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Penser - Page 4

  • La nuit de feu - Eric-Emmanuel Schmitt

    Quand la religion se fait douce

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    Les récits de conversion m'ont toujours laissé perplexe mais en feuilletant ce livre chez le libraire je me suis laissée prendre par quelques pages qui m’ont paru intéressantes et du coup toc je me suis retrouvée à la caisse avec.

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    Chacun sa nuit de feu, on connait celle de Pascal, Eric-Emmanuel Schmitt lui fut touché par la main de Dieu en plein désert alors qu’il marchait sur les pas de Charles de Foucauld 

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    Philosophe de formation passé par Normale Sup il est devenu depuis peu scénariste. Pour construire un documentaire sur le Saint de Tamanrasset il est bon de vivre un peu cette vie du désert et pour cela il participe avec un groupe à une marche dans le Hoggar avec des Touaregs pour guides.

    Philosophe jusqu’au bout des ongles il observe avec curiosité le guide qui s’isole pour prier. Le lieu est bien sûr propice à la réflexion, au dépouillement. Il jette un regard critique sur Thomas le botaniste de service qui veut tout montrer, tout justifier, tout comprendre. 

    Dans le groupe il y a aussi la croyante de service, un rien sectaire, un tantinet crispante. 

    La marche très vite décante la réflexion, les interrogations arrivent, les doutes.

    Il faut un incident qui pendant quelques heures le sépare du groupe pour que la nuit de feu le touche. 

    Les récits mystiques c’est tout ou rien, ou je suis prise d’une épouvantable envie de rire ou je me sens touchée.

    Ici c’est la simplicité qui touche, on comprend que l’expérience est indicible, qu’elle ne peut guère se partager. J’ai aimé que Eric-Emmanuel Schmitt ne tente pas de convaincre le lecteur, il en fait simplement le spectateur d’un événement qu’il ne s’explique pas mais qu’il rend de façon saisissante. 

     

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    Aucun prosélytisme, il passera plusieurs années avant de parler de cette expérience. La pudeur habite ses mots, aucune coquetterie chez lui. 

    Le philosophe depuis n’a cessé de lire les textes spirituels de toutes les traditions. Son récit est très vivant, plein de petits détails très terre à terre qui lui donne toute sa crédibilité.

    Sa nuit fut belle et l’a marqué à jamais et il sait nous faire partager son voyage intérieur et son bonheur faute de pouvoir et vouloir nous faire partager sa foi. 

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     Le livre : La nuit de feu - Eric-Emmanuel Schmitt - Editions Albin Michel

  • Relire - Laure Murat

    Cela pourrait être le titre d’une série de billets sur ce blog car relire pour moi est totalement naturel et indispensable.

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    Relire est-ce faire une nouvelle lecture ou simplement répéter la lecture précédente s’interroge l’auteur.

    « j’ai décidé de relire la Recherche » (ça c’est Tania) ou encore « j’ai relu les Rougon-Macquart » (c’est moi) ou encore Claudialucia qui plonge dans Shakespeare

    Laure Murat note avec humour que l’on ne parle que de relecture de GRANDS livres et plus rarement de pécadilles (comme moi) 

    Son enquête, car enquête il y a porte donc sur la pratique de la relecture. Elle a adressé à 200 intellectuels français un questionnaire, elle a reçu 100 textes en réponse.

    J’aurai bien aimé être interviewé, pourquoi toujours les intellos célèbres ? et jamais nous pauvres lecteurs ? Car pour moi comme pour beaucoup des lecteurs interviewés relire est « une passion littéraire ».

    Pourquoi relire demande Laure Murat ? Les réponses vont de l’addiction pure et simple de celle qui relit chaque année les 8 volumes de la Petite maison dans la prairie, à ceux qui relisent pour des raisons professionnelles, ou pour répondre à la demande d’un professeur, c’est ce que martèle Laure Murat à ses étudiants « la relecture (d'un poème, d'un roman, d'un essai, d'une pièce) est essentielle pour se saisir soi-même du sens d'un texte. » 

    Mais viennent ceux et celles pour qui la relecture est un refuge ou une façon de lire une oeuvre commencée et jamais terminée.( pour moi c’est Ulysse de Joyce...)

     

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    Ces livres qui résistent  © SETHTHOMAS / ROOM RF

    Certains redoutent la relecture c’est J Echenoz qui dit qu’il veut « garder intact l'éblouissement de la première lecture.» 

    Un auteur domine les autres par le nombre de ses relecteurs. Vous ne serez pas étonnés car il était déjà celui qu’on emportait prioritairement sur une île déserte : Il s'agit de Marcel Proust

    J’ai été heureuse de constater que je n’étais pas la seule à aimer relire dans une édition particulière, j’ai beaucoup de mal à relire le Journal d’Anne Franck autrement que dans mon livre de poche portant le n°287 ou Vipère au poing n° 58 ou les Années d’illusion n° 198 ou enfin Le Grand Meaulnes n°1000. Ils sont plus qu’écornés car ils sont  passés de mains en mains et de mère en filles.

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    Dans les livres un peu anciens les plus relus par les lecteurs de Laure Murat sont Montaigne, à moi toute seule j’aurai fait pencher la balance, mais aussi Mme de Lafayette ou les Liaisons dangereuses. Virginia Woolf est en bonne position mais cité essentiellement par des femmes !

    « Je relis maintenant Don Quichotte [...]. J'en suis ébloui, j'en ai la maladie de l'Espagne. Quel livre! Quel livre! » c’est Flaubert qui le dit dans son journal, du coup le relecteur se sent en bonne compagnie.

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    Dieu que ces bandeaux sont agaçants

     

     On n'avait rien organisé avec Keisha et pourtant....

    Le livre : Relire. Enquête sur une passion littéraire - Laure Murat - Editions Flammarion

  • Sapiens - Yuval Noah Harari

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    Il y va carrément Yuval Noah Harari : une histoire de l’humanité, rien de moins ! Vous ne serez pas étonné qu’avec un sujet pareil le livre fasse 500 pages en grand format, mais j’ajoute immédiatement que la lecture, elle, est on ne peut plus facile.

     

    La question qui se pose immédiatement c’est comment traiter un sujet aussi vaste et rester d’une lecture aisée ? Le talent !

    Mettez dans un même sac l’histoire de l’homo sapiens, la naissance de l’agriculture, le moment de la naissance de l’écriture, le lien entre sexe et guerre, le pourquoi des sociétés majoritairement dominées par les hommes, la place de l’argent dans l’évolution des sociétés, le capitalisme et la génétique, et j’en oublie !

     

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    Quelques exemples ?

    « Si vous fourrez 10 000 chimpanzés dans le stade de Wembley ou les Chambres du Parlement, vous aurez le chaos. Mais si vous prenez 10 000 personnes qui ne se sont jamais rencontrées auparavant, elles peuvent coopérer et créer des choses étonnantes. » je sais pas vous mais moi ça me met en joie ...

     

    J’ai été absolument sidérée par l’idée que l’invention de l’agriculture fut un mauvais virage dans le développement de l’humanité, il nous dit que hélas hélas nos cerveaux n’étaient pas du tout adaptés à ça «  ils étaient adaptés à des tâches telles que grimper dans un arbre, cueillir des pommes, chasser un lapin ou chercher des champignons dans la forêt, Ils n’étaient pas adaptés à la pénibilité qu’implique le travail des champs, le fait de labourer, de récolter, d’apporter de l’eau, d’arracher les mauvaises herbes, ou d’autres choses de ce genre. »

     

    Il affirme parfois des choses qui font sursauter : « Pendant des millénaires, les trois principaux problèmes de l’humanité ont toujours été les mêmes : la famine, le manque de nourriture, les épidémies, les fléaux et les guerres, dit-il. Bien sûr, nous ne les avons pas complètement éliminés ces 60 dernières années, mais dans ces trois catégories nous sommes maintenant dans la meilleure position depuis des années. » 

     

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    Vous avez dit manipulations génétiques ?

     

    Comment dire j’ai été à la fois bluffée, parfois agacée mais toujours intéressée, je vous recommande le chapitre sur la religion, sur le capitalisme, et les derniers qui font froid dans le dos sur la génétique ou le développement de la biotechnologie ( si si rappelez vous un vieux feuilleton télé qui devient réalité) et qui annonceraient la fin de Homo sapiens rien de moins à moins que la recherche de l’éternité soit couronnée de succès.

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    Notez que l’auteur est à la fois un vulgarisateur magnifique et un provocateur éclatant. Qu’il manie avec habileté les grands concepts, souvent pour s’en moquer avec un humour ravageur, il vous promène dans l’espace et le temps avec brio. 

    Le plaisir de lecture est fortement augmenté par la traduction d’un maître du genre : Pierre-Emmanuel Dauzat.

     

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    Le livre : Sapiens - Yuval Noah Harari - Traduit par Pierre-Emmanuel Dauzat - Editions Albin Michel 

  • Comme une feuille de thé à Shikoku - Marie Edith Laval

    Pèlerin au pays du soleil levant

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    Quand on est déjà lecteur des chemins de Compostelle on est toujours à l’affût de ce genre de récit. J’ai lu il y a quelques années le récit du pèlerinage de Léo Gantelet vers les 88 temples japonais,  le pèlerinage de Shikoku

    La publication toute récente d’un récit similaire m’a évidement attiré. 

    Comment une orthophoniste bon teint décide-t-elle de mettre sac au dos et de s’embarquer pour ce périple, parce que le Japon ce n’est pas tout à fait la porte à côté !

    Voici ce qu’elle dit

    « D’un chemin à un autre, d’un continent à un autre, il n’y a parfois  qu’un embranchement au détour d’une discussion fructueuse joyeusement partagée au rythme de la marche ».

    En rencontrant un japonais sur le chemin de Compostelle qui lui parle du pèlerinage japonais, elle est aussitôt attiré par la lointaine Shikoku et ses temples.

     

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    © hélène Bamberger

     

    1200 km, voilà déjà là on se sent un peu petit, 88 temples où si l’on veut être un pèlerin respectueux, il s’agit de faire ses dévotions, de suivre les préceptes de Kûkai le fondateur du bouddhisme Shingon sur ce chemin. C’est un chemin vers l’illumination, vers le Satori.

    Il y a des similitudes avec Compostelle, un carnet à faire tamponner et calligraphier le nôkyôchou, la crédenciale japonaise si l’on veut.

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    Déjà il s’agit de s’équiper :la tenue du pèlerin ou henro est composée d’une veste blanche, d’un chapeau conique et d’un bâton auquel est accrochée une clochette qui éloigne les bêtes sauvages et l’on a alors

    « la délicieuse impression de faire chanter la terre. »

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    Faire ce chemin est éprouvant, la température frôle les 35° et les pèlerins qui font le chemin en totalité ne sont pas légion. L’accueil est le plus souvent sympathique et les haltes sont l’occasion de se restaurer avec les dons faits par les habitants, fruits, poisson, boisson. La météo est très variable et parfois il est difficile de réserver un gîte pour le soir surtout que les conversations téléphoniques sont difficiles « moshi, moshi, allo allo »

     

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    Les noms des temples ponctuent la marche, dévotions dans chacun et reprise de la route. Certains chemins sont plus que difficiles, les japonais les nomment Culbuteurs de pèlerin, passages ardus et glissants.

    Ensuite il faut accepter les rites du pays du Soleil levant.

    L’ immersion est totale et malgré les années j’ai retrouvé beaucoup de points communs avec le livre d’Alan Booth : les ryokan,  o-furo le bain traditionnel, les repas un peu surprenant, le bento préparé par l’hôte du jour, le jardin qui « irradie d’une indicible tranquillité »

    Mais les rencontres, comme toujours dans ce genre d’aventure, compensent largement les vicissitudes du chemin.

    Le dépaysement est garanti : la marche dans la brume, les sous-bois, les rizières, mais aussi les singes et serpents en nombre sont au programme. 

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    Un livre plein de sagesse, de questionnement et de joie de vivre et même si l’on ne partage pas la foi totale de Marie Edith, son récit fait passer un excellent moment. Vous repartez avec une flopée de citations que vous aurez plaisir à noter. Une jeune femme qui a réalisé son rêve «  faire de ma vie un voyage ininterrompu. »

    Petite aide pour le lecteur, un lexique en fin de livre pour ne pas mourir idiot et avoir ainsi la liste des 88 temples ...pour votre prochain voyage

     

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    Le livre 

    Comme une feuille de thé à Shikoku- Sur les chemins sacrés du Japon - Marie-Edith Laval - Editions Le Passeur

  • Sur l'idée d'une communauté de solitaires - Pascal Quignard

    Un livre minuscule et en le lisant je me disais : du Quignard tout pur avec un titre pareil !

    Après la lecture de la biographie de Pascal ce petit livre s’imposait. Port Royal fascine P Quigard depuis longtemps, déjà dans les Petits traités les noms de certains solitaires apparaissent. 

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    « Le propre de Port Royal pour moi, c’est l’invention passionnante – même si elle est difficilement concevable pour l’esprit – d’une communauté de solitaires. » 

     

    Les ruines de Port Royal parlent à P Quignard lui qui est né au Havre dans une ville bombardée et qui était un champ de ruines.

    Le jansénisme l’a toujours attiré, il y revient souvent dans ses différents livres. C’est aussi l’occasion pour lui de rendre justice à Sainte Beuve qui par son Port Royal fit connaitre ces hommes qui choisirent le retirement, la solitude, l’austérité.

     

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    Pour ceux et celles qui redoutent un certain hermétisme de l’auteur, il n’est pas présent ici.

    Port Royal est un fil rouge et le livre est constitué de plusieurs conférences le plus souvent musicales et littéraires données à plusieurs occasions, mais le lecteur attentif ne se perd jamais et on ressent une belle unité à la lecture des textes.

    La musique baroque est omniprésente, Couperin ou Purcell ou l’inconnu Froberger ce fut l’occasion pour moi de découvrir certaines oeuvres. Il laisse voir de belles figures du jansénisme : Sacy, Jacqueline Pascal et le peintre George de la Tour sont au rendez-vous

     

    Claude Pujade-Renaud a écrit un roman très prenant sur la période difficile qui suivit la destruction de Port Royal et qu’évoque très bien P Quignard :

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    « En 1711 Port Royal fut rasée sur l’ordre du roi Louis XIV en sorte qu’il « n’y restât pas pierre sur pierre ». Puis, à la fin de l’automne, alors que le froid était très vif, que la terre était couverte de neige, les tombes furent ouvertes. Les chiens affamés, les corbeaux, les corneilles, les souriceaux des champs dévoraient ce qui restait de chair sur les os des saints qui étaient morts. Ils dévorèrent Racine. Ils dévorèrent Monsieur Hamon qui avait été son maître. »

     

    Enfin j’ai trouvé dans ce livre une citation que j’avais déjà croisée mais sans la noter hélas de Thomas a Kempis et aujourd’hui je vais la faire mienne :

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    « Quaesivi in omnibus requiem, et nusquam inveni nisi in angulo cum libro » 

    J’ai cherché partout dans ce monde le repos, un abandon, une halte, et je ne l’ai nulle part trouvée que dans un coin avec un livre ». 

     

    Un tout petit livre pour amateurs de P Quignard et de ses thèmes de prédilection.

     

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    Le livre : Sur l’idée d’une communauté de solitaires - Pascal Quignard - Editions Arléa 

  • Moïse fragile - Jean-Christophe Attias

     Une bio peu orthodoxe

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    Passage de la mer rouge Enluminure arménienne

    Et voilà ça tombe longtemps après la période des prix littéraires et c’est très bien car on est bien plus attentif. Le Goncourt de la biographie a récompensé ce livre et c’est justice.

    Si on me demande ce que je sais de Moïse je vais faire une réponse courte et mes références sont très cinématographiques ou alors remonte a de très très lointains cours de catéchisme :

    l’enfant dans son couffin, l’ouverture de la mer rouge, les tables de la loi et bien sûr l’arche d’alliance ! 

    Bon après ....

     

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    L'arche d'Indiana Jones

     

    Une bio du prophète, du chef des hébreux, du législateur voilà ce que propose  Jean-Christophe Attias mais très vite il nous le montre comme un homme fragile, il tient son nom d’une étrangère, la fille de Pharaon, il n’est sans doute pas circoncis,  il est bègue « handicapé de la parole » et a besoin d’un intercesseur pour haranguer les foules, il conduit son peuple vers la Terre promise mais lui ne pourra pas y mettre les pieds. Bref on est loin de l’homme parfait.

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    Les textes bibliques ont tenté de masquer les points les plus litigieux, de gommer les anomalies, Moïse apparait décidément comme un homme qui connait des faiblesses, qui doute, qui souffre de solitude et qui comme un vrai prophète « meurt en exil ».

     

    Dans une interview l’auteur dit de Moïse qu’il est humble, que sa fragilité est notre fragilité et qu’il peut nous aider à assumer nos doutes ou à les surmonter. 

     

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    Les tables de la loi - par Matfre Ermengaud  Bibliothèque de Lyon

    j’ai lu cette biographie avec grand plaisir mis à part quelques pages, non en raison d’un défaut quelconque du livre mais bien parce que ma connaissance du texte biblique était insuffisante et m’obligeait à aller relire les passages considérés attentivement.

    Jean-Christophe Attias fait évidement preuve d’érudition avec légèreté mais aussi d’un certain humour qui rend certaines formules très réjouissantes, comme celle ci « Quant à Dieu, qui n’existe pas, je suis encore assez déraisonnable pour espérer en sa miséricorde »

     

    Que vous soyez ou non juif, que vous soyez ou non croyant cette biographie mérite votre intérêt.

     

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    Le livre : Moïse fragile - Jean-Christophe Attias - Editions Alma