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Voyager - Page 4

  • Dans la famille Durrell donnez moi le frère

    Après quelques brindilles pour vous appâter voici le complément.

     

    La Grèce d’autrefois, la Grèce mise en scène par la famille Durrell. Une bonne façon de retrouver les paysages, les personnages que l’on a croisé dans des livres, de jouir d’un pays magnifique assez loin des mots comme dette ou austérité 

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     « La petite baie est d'une perfection à vous couper le souffle : c'est une sublime conspiration de lumière, de bleu et de cyprès ». 

     

    En choisissant de lire ou relire ces trois livres je savais ce que je faisais, passer de la poésie des paysages au rire de situations cocasses, au bonheur de croiser les habitants des îles de Corfou ou de Rhodes, d’y puiser un brin d’histoire mais surtout d’y sentir la chaleur du soleil, le parfum de myrtes et les divagations des frères Durrell.

     

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    Satanés frères Durrell © Loomis Dean/Time Life Pictures/Getty Images

     

    De savants mélanges dans ces trois livres. Vous pourrez passer des mythes antiques à des bestioles bien vivantes, faire le grand écart entre la prose de Lawrence et le ton joyeux et irrévérencieux de Gerald.  

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    Gerald au temps de Corfou

    Lawrence préfère le ton journalistique, un peu sérieux, bien documenté, agrémenté des conversations avec les uns et les autres, de bouts de correspondance avec des amis, les tribulations des statues des saints locaux, de baignades au clair de lune, de tapis de fleurs sauvages, de vergers magnifiques et de vignes séculaires. 

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    Henry Mille rendit visite à Durrell à Corfou et en fit un livre : le Colosse de Maroussi

    Lawrence imagine l’île de Corfou comme le repaire de Prospéro, le Prospéro de la Tempête,  vérité ou invention ? Allez donc le demander aux autres occupants, Tibère ou Homère, enfin s’ils acceptent de vous parler.  

    Lawrence occupe une villa à Kalami avec sa femme, havre où il espère trouver l’inspiration et être à l’abri des bestioles que son damné petit frère rapporte avec régularité dans la maison occupée par le reste de la famille.

     

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    « Là poussent de grands arbres florissants, poiriers, grenadiers, pommiers aux fruits éclatants, figuiers domestiques et luxuriants oliviers. » 

     

    Le Jardin des Dieux n’avait jamais été traduit, quel manque ! Toute la magie de Corfou est condensée dans ces pages, magie d’une île, magie de l’enfance.

    Car pendant que le grand frère Lawrence s’échine à écrire, Gerald qui n’a qu’une dizaine d’années s’en donne à coeur joie grâce à Theodore Stephanides  un ami de Lawrence qui va prendre Gerald sous son aile et transformer pour lui Corfou en un terrain de jeu extraordinaire et fascinant. 

     

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    «  Par ailleurs, j’imaginais sans mal la réaction de Larry (Lawrence Durrell) à l’idée d’un vautour dans la maison »

     

    On peut dire que c’est ici que s’est forgée son âme de biologiste.

    Je vous engage à suivre Sally l’ânesse sur les chemins, prendre place à bord de l’embarcation de Gerald avec chien et hibou. Un brin d’entomologie, un rien de biologie marine et toc voilà l’éducation du jeune boy qui prend forme d’autant que Lawrence,  bien que parfois victime des facéties du gamin, scorpion et serpent sont de la partie, initie son frère aux livres important comme ceux du naturaliste Jean-Henri Fabre.

     

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    Le décor de Vénus et la mer à Rhodes 

     

    Ces diables de Durrell ont réellement la bougeotte et quelques années plus tard Lawrence va travailler à Rhodes, l’occasion pour nous d’y faire un voyage dans le temps, 

    Plus historique le livre est tout à fait passionnant.

     

    Voilà une trilogie bien sympathique et si comme moi vous n’avez jamais fait le voyage en Grèce cela vous permettra au moins d’en rêver.

     

    Les Livres

    L’île de Prospero - Lawrence Durrell - Editions Le livre de poche

    Vénus sur l’île - Lawrence Durrel - Editions Le livre de poche

    Le Jardin des Dieux - Gerald Durrell - Editions La table ronde 

  • Gps et cartes en main

    Gps et cartes en main voici un petit récapitulatif si vous avez envie de lire sur Compostelle

     

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    Le plus ancien de ma bibliothèque

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    Priez pour nous à Compostelle de Barret et Gurgand chez Hachette, souvenir d’une émission d’Apostrophe 1978 un mixte en histoire du pèlerinage et récit de marche - 

     

     

    Les deux meilleurs

    Les deux récits de Jean-Claude Bourlès datant de 93 et 95 : Retour à Conques et Le grand chemin de Compostelle chez Payot et on les trouve en poche

     

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    Un récit un peu hors norme

    La Ballade des Pèlerins d’Edith de la Héronnière, une randonnée presque mystique en compagnie de deux américains et un canadien, le chemin dans sa version minimaliste. A chercher d'occasion. Voyez le billet d’Aifelle 

     

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    Une rédemption

    Fortement secouée par l’affaire Grégory, la journaliste Laurence Lacour eu besoin de tout planter là après la fureur médiatique. 

    A trouver d'occasion  Jendia, Jendé chez Bayard

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    Vous connaissez le Rufin  vous pouvez désormais l'écouter et  dernier sortie cette jolie compilation des textes du chemin que vient de faire paraitre Omnibus sous la direction d’Antoine de Baecque  l'écrivain randonneur 

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    Je ne serai pas complète si je ne vous signalais pas chez un éditeur que j'aime beaucoup, Transboréal, le récit d'Antoine Bertrandy, je n'ai pas fait de billet car si l'auteur très gentiment me proposait l'envoi du livre, fidèle à mon habitude j'ai refusé. 

    Je ne l'ai donc pas lu mais il fera certainement partie de mon prochain chemin car Philippe Meyer en dit du bien et ça c'est bon signe.

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    Enfin un livre de Cees Nooteboom qui ne traite pas du voyage à pied mais qui est un classique et qui vous embarque dans les petits villages de l’Espagne d’il y a une vingtaine d’années et que devrait lire tous les amateurs avant de prendre la route

     

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    Et il est bon de finir avec l’aide de Colo par un poème 

     

    Pèlerin.

     

    Te voilà debout, pèlerin, prêt à te mettre en route, mais il faut que tu saches, pèlerin, où tu vas ! 

    Te voilà debout, pèlerin, prêt pour ta recherche, mais il faut que tu saches ce que tu pars chercher ! `

    Souviens-toi de ce pèlerin qui un jour également partit, mais en suivant une ombre, perdit le bon chemin. 

    Et quand il se retourna l'ombre s'évanouit, il se retrouva seul, seul en face à face avec lui. 

    Ne crois pas qu'il suffise de prendre l'habit et le bourdon, ni que puissent te rassasier la gourde d'eau, le pain ou la prière. 

    Il convient de cheminer ensemble, confondus en un seul amour, et de briser tous ces miroirs qui emprisonnent ton cœur

     

     

    Antonio Machado

     

     

  • Voyage vers Compostelle - Alain Cazenave-Piarrot

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    Ma bibliothèque Compostellane compte déjà pas mal de livres mais je suis toujours à l’affût. Aussi ai-je embarqué avec un pèlerin géographe. 

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    Le point de départ : Ossen village de la Batsurguère

     

    Il m’a été immédiatement sympathique cet homme : Il admire Elisée Reclus et décide pour ne pas être présent à la rentrée 2011 pour cause de retraite, de prendre son bâton (ferré par le beau-père) et de réaliser son rêve d’enfant. 

    Il a en effet rêvé des sources du Nil, de Valparaiso et de Compostelle, il avait réalisé les deux premières destinations alors ...Ultreïa 

     

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    J’ai aimé ce carnet de route, l’oeil de l’observateur est bien grand ouvert, les pleins et les déliés du paysage lui parlent, parfois ils lui parlent en langue de géographe mais le petit lexique ajouté rend les choses tout à fait claires et j’ai même eu beaucoup de plaisir à retrouver des mots oubliés qui dataient de mes lointains cours de géographie : ager, bachère, éteule ou talweg.

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    C’est tout à fait intéressant de s’attarder sur l’aspect économique ou même sociologique des terres traversées. Découvrir les paysages naturels sous l’angle géologique. L’auteur déchiffre les changements, le recul de l’agriculture traditionnelle, l'abandon complet de certains lieux, des zones industrielles empiétant sur les campagnes.

     

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    Ruesta " El Camino laisse la route par une brusque montée et, sur les trois ou quatre kilomètres qui le séparent de Ruesta, suit une ancienne cañada bordée de buis"

     

    Les petits croquis sont là pour nous éclairer, les villages, les ponts, les pentes verdoyantes, les vergers et les vignes ou la meseta pelée sous le soleil, sont autant de jalons pour ce parcours si particulier.

     

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    Mansilla de las mulas " la modernité à transformé un bourg de tierra de barro en décor pour opérette touristique"

     

    Mais n’oublions pas les rencontres car ici comme dans beaucoup de récit du chemin, les rencontres sont importantes même si pudiquement l’auteur ne s’appesantit pas sur cet aspect.

    Au fil du temps et des quelques 1000 kilomètres, une évolution se fait. Comme tous les pèlerins il va connaitre certains changements et entamer une réflexion sur sa « croyance au progrès matériel et moral de l'humanité. », faire fi du confort, s’alléger de beaucoup de contraintes.

     

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    Le bout du chemin

    " le soleil descend et descend, caché derrière les nuages. Je ne sais pas combien de temps, je reste ainsi à noyer mon regard dans l'océan qui s'agite. La nuit tombe doucement et s'installe en catimini."

     

    C’est un récit que l’on lit avec un réel plaisir, j’ai aimé le ton très libre, j’ai aimé la multitude de petits croquis, la liberté prise avec les chemins tout tracés. Une jolie façon de renouveler ce type de récit.

     

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    Le livre : Voyage vers Compostelle d’un pèlerin géographe - Alain Cazenave-Piarrot - Editions du Cerf

  • Dans l'oeil du faucon - Kathleen Jamie

    Un essai naturaliste comme je les aime. Peut-on être poète ET naturaliste, oui bien sûr, j’ai déjà fait l’expérience avec Alain Cugno le passionné de libellules ou les oies des neiges de W Fienes alors j’ai choisi de prendre les airs en compagnie de Kathleen Jamie.

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    Les Orcades

     

    Elle est poète et enseigne la littérature en Ecosse où se déroulent les chapitres de Dans l’oeil du faucon 

    Les îles d’Ecosse me font rêver malgré leur climat disons... pas vraiment sec, mais la beauté de ces paysages m’attire. Dans ce livre pas de découvertes extraordinaires, pas de plaidoyer tonitruant, non juste la nature et sa beauté, les dangers qui la menacent. 

     

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    Près de chez elle K Jamie a eu la chance d’avoir un faucon pèlerin qui nichait, « véritable pilote de formule un » d’après elle, elle l’observe alors que « les fleurs de prunier vont éclore »

    Mais nous dit-elle les pèlerins ne s’intéressent pas aux fleurs « ils les laissent aux bouvreuils pivoine et aux mésanges bleues »

    Elle consulte des livres pour comprendre ce qu’elle voit, pour mieux observer ces oiseaux qui se déplacent en « formation d’avions de combat » , elle lit William Fienes et surtout J.A. Baker un ornithologue amateur qui a écrit un livre magnifique :  .(il est dans ma bibliothèque je vous en parlerai un jour) 

     

    Elle nous fait vivre au rythme des oiseaux, éprouver leur peur et nous montre leur quête de nourriture.

    Elle nous rend ce monde là sensible et nous invite à lever les yeux pour apercevoir un faucon dans les nuages ou un crâne d’oiseau blanchi sur une plage.

     

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    Le Cairn de Maeshowe

     

    Vous visiterez aussi les vestiges d’une vie antique, vous entrerez dans les shielings ces drôles de cabanes qui l’été servaient d’habitation aux bergers qui venaient faire pâturer les moutons et fabriquaient leur fromage et leur beurre.

     

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    Les Shielings

     

    Mais cet essai n’est pas le seul du livre, vous pouvez aussi avec elle voir dans les dauphins, s’agiter les girouettes d’Edimbourg et admirer la nature qui perd pied petit à petit devant l’homme même dans cette région assez sauvage.

    J’ai aimé sa simplicité. Elle ne cherche pas à faire oeuvre de technicien, foin de l’identification et de l’étiquetage des oiseaux, elle préfère nous inviter sur son île un jour de solstice d’hiver sur les Orcades. Elle nous apprend à regarder, à écouter et son livre est à lire dehors, sur une plage déserte ou au bord d’une falaise bretonne ....

     

    Pour répondre à votre curiosité lisez le billet de Lewerentz

     

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    Le livre : Dans l’oeil du faucon - Kathleen Jamie - Traduit par Béatrice Vierne - Editions Hoëbeke 2015

  • Un temps pour se taire - Patrick Leigh Fermor

    Faire retraite

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    Ma première lecture de Patrick Leigh Fermor remonte à ...je préfère ne pas compter !

    A l’époque j’avais cherché d’autres livres de lui mais rien n’était édité alors de guerre lasse j’avais acheté en anglais :  A Time to keep silence, mais bien sûr j’ai calé sur la lecture trop ardue pour moi.

    Aujourd’hui je comprends pourquoi ! Le livre est enfin traduit en français grâce à Guillaume Villeneuve et aux éditions Nevicata et la langue, les réflexions, les interrogations de ce petit livre sont d’une telle densité, d’une telle qualité que ... je n’avais aucune chance.

     

    En 1948 PL Fermor fait sa première retraite à l’abbaye de Saint-Wandrille en plein pays de Caux. Elle sera suivie de beaucoup d’autres, il fera retraite à Solesmes haut lieu du chant grégorien et même à la Grande Trappe celle du « riche, beau et fastueux » abbé de Rancé.

     

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    Solesmes

    C’est une courte lecture, cet amateur de marche, ce bon vivant qui peut chanter dans plusieurs langues, cet amoureux de la vie s’est à plusieurs reprises retiré dans une abbaye et vécu au rythme des chants grégoriens.

    Sa première expérience fut difficile, les règles lui semblent intimidantes et le silence est dur à supporter « L’endroit avait le caractère d’un énorme tombeau, d’une nécropole dont j’étais le seul habitant vivant » mais bientôt sa dépression disparait, son agitation s’apaise et un sommeil d’enfant lui apporte un repos et une capacité de travail jamais connue « cette extrême lassitude se réduisit à rien, la nuit se ramena à cinq heures de sommeil léger, sans rêve, parfait, suivi d’un réveil plein d’énergie et de fraîcheur limpide » 

    PL Fermor a des mots magnifiques pour exprimer ce temps de solitude, ce changement intervenu en lui, son voyage intérieur est riche et passionnant.

     

    Pourtant l’auteur n’en reste pas là et avec sa culture et sa verve habituelle il nous fait parcourir les hauts lieux du monachisme en france, en Angleterre et jusqu’en Cappadoce où il a découvert  des monastères troglodytes riches de trésors

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    « les marches aboutissaient à une salle scintillante qu’éclairait au zénith un rayon de soleil assourdi. Lentement une église byzantine, complexe, ténébreuse, se matérialisa autour de nous. Nous étions sous un dôme central orné d’une fresque du Christ Pantocrator » 

     

    Ce voyageur impénitent nous ouvre les portes des monastères rupestres de Cappadoce où il cherchât les traces des premiers chrétiens anachorètes.

    Il nous invite à connaitre un peu mieux ce monachisme oriental et la figure de Saint Basile dont il nous livre une lettre particulièrement révélatrice de l’esprit de cet homme érudit, tolérant, chose surprenante pour l’époque.

     

    Vous avez compris que ce livre m’a énormément plu, PL Fermor est « Un compagnon sans égal, libre de tout horaire ou convention, d'une curiosité et d'un enthousiasme inlassables. » ce n’est pas moi mais le New York Times qui le dit.

    Son récit d’une belle qualité littéraire est épuré et riche. Son écriture nous restitue sa recherche, ses doutes, le silence auquel il aspire.

    La traduction de Guillaume Villeneuve est parfaite. 

    Je vous invite à poser ce livre sur les rayons de votre bibliothèque.

     

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    Le livre - Un temps pour se taire - Patrick Leigh Fermor - Traduit par Guillaume Villeneuve - Editions Nevicata

  • Le Phare Voyage immobile - Paolo Rumiz

    Après avoir cavalé derrière lui sur les routes d’Europe, sur les traces d’Hannibal, ouf je peux faire une pause avec le dernier livre de Paolo Rumiz.

    Un voyage immobile sur une île dont on devine un peu la situation au milieu de la Méditerranée sans doute du côté de la côte Dalmate.

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    Un phare peut être comme celui là

     

    Paolo Rumiz réalise un rêve vieux comme le monde, partir sur une île déserte (enfin presque), se couper du monde et vivre là sans contraintes autres que celles de la météo.

    Il va vivre trois semaines dans un phare, avec les gardiens pour seuls compagnons et porter son regard sur ce qui d’habitude nous échappe : les nuages, les étoiles, le vent.

    Le temps qui passe est ponctué de pêche parfois miraculeuse, d’incursion en cuisine lorsqu’il invite ses hôtes autour d’un risotto dont le fumet vient nous titiller les papilles. Il observe ces énormes bateaux qui croisent au loin

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     les oiseaux qui « saluent la mort de la lumière » par un concert tonitruant.

     

    Paolo Rumiz se fait ermite et épicurien à la fois et c’est l’occasion pour lui de revenir vers ses lectures, vers ses amis, de rêver et de perdre pied parfois.

     

    Même si je le préfère en voyageur, j’ai pris un grand plaisir à cette lecture.

    Un récit qui s’adresse plus aux adeptes du Taoïsme qu’à ceux de Marco Polo .

     

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    Le livre : Le phare voyage immobile - Paolo Rumiz - Traduit par Béatrice Vierne - Editions Hoëbeke