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Voyager - Page 8

  • Bribes de géographie


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    Si la terre était plate

    Cinq siècles après les navigateurs qui sillonnèrent deux océans, il fallut encore renoncer dans l’enfance à la représentation médiévale d’une terre posée à plat, comme sur ce tapis de salle à manger dont les motifs permettaient d’inventer des flores et des pays.

    Nous aussi nous avons imaginé des hommes la tête en bas quand nous avons appris que la terre était ronde ; et quand nous avons su qu’elle tournait sur elle-même nous avons été pris d’un léger vertige, à l’idée qu’il faudrait tenir debout sur cette toupie lancée à toute allure.

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    Le livre : L'autre hémisphère du temps - Gérard Macé - Editions Gallimard

  • La légende des montagnes qui naviguent - Paolo Rumiz

    Quand on est un peu accro à un auteur on saute sur tout ce qui parait, sans se poser trop de questions, par fidélité en somme.
    C'est ce qui m'a fait acheter ce livre et non seulement je n'ai aucun regret mais j'ai des petites étincelles dans les yeux.

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    Attention c'est un livre qui date un peu, enfin tout est relatif, mais quand même, les articles ont été écrit par P Rumiz pour les journaux dans les années 2003 à 2006. Mais qu'importe car ils mettent déjà l'accent sur les changements que connaissent les territoires de montagne, en Italie, en Suisse, en Autriche et en France. Et aujourd'hui les choses n'ont fait qu'empirer.

    Paolo Rumiz a entrepris un voyage de 7000 Km le long des Alpes et des Apennins, son voyage l'emporte du golfe de Kvarner jusqu'au bout de la botte italienne.

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    Golf et îles de Croatie

    Les Alpes pas de problème, je voyais bien les paysages, les lieux, les vallées, les sommets. Par contre les Apennins c'était plus nébuleux pour moi malgré plusieurs séjours en Italie ça ne me parlait pas vraiment.

    Mon regret ? Ne plus avoir sous la main l'équivalent du fabuleux atlas que j'avais enfant, celui du Reader Digest qui à l'époque m'a fait voyager partout, l'Europe était mon terrain de jeux et j'ai passé bien des heures penchée sur les doubles pages à la taille démesurée ( il faut dire que j'étais petite et gringalette ) je me suis vengée sur ma tablette.

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    Vous êtes prêt pour le voyage ?

    Un mot d'abord des moyens de circulation, à pied évidement, en vélo, et plus insolite en Topolino de 1954  « Sur le marché, c'est celle qui se rapproche le plus de la mule. » dit Paolo Rumiz 

    Tout commence dans les Alpes en Slovénie, surprenant voyage dans un pays qui n'attire pas l'attention et que les pages de Rumiz m'ont donné envie de découvrir même si le penchant des slovènes va plus vers les ours que vers les étrangers. 

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    On navigue, car c'est bien de navigation qu'il s'agit, entre le pays des loups, des ours et du miel, le Tessin italien, les sommets avec Walter Bonatti un guide idéal dans les Alpes ou Mario Rigoni Stern qui devait disparaitre peu après.

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    Walter Bonatti 

    Ce début de voyage m'a enchanté et a ravivé des journées en montagne, des cueillettes de fleurs, des photos de sommets, des vallées presque inconnues, des glaciers et de somptueux coups de soleil.
    Une belle randonnée dans les Alpes que j'ai parcouru au fil des années et le récit de Rumiz a réveillé bien des souvenirs pour moi.

    On croise des musiciens, des experts, des gardiens d'auberges de montagne, il est à Chamonix juste avant que ne soit décidé la réouverture aux poids lourds après la catastrophe du tunnel du Mont Blanc, entrainant la catastrophe écologique qui sévit aujourd'hui si vous avez écouté les dernières constations sanitaires sur la vallée de l'Arve.

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    Il évoque la catastrophe du Vajont en 1963 qui tua 2000 personnes et anéantit une partie de la Vénétie.
    Ces Alpes où la neige est de plus en plus rare, où les stations plongent dans un marasme économique et écologique.

    On croise Õtzi l'homme des glaciers découvert par Helmut Simon, avec autour de cette découverte un peu de ce qu'à connu chez nous la Grotte Chauvet et les enjeux médiatiques qui s'y rattachent.

     

     

    Les Apennins c'est différent, je ne me sentais pas en pays connu. Ces montagnes nécessitent la lenteur, la recherche d'une certaine harmonie. Les lieux ont été parfois saccagés, parfois épargnés, les témoignages sont là pour appuyer les propos. 
    Et puis les Apennins vivent encore dans l'ombre d'Hannibal.

    Traverser ces montagnes « sans croiser un gendarme ou une autoroute » cela tient d'une gageure. On peut lire les marques sur le paysage de la désertification, du manque d'eau, l'installation de la « grande peur climatique »

    Paolo Rumiz déniche une Topolino, datant de 1954. Un véhicule pour se faire instantanément des amis. La sienne prend l'eau, a des ratés mais avance vaille que vaille.

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    On s'enfonce dans « un labyrinthe aussi fascinant qu’infini » qui va des côtes ligures jusqu'au bout du bout de la Calabre.

    On navigue dans des villages déserts, uniquement habité de vieillards et de leurs auxiliaires de vie, Paolo Rumiz rivalise d'anecdotes pour faire oublier la tristesse des lieux.

    Vous pensez que cela va vous plomber le moral ? Et bien pas du tout, l'humour de l'auteur est là, et puis il y a ces personnages hors du temps qui enchantent le récit.
    Certains noms de lieu ne parlent pas à nos oreilles françaises et la magie d'internet est là pour combler le vide

     

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    « Vous verrez des merveilles. Des fleuves de lumière, des villages abandonnés, des maquis impénétrables, des cascades.»

    Un journal de voyage plein de surprises, sans GPS mais avec carte. Des sites hors des itinéraires touristiques, où la cuisine est savoureuse et les villages dépeuplés.

    Un livre par un écrivain de la lenteur, pour les fous de voyage, de montagne, de protection des territoires, d'écologie. 

    Pour clore ce billet je laisse la parole à Paolo Rumiz

    « Parti pour m'échapper du monde, j'ai fini, au contraire, par en trouver un autre : à ma grande surprise, mon voyage s'est transformé en révélation d'un univers vivant et secret. Je l'ai décrit avec rage et émerveillement. Émerveillé par la beauté fabuleuse du paysage humain et naturel, mis en rage par le pouvoir qui n'en tient aucun compte. »

     

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    Le Livre : La légende des montagnes qui naviguent - Paolo Rumiz - Traduit par Béatrice Vierne  - Editions Arthaud

     

     

  • Vive le vélocipède

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    « Monte Oliveto, avec ses jardins, ses vergers et ses vignobles est comme une oasis au milieu de cette désolation. Sur les collines en terrasses, les oliviers et la vigne poussent jusqu'à l'extrême bord du ravin. »

     

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    « Notre itinéraire nous faisait traverser le splendide Val di Chiana qui n'était plus pestilentiel comme à l'époque de Dante, mais frais et ravissant, baignant par endroits dans le doux parfum des clématites. Il n'y avait ni barrières, ni haies, et le vallon s'étendait entre les montagnes, tel un seul parc, vaste et délicieux. »

     

    Le livre : L'Italie à Vélocipède - Joseph et Elizabeth Pennell - Traduit par Matthieu Mas - Editions La Fosse aux ours

  • Une Odyssée Un père, un fils, une épopée - Daniel Mendelsohn

    J'ai commencé l'été avec Homère et je le termine avec lui.
    Les lectures sont parfois faites de coïncidences, de croisements, de rebondissements.

     

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    Après avoir écouté tout l'été les chroniques de Sylvain Tesson j'avais ressorti l'Odyssée dans la traduction de Philippe Jacottet, celle que je préfère et de loin. Du coup je n'ai eu qu'un petit geste à faire pour la rouvrir lorsque j'ai entamé le dernier livre de Daniel Mendelsohn

     

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    C'est toujours un peu inquiétant d'ouvrir le livre d'un auteur dont on a admiré, lu et relu l'opus précédent. Lorsqu'on a été emporté par un récit, que l'on a parlé du livre autour de soi pour le faire lire. 

    Et si ce titre qui vient de paraitre était une déception ?  Il vous faut quelques pages, mais quelques pages seulement pour savoir que non, vous ne serez pas déçu. Non le livre va tout naturellement trouver sa place dans votre bibliothèque, le plus difficile sera de décider où le glisser, comment le classer ……

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    Vous avez pu lire dans mon billet précédent les premières lignes de ce livre, c'est un petit clin d'oeil à la littérature grecque, ce type d'introduction porte le nom de proème nous apprend Daniel Mendelsohn, en quelques lignes l'auteur nous place au coeur du récit.

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    L'histoire du voyage d'Ulysse et de son retour vers Ithaque, l'histoire de Jay Mendelsohn âgé de 81 ans, qui a été ingénieur en aéronautique et  enseignant en informatique et qui va comme tous les étudiants du séminaire mené par son fils, s'immerger dans l'oeuvre du barde mythique.

    Quand je dis "comme tous les étudiants", ce n'est pas tout à fait vrai car malgré la promesse faite à son fils de rester silencieux, Jay Mendelsohn va mettre son grain de sel dans l'affaire.

    Surtout parce qu'il n'aime pas Ulysse, il lui dénie l'appellation de héros. Jay Mendelsohn est un adversaire résolu du mensonge ce qui le rend hostile à Ulysse le menteur divin.

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    Ses positions trouveront parfois un appui auprès des étudiants, parfois seront en opposition frontale à celles de son fils au point de perturber quelque peu les cours.

    Les étudiants s'amusent mais aussi profitent des échanges et les interruptions du vieil homme finissent par faire naitre discussion et réflexion.

    La lecture du poème homérique devient très concrète, plus riche, l'interprétation du fils est remise en cause, discutée à travers des souvenirs partagés entre le père et le fils.

    Après le séminaire, père et fils vont s'embarquer pour une croisière en Méditérrannée pendant dix jours sur les traces d'Ulysse. Il y a des scènes étonnantes et jubilatoires pendant cette croisière qui va mettre au jour des liens entre père et fils, l'occasion pour l'un et l'autre d'exprimer amour, exaspération, surprise ou colère.

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    Daniel Mendelsohn est un professeur compétent, sérieux mais pour notre plus grand plaisir il joue avec sa spécialité, avec la langue grecque.

    Mimétisme est un mot grec, normal alors que la composition du livre soit l'occasion pour Mendelsohn de s'amuser à suivre les "circonvolutions dans le temps et dans l'espace " comme dans la littérature grecque. Parce qu'il s'amuse avec le lecteur, imbriquant pour notre plus grand plaisir, analyse littéraire, aperçu de ce qu'est un séminaire, et l'histoire familiale, l'histoire de ce père si proche et si lointain. Créant chez le lecteur cette sensation de circularité.

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    Pénélope par Bernard Buffet

    Le mélange entre analyse de l'oeuvre et souvenirs familiaux est parfaitement réussi, le tissage est serré, des thèmes comme celui du lit nuptial qu'Ulysse a construit, qui lui permettra de se faire reconnaitre de Pénélope, trouve un bel écho avec ce lit construit des mains de Jay et sur lequel il va encore coucher lors de sa venue chez son fils à l'occasion du séminaire.
    Un lien indéfectible entre père et fils comme il est lien dans l'épopée entre Ulysse et Pénélope.

     

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    Ulysse et les prétendants

    Il y a beaucoup d'émotion dans ce livre, quelques mois après le séminaire Jay Mendelsohn a fait une chute qui a entrainera son décès. 

    Ce livre est comme le Kaddish que le fils prononcerait sur la dépouille de son père, le séminaire et la croisière furent l'occasion de faire la paix. 

    Une Odyssée est un livre où l'on apprend beaucoup sur Homère et son oeuvre mais plus encore sur les liens qui unissent parents et enfants.

    On retrouve dans ce livre toute la tendresse dont est capable Mendelsohn, l'érudition qui est la sienne qu'il cache parfaitement bien pour ne pas gêner le lecteur. 

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    Les Mendelsohn Père et fils

    Ce récit très personnel est totalement intemporel et peut parler à tous. 

    Un livre à offrir à vos parents ou à vos enfants comme le trait d'union d'une génération à l'autre.

     

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    Le Livre : Une Odyssée, un père, un fils, une épopée - Daniel Mendelsohn - Traduit par Clotilde Meyer et Isabelle Taudière - Editions Flammarion

     

  • Un été philosophique

    Pendant cette pause loin des écrans je n'ai pas lu que des livres, ce fut pour moi l'occasion de lire trois revues de Philosophie magazine.

    Trois numéros spéciaux, trois sujets qui m'intéressent et trois plaisir de lecture

     

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    Vous ne serez pas étonnés si je vous dis que j'ai lu le numéro hors-série consacré à Montaigne, un ancien numéro ayant pour thème la Bible et les philosophes et enfin le dernier paru le spécial  Marcher avec les philosophes.

     

    Si ce sont des sujets qui vous attirent n'hésitez pas car c'est je trouve une bonne façon de lire autour d'un sujet qui vous agrée sans pour autant avoir à lire un pavé sur le sujet. 
    On peut laisser et reprendre sa lecture au gré des articles, y revenir sans problème, c'est sympa.

    Un petit mot sur chaque numéro et ce que j'ai le plus apprécié sachant que ce sont trois sujets pour lesquels j'ai déjà fait de nombreuses lectures.

     

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    A tout seigneur tout honneur : Montaigne  " Mon métier et mon art c'est vivre "

    On retrouve là des auteurs d'article qui ne surprennent pas : André Comte-Sponville, Antoine Compagnon qui m'avait déjà fait passer un Eté avec Montaigne, Sarah Bakewell mais aussi Pascal ou Virginia Woolf

    Les article les plus séduisants ? Celui de Comte-Sponville parce que très complet et jamais pédant, mais j'ai beaucoup aimé aussi les articles consacrés au Journal de voyage par André Darriulat et l'interview de Sarah Bakewell qui donne envie de connaitre la dame

    Celui qui m'a le plus appris ? l'article de Serge Brahami sur le chapitre des Cannibales et celui de Pierre Manent sur la foi de Montaigne.

    Les extraits des Essais sont nombreux et bien choisis mais dans une traduction que je ne trouve pas la meilleure.

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    Une version de la Tour de Babel

     

    Le numéro sur la Bible des philosophes est celui qui m'a le plus appris car les auteurs des articles sont extrêmement compétents sur leur sujet. 

    On a plusieurs extraits de livres très difficiles à trouver parce que non réédités.

    Léo Strauss, Kant, Hobbes et Kierkegaard sont au programme mais aussi Elie Wiesel ou Hannah Arendt, Hegel ....

    J'ai beaucoup aimé certains mini articles et extraits de livres,  je suis ressortie de là avec une liste de livres à lire longue comme le bras.

    Ce que j'ai préféré : un entretien avec Marc-Alain Ouaknin , philosophe, enseignant et Rabbin, l'article porte sur l'Exode que j'avais commencé à investiguer avec Thomas Römer.

    Un article m'a laissé perplexe : celui sur les prophètes, je dois dire que là c'est un peu trop ésotérique pour moi.

    Un regret : pas suffisamment d'articles signés par des penseurs d'aujourd'hui

     

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    Enfin troisième sujet La Marche, sans doute mon côté un rien masochiste moi qui ne peux plus mettre un pied devant l'autre ! 

    C'est le plus réjouissant des trois même si je connais déjà à peu près tous les noms cités.

    Il y a les flâneurs, les promeneurs, les voyageurs et les explorateurs. Les pèlerins et les contestataires.

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    Jean Paul Kauffmann remontant la Marne

    Dans ce numéro aussi beaucoup d'extraits mais plusieurs articles de fond que j'ai lu avec grand intérêt : une super interview de Jean-Paul Kauffmann le marcheur que j'ai déjà suivi aux Kerguelen et sur les champs de bataille napoléoniens. Un grand article  de David Le Breton

    On trouve des noms convenus : Thoreau, Rousseau, Stevenson, Lacarrière,  bien entendu mais d'autres nettement moins : Walter Benjamin, Balzac qui a écrit sur la marche eh oui, et aussi Alexis de Tocqueville !

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    Jacques Lacarrière en Crète

    Je n'oublie pas les marches politiques même si ce n'est pas mon intérêt principal : La longue marche de Mao, Gandhi bien sûr et plus près de nous Martin Luther King et sa marche pour les droits civiques

    Bref un numéro à lire pour se sentir encore un peu en vacances.

     

    Cette chronique est libre de toute publicité évidement.

  • Souvenirs d'enfance et de jeunesse - John Muir

    Un colosse américain

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    C’est le père des parcs nationaux, un trail mythique porte son nom mais il y a aussi la Muir Pass, le Lake Muir, le Mount Muir. Il fut l’ami des grands et commença sa vie en Ecosse en 1838 dans une famille très religieuse, pauvre oh combien dans laquelle le travail était élevé au rang de vertu. 

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    Gamin déluré mais très respectueux d’un père très dur qui « avait la propension bien écossaise à transformer tout devoir en corvée »

    Vers 7 ou 8 ans il commence vraiment des études et là aussi l’effort à fournir est rude

    « pour tout ce qui n’atteignait pas la perfection, le martinet fut illico mis à contribution. Nous devions absorber trois leçons de latin par jour, trois de français et autant en anglais »

    Mais avec un père comme le sien, il n’était pas quitte pour autant 

    « mon père de son côté me faisait apprendre un si grand nombre de versets de la Bible qu’à l’âge de onze ans je savais par coeur les trois-quart de l’Ancien Testament et la totalité du Nouveau - par coeur et au prix de combien de meurtrissures ! Je pouvais réciter le Nouveau Testament du début de Matthieu à la fin de l’Apocalypse sans m’arrêter »

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    La pauvreté pousse les Muir à émigrer au Wisconsin, comme tous les migrants de l’époque ils traversent l’océan sur un rafiot puis le pays en chariot avec leurs bagages pour finir par construire en une journée une cabane où se mettre à l’abri.

     

    C’est pour John Muir la découverte de la nature 

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    « Comment dire le bonheur parfait où nous mit ce brusque plongeon dans l’état sauvage - ce baptême à même le coeur chaud de la Nature ? La Nature qui nous pénétrait, qui nous inculquait par la séduction ses prodigieux enseignements, tellement différents des mornes cendres de la grammaire dont on nous imprégnait à force de raclées depuis si longtemps. »

    Les pages qui suivent l’arrivée au Wisconsin sont magnifiques, il faut bien de l’astuce et du courage à John Muir pour profiter de cette nature tant le travail est dur, quotidien, harassant jusqu’à l’épuisement. 

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    Muir et ses inventions 

    Quand il veut mettre à profit son esprit ingénieux et ses capacités intellectuelles immenses il prend sur son temps de sommeil, levé à 1 heure du matin, il réfléchit, lit, créé des machines parfois utiles et d’autres farfelues mais son esprit n’est jamais en repos. 

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    Ce sont ces inventions qui lui permettront un jour de sortir de vie rude de la terre et d’entreprendre enfin des études universitaires, de côtoyer les grands de la planète et de laisser sa trace dans l'histoire des USA

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    Muir le premier écologiste avec le Président Roosvelt 

    Ce livre est une façon très attachante d’entrer dans l’oeuvre de John Muir, ses souvenirs sont pleins de l’émerveillement qu’il a à jamais éprouvé devant le spectacle de la nature. Voir comment un petit gars écossais a pu devenir un des plus grands naturaliste américain est un spectacle qui fait chaud au coeur. 

    Je connais une autre adepte 

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    Le livre : Souvenirs d’enfance et de jeunesse - John Muir - Traduit par André Fayot - Editions José Corti