, les paléontologues sont figés dans leur interprétation, pas question pour un historien d’avancer des hypothèses sans les étayer. Le scientifique peut nous éclairer sur la composition des pigments, sur la façon de projeter la peinture sur la roche,  sur la datation mais aucune d’indication sur le sens même des oeuvres. 

    Le poète, l’écrivain lui peut imaginer à sa convenance.

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    Altamira

    Il nous emmène de Altamira à Pech Merle, de Niaux à Rouffiniac, et bien sûr les grottes de Lascaux et Chauvet

     

    Pour Jean Rouaud ces oeuvres sont une manifestation du sacré que ces hommes ont eu besoin de d'inventer pour comprendre et accepter les phénomènes météorologiques, les faits déroutants, la mort. 

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    Grotte de Niaux

    « Face à ce gigantesque imbroglio de manifestations étranges, jour, nuit, éclairs, soleil, lune, volcan, grêle, orage, nuages, neige, fleurs, arc-en-ciel, naissance, mort, ils sont comme des penseurs aux mains nues. »

    « Les mains d’or » qui ont oeuvré dans des conditions parfois difficiles s’adressaient sans doute aux puissances invisibles, la sûreté du geste est fantastique alors que l’artiste n’a pratiquement parfois aucun recul et trace d’un trait d’un seul un cheval de 5 mètres de long sans aucun repentir. 

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    Le cheval de Cussac 

    L’auteur nous invite à réfléchir : si nous voyons une colombe au dessus de l’enfant Jésus dans la paille, personne ne pensera qu’un oiseau s’est introduit dans la crèche

    Accordons à ces Mains d’or la même volonté que le peintre du XVème devant sa toile, Rouaud en veut pour preuve les rapprochements que l’on peut faire entre les vaches de Lascaux et les toros de Mésopotamie.

    Quant au cheval c’est le symbole peut être du soleil, métaphore et image que l’on retrouvera chez les grecs. Le cheval comme le soleil peut parcourir de grande distance rapidement, il est en majesté à Lascaux, beaucoup plus que les prédateurs qui devaient pourtant effrayer les hommes. De Chauvet à Lascaux le cheval est devenu,  en quelques 15 000 ans, prééminent.

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    «  Les mains d’or, elles travaillent sans modèle, sans filet, à main levée, et pratiquement les yeux fermés tant est faible la lueur des torches dont on mouche la pointe contre la paroi lorsqu’elles se mettent à fumer noir »

    L’imagination et les propositions de Jean Rouaud m’ont plu. Dans une interview il dit que sur les fresques lorsque qu’un cheval baisse la tête il serait un plus logique d’y voir un signe de soumission plutôt que de voir un cheval broutant de l’herbe, les oies qui décorent l’entrée de la grotte de Cussac ne sont elles pas la métaphore des saisons qui toujours reviennent « Ce qui implique, ces aller-retours des migrateurs, que le monde est fini ? » 

    L’homme cherche des réponses « Dans quel monde parallèle se repose le soleil en attente de la bonne heure matinale » 
    Pourquoi ont ils dessiné ? « Pour décider de la vie d'un simple trait » nous dit superbement Jean Rouaud.

     

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    Les chevaux de Chauvet

    « qu'au commencement l'animal était Dieu et que Dieu est un animal »

    C’est un livre passionnant, qui oblige le lecteur à s’interroger, à imaginer ce que fut la pensée de ces hommes qui ont vu les derniers volcans en activité, leur conception du monde, qui ébranle nos certitudes. Jean Rouaud a une pierre de Rosette qui lui sert un peu de fil rouge : le galet d’Etiolles. 

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    Un essai  très réussi, même si à une ou deux reprise les phrases sont un peu complexes et nous perdent un peu en route, on se rattrape bien vite et on est fasciné par la finesse de l’observation et de l’analyse, par les clins d’oeil malicieux qui parsèment le récit

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    Le livre : La Splendeur escamotée de frère cheval - Jean Rouaud - Editions Grasset

    Le paléo Circus - Jean Rouaud - Editions Flohic ( A chercher d'occasion)

     

  • Le Musée imaginaire de Marcel Proust - Eric Karpeles

    Je suis allée de ricochet en ricochet, après l'herbier de Marcel Proust, je suis passée à Monet qui fut un grand inspirateur de l'écrivain, et hasard alors que je venais d'acheter ce livre sur Hokusai je découvrais que la salle à manger du peintre était décorée d'estampes japonaises. 

    Retour à la peinture avec ce musée imaginaire qui n'était plus disponible depuis longtemps et qui vient d'être réédité.  

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    Pour les lecteurs de Proust, et même sans avoir lu La Recherche en totalité, on est vite frappé par les pages qui font référence à la musique, à la littérature mais plus encore à la peinture.

    Il paraissait naturel de composer ce musée imaginaire et pas seulement avec le Petit pan de mur jaune, car Proust ne s'arrête pas à Vermeer.

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    La Recherche est littéralement truffée de références picturales. Plus de 200 oeuvres ont été répertoriées par Eric Karpeles.

    Si vous êtes lecteur de Proust vous avez sans doute mémorisé quelques unes de ses comparaisons, de ses métaphores mais je gage que comme moi vous êtes bien incapable de vous rappeler de tout. C'est donc une balade au musée que nous permet l'écrivain et le texte est ainsi mis en valeur, les mots s'appuient sur l'illustration de façon parfaite. 

     

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    « Swann possédait une merveilleuse écharpe orientale, bleue et rose, qu'il avait achetée parce que c'était exactement celle de la Vierge du Magnificat. »

    Le livre est superbement illustré et à chaque tableau répond le texte de Proust qui lui fait écho. C'est savoureux de pouvoir lire et voir sur une même page. 

    On s'amuse énormément à vérifier les correspondances entre texte et tableau, on admire et on sourit très souvent car l'ironie et l'humour de Proust sont encore amplifiés par l'image.

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    « Je lui dit que c'était Bloch. - Ah oui ce garçon que j'ai vu une fois ici et qui ressemble tellement au portrait de Mahomet II par Bellini »

    Parfois Proust invente des tableaux imaginaires, tels ceux d'Elstir, Eric Karpeles sait faire appel à ses fines connaissances pour nous proposer un tableau très proche, dans le ton du texte.

    On connait sa passion pour les couleurs, la lumière d'un paysage, les ciels que l'on peut retrouver dans les tableaux.
    Ses portraits illustrés par un tableau : personne n'a oublié la Charité de Giotto.

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    « La pauvre Charité de Giotto, comme l'appelait Swann, chargée par Françoise de les "plumer", les avait près d'elle dans une corbeille, son air était douloureux, comme si elle ressentait tous les malheurs de la terre ; et les légères couronnes d'azur qui ceignaient les asperges au-dessus de leurs tuniques de rose étaient finement dessinées, étoile par étoile, comme le sont dans la fresque les fleurs bandées autour du front ou piquées dans la corbeille de la Vertu de Padoue. »

    Et la magnifique comparaison entre Odette et la fille de Jethro dans  la fresque de Botticelli : Épisodes de la vie de Moïse

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    « Elle frappa Swann par sa ressemblance avec cette figure de Zéphora, la fille de Jéthro, qu’on voit dans une fresque de la chapelle Sixtine »

    En relisant ainsi les passages de la Recherche j'ai été frappé par l'extraordinaire culture de Proust, par le nombre des tableaux qu'il connait à une époque où il n'était pas très facile de se procurer des reproductions aussi belles et fidèles qu'aujourd'hui.

    J'ai aimé aussi que les emprunts aillent de toiles très très connues comme celles de Botticelli, Véronèse, Titien, Tiepolo, mais aussi à des tableaux de peintres oubliés qui sortent ainsi de la pénombre où le temps les avait plongés.

    Si vous n'êtes pas familier de l'oeuvre de Proust, comme pour son herbier, c'est une façon simple et attrayante d'y entrer.

    Keisha l'avait lu dans la version de 2009 

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    Le Livre : Le musée imaginaire de Marcel Proust - Eric Karpeles - Editions Thames et Hudson