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A sauts et à gambades - Page 237

  • Catalène Rocca - Jean-François Delapré

    catalènerocca.gifCatalène Rocca et L’homme au manteau de pluie - Jean-François Delapré - La Table Ronde
    Un tout petit format, un beau jaune pour la couverture et à l’intérieur deux nouvelles très courtes.
    Cécile qui l’a lu dit que « ce livre lui a réjoui sa journée » et bien à moi il m'a mis le sourire aux lèvres et l’envie de vous en parler.

    Jean François Delapré est libraire de son état et il parait qu’il tient la librairie la plus à l’ouest de l’Europe, la dernière station livresque avant l’Amérique, déjà je vous sens très attentifs. Mais notre libraire de ce bout d’Europe non content de vivre au milieu des livres, a décidé d’en écrire pour notre plaisir.
    Bon je ne fais pas de présentation des personnages, pas de résumé, pas de pour ou de contre, juste que ça se passe dans une librairie qu’une jeune femme cherche un livre et qu’un libraire reçoit une visite.
    Donc il est question de livres ..........irrésistible non ?
    C’est vif, intelligent, subtil, facétieux, savoureux,  deux nouvelles et deux très jolies chutes.
    C’est tout léger à fourrer dans la poche, et c’est un joli cadeau pour un ami lecteur.

    parapluie.jpg
  • Nietzsche - Onfray - Le Roy

    nietzschebd.gifNietzsche - Michel Onfray - Maximilien Leroy - Editions Le Lombard
    Nietzsche était au programme de l’Université Populaire de Michel Onfray cet été, poursuivre la connaissance du philosophe à travers une BD pourquoi pas ? C' est un pari audacieux que celui de populariser la philosophie, la faire sortir dans la rue mais Michel Onfray n’est plus à une provocation près.
    Maximilien Leroy jeune dessinateur (il est né en 1985) lui ayant envoyé quelques planches à partir d’un scénario écrit par Onfray et édité chez Galilée " L’innocence du devenir" ce fut le début de l’aventure.
    Comme dans une bio classique on voit l’enfance et l’adolescence de Nietzsche, sa rencontre philosophique avec Schopenhauer, la rencontre avec Wagner qui se termine mal, son admiration pour Bizet, la célèbre scène avec Paul Rée et Lou Salomé qui joue du fouet. Les personnages qui vont jalonner sa vie sont très bien présentés, la soeur de Nietzsche qui falsifiera sa pensée et ses écrits au service du nazisme est bien portraiturée. Les paysages qui sont en arrière plan de la vie de ce marcheur permanent : Sils Maria et la fulgurance de l’éternel retour, l'Italie, sont fidèlement rendus jusqu'à l'effondrement final.
    Le texte lui est fait à partir des écrits et de la correspondance de Nietzche, plusieurs planches sont vides de texte mais non de sens, elles expriment très bien la quête du philosophe et son extrême solitude et sa souffrance physique. Parfois un peu trop lente ou un peu trop didactique cette BD a le mérite de mettre un peu de la pensée du philosophe à la portée de tous.

    nietzsche2.jpg
    Collaboration qui fonctionne bien je trouve, le dessin de Le Roy se marie à merveille avec le personnage. Sur son blog Maximilien Le Roy dit  "J'ai pris beaucoup de plaisir à cohabiter durant des mois avec ce voyageur solitaire, enflammé misanthrope, surhumain hypocondriaque, apatride et teuton."
    J’avais pris un intérêt certain à la BD tiré de « La Recherche » de Proust, je  trouve ici le pari plutôt réussit, ce diable de Michel Onfray ne s’ attirera sûrement pas que des éloges mais ça il est habitué.


    Retrouvez d’autres planches sur le blog du dessinateur

  • Temples grecs

     

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    Agrigente

    "Les colonnes d'Agrigente élèvent un hymne, se parlent et se répondent par strophes et antistrophes que nul n'entend"

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    Paestum

    "Cette pierre est d'or translucide. Au coucher du soleil, un flot de sang circule dans cet albâtre transparent, au grain délicat et sensible : onde si pure, si parfumée, si inépuisable même, que les colonnes de Neptune sont les vraies roses de Paestum.
    Au ciel, les tendres nuées de l'heure suprême s'élèvent et se dissipent : comme l'encens d'un autel mystérieux, les vapeurs montent du jour évanoui, et les tisons du brasier solaire fondent avec langueur en fumées d'or rouge, qui palpite."

    Le livre : Temples grecs Maisons des dieux - André Suarès - Editions Granit

  • Je ne porte pas mon nom - Anna Grue

    jeneportepasmonnom.gifJe ne porte pas mon nom - Anna Grue - Traduit par Catherine Lise Dubost - Editions Gaïa
    Repartons sous le climat nordique, le polar s'y porte bien et voilà une nouvelle auteure qui devrait devenir une habituée des blogs littéraires.
    Après la Suède et Mankell, après Jo Nesbo et la Norvège, Indridason et l'Islande, voici Anne Grue la danoise.
    Je vous présente Dan Sommedahl, votre nouveau compagnon, un flic ? non pas du tout, un détective ? non plus, juste un type qui travaille dans la pub et qui en a, mais alors vraiment, ras la casquette. Il gagne beaucoup d'argent, vit dans un quartier huppé de Chrisianssund (cherché pas sur la carte) a une femme charmante mais il a " passé un mois au lit, pelotonné sous sa couette, frappé par une violente dépression due à un état de stress prolongé"

    copenhague.jpg
    Un peu de couleur locale

    Pour être complet il faut vous dire que son meilleur ami Flemming Torp, lui est ...,allez devinez , oui !!  vous avez gagné : il est commissaire de police. Alors quand une employée de son entreprise Kurt & Ko est retrouvée assassinée, pour passer le temps et aider son ami, notre publicitaire va se lancer dans l'enquête en tandem avec Flemming.
    Il va largement trouver de quoi s'occuper et penser un peu moins à sa déprime, La jeune femme assassinée n'existe pas, elle inconnue de son employeur et bien sûr n'a aucun papiers d'identité, l'enquête s'oriente vers des réseaux de prostitution, vers le travail d'immigrés clandestins.
    Je sais que vous allez trouver Dan Sommerdhal bien sympathique, vous aimerez aussi son chien Luffe
    L'intrigue tient la route, les personnages sont bien campés, l'écriture est pleine d'allant et je sais déjà que j'aurai du plaisir à retrouver notre héros dans une prochaine aventure.

    L'avis de Maud

    annagrue.jpgL'auteur :

    Anna Grue est née au Danemark en 1957. Elle débute comme graphiste puis journaliste dans la presse écrite. Elle publie son premier roman en 2005 et décide, deux ans plus tard, de devenir écrivain à plein temps.
    Je ne porte pas mon nom, est le premier opus d'une série de polars mettant en scène Dan Sommerdahl, dit "le Détective chauve". (source l'éditeur)

  • Pline l'ancien

    A toutes autres espèces donna à se vestir
    Chacun en suffisance et selon son besoin
    Ainsi fournit coquille, et gousse et peau épaisse,
    Piquants, fourrure drue, soies, poils, duvet et plume,
    Longue penne, dure écaille, toison de molle laine
    Jusqu’aux troncs et aux tiges des arbres et des plantes,
    Qu’elle défendît d’écorce et de mince pelure,
    Et quelquefois redoublant l’effet,
    Contre les durs assauts et du chaud et du froid ;
    Et seul l’homme, pauvre hère, elle a laissé tout nu,
    Posé sur la terre vierge et depuis sa naissance,
    Gémissant et piaulant depuis le premier jour,
    Depuis la première heure de sa venue au monde.

     

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    Peintures rupestres - Jabbaren Libye

     

    Le livre : Histoires naturelles - Pline l'ancien

  • La vengeance du wombat - Kenneth Cook

    wombat.gifLa Vengeance du wombat - Kenneth Cook - Editions autrement
    J’ai du être danseuse dans une autre vie car j’adore les grands écarts, après la tombe de Proust me voici dans le bush Australien.
    C’est ma deuxième expédition avec Kenneth Cook, la première m’ayant fait pleurer de rire, je récidive.
    Quelques quatorze nouvelles dans ce recueil qui en plus de vous faire rire vous initient à la faune australienne et là, je dois dire, c’est tout à fait surprenant.
    En quelques 150 pages, Cook est toujours intrépide mais " légèrement en surpoids " ce qui gêne pour échapper à un kangourou très facétieux et fan de sauts en longueur, un requin bien décidé à faire le remake des dents de la mer et un charmant quokka tueur. Pour ceux qui confondrait ce quokka là avec une boisson bien connue, je précise que l’auteur écluse whisky et bière à une vitesse prodigieuse mais de Coka pas une goutte. Mais faire une descente en VTT tenant le guidon d’une seule main et de l’autre essayant de se débarrasser d’ un quokka joueur, là, c’est dans ses cordes.

     

    quokka.jpg

    Le Quokka tueur selon kenneth Cook photo  Simon Waterhouse

    Le reste est à l’avenant, serpents contrariés, cochon furibond, et wombat mignon en photo mais dangereux en réunion, les autochtones étant à peine moins dangereux que les bestioles.
    Si vous en redemandez après ça jetez vous sur le premier volume des aventures de Cook : Le Koala Tueur et prenez patience il y aura une troisième expédition d’organisée par l’éditeur.

    L'avis de Dasola ou Cathulu