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Littérature américaine - Page 4

  • L'homme du verger - Amanda Coplin

     

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                      la vallée de Wenatchee © Amata Trakmar

     

    En route vers la côte pacifique disons au tout début du XXème siècle, vers la vallée de Wenatchee. Un homme calme, un homme bon et vivant en harmonie avec la nature, fait fructifier sa terre, il a planté un verger, il a greffé, soigné, irrigué et il peut être fier de son travail.

     

    Après la récolte il part à la ville où il espère rencontrer ses amis : Caroline Middey herboriste et sage-femme et Clee l’indien. 

    « Les boisseaux de pommes et d’abricots enfouis dans les sacs, bruissaient au fond du chariot ». Son étal installé il aperçoit « deux filles avec des mines de conspiratrices - en guenilles, le visage sale »

    Lorsqu’elles lui dérobent ses pommes il laisse faire mais les suit.

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    « les pommes dégringolaient de leurs robes relevées et elles s’accroupissaient ou se penchaient maladroitement pour les ramasser. Cette maladresse était due, il le voyait bien à leurs ventres grotesquement distendus. »

     

    Talmadge, lui qui ne s’est jamais occupé que de prunes, d’abricots ou de pommes, lui qui n’a jamais pu oublier la disparition d’Elsbeth sa soeur, qui vivait au rythme des rencontres amicales avec Caroline, va être propulsé dans un monde de violence et de douleur.

     

    Della et Jane, ses voleuses sauvages et farouches vont petit à petit s’approcher de sa maison, accepter la nourriture qu’il laisse à leur intention, pénétrer dans sa maison en son absence.

    Elles ont fui la violence, la servitude et la cabane que leur offre Talmadge va représenter un havre où poser leurs têtes. Quand un homme accepte d’être volé par plus démuni que lui ne soyez pas étonné que toute sa destinée en soit changée à jamais.

     

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    « A l'été, lorsque les chevaux revinrent, Della était décidée : elle voulait apprendre à monter. Ce fut elle et non Talmadge qui demanda à Clee de bien vouloir l'initier »

     

    Et je m’arrête là pour vous permettre de découvrir Talmadge et son verger, pour découvrir un livre totalement ouvert sur les grands espaces.

    Indiens, chevaux sauvages, arrivée du chemin de fer ont répondu à mon envie d’aventure mais le côté intimiste imprimé par Amanda Coplin m’a comblé également.

    Qu’est-ce qui crée les liens entre les hommes, le sang ou ..tout autre chose ? Peut-on reconstitué une famille par la seule volonté ? 

    J’ai aimé passé du romantisme à un ton plus sombre, du lyrisme au côté désespéré de ces vies.

    Un très bon roman dont l’auteur a réellement grandi dans la vallée de Wenatchee et s’est inspirée de la vie de sa famille pour écrire cette histoire.

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    Le Livre : L’homme du verger - Armanda Coplin - Traduit par Laurence Kiéfé - Editions Christian Bourgois

  • Le Chant d'Achille - Madeline Miller

    La Guerre de Troie a bien eu lieu

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    Il y a quelques semaines j’avais fait un billet sur une traduction de l’Iliade, l’occasion pour moi de relire ce long récit hors de tout sentier scolaire.

    J’aime l’antiquité, son histoire, ses écrivains, ses philosophes et ses grands textes

    Voilà pourquoi j’ai lorgné sur un roman très curieux qui met en scène Patrocle, le héros un peu oublié de l’Iliade. Si on a tous à peu près en tête la colère d’Achille, Ménélas en mari délaissé, Iphigénie en martyr,  Patrocle lui est un peu falot.

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                         Le sacrifice d'Iphigénie

     

    Admettez l’improbable et imaginez Patrocle nous racontant son enfance, sa rencontre avec Achille « Le meilleur de tous les grecs » et sa Guerre de Troie.

     

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      Thétis et Pelée 

     

    Tout ça démarre assez mal pour Patrocle, prince déchu, qui trouve refuge très jeune au royaume de Phtie  « Pélée, son roi, était l’un de ces hommes aimé des dieux : sans être divin, il était intelligent, courageux, beau, et aucun des ses pairs ne pouvaient égaler sa piété. ».

    Il se lie d’amitié avec Achille, amitié qui au fil du temps se transforme en passion amoureuse. Mais la mère d’Achille veille au grain « Thétis était rusée et capable de donner à sa peau mille aspects changeants de fourrure, de plumes et de chair » et la contrarier n’est pas de bon augure.

    Quand Achille est appelé pour aller guerroyer pour récupérer la belle Hélène, Patrocle va s’engager dans l’armée Grecque à ses côtés.

     

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    Résumé rapide pour une histoire connue, alors quel est l’intérêt de ce roman ?

    L’auteur spécialiste de grec et de latin et universitaire confirmée réussit un tour de force. Elle nous transporte dans cette Grèce antique auprès de deux jeunes gens plus épris de soleil, d’art du combat, de médecine, de chaudes nuits amoureuses que de rejoindre l’armé d’Agammemnon.

    Elle invente les détails des relations entre les personnages qu’ Homère n’a jamais donné. Nous participons à tout, à la constitution de l’armée grecque, aux échanges avec le rusé Ulysse, très agaçant Ulysse je dois le dire, et à l’envie de faire mordre la poussière à un Agammemnon plein de morgue.

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    Menelas soutenant le corps de Patrocle © Lu Dahlem  

     

    Loggia de la Signoria

     

    Elle fait tout cela d’une plume très prenante s’appuyant sur toutes les légendes qui nous restent en tête et qui voient les dieux venir se mêler de la vie des humains, Thétis en mère jalouse est très convaincante, et leur promettre un destin glorieux. 

    C’est la jolie métamorphose d’une légende en  un récit très contemporain grâce à la belle imagination de Madeline Miller.

     

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    Le livre : Le chant d’Achille - Madeline Miller - Traduit par Christine Auché - Editions Rue Fromentin - 2014

  • Les douze enfants de Paris - Tim Willocks


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    Autant le dire j’attendais avec impatience de lire ce nouveau roman de Tim Willocks car je gardais un souvenir très vif de son précédent : La Religion

    Diable d’auteur qui sait choisir les périodes d’ l’histoire ! Après le siège de Malte, le voilà arrivant à Paris en pleine Saint-Barthélemy, avouez qu’il y a des périodes plus calmes que celles-là. Tout le roman se déroule sur 36 heures et les narrateurs se succèdent au gré des péripéties.

     

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      « C'est la folie qui gouverne cette ville. Une fièvre sanglante dans tous les sens du terme : née dans le sang, vécue dans le sang, pour la joie de répandre le sang. »

    La date ? 23 Août 1572, Mattias Tannhauser toujours chevalier de Malte mais maintenant homme marié avec sa bien aimée Carla de La Pénautier, vient chercher sa dulcinée à Paris où invitée pour ses talents musicaux, elle a assisté au mariage de la reine Margot et du futur Henri IV alors qu’elle est enceinte et pas loin d’accoucher.

    Autant dire qu’il arrive dans une pétaudière plus que dangereuse. 

    Soit je rentre dans les détails de l’intrigue et là on en a pour un moment, soit je choisis de garder le silence, c’est dit même sous la torture je ne parlerai pas !! 

     

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    Tim Willocks a un talent de conteur indéniable même, même quand il en fait un poil trop. C’est assez époustouflant mais parfois un peu intolérable question violence. Cet écrivain fut médecin et sa connaissance de l’anatomie rend certaines scènes plus que réalistes, il sait où planter un poignard pour faire un maximum  de dégâts. Allez si je veux être un peu critique je dirais que le livre aurait gagné à être un peu moins long de quelques dizaines de pages mais c’est une critique douce parce que globalement je me suis laissée prendre au jeu de l’intrigue et des personnages et je suis sortie de là un peu échevelée.

    Massacres, combats, chausse-trappe, embuscades, un récit où on décapite, on éventre, on empale, on a droit à toute la panoplie et....on y prend du plaisir !

    Willocks a eu la bonne idée d’ajouter des personnages secondaires qui sont parfaits, ah cette fille aux rats, ce roi des voleurs.... le petit peuple de Paris est présent et bien vivace.

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    Le décor c’est la violence et la sauvagerie des guerres de religion en France, si vous avez vu le film de Tavernier : Mademoiselle de Montpensier, vous en avez eu un bref aperçu.

    Willocks en bon psychiatre explore la folie humaine, ses ressorts, ses manifestations, l’honneur n’est plus qu’un mot creux, tout est bon pour se débarrasser d’un ennemi, d’un « hérétique » tout est permis.

    La documentation sur cette nuit de la Saint Barthélemy est impeccable car elle fait ressortir  les dernières avancées historiques sur le sujet. On voit les répercussions de l’attentat contre l’amiral de Coligny, les tergiversations du roi, le rôle de la populace.

     

     

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    Le Louvre en ce temps là

     

    On est dans un Paris qu’avait su peindre Hugo dans Notre-Dame de Paris. Les descriptions des ruelles, véritables égouts à ciel ouvert, des bouges et de la crasse qui est présente jusque dans les salles du Louvre, sont saisissantes.

     

    C’est un Dumas qui a pris des leçons dans un atelier d’écriture, la Reine Margot en comparaison est un livre pour enfants.

     

     

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    Le Livre : Les douze enfants de Paris - Tim Willocks - Traduit par Benjamin Legrand - Editions Sonatine

     

  • Précoce Automne - Louis Bromfield

    Les Etats Unis d'autrefois 

     

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    Bien entendu j’avais lu vers 14 ou 15 ans La Mousson dont je garde un souvenir très présent mais je n’avais rien lu d’autre de l’auteur alors j’ai profité des éditions Phébus qui ont réédité la plupart de ses romans et hop en avant pour la Nouvelle Angleterre

     

    Introduisons nous dans la bonne société de Durham, celle que vous avez déjà croisée chez Edith Wharton : Les mariage de convenance, les bonnes familles qui se retrouvent entre elles, on jase et on brode, on cache les membres encombrants des familles, on a du mal a accepter les nouveaux venus comme cet O’Hara un irlandais aux origines troubles et qui a osé s’emparer d’une propriété et troubler leur tranquillité.

    C’est sous le signe de l’hypocrisie, du puritanisme, de la respectabilité qu’Olivia a épousé Anson Pentland qu’elle n’aime pas et qui ne l’aime pas « C’était un homme qui manquait d’élan, de spontanéité, un être terne, veule et qui embrassait la cause de la morale parce que celle-ci faisait partie des traditions familiales et devait en conséquence être soutenue. »

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                   La propriété de l'auteur 

     

    Olivia donne une soirée pour fêter sa fille Sybil qui est de retour de pension, mais Sybil est un peu éclipsée par Sabine Callendar la cousine scandaleuse " qui semblait la reine du bal " qui était partie pour suivre l’homme qu’elle aimait. 

    John Pentland le vieux chef de famille est malade et compte sur Olivia pour tenir les rênes du domaine et de la famille bien conscient que son fils Anson n’est pas à la hauteur.

    Que serait une famille sans sa Tante Cassie ? La vieille fille dont on se demande si c’est la bêtise qui la rend méchante ou la méchanceté qui la rend bête. Pérorant, avec en permanence un conseil à la bouche jouant " le rôle de messager, allant de maison en maison, faisant halte dans toutes les vérandas pour recueillir ou colporter les dernières nouvelles."

     

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    Mais les voies du coeur sont impénétrables et tout va brusquement se mettre en mouvement quand Sybil va faire la connaissance d’un jeune homme et Olivia refuser d’être à jamais étouffée par la famille. Va t-elle parvenir à se révolter face au poids du devoir ? 

     

    Même si le résumé peut faire penser à une banale histoire romanesque, il n’en ait rien, aucun romantisme ici mais de la noirceur, du pessimisme, et des portraits sans aucune concession. Il ne suffit pas de vouloir faire sauter le carcan pour y parvenir. Aucune chance d’être heureuse pour une femme, le corset des traditions les enferme plus sûrement que les barreaux d’une prison. Et quand comme Sabine vous osez envoyer valser la morale, cela se termine par un divorce ! 

    Louis Bromfield est un observateur fin et incisif, c’est un observateur redoutable que j’ai pris vraiment grand plaisir à lire et je pense poursuivre ma lecture d’un ou deux autres de ses romans. 

     

    Un autre avis ? c’est chez Lilly 

     

     

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    Le livre : Précoce automne - Louis Bromfield - Traduit par L Baillon de Wailly - Edition Phébus libretto

     

     

     

  • La Dernière fugitive - Tracy Chevalier

    Laissons de côtés les déceptions et les ratages de lecture et passons aux livres qui m'ont plu

    Commençons par une vedette des blogs : Tracy Chevalier et sa Dernière fugitive. Même si ce n'est pas un grand coup de coeur c'est une histoire sympa et intéressante.

    L'installation des Quakers en Amérique est un sujet déjà traité et celle de la route des fugitifs noirs aussi. Mais le roman se lit agréablement.

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    Direction le pays des Ponts couverts et retrouvons Honor, une jeune femme qui n'a pas de chance, elle a quitté l'Angleterre pour les Amériques avec sa soeur qui doit s'y marier. Hélas hélas la soeur meurt sur le bateau et voilà Honor seule lors du débarquement
    Elle lie connaissance avec Belle Mills une modiste qui va tout de suite apprécier le don d'Honor pour la couture et la réalisation de quilts, Belle e a un frère terrible  qui chasse l'esclave en fuite ! Seule Honor finit par se marier avec Jack Haymaker un jeune fermier.  

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    les quakers par Adam Hochschild 

    C'est dans la ferme qu'Honor va rapidement être sollicité par des esclaves en fuite qui trouve refuge dans ses champs, dans son poulailler..... Elle va aider hommes et femmes au mépris de la loi et ainsi mettre en danger la famille et la propriété.  

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                    l'art du quilt 

    Dommage que l'héroïne soit une peu pâlotte et fâlotte, le roman s'en ressent un peu sinon l'histoire est assez bien construite et se lit sans ennui 

     

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    Le livre : La Dernière fugitive - Tracy Chevalier - Traduit par Anouk Neuhoff - Editions Quai Voltaire

     

  • Je suis interdite - Anouk Markovits

    Foi ou contrainte ?

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                                 le rituel du bain dans le film Kaddosh

     

    Avez vous vu et aimé le film Kaddosh ? Avez-vous lu et aimé l’Elu de Chaïm Potok ? 

    Alors ce livre est fait pour vous.

     

    Une histoire qui se déroule dans ces contrées qui furent le théâtre de pogroms, vous êtes en Transylvanie et Joseph a cinq ans, il vient d’échapper à un pogrom, toute sa famille a été massacrée mais lui a été sauvé par Florina, elle est catholique et désormais Joseph Lichenstein sera comme son fils. Il garde malgré tout des souvenirs de sa famille, de ses voisins.

    Quelques années plus tard lorsque Joseph est témoin de l’anéantissement de la famille de Mila, il va l’aider à rejoindre une famille juive, les Stern qui va la protéger.

     

    Mila va être élevée par cette famille en Transylvanie d’abord puis à Paris. Les Stern vivent sous la loi du chef de famille, Zalman, ce sont des juifs hassidiques, des juifs appartenant à la communauté Satmar aux traditions extrêment contraignantes et fermées.

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                          Communauté Satmar à New York

     

    Mila et Atara les deux filles ainées grandissent donc avec une série d’interdits : pas question de lire autre chose que des livres religieux, pas question de faire des études autres que religieuses.

    Tout est question de codes dans la famille, de rituels. Du lever au coucher tout est fixé et doit être appliqué avec intransigeance pour préserver la pureté de la famille, diktats alimentaires, vestimentaires, bains rituels pour les femmes, port de la perruque pour les femmes mariées.

     

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                              Vitrine à Mea Shearim

     

    Le seul écart que se permet Mila c’est un questionnement sur les circonstances de la disparition de ses parents, ce n’est pas clair pour elle, mais pour le reste elle est une jeune fille qui suit tous les préceptes qu’imposent Zalman  mais une petit graine est semée.

    Atara elle brandit l’étendard de la révolte assez tôt, elle enfreint les règles, lit des livres interdits, pose des questions, exprime le souhait de faire des études et refuse l’idée d’un mariage arrangé.

     

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    " Atara s'était mise à lire de plus en plus, elle lisait sur le chemin de l'école et au retour, elle lisait en classe, le livre sous le pupitre, elle lisait la nuit à la lueur d'une lampe de poche sous l'édredon

     

    Mila elle accepte elle de partir se marier aux Etats-Unis. Elle va y retrouver Joseph son futur époux, Joseph qui a fui la Transylvanie et a été élevé dans une famille hassidique lui aussi.

    L’une est rebelle, l’autre l’obéissance incarnée, mais la vie réserve parfois des embûches que ce soit sur le chemin de la rébellion ou sur celui de l’obéissance. 

     

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                                       Obéir    © François Pesant

     

    L’auteur poursuit son récit à travers trois générations et c’est extrêmement réussi. 

    La lecture de ce livre demande un peu d’attention, certains mots yiddish sont explicités en fin de livre, les paroles de prières reviennent de façon un peu lancinante et ajoute au climat d’oppression que vivent Mila et Atara.

    On est immédiatement en empathie avec les deux filles et l’on ne peut s’empêcher de penser que pour décrire aussi finement leurs parcours, l’auteur a du vivre une situation similaire. Ce besoin et cette peur d’enfreindre la loi, la terrible culpabilité qui en découle, la crainte d’ être exclue de la communauté.

    Un excellent livre sur les ravages d’une religion (quelqu’elle soit) quand l’orthodoxie l’emporte sur la foi.

     

    L’ avis du Café littéraire de Céline 

     

     

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    Le livre : Je suis interdite - Anouk Markovit - Traduit par Katia Wallisky - Editions JC Lattès