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Littérature russe - Page 3

  • La Tourmente - Vladimir Sorokine

    Le roman d'un admirateur de Gogol

     

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    Et voilà le troisième billet russe, avec un roman qui par son côté extravagant est plus proche de Gogol que de Maître et serviteur de Tolstoï 

     

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                        Mikhail Markianovitch Guermacheff

     

    La traversée de la grande steppe russe est toujours une épreuve en hiver et Platon Ilitch Garine est franchement pressé et exige de repartir du relais où il a fait halte car il y a une épidémie qui l’attend et il convoie des vaccins.

    « Écoute-moi bien, mon brave ! Tu vas me dénicher des chevaux… jusque chez le diable, s’il le faut ! Je te préviens : si je n’arrive pas à destination aujourd’hui, je te traîne devant les tribunaux ! Pour sabotage ! »

     

    Mais point de chevaux disponibles sauf ceux du porteur de pain dit le Graillonneux. Sa trottinette est tirée par 50 (oui oui vous n’avez pas mal lu) chevaux minuscules gros comme des perdrix.

    Et voilà l’équipage partit, les courageux chevaux bravent la tempête et filent filent car il importe que Platon Ilitch arrive à temps pour apporter le vaccin miracle au village contaminé.

    Oui mais voilà si vous n’avez pas été très étonné à ce drôle d’attelage vous ne le serez pas plus quand vous apprendrez que le temps peu lui s’allonger, se dilater à l’infini et la course prévue pour durer quelques heures prendre un temps .....

     

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    Nikifor Krylov, L`Hiver russe,
    Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2013_12_03/Paysage-d-hiver-dans-l-art-russe-du-XIXe-au-debut-du-XXe-siecles-4488/

    Comme dans Roman que j’avais beaucoup aimé, Sorokine s’amuse ici avec tous les poncifs de la littérature russe, le récit nous semble familier à nous lecteurs de la Steppe, de Maître et serviteur, il y a des samovars, des bouleaux, des peaux de bêtes pour le froid, et même des loups. 

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                               Fiodor Alexandrovitch Vassiliev 

     

    « Le ciel nocturne, purifié, planait au-dessus de l’immense plaine neigeuse. La lune régnait sans partage, elle rayonnait, scintillait dans les myriades de flocons qui venaient de tomber, argentait la natte sur la caisse, la moufle du cocher serrant le bradillon, la toque de renard, le pince-nez et la houppelande du médecin. Les étoiles hautes jetaient leur impérial éclat en semis de diamants. Le vent glacial, pas trop fort, lançait ses assauts sur la droite, apportant les senteurs de la nuit profonde, de la poudreuse et d’une lointaine présence humaine. »

     

    Mais Sorokine est diabolique et il aime tordre les belles images de l’hiver russe, il aime se tourner vers le passé pour mieux « tourmenter » son lecteur.

    On perd ses repères exactement comme Platon Ilitch et le Graillonneux, le chemin littéraire s’efface et l’on ne sait plus bien en quel temps et quel lieu l’on est. La tempête brouille non seulement le paysage mais aussi la lecture ! Et l’on cherche sa route dans cet univers qui se situe dans une Russie intemporelle.  

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    Isaac Levitan Hiver en forêt 

    Dans les Âmes mortes Gogol finissait son roman en disant « Russie, où cours-tu donc ? », ne comptez pas sur Vladimir Sorokine pour vous donner une réponse mais je vous invite à vous laisser emporter par son talent.

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    Le Livre : La Tourmente - Vladimir Sorokine - Traduit par Anne Coldefy-Faucard - Editions Verdier

  • Les Âmes mortes - Nikolaï Gogol


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    En route en britchka

     

    Un grand classique de la littérature Russe que j’ai lu il y a très longtemps mais dont je gardais un souvenir mitigé. J’ai mis la main sur une édition de 2009 avec une traduction renouvelée et des illustrations de ...Marc Chagall, c’était l’occasion de repartir à la rencontre de Tchichikov le

    héros de Gogol. 

     

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    le héros vu par Chagall

    Dans tous les livres sur la littérature russe vous trouverez résumé et analyse de ce roman, les plus grands s’y sont collés et Nabokov en premier lieu grand admirateur de Gogol. Donc un résumé très succinct et quelques impressions pour vous donner envie de partir sur les traces de ces Âmes mortes.

     

    Pavel Ivanovitch Tchichikov écume la région dans sa britchka et se fait présenter à tous les notables du coin, du moins à tous ceux qui sont propriétaires d’âmes, le nom pudique donné aux moujiks que leur propriétaire peut à l’envi, vendre, louer, ou exploiter.

    Il veut racheter des âmes mortes, ces hommes et femmes qui sont morts dans le servage mais qui apparaissent encore dans les états du recensement ce qui obligent les propriétaires à payer des impôts dont ils se passeraient bien.

     

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    un village de Gogol

     

    Le mécanisme par lequel Tchichikov pense s’enrichir avec ces achats est un peu mystérieux et il se heurte parfois au refus des propriétaires. Mais c’est un malin, c’est même pour le dire franchement Satan lui-même. C’est un maître de la flatterie, il connait les points faibles de tous ses interlocuteurs : l’argent, le jeu, le billard ou la boisson c’est au choix.

    C’est le diable certes mais un diable bien policé, bien masqué qui sait fort à propos perdre son interlocuteur dans un discours sur la loi, le devoir et l’intérêt.

     

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    les personnages loufoques

     

    On est loin ici du sérieux des romans de Tolstoï ou de l’écriture torturée de Dostoïevski. Les héros sont menteurs, voleurs, pratiquent l’arnaque à petite ou grande échelle.

    On nage dans le grotesque, au est au royaume de l’absurde; le comique est décapant, Gogol use à profusion de métaphores animalières, tous les types humains sont représentés, le couard, le colérique, l’envieux et leurs noms même en Russe provoquent l’hilarité ce que la traductrice à chercher à rendre avec une grande réussite. 

    Le tableau de la société provinciale russe est subversif et inoubliable. La satire est dure mais aussi loufoque ce qui adoucit un peu le trait.

     

     

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                         Au dessus de Vitebsk - Marc Chagall

     

    Les illustrations de Marc Chagall sont parfaites et Anne Coldefy-Faucard nous dit que sans doute le peintre reconnu sous la ville de N...de Gogol le Vitebsk qu’il a connu.

     

     

    Voici la voix de Nabokov qui conteste le caractère russe du roman.

    « Il serait aussi vain de chercher dans les Âmes mortes un arrière plan russe authentique que d’essayer de se faire une idée du Danemark à partir de la mince affaire qui se déroula jadis dans les brumes d’Elseneur. »

     

    Mais s’incline devant la richesse du roman.

    « Les Âmes mortes offrent au lecteur attentif une collection d’âmes bouffies (..) décrites avec brio (..) et cette foison de détails singuliers qui élèvent l’oeuvre au niveau d’un fantastique poème épique » 

     

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    Les livres

    Les âmes mortes - Nicolaï Gogol - Illustré par Marc Chagall - Traduction de Anne Coldefy-Faucard -Editions du Cherche-midi 2009

    Littératures - Vladimir Nabokov - Editions Bouquins Robert Laffont

     

    L'auteur (source l'éditeur)

    220px-Портрет_Гоголя.jpgAprès des études médiocres, il s'établit à dix-neuf ans à Saint-Pétersbourg, où il trouve une place d'expéditionnaire dans un ministère. Instable, il abandonne bientôt son emploi et se met à écrire. Il se lie alors avec Pouchkine, qui sera pour lui un excellent conseiller. Un roman, Tarass Boulba, lui vaut une chaire d'histoire à l'université de Saint-Pétersbourg. 

    Gogol donne alors une série de nouvelles pétersbourgeoises qui mettent l'accent sur le divorce existant entre le rêve et la réalité. De 1841 date son chef-d'oeuvre, qui introduisit le thème de la pitié sociale dans la littérature russe, Le Manteau. En 1841, il rentre en Russie pour la publication de son roman Les âmes mortes dont la seconde partie ne fut pas publiée. 

    En 1848, il part pour Jérusalem afin de travailler, dit-il, à sa perfection spirituelle. Il en revient dans un état d'exaltation religieuse extraordinaire, et mène désormais une vie de prière et de jeûne. Épuisé, il meurt d'une fièvre typhoïde en 1852.

  • Récits d'un jeune médecin- Mikhaïl Boulgakov

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    Alexis Savrasov  Hiver 

    J’avais envie de lire ce livre depuis déjà plusieurs mois. Sous couvert d’un roman l’auteur nous livre son expérience personnelle dans les premiers mois de son installation comme médecin

     

    Nommé à tout juste 24 ans au fin fond d’une campagne russe, Vladimir Mikhaïlovitch Bomgard se voit confier un hôpital pendant qu’à Moscou éclate la Révolution.

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    Des débuts affolants : loin de tout, une population en proie à la pauvreté, à l’absence de médicaments, à une hygiène plus que précaire et par dessus tout victime des superstitions les plus arriérées.

    Vladimir est terrorisé, diplômé depuis quelques mois, autant dire tout à fait novice, il redoute les accouchements, les amputations, l’impossibilité d’en référer à un collègue, bref tout pour faire des cauchemars.

    Sa première intervention se finit bien et lui donne le courage de poursuivre malgré la fatigue, l’obscurantisme de la population, les moujiks finissent par lui accorder leur confiance, et parfois c’est plus de cent personnes qu’il examine dans la journée.

     

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    Les déplacements l’hiver sont dignes de Tolstoï et sa tempête de neige, il doit lutter sans cesse tout en continuant à apprendre et la nuit venue il compulse fiévreusement ses manuels.

    C’est un récit autobiographiques, il n’y a pas à s’y tromper, Boulgakov garde un souvenir vif de ses débuts dans les années 1916, il situe d’ailleurs les récits près de Smolensk où il a exercé.

    On trouve dans ces nouvelles un réalisme total mais déjà la plume de Boulgakov est à l'oeuvre, il manie la dérision avec habileté permettant au lecteur de ne pas trop reculer devant des scènes parfois très violentes, certaines scènes s’apparentent à la tragi-comédie et on le sent proche du moujik qui bientôt prendra les armes. 

     

    891381ffa2ad5f6662ac54808b63d379.jpgCes récits sont pris sur le vif  et traduisent une certaine empathie de Boulgakov avec le peuple russe mais qui sait aussi approcher la réalité de la toxicomanie de façon tout à fait étonnante.

    J’ai aimé ce court livre qui ne peut que donner envie de se plonger dans les deux livres importants de Boulgakov : Le maître et marguerite et La Garde blanche.

    Pour tous les amateurs de littérature russe.

     

     

    Le billet de Tania et celui de Mango 

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    Le livre : Récits d’un jeune médecin - Mikhaïl Boulgakov - traduit par Paul Lequesne - Editions Le livre de poche

  • Vongozero - Yana Vagner

    Fuir devant le danger

     

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    L’histoire d’une fuite, un vrai suspens même si le roman n’est pas sans défaut. 

    Un virus qui décime une population cela semble bien à l’ordre du jour non ?  la fiction est bien proche de la vérité parfois.

    La Russie d’aujourd’hui, dans les environs de Moscou. Anna et Sergueï vivent dans les environs de Moscou, une vie aisée avec Micha le fils d’Anna, Sergueï lui a un fils d’un premier mariage qui vit avec sa mère. 

    Depuis quelques semaines un virus sème la mort, lorsque les premiers cas se déclarent cela ne fait réagir personne mais voilà une épidémie ne s’arrête pas comme cela et doucement mais sûrement cela s’étend, touche de plus en plus de personnes. 

    Et brutalement c’est le chaos, quarantaine, moyens de communication en berne, routes fermées, pénurie en tous genres. Bref les ravages de la peur, la déliquescence de l’autorité, apparition de pillards, le règne de la violence est proche. 

    Anna et Sergueï brutalement réveillé par Boris le père de Sergueï, réalisent que sous peu il s’agira d’un sauve qui peut, il est donc temps de rassembler tout le nécessaire, du carburant, des armes, des vivres et de fuir le plus loin possible des villes. 

    Où ? En Carélie vers le lac de Vongozero vers la frontière Finlandaise où ils ont une maison, je devrais dire un abri. 

     

     

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    Ce livre n’est pas parfait et on aurait aimé en savoir un peu plus sur le mystérieux virus, mais ....j’ai bien aimé cette fuite, bientôt d’autres personnes vont s’agréger au groupe du départ, pour des raisons plus ou moins nobles, la vie va devoir s’organiser, il va falloir trouver du carburant, tracer une route point trop dangereuse.

    C’est Anna la narratrice et on alterne entre son récit de la fuite et ses réflexions personnelles, ses doutes, ses peurs. On sent bien à quel point tout devient danger même la plus simple des haltes. 

     

     

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    Je l’ai dit le roman manque peut être un peu de profondeur mais il est d’une vraie efficacité, le climat de fin du monde est assez bien rendu et l’angoisse est renforcée par la nuit, la neige, le froid. 

    Yana Vagner parvient à faire ressentir cette angoisse au lecteur avec des mots simples, sans style particulier mais par une construction très efficace qui permet de découvrir petit à petit les motivations et les ressorts cachés de chaque personnages. Ce n’est pas un grand roman mais un récit plutôt réussi d’une fuite qui pourrait un jour ou l’autre concernée tout un chacun/

     

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    Le livre : Vongozero - Yana Vagner - Traduit par Raphaëlle Pache - Mirobole Editions

     

    L'auteur : 

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    Yana Vagner, née en 1973, a grandi au sein d’une famille russo-tchèque. Elle a travaillé comme interprète, animatrice radio, responsable logistique. Vongozero est son premier rom

    an. Initialement publiée peu à peu sur le blog de l’auteur, cette histoire de survie magistrale a suscité un tel enthousiasme qu’elle a fait l’objet d’une enchère entre éditeurs. Elle a depuis été nominée au Prix National Bestseller, vendue au cinéma et traduite dans 4 pays.(source l'éditeur)

  • La Traductrice - Efim Etkind

    Quand traduire devient un acte de résistance.

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    C’est un article de Sophie Benech traductrice sur le blog de Pierre Assouline qui m’a donné envie de parler de ce petit livre. Dans ce billet Sophie Benech y fait part de ses doutes, de ses difficultés pour traduire en particulier la poésie. Elle fait référence à un livre sur Anna Akhmatova qui vient de paraitre et dont je vous parlerai prochainement.

    Ses remarques sur la traduction viennent parfaitement illustrer le livre dont je veux vous parler aujourd’hui.

     

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                     Sophie Benech Traductrice et directrice des éditions Interférences

     

    Un récit très court mais dont on regrette presque la concision tant cette étonnante histoire nous bouleverse.

    On assiste à la représentation de Don Juan de Byron et à la fin de la pièce le public debout réclame l’auteur. Une femme gênée, voutée, est montée sur scène et là s’est écroulée. Cette femme c’est Tatiana Grigorievna Gnéditch.

    Elle est une intellectuelle issue d’une famille d’aristocrate ce qui en Union Soviétique était déjà comme une épée de Damoclès. Tatiana Gnéditch est passionnée de littérature anglaise et attirée en particulier par Byron. Elle a de qui tenir, un de ses ancêtres fut le traducteur de l’Iliade, traduction jamais dépassée depuis. 

    La politique n’intéresse pas Tatiana mais la politique va la rattraper et soupçonnée puis emprisonnée pour ses origines, elle est condamnée à dix ans de camp en 1945.

     

    Bizarrement elle ne part pas immédiatement au Goulag et elle va alors profiter de ce répit pour obtenir avec l’aide d’un de ses geôliers, papier et crayon et va s’attaquer à la traduction de Byron et va au nez et à la barbe du NKVD traduire les 17000 vers de Don Juan. 

    Le parcours de cette traduction est un exemple de  solidarité et de prise de risques pour que ne se perdent pas les paroles des écrivains. 

    Une femme de la trempe d’un Soljénitsyne qui enterra ses manuscrits ou de Nadejda Mandelstam qui mémorisa l’oeuvre de son mari pour qu'elle ne s'efface pas.

     

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    Bien sûr on pense en lisant ce petit livre au « Proust contre la déchéance » de Joseph Czapski . J’ai fait également le rapprochement avec le superbe film La femme aux cinq éléphants qui, bien que dans un tout autre contexte, met parfaitement en valeur le travail de la traduction.

     

     

    Ajoutez ce livre à votre bibliothèque.

     

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    Le livre : La traductrice - Efim Etkind - Editions Interférences

  • La Steppe - Anton Tchekhov

    Un classique Russe

     

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                                ©Darkiya Mortuusmalus.

    « Comme il fait lourd et triste ! La calèche se hâte, et Iégorouchka voit toujours la même chose: le ciel, la plaine, les collines,... Dans l'herbe, la musique s'est calmée. Les pluviers sont partis, on ne voit plus les perdreaux. Faute d'occupation, les freux tournoient au-dessus de l'herbe fanée, ils se ressemblent tous et ils rendent la steppe encore plus uniforme. Un milan vole en rase-mottes, battant harmonieusement des ailes, et s'arrête soudain en l'air, comme pour réfléchir à l'ennui de vivre, puis il les secoue et file au-dessus de la steppe comme une flèche »

     

    La steppe qui est plus une longue nouvelle qu’un roman et qui va à sa parution asseoir la notoriété de Tchekhov.

    c’est à la fois un récit de voyage et un récit autobiographique. Tchekhov disait de ce récit  « c’est mon chef d’oeuvre »

     

    Un enfant de 9 ans Iégorouchka quitte sa famille « un matin de juillet » pour aller au lycée. Un long voyage de plusieurs jours dans une brika au cours duquel il va traverser la steppe russe. C’est l’été, le soleil est brûlant, il y a des orages violents mais parfois les nuits sont froides

    La plus grande partie du voyage il la fait assis sur un tas de foin où parfois il s’ennuie un peu.

     

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    L'enfant va tout observer le travail des moujiks dans les champs, les bergers et leurs troupeaux, les oiseaux, les convois de marchands.

    C’est un voyage d’est en ouest de quatre jours  à travers les herbes verdoyantes de la steppe qui ondulent sous le vent et provoque l’émerveillement de l’enfant. 

    Un chant qui s’échappe d’une isba, une baignade, les petits pains aux pavots à l’auberge, « les repas à même le chaudron » tout est nouveau.

    La peur aussi quand la calèche roule de nuit, c’est à la fois excitant et inquiétant et l’enfant devine des « images brumeuses et inquiétantes ».

     

    C’est un poème en prose que Tchekhov voulait qu’on lise « comme un gourmet mange les bécasses »

     

    Mais vous pouvez aussi vous régaler en images 

     


    Trésors naturels de Russie - Les dernières Steppes par ICTV-Solferino

     

     

    Voici ce qu’en dit Vladimir Volkoff le traducteur :

    « On ne pourrait ajouter ou soustraire une phrase sans rompre l’équilibre miraculeux de l’ensemble »

     

    Si vous ne l’avez jamais fait je vous invite à essayer de traverser la Steppe avec ce livre audio.

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    Le livre audio MP3 :  La Steppe - Anton Tchekhov - Lu par Pierre François Garel - Editions Thélème