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A sauts et à gambades - Page 9

  • La Splendeur escamotée de frère cheval - Jean Rouaud

    Les mains d’or

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    «  Les mains d’or, elles travaillent sans modèle, sans filet, à main levée, et pratiquement les yeux fermés tant est faible la lueur des torches dont on mouche la pointe contre la paroi lorsqu’elles se mettent à fumer noir »

    Les spécialistes qui les premiers pénétrèrent dans ces grottes, ont cru que ces dessins, ces gravures étaient l'oeuvre des maitres de l’époque, en somme une supercherie

    Et pourtant ceux que l’on imaginait incultes, grossiers, rustres, nous ont laissé en héritage des images peintes qui n’ont rien à envier à un Rembrandt, un Michel-Ange. 

    Un héritage de 20 000, 25 000, 30 000 ans qui a pu faire comparer Lascaux ou la grotte Chauvet à la Chapelle Sixtine, aux cathédrales gothiques. 

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    Lascaux

     

    C’est le propos de Jean Rouaud dans ce livre, tenter de comprendre le pourquoi de ces oeuvres qui peut-être n’étaient pas faites pour être vues, pas faites pour décorer ou émerveiller d’autres hommes mais peut être pour apporter témoignage, pour créer un lien entre l’homme et l’univers.

    Jean Rouaud s’interroge, les paléontologues sont figés dans leur interprétation, pas question pour un historien d’avancer des hypothèses sans les étayer. Le scientifique peut nous éclairer sur la composition des pigments, sur la façon de projeter la peinture sur la roche,  sur la datation mais aucune d’indication sur le sens même des oeuvres. 

    Le poète, l’écrivain lui peut imaginer à sa convenance.

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    Altamira

    Il nous emmène de Altamira à Pech Merle, de Niaux à Rouffiniac, et bien sûr les grottes de Lascaux et Chauvet

     

    Pour Jean Rouaud ces oeuvres sont une manifestation du sacré que ces hommes ont eu besoin de d'inventer pour comprendre et accepter les phénomènes météorologiques, les faits déroutants, la mort. 

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    Grotte de Niaux

    « Face à ce gigantesque imbroglio de manifestations étranges, jour, nuit, éclairs, soleil, lune, volcan, grêle, orage, nuages, neige, fleurs, arc-en-ciel, naissance, mort, ils sont comme des penseurs aux mains nues. »

    « Les mains d’or » qui ont oeuvré dans des conditions parfois difficiles s’adressaient sans doute aux puissances invisibles, la sûreté du geste est fantastique alors que l’artiste n’a pratiquement parfois aucun recul et trace d’un trait d’un seul un cheval de 5 mètres de long sans aucun repentir. 

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    Le cheval de Cussac 

    L’auteur nous invite à réfléchir : si nous voyons une colombe au dessus de l’enfant Jésus dans la paille, personne ne pensera qu’un oiseau s’est introduit dans la crèche

    Accordons à ces Mains d’or la même volonté que le peintre du XVème devant sa toile, Rouaud en veut pour preuve les rapprochements que l’on peut faire entre les vaches de Lascaux et les toros de Mésopotamie.

    Quant au cheval c’est le symbole peut être du soleil, métaphore et image que l’on retrouvera chez les grecs. Le cheval comme le soleil peut parcourir de grande distance rapidement, il est en majesté à Lascaux, beaucoup plus que les prédateurs qui devaient pourtant effrayer les hommes. De Chauvet à Lascaux le cheval est devenu,  en quelques 15 000 ans, prééminent.

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    «  Les mains d’or, elles travaillent sans modèle, sans filet, à main levée, et pratiquement les yeux fermés tant est faible la lueur des torches dont on mouche la pointe contre la paroi lorsqu’elles se mettent à fumer noir »

    L’imagination et les propositions de Jean Rouaud m’ont plu. Dans une interview il dit que sur les fresques lorsque qu’un cheval baisse la tête il serait un plus logique d’y voir un signe de soumission plutôt que de voir un cheval broutant de l’herbe, les oies qui décorent l’entrée de la grotte de Cussac ne sont elles pas la métaphore des saisons qui toujours reviennent « Ce qui implique, ces aller-retours des migrateurs, que le monde est fini ? » 

    L’homme cherche des réponses « Dans quel monde parallèle se repose le soleil en attente de la bonne heure matinale » 
    Pourquoi ont ils dessiné ? « Pour décider de la vie d'un simple trait » nous dit superbement Jean Rouaud.

     

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    Les chevaux de Chauvet

    « qu'au commencement l'animal était Dieu et que Dieu est un animal »

    C’est un livre passionnant, qui oblige le lecteur à s’interroger, à imaginer ce que fut la pensée de ces hommes qui ont vu les derniers volcans en activité, leur conception du monde, qui ébranle nos certitudes. Jean Rouaud a une pierre de Rosette qui lui sert un peu de fil rouge : le galet d’Etiolles. 

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    Un essai  très réussi, même si à une ou deux reprise les phrases sont un peu complexes et nous perdent un peu en route, on se rattrape bien vite et on est fasciné par la finesse de l’observation et de l’analyse, par les clins d’oeil malicieux qui parsèment le récit

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    Le livre : La Splendeur escamotée de frère cheval - Jean Rouaud - Editions Grasset

    Le paléo Circus - Jean Rouaud - Editions Flohic ( A chercher d'occasion)

     

  • Bribes pour paléontologue

    « Quand on le laisse un peu tranquille, il s’autorise à rêver. Il se pose dans un coin où personne ne viendra le dénicher, à l’abri des bourrades, il rêve de chasses éternelles »

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    la frise des cerfs Lascaux

    « Le geste, il le portait en lui, il se sentait capable de le reproduire »

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    « Cette nuit là, il rêva que les grands animaux féroces s’approchaient doucement de lui et qu’il les caressait sans crainte »

     

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    Les lions de la grotte Chauvet

    « Et là devant la troupe stupéfaite qui écoutait un énième récit de chasse miraculeuse (…) Tous les regards se sont tournés vers l’ombre découpée d’un petit cheval au ventre rond contre la paroi, comme s’il paissait à côté d’eux, nullement dérangé par leur présence. »

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    Frise des petits chevaux Lascaux

    « Tout le monde éclate de rire »

     

    Le livre : Le paléo Circus - Jean Rouaud - Editions Flohic - A trouver d’occasion

  • La Quête d'Ewilan - Pierre Bottero

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    Les livres de Marie

     

    Une de mes séries préférées 

    Camille est une jeune fille de 13 ans tout à fait normale mais un jour un camion manque de la renverser et elle passe dans un monde parallèle merveilleux plein de choses à découvrir elle va entamer son voyage avec son meilleur ami lui aussi issu de notre monde et plein de compagnons intéressants, elle va affronter des méchants.

    Elle découvre le monde de Gwendalavir, ses immenses pouvoirs et son véritable nom : Ewilan. Sa quête commence.

    Elle va traverser de nombreuses épreuves pour retrouver ses parents dans un monde magique et inconnu 

     

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    Mon avis 

    C'est trop dur de résumer cette série il faut la lire 

    Je l'ai commencé il y a environs trois ans et j’ai parfois lâché un peu,  mais ces livres sont tellement beaux et Pierre Bottero arrive à nous faire voyager dans un mode tellement mysterieux, tellement magique.

    Il est malheureusement décédé en 2009 mais il est sans aucun doute mon écrivain préféré pour son imagination  je recommande cette lecture à tout le monde à partir de 11 ans à peu près. 

    Il y a aussi une BD

     

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    « C’est alors qu'après un magnifique vol plané, un chevalier en armure s'aplatit à coté d'elle dans un impressionnant bruit de casseroles. Camille commença à penser que quelque chose ne tournait pas rond. »

     

    Les livres : La Quête d’Ewilan - Pierre Bottero - Editions Rageot ou Le livre de poche

  • Là-bas août est un mois d'automne - Bruno Pellegrino

    Pourquoi vous proposer un livre dont peut-être vous n’avez pas entendu parler ?
    Et bien d’abord parce que mars est le mois de la poésie, le mois du Printemps des poètes.
    Ensuite parce que j’aime Gustave Roud et sa poésie, une raison quasi suffisante non ?
    Enfin parce que c’est l’occasion de parler ici de poésie ce que je ne fais pas suffisamment souvent.

    Un billet pour deux livres : l’un est un portrait sensible, l’autre un recueil de poésie pour faire connaissance avec le poète.

     

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    Gustave Roud j’ai fait connaissance avec lui grâce à Philippe Jaccottet qui m’a incité à le lire.
    Lorsque j’ai vu paraitre le roman de Bruno Pellegrino j’ai été ravie et je l’ai lu avec émotion. Il trace le quotidien de Gustave et Madeleine, le frère et la soeur qui ont toujours vécu sous le même toit. 

    Il nous livre dix années de vie, de 1962 à 1972

    Il fait leur portrait, il décrit leur quotidien dans la maison de famille à Carrouge, une « maison massive , d’un seul bloc, en équilibre entre la cour, à l’est, et le verger à l’ouest » dans un village vaudois.

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    Maison de Carrouge

    Derrière Bruno Pellegrino on accède au jardin qui a parfois des « allures de jungle ».

    L’une, Madeleine, est une passionnée par l’espace, l’autre est un fou de photos et de poésie. 

    Ils ne sont mariés ni l’un ni l’autre. « Leur tâche, pour les années à venir, est de perpétuer ce qui peut l’être ».

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    On les connait bien dans le village « le frère et la soeur, enfin on la connaît surtout elle, qu’on voit à l’église, parce que lui c’est un peu un drôle d’oiseau. »

    La ferme est témoin du temps qui passe, «  Les hivers, après coup, sonnent comme un conte : de la neige à outrance et pour la déblayer, des traîneaux tirés par des chevaux. »

    L’été est court dans ces contrées « Les matins sont frais, le soir on ne s’attarde plus sans châle ou couverture sur le banc devant la maison ; au verger, certains arbres tirent déjà sur le jaune… »

    Des passions exigeantes, parfois dérangeantes comme celle de Gustave qui photographie inlassablement « des hommes presque nus », une époque où il était très difficile de s’assumer homosexuel.

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    Pour elle une bibliothèque riche et surprenante «  Madeleine suit du doigts le dos des livres, en arrive aux traités de mathématiques et de vulgarisation. Une biographie de Copernic aux pages cornées. Un atlas céleste »

     

    Mais il y a aussi la vie simple, humble : l’une fait des confitures, l’autre est « un monsieur qui a fait des études et passe à la radio » 

    Bruno Pellegrino sait mettre en avant ce déroulement lent du temps qui permet au poète « d’éprouver l’épaisseur des jours… »

    Curieusement on pourrait les croire hors du temps mais de fait c’est le contraire, ils sont tous deux les deux pieds dans la terre, vivant au rythme des saisons.

    D’un côté un homme simple, un homme de la terre, de l’autre un poète reconnu qui pour ses soixante ans déambule en Italie à l’invitation de son éditeur.
    Ce roman est une belle et pudique façon de faire connaissance avec Gustave Roud.

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    Après la lecture de ce livre sensible j’ai eu envie de retrouver la poésie de Gustave Roud, le recueil Les Fleurs et les saisons est parfait pour faire connaissance.

    C’est un petit recueil  qui rassemble des textes épars de l’écrivain-poète écrits entre 1935 et 1942, ce livre a vu le jour sous l’impulsion de Philippe Jaccottet et il est illustré par des photographies en noir et blanc prises par l’auteur.

    C’est un joli manifeste du poète, les fleurs ont un langage, les saisons se déroulent « des labours à la défaite de l’hiver » la poésie est là pour nous délivrer leur message. 

    Les saisons s’égrènent dans un paysage de collines mais «  ne se succèdent pas selon le simple appel du calendrier. Elles s’accompagnent et se quittent au gré de leurs caprices.»  que le poète découvre lors de ses balades sur le plateau du Jorat, son pays. 

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    Plateau du Jorat pays de transhumance

    Les Saisons

    « Toute arrivée humaine dans un jardin d’aube, par exemple, ne peut être qu’une intrusion et rompt aussitôt mille colloques de fleurs »

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    « L’été glisse parfois de longues journées chaleureuses, et l’hiver dont on voudrait peindre ici la défaite abrite, dès de début de l’an nouveau, un printemps secret qui s’amuse à donner au regards anxieux des hommes, las de la cruelle blancheur du paysage, milles signes furtifs de sa présence. »

    Les Fleurs et les fruits

     

    « La rose ronde et nue, la rose rose, la rose de toujours. L’antique rosier des jardins paysans qui buissonne, renaît sans relâche au long des siècles »

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    « J’ai choisi l’appel de cette campanule solitaire comme un cheminement vers quelque chose de plus mystérieux encore. »                                               

    « C’est une très haute campanule des bois couverte de cloches et de feuilles à demi flétries, la suppliante au nom de cette forêt qui halète de soif, tout près de périr elle-même, guetteur d’un impossible orage, véhément porte-parole au seuil du bois torturé. »

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    « Capucine, soeur du feu, mais qui se défend en magicienne généreuse contre l’eau même, pluie ou rosée. »

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    « Ce nom, ce « ne m’oubliez pas », c’est lui qui l’a dicté aux hommes, depuis des siècles, depuis qu’on a pu lire confusément sa prière à chaque printemps recommencé. 

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    Les livres

    Là-bas août est un mois d’automne - Bruno Pellegrino - Editions ZOE
    Les Fleurs et les saisons - Gustave Roud - Editions La Dogana

  • Une bouffée de printemps

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    Habituez-vous à contempler l’azur chaque matin pendant un instant ; vous sentirez tout à coup l’air autour de vous, la fraîcheur légère dont la nature vous fait grâce entre le repos et le travail. Vous aurez alors l’impression que chaque journée possède une physionomie spécifique, un éclat particulier, à l’instar de chaque pignon de maison.
    Accordez-y un peu d’attention, et vous conserverez en vous jusqu’au soir les restes d’une sensation de plaisir, une petite part de complicité avec la nature. Progressivement, l’œil apprend à devenir l’intermédiaire qui nous révèle bien des détails charmants de notre environnement ; il s’habitue tout seul et sans difficulté à observer la nature et les rues, à saisir la drôlerie inépuisable des petites choses de la vie.

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    Le livre : L’art de l’oisiveté - Hermann Hesse - Editions Calmann-Levy ou Livre de poche

  • Le Musée imaginaire de Marcel Proust - Eric Karpeles

    Je suis allée de ricochet en ricochet, après l'herbier de Marcel Proust, je suis passée à Monet qui fut un grand inspirateur de l'écrivain, et hasard alors que je venais d'acheter ce livre sur Hokusai je découvrais que la salle à manger du peintre était décorée d'estampes japonaises. 

    Retour à la peinture avec ce musée imaginaire qui n'était plus disponible depuis longtemps et qui vient d'être réédité.  

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    Pour les lecteurs de Proust, et même sans avoir lu La Recherche en totalité, on est vite frappé par les pages qui font référence à la musique, à la littérature mais plus encore à la peinture.

    Il paraissait naturel de composer ce musée imaginaire et pas seulement avec le Petit pan de mur jaune, car Proust ne s'arrête pas à Vermeer.

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    La Recherche est littéralement truffée de références picturales. Plus de 200 oeuvres ont été répertoriées par Eric Karpeles.

    Si vous êtes lecteur de Proust vous avez sans doute mémorisé quelques unes de ses comparaisons, de ses métaphores mais je gage que comme moi vous êtes bien incapable de vous rappeler de tout. C'est donc une balade au musée que nous permet l'écrivain et le texte est ainsi mis en valeur, les mots s'appuient sur l'illustration de façon parfaite. 

     

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    « Swann possédait une merveilleuse écharpe orientale, bleue et rose, qu'il avait achetée parce que c'était exactement celle de la Vierge du Magnificat. »

    Le livre est superbement illustré et à chaque tableau répond le texte de Proust qui lui fait écho. C'est savoureux de pouvoir lire et voir sur une même page. 

    On s'amuse énormément à vérifier les correspondances entre texte et tableau, on admire et on sourit très souvent car l'ironie et l'humour de Proust sont encore amplifiés par l'image.

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    « Je lui dit que c'était Bloch. - Ah oui ce garçon que j'ai vu une fois ici et qui ressemble tellement au portrait de Mahomet II par Bellini »

    Parfois Proust invente des tableaux imaginaires, tels ceux d'Elstir, Eric Karpeles sait faire appel à ses fines connaissances pour nous proposer un tableau très proche, dans le ton du texte.

    On connait sa passion pour les couleurs, la lumière d'un paysage, les ciels que l'on peut retrouver dans les tableaux.
    Ses portraits illustrés par un tableau : personne n'a oublié la Charité de Giotto.

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    « La pauvre Charité de Giotto, comme l'appelait Swann, chargée par Françoise de les "plumer", les avait près d'elle dans une corbeille, son air était douloureux, comme si elle ressentait tous les malheurs de la terre ; et les légères couronnes d'azur qui ceignaient les asperges au-dessus de leurs tuniques de rose étaient finement dessinées, étoile par étoile, comme le sont dans la fresque les fleurs bandées autour du front ou piquées dans la corbeille de la Vertu de Padoue. »

    Et la magnifique comparaison entre Odette et la fille de Jethro dans  la fresque de Botticelli : Épisodes de la vie de Moïse

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    « Elle frappa Swann par sa ressemblance avec cette figure de Zéphora, la fille de Jéthro, qu’on voit dans une fresque de la chapelle Sixtine »

    En relisant ainsi les passages de la Recherche j'ai été frappé par l'extraordinaire culture de Proust, par le nombre des tableaux qu'il connait à une époque où il n'était pas très facile de se procurer des reproductions aussi belles et fidèles qu'aujourd'hui.

    J'ai aimé aussi que les emprunts aillent de toiles très très connues comme celles de Botticelli, Véronèse, Titien, Tiepolo, mais aussi à des tableaux de peintres oubliés qui sortent ainsi de la pénombre où le temps les avait plongés.

    Si vous n'êtes pas familier de l'oeuvre de Proust, comme pour son herbier, c'est une façon simple et attrayante d'y entrer.

    Keisha l'avait lu dans la version de 2009 

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    Le Livre : Le musée imaginaire de Marcel Proust - Eric Karpeles - Editions Thames et Hudson