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Littérature française et francophone - Page 5

  • Le Colonel Chabert - Honoré de Balzac

    Jean-Paul Kauffmann a su me convaincre de relire Le Colonel Chabert. Il faut dire que je l’ai lu bien trop tôt ce roman, profitant vers douze ans de la bibliothèque du collège ouverte pendant la cantine, vous savez ses longues heures d’ennui ! je piochais n’importe quoi car il n’y avait personne pour nous diriger.

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    Raimu dans le rôle

    Je me souviens uniquement de ma stupéfaction devant la fin du roman, ma colère de l’époque car à 12 ans on n’accepte pas l’injustice, on ne l’imagine même pas. 

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    J’ai pris un vrai et grand plaisir à cette relecture. Je peux dire lecture car ma première fois était vraiment bien loin.

    Je suppose que vous l’avez tous lu ou alors vu le film d’Yves Angelo aussi je ne vais pas m’attarder sur l’histoire elle-même.

    Je veux plutôt vous dire mon plaisir, Balzac n’est jamais aussi bon qu’en observateur patient et critique de la société de son temps, il brosse à merveille le système judiciaire qui va broyer Chabert

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    Sur les lieux de la Bataille

    Mais où il est vraiment parfait c’est dans le dessin du paria, dans le tableau de cette société hypocrite qui n’hésite pas à dépouiller de tout un homme qui a combattu pendant des années sur les champs de bataille de l’Empire. 

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    J’aurai voulu secouer Derville l’avoué et obtenir qu’il ferraille un peu plus pour son protégé, qu’il se fasse un peu plus justicier. 

    J’ai aimé ces portraits d’hommes et de femmes qui ont fait des bassesses pour obtenir titres et prébendes et qui ne savent pas s’en souvenir.

    Il m’est infiniment sympathique ce colonel « vieux débris de la Grande Armée » et on voudrait le soustraire à un monde cruel lui qui dit « J’ai été enterré sous des morts, maintenant je suis enterré sous des vivants, sous des actes, sous des faits, sous la société tout entière, qui veut me faire rentrer sous terre » 

    Je vous recommande l’évocation de la bataille d'Eylau et du sauvetage de Chabert, un vrai morceau d’anthologie.

    Autant parfois Balzac paraît un rien trop bavard, un rien trop amateur de descriptions à n’en plus finir, autant là le récit est resserré, clair, dense. L’intrigue est simple et dépouillée. Un roman sombre mais éclairé par la bonne tête du Colonel Chabert tirant sur sa pipe.

    Un autre avis sur Lecture/Ecriture

    Et si vous voulez connaitre la véritable histoire du Colonel c'est ici

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    Le livre : Le Colonel Chabert - Honoré de Balzac - Editions Classiques Garnier

  • Outre-terre - Jean-Paul Kauffmann

    J’avais déjà activement participé à la retraite de Russie avec Sylvain Tesson aussi ai-je décidé de prolonger l’expérience et me voilà partie sur le champ de bataille d’Eylau avec Jean-Paul Kauffmann pour guide.

    Il a une famille qui l’aime cet homme, jusqu’à accepter de partir en plein hiver à Eylau, enfin pardon plutôt à Kaliningrad, enfin ce qui autrefois s’appelait Königsberg, faut dire que sur ces terres là rien n’est simple.

     

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    Königsberg au temps de Napoléon

    Notre auteur qui a beaucoup lu sur la bataille d’Eylau, une bataille un peu inverse à la Bérézina, nous en avons fait une victoire alors que ce qui fut la plus grande charge de cavalerie de l’histoire derrière le plumet de Murat, elle fut tellement terrible que pour la première fois on utilisa le mot de boucherie.

    JP Kauffmann est un rien obsédé par les lieux, il s’y est déjà rendu, il faut dire que ce territoire est bizarrement coincé entre Pologne et Lituanie mais qu’il est Russe ! 

    En 2007 les russes ont décidé de fêter leur victoire avec reconstitution et tout le tralala, comme c’est aussi la nôtre de victoire la famille Kauffmann au grand complet fait le voyage.

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    Kaliningrad aujourd'hui 

    C’est l’hiver, le confort des hôtels ...c’est pas tout à fait ça, mais la guide est sympa et c’est l’occasion de croiser des personnages que l’on croirait sortis d’un roman.

    L’auteur fait vite notre éducation historique avec moults rappels : les poèmes de Victor Hugo, oui oui il n’a pas écrit que Waterloo, les mémoires du Capitaine Coignet et celles de Bagration le général russe, puis bien sûr une grosse touche de Balzac. 

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    Le général russe : Piotr Ivanovitch Bagration

    La famille râle un peu mais finit par se prendre au jeu, et JP Kauffmann lui jubile, cherche, veut tout voir, veut entrer partout, se faire un point de vue, comprendre ce qui se passa ce jour du 8 février 1807 où Napoléon faillit perdre la bataille qu’il fit ensuite immortalisée par le peintre de l’empire : Antoine-Jean Gros.

     

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    La bataille d'Eylau - Musée du Louvre 

    Pas facile car comme le dit l’auteur « Malgré toutes les phosphorescences du souvenir et les ensorcellements de la littérature, l'articulation entre le passé et le présent restera toujours une illusion » mais il s’acharne jusqu’à tenter de monter dans le clocher de l’église que l’on voit sur le tableau de la bataille.

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    et l'église au fond vous la voyez ?

     

    Cette balade hivernale m’a plu mais disons le mieux vaut ne pas être rebuté par le brouillard, le givre, la neige. Je ne suis pas fan des batailles mais ici JP Kauffmann fait entendre sa petite musique et elle je l’aime bien, j’aime son côté rêveur perdu dans l’immensité de la plaine, amateur de reconstitutions avec les bonnets à poils et tenues de l’époque.

     

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    Le livre : Outre-terre - Jean-Paul Kauffmann - Editions des Equateurs

  • La nuit de feu - Eric-Emmanuel Schmitt

    Quand la religion se fait douce

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    Les récits de conversion m'ont toujours laissé perplexe mais en feuilletant ce livre chez le libraire je me suis laissée prendre par quelques pages qui m’ont paru intéressantes et du coup toc je me suis retrouvée à la caisse avec.

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    Chacun sa nuit de feu, on connait celle de Pascal, Eric-Emmanuel Schmitt lui fut touché par la main de Dieu en plein désert alors qu’il marchait sur les pas de Charles de Foucauld 

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    Philosophe de formation passé par Normale Sup il est devenu depuis peu scénariste. Pour construire un documentaire sur le Saint de Tamanrasset il est bon de vivre un peu cette vie du désert et pour cela il participe avec un groupe à une marche dans le Hoggar avec des Touaregs pour guides.

    Philosophe jusqu’au bout des ongles il observe avec curiosité le guide qui s’isole pour prier. Le lieu est bien sûr propice à la réflexion, au dépouillement. Il jette un regard critique sur Thomas le botaniste de service qui veut tout montrer, tout justifier, tout comprendre. 

    Dans le groupe il y a aussi la croyante de service, un rien sectaire, un tantinet crispante. 

    La marche très vite décante la réflexion, les interrogations arrivent, les doutes.

    Il faut un incident qui pendant quelques heures le sépare du groupe pour que la nuit de feu le touche. 

    Les récits mystiques c’est tout ou rien, ou je suis prise d’une épouvantable envie de rire ou je me sens touchée.

    Ici c’est la simplicité qui touche, on comprend que l’expérience est indicible, qu’elle ne peut guère se partager. J’ai aimé que Eric-Emmanuel Schmitt ne tente pas de convaincre le lecteur, il en fait simplement le spectateur d’un événement qu’il ne s’explique pas mais qu’il rend de façon saisissante. 

     

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    Aucun prosélytisme, il passera plusieurs années avant de parler de cette expérience. La pudeur habite ses mots, aucune coquetterie chez lui. 

    Le philosophe depuis n’a cessé de lire les textes spirituels de toutes les traditions. Son récit est très vivant, plein de petits détails très terre à terre qui lui donne toute sa crédibilité.

    Sa nuit fut belle et l’a marqué à jamais et il sait nous faire partager son voyage intérieur et son bonheur faute de pouvoir et vouloir nous faire partager sa foi. 

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     Le livre : La nuit de feu - Eric-Emmanuel Schmitt - Editions Albin Michel

  • L'Iris de Suze - Jean Giono

     Nicole Lombard est un passeur formidable pour découvrir les romans de Giono. J'avais encore quelques belles découvertes à faire. En voici une.

     

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    Est ce bien cela que l'Iris de Suze ?

    Une histoire simple, celle de Tringlot un nom curieux ! mais qui porte d’autres patronymes.

    Il revient de loin Tringlot, des larcins peut être des crimes, l’amour de l’or l’a conduit a faire sept ans de Biribi, de travaux forcés si vous préférez on est en 1904 et la justice ne rigole pas.

    Il parait assagi mais allez y voir...

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    Il se fait discret et Louiset le berger lui accorde sa confiance pour mener la transhumance avec lui, mais le soir Tringlot revoit le passé et surveille ses arrières car manifestement on le poursuit. Ils sont deux à lui donner la chasse, l’un promène une odeur de réglisse, l’autre fait entendre un bruit de clés. 

    Quand Louiset lui propose de faire la saison là-haut dans la montagne, Tringlot accepte et petit à petit un monde vaste s’ouvre à lui. 

    Le voilà à Quelte, un château habité par une baronne qui fraye avec Murataure le forgeron du village. Il passe des heures avec Casagrande, un drôle de bougre, un peu médecin, un peu diable qui occupe son temps à nettoyer des squelettes d’oiseaux. 

    Drôle d’endroit mais peu à peu Tringlot s’y sent chez lui surtout après sa rencontre avec l’Absente, c’est la femme du forgeron, une femme belle mais mutique.

     

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    C’est le romanesque porté à son sommet, le récit s’enfonce dans l’extraordinaire, le merveilleux mais aussi le diabolique. Giono n’explique rien, il nous laisse nous faire notre propre idée, chaque personnage est multiple et tour à tour nous effraye, nous emporte dans un tumulte d’impressions. Les plus noirs sont aussi parfois les plus touchants. La folie guette mais aussi l’amour, celui qui rend fou et pourtant mène aussi sur les chemins de la rédemption. 

    J’ai vraiment tout aimé dans ce roman, les personnages jamais totalement dévoilés, l’amour qui fait fi des conventions,  la chronique de la transhumance si pleine de poésie, le conte flamboyant qui se cache derrière le récit.

    La langue de Giono est inventive, riche et participe au bonheur de lecture.

    Quant à savoir ce qu’est l’Iris de Suze je vous laisse le découvrir en lisant ce roman.

     

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    Le livre : L’Iris de Suze - Chroniques romanesques - Jean Giono - Gallimard Quarto

     

  • Giono Le vrai du faux - Eugène Saccomano

    Calomniez calomniez ......

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    Pour démarrer le parcours Giono j'ai choisi de vous parler d'un livre récent sur l'écrivain.

    On peut être journaliste de foot et s’intéresser aussi à la littérature, la preuve..

    Eugène Saccomano s’est intéressé à Giono, au Giono mis à l’index avec cet épithète de collabo qui lui colle à la peau. 

    Pacifiste ça on le sait, mais collabo ? 

    J’ai lu plusieurs biographies et entretiens autour de Giono et c’est un point qui restait un peu en suspens. 

     

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    Le Contadour : le temps du pacifisme

     

    Ce petit livre est parfait, il remet les choses en perspective, n’élude pas les erreurs commises mais rétablit une vérité.

    La guerre de 14 a tellement marqué Giono, lire le Grand troupeau pour s’en convaincre, que le pacifisme lui paraissait la seule voix possible. 

    Son erreur ? oui il y en a, ne pas avoir réalisé que les temps avaient changés et que Hitler représentait un danger qui balayait tout pacifisme, avoir fait publier ses textes pour pouvoir manger dans des revues douteuses, mais était-ce sa faute si ses oeuvres étaient connues en Allemagne ?

     

    Pour rétablir la balance il est bon de dire aussi que dans ce pays de Manosque il a abrité des communistes pourchassés, des Allemands qui n’étaient pas en odeur de sainteté, caché des juifs qu’il sauvât de la Gestapo.

    Dans sa ferme des Graves un maquis s’installa, est-ce  là le comportement d’un collaborateur ?

     

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    Il a eu des ennemis puissants à la libération : Aragon par exemple qui devait oublier ses propres errements, et André Chamson, mais aucun des deux n’apporta la moindre preuve.

    Il fit deux séjours en prison, au fort Saint Nicolas à Marseille au début de la guerre et un à la libération. Arrêté pour le protéger ? c’est ce qu’affirme Raymond Aubrac mais c’est assez discutable il  semble surtout qu'il fut la cible des communistes d'alors, d’autant que les résistants du cru le soutenaient ouvertement, alors règlements de compte littéraire ? Peut-être...Mais en attendant il est interdit de publication alors qu’il a une famille a faire vivre.

    Sartre qui s’est arrangé pour faire jouer ses pièces de théâtre pendant la guerre ne semble pas avoir été inquiété lui à la libération !

     

    Deux poids deux mesures il me semble et Eugène Saccomano termine par cette phrase:

    « comme le disait simplement Condorcet, la vérité appartient à ceux qui la cherchent, et non point à ceux qui prétendent la détenir.»  

     

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    Le livre

    Giono Le vrai et le faux - Eugène Saccomano - Editions Le Castor Astral

  • Jean Henri Fabre - Aline Delage

    L’ Homère des insectes

     

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    Ma première lecture de Jean Henri Fabre remonte à mes 7 ans, c’était un petit livre extrait des Souvenirs entomologiques et c’est comme ça que j’ai passé l’été à chercher et à observer les insectes dont parlait l’auteur.

    C’était en Provence dans le Vaucluse et les mots de Fabre s'accordaient parfaitement avec le jardin où je lisais. 

    En 1989  j’ai acheté les Souvenirs entomologiques chez Bouquins et depuis je les ai parcouru, lu, j’ai relu les meilleurs passages, j’ai encore quelques pages à découvrir car j’ai lu autour de chaque insecte et il faut du temps si l’on ne veut pas friser l’overdose. 

     

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    Forcément l’envie de lire une biographie est venue. Jean-Henri Fabre est un personnage extraordinaire. 

    Ce qui m’a le plus impressionné c’est la force de sa curiosité et l’acharnement qu’il a mis à apprendre tout au long de sa vie. 

    Depuis une enfance pauvre en Rouergue, en passant par l’Ecole Normale classé premier au concours d'entrée et obtenant ainsi une bourse indispensable à cet enfant de pauvres.

    Il va ainsi assouvir son envie d’apprendre, apprendre tout : le grec, le latin, la poésie, la littérature.

    Il est curieux aussi des sciences donc il suit des cours du soir en chimie !

    Devenu instituteur il va mettre ses dons pédagogiques au service des enfants. Mais sa curiosité et son envie de progresser sont insatiables, il étudie l’algèbre, le calcul infinitésimal. Pour lui la science est tout.

     

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    « C'est là ce que je désirais, hoc erat in votis : un coin de terre, oh ! pas bien grand, mais enclos et soustrait aux inconvénients de la voie publique ; un coin de terre abandonné, stérile, brûlé par le soleil, favorable aux chardons et aux hyménoptères »

     

    On suit la vie de Fabre au gré de ses nominations, Carpentras, la Corse, Avignon, Orange.

    Il supporte mal le snobisme scientifique dont il est la victime ( ah la rencontre ratée avec Pasteur )  alors il herborise et chasse les insectes et fait paraitre des études qui étonnent et qui vont faire que Darwin son lecteur assidu lui donnera un surnom resté célèbre : l’observateur inimitable 

    Car dit-il

    « la science des livres est une médiocre ressource dans les problèmes de la vie ; à la riche bibliothèque est préférable l’assidu colloque avec les faits. »

     

    Victor Duruy qui avait été son inspecteur est devenu ministre, il remet à Fabre la Légion d’Honneur mais sur le terrain il n’est toujours pas reconnu par ses pairs.

    C’est l’époque des ses livres pour le grand public : Le Ciel, La Chimie de l’Oncle Paul, l’Histoire de la Bûche ou le Livre des Champs.

     

    Son quotidien est parfois douloureux, perte d’un enfant, d’une femme, remariage parfois difficile. Il se lance dans l’utilisation industrielle de la Garance, expérience qui finira par péricliter.

     

    Ayant prospecté les environs il finit par trouver ce qui sera sa dernière demeure et son havre de paix et de travail : Sérignan du Comtat.  Proche du Ventoux qu’il aime et au milieu des garrigues qui seront son terrain de jeux. Il a atteint son but.

     

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    « s’accorder un laboratoire en plein champ ».

     

    C’est un pour lui l’occasion de vivre sa passion

    « Je sens toujours bouillonner au fond de moi toute la fièvre de mes jeunes ans, tous mes enthousiasmes d'autrefois. » 

     

    L’Harmas va voir l’aboutissement du travail du savant qui garde intacte une joie d’enfant quand il observe :

    « Mon sujet est l’épeire soyeuse à large ventre festonné et argenté. »

     

    Il s’intéresse à l’insecte rouleur de boule qui ressemble à Sisyphe roulant son rocher

    « Ce mythe me plait. C’est un peu l’histoire de beaucoup d’entre nous, non odieux scélérats, dignes d’éternels tourments, mais gens de bien, laborieux, utiles au prochain. »

     

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    « un chaos de plantes et d'arbustes créés de toutes pièces pour attirer ici une foule d'insectes de plusieurs lieues à la ronde »

      

    Sur les pas de Pétrarque il fait l’ascension du Ventoux avec ses amis dont le philosophe John Stuart-Mill avec qui il espère écrire une Flore du Vaucluse.

     

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    S' il ne fut jamais reconnu par ses pairs et ne fit jamais partie de l’Académie des Sciences, aujourd’hui c’est le monde entier qui le célèbre et en particulier le Japon.

    Au pays du soleil levant, Il existe quatre traductions de ses Souvenirs entomologiques, ses ouvrages scolaires sont disponibles dans les grandes surfaces et les enfants continuent d'apprendre la littérature et les sciences de la nature à travers ses écrits.

     

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    Ses 600 aquarelles de champignons font l’objet d’un livre magnifique et d’expositions, ses admirateurs sont prestigieux : Mallarmé, Maeterlinck, Jünger bien sûr. Le Président de la République Poincaré fait un détour par l’Harmas pour le saluer.

    Et c'est Victor Hugo qui lui donne son plus beau titre : Homère des insectes.

     

     

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    Aquarelle de Pleurotus phosphoreus

     

    Faites connaissance avec cet extraordinaire vulgarisateur, qui fut l’un des premiers à pressentir l'importance de ce que l'on appelle aujourd'hui l'écologie et qui fit graver sur sa tombe « Minime finis sed limen vitae excelsioris  la mort n'est pas une fin mais le seuil d'une vie plus haute. » 

     

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    « Ces insectes, du bousier à la cigale en passant par les fourmis et autres carabes, Fabre les identifie, les classe, les observe dans leurs activités quotidiennes, analyse leur comportement, imagine leur psychologie, ou les dissèque pour percer le mystère de leur physiologie. »
     

    Un magnifique écrivain qui a un style bien à lui, vivant, parfois émouvant, souvent lyrique, sa passion transpire tellement qu’on ne le lâche pas.

     

    Pour le rencontrer :

     

    L’Harmas de Sérignan du Comtat qui est devenu  Muséum National d’Histoire Naturelle

    Micropolis la cité bâtie en l’honneur de Fabre  

    Son oeuvre en ligne 

    Le site de Philippe Defranoux et son travail sur Jean Henri Fabre illustré d’une multitudes de photos 

     

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    Les livres

    Jean Henri Fabre - Souvenirs Entomologiques - Editions Bouquins 

    Jean Henri Fabre l’observateur incomparable - Aline Delage - Editions du Rouergue 2005

    Jean Henri Fabre - Marie Mauron - Editions Alain Barthélémy 1980