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Essai - Page 4

  • Géographie de l'instant - Sylvain Tesson

     

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    Jusqu’ici mes lectures de Sylvain Tesson ne s’étaient pas révélées très convaincantes, agacée par le ton de son récit d’ermite russe, pourtant j’ai lu avec intérêt cette Géographie de l’instant.

    J’ai aimé car cette lecture correspondait à mon rythme de lecture un peu haché, ce recueil de chroniques se prêtait bien à une lecture en zigzag. 

    Comme souvent dans ce genre de livres tout n’est pas du même niveau, j’ai aimé les petits récits des antipodes, certains sont beaux, d’autres drôles ou désolants selon la destination ou la période. 

     

    J’ai picoré allègrement des titres de livres qui me font de l’oeil et question lecture Sylvain Tesson n’est pas en reste.

    Par contre j’ai nettement moins été subjuguée par ses jugements un peu à l’emporte pièce, je n’arrive pas à comprendre ce qui donne autant d’assurance à un auteur sur des sujets qui ne sont en rien de son ressort propre. Comprenez moi, tout le monde à droit à un avis mais le publier sous couvert de l’écrivain voyageur je trouve ça prétentieux et inutile. 

    Un petit livre plutôt sympathique donc truffé de citations,  ça j’aime  et de destinations qui font rêver.

     

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    Le livre : Géographie de l’instant - Sylvain Tesson - Editions Pocket

  • L'âne et l'abeille - Gilles Lapouge

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    « Jésus décida de récompenser l'âne de Bethléem. il donna à tous les descendants de cet âne le pouvoir de rire.»

     

    Voilà un homme qui aime les chauve-souris et les colibris mais qui fait carrément une fixation sur les ânes et les abeilles. 

    Son choix est poétique, c’est la faute non pas à Voltaire mais à Francis Jammes et au divin Platon.

    Tombé dans le poème de Francis Jammes quand il était jeune, mais si vous savez...

     

    J’aime l’âne si doux
    marchant le long des houx.
     
    Il prend garde aux abeilles
    et bouge ses oreilles 

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    Celui là se nomme Séraphin

    Voilà notre homme qui s’embarque dans un livre où il est question du mariage improbable de ces deux animaux.Gilles Lapouge est amoureux à la fois de l’âne « qui bouge ses oreilles » et de l’abeille industrieuse.

    L’âne têtu (et ce n’est pas un mythe) et humble comme celui de la crèche à qui il manque une vertèbre ce qui le rend corvéable à merci, ne dit-on pas âne bâté ?

    L’âne marche, musarde, flâne, « L’âne est tenté par l'anarchie. » alors que l’abeille chacun sait qu’elle est une travailleuse hors pair, acceptant de se dévouer corps et âme pour sa reine et qui nous donne son miel. Gilles Lapouge nous dit

    « Ses colonies et ses ruches préfigurent les sociétés glaciales, techniciennes, sans ferveur ni déchirements, barbares en somme, modernes en somme »

    L’abeille elle philosophiquement n’est pas pour l’anarchie  « L’abeille est utopiste, à la manière de Platon et de Thomas Moore. » et elles sont résolument pour une société loin de tout individualisme.

     

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    « Les abeilles, en s'associant les unes avec les autres, sacrifient leur indépendance, leur insouciance, leur goût du plaisir et leur passion de l'inutile. »

     

    Ânes et abeilles, ils les passe tous en revue, de Modestine accompagnant Stevenson, aux pauvres ânes des tranchées de Verdun (ils y étaient !) en passant bien évidemment par La Fontaine incontournable quand il s’agit d’animaux. Mais il y a aussi : la Bible, la mythologie, Homère, Aristote ou l’inévitable Marcel P.

    Pour les abeilles c’est itou, des blasons à l’étude des ruches, aux savants qui se sont interroger sur la fabrication du miel et sur le sexe non pas des anges mais des bourdons, là Lapouge est ferme : l’abeille n’a pas de vie sexuelle qu’on se le dise ! si ce n’est avec des fleurs....alors que l’âne lui est un des seuls animaux à s’accoupler hors de son espèces ! oh voilà bien un « exhibitionniste » osé ! 

     

    C’est une lecture délicieuse, douce comme le miel mais qui requière la ténacité de l’âne car Gilles Lapouge n’est pas en reste d’érudition et remonte allègrement les siècles pour nous enchanter. Je vous avertis que quand Lapouge vous tient il ne vous lâche plus et que l’on file doux 

    Un livre qui en en même temps fable philosophique, essai scientifique mais surtout une fantasia poétique et amoureuse.

     

    Le livre : l’âne et l’abeille - Gilles Lapouge - Editions Albin Michel 

     

  • la bibliothèque des génies

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    J’ai enchainé deux livres sur un sujet similaire, mais deux livres traités tout à fait différemment. 

    L’un se lit aisément, l’autre demande un intérêt certain pour le sujet.

     

    Le sujet donc : la bibliothèque des génies, et pas n’importe quel génie ! non deux de mes écrivains d’élection : Proust et Montaigne

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    Montaigne et les Livres 

    Cette étude cherche à cerner la pratique de lecture de Montaigne. Ce grand lecteur lit moins pour s'instruire que pour exercer son jugement. Tout livre est pour lui un nouveau monde, qu'il parcourt en explorateur curieux, à la recherche de l'autre et de lui-même.

    Est-ce un livre facile à lire ? non

    Est-ce un livre qui exige un effort de lecture ? oui mille fois oui

    Un livre pour les passionnés de Montaigne qui ont toujours envie d’en savoir un peu plus, d’entrer un peu mieux dans cet univers si foisonnant où l’auteur peut dire  qu’il lit Plutarque, Virgile, Lucrèce avec passion, que les historiens sont « sa droite balle » et nous dire quelques pages et quelques essais plus tard que les livres sont tout à fait inutiles, qu’il ne sert de rien de vouloir se rendre plus savant ! 

     

     

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    Venons en à Proust et à sa bibliothèque.

    Là je ne peux que recommander ce livre à tous les amateurs de Proust, d’une belle simplicité d’écriture rendant la lecture très agréable ce livre est pourtant d’une grande richesse.

    On a disséqué tout Proust :  les personnages de ses romans, les lieux qui l’ont inspiré. Anka Muhlstein nous propose d’éclairer l’écrivain à travers ses lectures.

    Lectures d’enfant, François le Champi bien sûr, mais aussi et surtout lectures de l’homme qui fut un lecteur boulimique. 

     

    Dès l’enfance Marcel Proust lit lit lit, digne descendant d’une grand-mère férue de Madame de Sévigné et d’une mère qui a la passion des grands écrivains.

    Très vite il devient un lecteur non seulement assidu mais critique, critique au sens le plus noble, il n’y a qu’à lire ses célèbres pastiches pour se rendre compte à quel point il a incorporé la façon d’écrire d’un Balzac par exemple.

    Il fut un passionné de littérature anglaise et russe : Tolstoï, Dostoïevski ou George Eliot. Il sait reconnaitre ses dettes en mettant dans sa Recherche bien des clins d’oeil à ses lectures, Anka Muhlstein nous aide à les repérer car si il y en a d’évidents comme le cours de littérature qu’il assène à sa Prisonnière, d’autres sont bien cachées. Anka Muhlstein a fait le compte et une bonne soixantaine d’auteurs alimentent la Recherche et ses personnages.

     

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    © Irène et la littérature

     

    Amoureux fou de littérature Marcel Proust n’était en rien fétichiste quant aux livres eux-mêmes, son appartement était un gentil foutoir, il échangeait, prêtait, perdait ses livres et ...les rachetait.

     

    Un sincère merci à Armelle qui m’a orienté vers le livre d’Anka Muhlstein

     

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    Les Livres 

    La bibliothèque de Marcel Proust - Anka Muhlstein - Editions Odile Jacob

    Montaigne et les livres - Floyd Gray - Editions Classiques Garnier

  • Les abeilles et la vie - D Van Cauwelaert et J C Tessier

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    Le rucher du Luxembourg

    Il y a quelques temps j’ai eu l’occasion de rencontrer un couple qui faisait de l’apiculture à...Paris, propriétaire d’une ruche ils récoltaient leur miel.

    Cela m’avait amusé. Bien entendu comme vous j’ai suivi les péripéties de la lutte inégale entre apiculteurs et fabricant d’insecticides, vous savez ça commence par un M ...Ils ont obtenu gain de cause mais pour une période limitée.

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    Sur le toit du Grand Palais

     

    Quand ce livre sur les abeilles est arrivé sur les tables de ma médiathèque j’ai foncé dessus. Il n’est pas récent mais cela n’enlève rien à son intérêt et en plus il est magnifique

     

    En premier les photos de Jean-Claude Tessier sont vraiment extraordinaires, je vous en mets deux seulement pour ne pas abuser. mais je vous mets un lien vers une vidéo qui vous mettra l’eau à la bouche.

    Didier Van Cauwelaert dit que c’est une rencontre avec Rémi Chauvin grand spécialiste des abeilles qui lui a donné envie de faire les textes de ce livre.

    On remonte avec lui le temps, des millénaires en arrière les hommes représentaient déjà la récolte du miel.

     

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                                         © Jean-Claude Tessier 

     

    Savez-vous qu’elles sont apparues au Crétacé en même temps que les fleurs. Mais savez vous que plus de 80% des fruits et légumes disparaitraient si les abeilles disparaissaient ?

     

    Leur organisation est fascinante, on connait le rôle de la Reine mais j’ai appris dans ce livre qu’elle était capable par la production de phéromones de stériliser à distance les ouvrières pour qu’elles soient bien concentrées sur leur travail ! mais attention les abeilles de la ruche peuvent suite à une sorte de référendum obliger une vieille reine à partir, certaines ouvrières vont la suivre et d’autres restées avec la nouvelle candidate !! Hum ça vous rappelle peut être quelque chose ?

     

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                                    © Jean-Claude Tessier 

     

    " On a dit, convaincu par toutes ces merveilles
    Qu'un peu d'âme divine habitait les abeilles"

    Virgile - Les Georgiques

     

    Les abeilles sont de vraies sentinelles de l’environnement nous dit Didier Van Cauwelaert.

    Une ouvrière occupe des emplois multiples : butineuse, mais aussi femme de ménage, garde du corps et nourrice. Elle est aussi architecte d’alvéole...Elles ont un grand rôle dans le maintien d’une température régulière dans la ruche, les ventileuses maintiennent à 37 degré les lieux été comme hiver, une clim réversible ET non polluante ! Pour tout cela les abeilles calculent en permanence, elles sont des GPS ultra sophistiqués, la puissance de calcul d’une ruche c’est 5 fois la capacité d’un cerveau humain.

     

    Si les abeilles vous sont sympathiques ou si vous voulez faire un cadeau à un amateur de « chasses subtiles » c’est un très bon livre.

     

    Mais vous pouvez aussi vous lancer dans l'apiculture ici

    La vidéo

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    Le livre : Les abeilles et la vie - Didier Van Cauwelaert et Jean-Claude Tessier - Editions Michel Lafon

     

  • Pour saluer Giono : biographies et entretiens

    Deux écrivains rendent hommage à l’auteur qu’ils admirent. 

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    Pierre Magnan n’a que quinze ans lorsqu’il rencontre Giono pour la première fois, il le voyait déambuler dans Manosque et un jour de grand courage il osa, lui le petit ouvrier typographe, lui demander un article pour la revue qu’il vient de créer.

    Il entre pour la première fois dans « l’antre obscur » de l’écrivain et très vite sur l’invitation de son héros il prend la patache de Vachères et se retrouve bientôt sur le plateau du Contadour où il reviendra pour « la palabre interrogative sous le vent, à quatre, à huit, à quarante. J’en ai déjà, deux heures après mon arrivée, s’ajoutant au Mistral, la tête sonnante. »

     

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     De 1935 à 1939 les rencontres du Contadour   

     

    Parfois le maître lit ses oeuvres, il lui en lira pendant douze ans « tout le génie du verbe qu’il y avait mis se trouvait quintessencié et vous éblouissait. »

    Pierre Magnan pille littéralement la bibliothèque de Jean Giono, tout y passe : Rilke, Malraux, Gide, Steinbeck, Hardy, Dickens et Shakespeare. Mais renâcle devant Dostoievski.

     

     

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      La Bibliothèque de Jean Giono

     

    Les rencontres vont avoir lieu des années trente à la guerre, en 1945 Magnan retrouve Giono « Sur la route où il est seul, je le rejoins, je m’installe à ses côtés et je marche à son pas. »

    Les échanges reprennent :

    « Il me lut de cinq à huit heures du soir, un bon tiers de La Chartreuse. Il était dans un état d’enthousiasme indescriptible. Il avait écarté, pour faire place au livre devant lui, le manuscrit de Mort d’un personnage comme quantité négligeable.(..) J’ai lu depuis cinq ou six fois La Chartreuse de Parme ; à côté de mon éblouissement premier lorsque Giono ce jour-là me le réinventa, il me parut, le lisant moi-même, que, sur ce livre, le soleil s’était couché. »

    Vous l’avez compris Pierre Magnan est un inconditionnel et ce petit livre de souvenirs est le récit éblouit d’une admiration et d’une affection indéfectible.

     

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                                     Le Maître et l'admirateur

     

    Jean Carrière c’est tout autre chose, il fut l’assistant personnel de Giono et il démarre très fort en affirmant « Giono est le plus grand menteur de la littérature française du XXème siècle. » mais ajoutant quelques lignes plus loin « On ne se lasse pas de relire du Giono »

    Sa biographie n’est pas du tout linéaire d’ailleurs il affirme qu’elle tient en une phrase « Jean Giono, écrivain français vivant, né à Manosque et ne sachant pas nager. »

    A travers son livre et ses entretiens il démystifie l’auteur trop souvent présenté comme un « écrivain régionaliste » Giono n’incarne pas le Panturle de Regain, mais fut un romancier du bonheur à travers la figure d’Angelo Pardi.

     

     

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    Lui aussi est pétri d’admiration « J’ouvre un livre de Giono. Et brusquement mon coeur s’irradie d’une joie violente, insensée. »

    Dans les entretiens qui suivent la partie biographique, Jean Carrière  interroge Giono sur sa langue , sur le soleil qu’il n’aime pas, rêvant de vivre en Ecosse, sur ses goûts musicaux et littéraires, sur son admiration pour Don Quichotte et sa lecture permanente tout au long de sa vie de La Bible lui le mécréant absolu « j’ai toujours lu la Bible comme un livre de littérature, un livre d’histoires ou un livre de poèmes » dit-il avec un grand sourire, il avoue aussi être fan de foot et de boxe à la télévision ! 

    Ces entretiens ont fait l’objet d’un CD audio sous le titre « Du côté de Manosque » 

     

    Voilà vous avez le choix entre deux auteurs qui nous livrent un peu de la vérité de Giono, du  « voyageur immobile » mais nous verrons bientôt que tout n’était pas dit. 

     

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    Les livres

    Jean Giono Biographie et entretiens - Jean Carrière - Editions de la manufacture 1991

    Pour saluer Giono - Pierre Magnan - Editions Gallimard Folio 2002

     

                 

  • 7 Femmes - Lydie Salvayre

    Sept allumées des mots 

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    ©Makhi Xenakis 

    Livre d’une femme dédié à 7 autres femmes. 

    Parmi elles des grands noms de la littérature, que l’on connait que l’on a lu et puis d’autres nettement moins présents dans les bibliothèques et sur les blogs.

    Je vous livre la liste :

    Deux anglaises sur lesquelles je vais passer vite car on sait tout ou presque d’elles : Emily Brontë et Virginia Woolf. Sylvia Plath que j’ai eu le plaisir de croiser comme La femme du braconnier, Colette l’incontournable et puis des femmes nettement plus discrètes, dont la notoriété est parfois à éclipse ou dont l’oeuvre est d’un accès plus abrupte : Marina Tsvetaeva, Ingeborg Bachmann, Djuna Barnes.

     

    Lydie Salvayre a choisi de prendre le contre-pied de Proust et de nous dévoiler pour chacune ce qui les a fait vivre, ce qui les a enflammé, ce qui les a délivré ou plongé dans l’angoisse.

    Sept allumées de littérature et de poésie qui traversent leur siècle en brandissant haut leur talent, en menant parfois des combats perdus d’avance sans jamais faiblir.

    L’auteur avoue s’être penchée sur ces destins de femmes alors qu’elle même était en souffrance « Je traversais une période sombre. Le goût d’écrire m’avait quitté

    Elle a choisi uniquement des écrivains qui avaient compté pour elle et qui «  ont en commun d’avoir choisi de vivre comme elles l’entendaient, avec une force, un courage extraordinaires, si l’on considère qu’à l’époque où elles écrivaient ».

     

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    Ce sont 7 leçons que nous donne Lydie Salvayre avec ces femmes pour qui écrire était plus important que la réputation, que l’amour parfois, que la vie même.

    J’ai aimé ces portraits même si certains d’entre eux étaient déjà des figures connues, j’ai aimé retrouvé pour chacune le combat mené, la rage d’écrire.

    Les portraits sont un peu inégaux mais tous sont intéressants. 

    Celui qui à mon sens est le plus réussi est celui de Marina Tsvetaeva, Marina l’intrépide, Marina la rebelle; la correspondante enfiévrée de Rilke et de Pasternak dont Lydie Salvayre fait un portrait éblouissant.

     

    Christian dans un de ses billets s’est penché sur un roman d’Ingeborg Bachman,

    Claude est également sensible à ce livre

    Quant à Colo c’est elle qui m’a donnée l’envie de le lire 

     

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    Le livre : 7 femmes - Lydie Salvayre - Editions Perrin