
Dans la catégorie Histoire, parfois des essais, des biographies ou des romans.
L'histoire c'est un peu ma passion depuis que je suis enfant et que j'ai découvert l'histoire dans les numéros de Tout l'Univers
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Et vous quel serait votre choix ?
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Dans la catégorie Histoire, parfois des essais, des biographies ou des romans.
L'histoire c'est un peu ma passion depuis que je suis enfant et que j'ai découvert l'histoire dans les numéros de Tout l'Univers
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Et vous quel serait votre choix ?

Les cinq livres de poésie ou d'art qui sont venus enrichir ma bibliothèque ces dernières années.
L'arrivée du numérique change un peu la donne pour les livres d'art.
La poésie d'Akhmatova tient le haut du pavé avec celle de Philippe Jaccottet
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Et vous quel serait votre choix ?

Les cinq meilleurs livres audio de ces cinq dernières années ........
Le genre s'est épanoui en cinq ans mais finalement j'ai un faible pour les grands classiques .......
Un brin de Zola, Proust of course, l'accent de Pagnol, l'humour noir à l'anglaise et Hugo évidement
Et vous quel serait votre choix ?
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Sept allumées des mots
©Makhi Xenakis
Livre d’une femme dédié à 7 autres femmes.
Parmi elles des grands noms de la littérature, que l’on connait que l’on a lu et puis d’autres nettement moins présents dans les bibliothèques et sur les blogs.
Je vous livre la liste :
Deux anglaises sur lesquelles je vais passer vite car on sait tout ou presque d’elles : Emily Brontë et Virginia Woolf. Sylvia Plath que j’ai eu le plaisir de croiser comme La femme du braconnier, Colette l’incontournable et puis des femmes nettement plus discrètes, dont la notoriété est parfois à éclipse ou dont l’oeuvre est d’un accès plus abrupte : Marina Tsvetaeva, Ingeborg Bachmann, Djuna Barnes.
Lydie Salvayre a choisi de prendre le contre-pied de Proust et de nous dévoiler pour chacune ce qui les a fait vivre, ce qui les a enflammé, ce qui les a délivré ou plongé dans l’angoisse.
Sept allumées de littérature et de poésie qui traversent leur siècle en brandissant haut leur talent, en menant parfois des combats perdus d’avance sans jamais faiblir.
L’auteur avoue s’être penchée sur ces destins de femmes alors qu’elle même était en souffrance « Je traversais une période sombre. Le goût d’écrire m’avait quitté.»
Elle a choisi uniquement des écrivains qui avaient compté pour elle et qui « ont en commun d’avoir choisi de vivre comme elles l’entendaient, avec une force, un courage extraordinaires, si l’on considère qu’à l’époque où elles écrivaient ».
Ce sont 7 leçons que nous donne Lydie Salvayre avec ces femmes pour qui écrire était plus important que la réputation, que l’amour parfois, que la vie même.
J’ai aimé ces portraits même si certains d’entre eux étaient déjà des figures connues, j’ai aimé retrouvé pour chacune le combat mené, la rage d’écrire.
Les portraits sont un peu inégaux mais tous sont intéressants.
Celui qui à mon sens est le plus réussi est celui de Marina Tsvetaeva, Marina l’intrépide, Marina la rebelle; la correspondante enfiévrée de Rilke et de Pasternak dont Lydie Salvayre fait un portrait éblouissant.
Christian dans un de ses billets s’est penché sur un roman d’Ingeborg Bachman,
Claude est également sensible à ce livre
Quant à Colo c’est elle qui m’a donnée l’envie de le lire

Le livre : 7 femmes - Lydie Salvayre - Editions Perrin
Dans le genre polar régionaliste
ah quel chouette voyage en Espagne et dans un coin que je connais très mal : la Galice.
Un pays de pêcheurs au climat atlantique.
L’entrée en matière est un peu tristounette, la visite à l’oncle qui va mourir, le ton est donné car la plongée dans un monde de taiseux est assez dure, enfin je dis taiseux ...pas tant que ça en fait parce Leo Caldas l’inspecteur de police qui va mener la danse dans pas longtemps, anime une émission de radio pour soutenir et expliquer le travail de la police.
Quand la mer rend un cadavre qui s’avère être le corps d’un marin pêcheur, Justo Castello, originaire de PanxÓn un petit village galicien.
Leo et son adjoint Rafaël Etevez vont tenter de tirer ça au clair.
Tout ce que j’aime dans les polars est ici, un héros bien typé, un village avec juste ce qu’il faut de secrets enfouis, de rumeurs, de vieilles rancunes, de malédictions.
On pêche aussi le calamar
Le petit monde de la pêche n’aura bientôt plus de secrets pour vous et vous vous régalerez aux interrogatoires de Leo Caldas car il a l’art et la manière notre inspecteur.
Brume, pluie, brouillard ...Domingo Villar ne donne pas forcément envie d’aller passer des vacances à PanxÓn mais par contre il donne une furieuse envie de lire son prochain polar.
C’est bien écrit, le rythme de l’enquête est parfait pour vous laissez le temps de manger une ou deux langoustes et quelques Saint Jacques.
On peut parier que l’éditeur nous laissera pas sans nouvelle ou alors c’est à désespérer
Lisez l’avis d’Ys qui ma refilé le virus
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L'auteur et son oeuvre
Le livre : La plage des noyés - Domingo Villar -Traduti par Dominique Lepreux - Le livre de poche
Une longue blessure
L’enfance n’est pas toujours un vert paradis, la mémoire doit faire son lent et laborieux travail pour faire affleurer les souvenirs douloureux, pour les dire, pour s’en délivrer.
Retour au début du livre, c’est sur une femme vieillit « une toute petite chose. Rétrécie. » que s’ouvre le récit. C’est le bout de la route pour elle, le corps est devenu « corps de bois »
L’enfant, le narrateur revient en arrière et se souvient.
Il fut pendant un temps « un trésor » pour cette femme qui n’était pas sa mère. C’était avant le remariage, avant les fleurs, avant le banquet.
Une fois dans la place la belle-mère va très vite effacer les traces de l’ancienne épouse, faire disparaître la photo. Et l’enfant se retrouve doublement orphelin.
Quand l’enfant fait une bêtise il fallait « qu’il demande pardon à genoux » et le père ne dit mot et s’enfonce dans le silence.
De nouveaux frères et soeurs sont prêts à prendre la place.
Aucune chaleur dans cette maison « creuse comme une coque » aucune caresse jamais, tout se passe à l’abri des regards, la haine, les coups.....Cette femme lui en veut d’avoir un jour été aimé et elle lui fait peur « Il la craint plus que l’orage » et il apprend « l’art de serrer les dents ».
Nous ne saurons jamais le prénom du narrateur, fille ou garçon ? il n’est plus qu’une ombre, il reste sans mots, « la pièce s’invente sans lui ».
Ne cherchez ici aucune douceur, aucune concession, le récit est âpre et Danielle Bassez nous livre une part d’enfance douloureuse.
Une écriture rageuse, acérée, des portraits au couteau et la haine qui sourd par tous les bouts de ce récit.
Pour ceux ou celles qui s’interrogeaient sur mon coup de griffe au roman de Nicolas Clément Sauf les fleurs, je ne peux que conseiller de lire ce livre ci et de mesurer l’écart entre les deux.
Retrouvez l’auteur avec un livre précédent.

Le livre : Aucune chanson n’est douce - Danielle Bassez - Editions du Cheyne