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Littérature américaine - Page 15

  • Walden - Henry Thoreau

    walden.gifWalden - Henry D.Thoreau - Traduit par Brice Matthieussent - Editions Le Mot et le reste
    Il est tout jauni, il craque, des pages risquent de s’envoler ...bref il est dans un état pitoyable, si je le feuillette mes annotations ponctuent les pages mais elles sont devenues illisibles, la traduction date de 1922 alors .....
    Alors j’ai franchi le pas et j’ai profité d’une réédition qui rassemble le gratin : Jim Harrison en préfacier et Brice Matthieussent en traducteur, deux bonnes raisons de racheter  Walden et de reprendre un peu de Thoreau.
    Diable d’homme et diable de livre car si on a le malheur de l’ouvrir, toc on est harponné pour un bon moment, comment résister à :
    « je vivais seul au milieu des bois »

    « Ce petit lac était un voisin précieux entre deux légères averses orageuses d’août quand, l’air et l’eau demeurant parfaitement immobiles, et le ciel couvert, le milieu d’après-midi avait toute la sérénité du soir et la grive des bois qui chantait à la cantonnade se faisait entendre d’une rive à l’autre »

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    La cabane de Thoreau

    « Quand un seul invité franchissait ma porte, il partageait parfois mon repas frugal, et notre conversation n’était guère interrompue par la préparation d’un pudding à la bouillie de maïs ou par l’observation d’une miche de pain en train de lever et de cuire parmi les cendres »

    « Je me demande ce que fait le monde en ce moment. Voilà trois heures que je n’ai même pas entendu la moindre sauterelle dans les fougères. »

    Dans sa préface Jim Harrison dit qu’il entretient de profondes affinités avec Thoreau et que cela remonte à l’enfance, lui même a possédé un chalet isolé mais que son amour pour Thoreau est lié au fait que c’est « Un étudiant assidu tant de la littérature que de la nature » et qu’il est dangereux pour l’esprit !
    Il ajoute « Le XIX ème siècle nous a donné trois géants, Thoreau, Whitman et Melville »
    Peut être êtes vous capables de résister à ça... moi pas du tout alors que vous invite à "sucer la moëlle de la vie"

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  • Sanctuaires ardents - Katherine Mosby

    sanctuaires ardents.gifSanctuaires ardents - Katherine Mosby - Traduit de l’américain par Cécile Arnaud - Editions Quai Voltaire
    Dans une petite ville de Virginie, une ville du vieux Sud, celui de Scarlett, de Scout et Atticus, celui qui jouit de la plus grande considération c’est bien Willard Daniels, propriétaire des « Hauts » le plus beau domaine de Winsville.
    Il revient là avec sa belle épouse, Vienna, belle et cultivée elle suscite beaucoup de curiosités et cancans. Excentrique, libre, farouchement attachée à son indépendance, la belle Vienna va de thé en cocktails se mettre toute la gente féminine à dos. Les hommes eux la croient simplement folle surtout quand il la voit promener son cheval en laisse et on disait même "qu'elle était socialiste, peut-être communiste, qu'elle aimait les Nègres et fumait des cigarettes" et puis n’a-t-elle pas fait fleurir une deuxième fois la glycine ?
    Malgré la naissance de deux enfants, Willard Daniels un beau jour quitte Winsville pour ne plus revenir, Vienna va devoir faire face à l’éducation de Willa et Elliott.
    Elliott petit lutin passionné par les oiseaux, Willa déjà libre et indocile comme sa mère. Plusieurs personnages vont venir prendre place autour d’eux, John Aimes le voisin, le médecin de famille capable aussi bien de vous accoucher que de soigner discrètement une blessure par balle, Gray l’étudiant de passage féru de latin, Vienna enfin qui vit au milieu des livres la tête parfois dans les étoiles.

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    "Puis elle avait peint la grange en bleu. Elle était entrée à la quincaillerie Henshaw en demandant de la peintre couleur lapis-lazuli. Il avait fallu cinq questions et quatre personnes pour découvrir ce qu'était le lapis-lazuli — Tout ça pour une grange ! "

     

    Un très beau portrait de femme qui fait des choix personnels et une belle évocation du sud encore tourmenté par la ségrégation et une morale qui craque aux coutures. Les descriptions d’une nature luxuriante, d’une ivresse permanente tant la vie peut être don et plénitude, sont superbes.
    Les failles pourtant ont commencé, la volonté de Vienna d’afficher sa différence va avoir des conséquences.
    Lisez ce livre, vous ne serez pas déçu, c’est le roman dans toute sa splendeur, du souffle, de la tendresse, de l’émotion, du suspense.
    Si vous avez aimer Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur ou l’héroïne du film Loin du paradis, lisez ce livre, vous ne serez pas déçu, c’est le roman dans toute sa splendeur, du souffle, de la tendresse, de l’émotion, du suspense.

    katherinemosby.jpgL’auteur
    Katherine Mosby enseigne à l'université de Columbia et collabore au New Yorker et à Vogue.
    Poète, elle est l'auteur de quatre romans. Sous le charme de Lillian Dawes a figuré dans la sélection pour le National Book Award et pour le prix Pulitzer.  

  • Aux fourneaux et à la plage

    Deux romans qui me faisaient très envie et qui hélas ne m’ont pas vraiment comblé
    Martin Suter m’avait enchanté avec  Small world , Tracy Chevalier et sa désormais très célèbre Jeune fille à la perle, étaient gage de bons romans et bien ....non pas vraiment, à mon goût du moins.


    cuisinier.gifLe Cuisinier - Martin Sutter - Editions Christian Bourgois (2010)
    Maravan est un exilé Tamoul qui vit et travaille en Suisse. Il a des talents de cuisinier qui sont plus que sous exploités car pour le moment il est plongeur dans un très grand restaurant; bien sûr on n’hésite pas à faire appel à son extraordinaire habileté quand c'est indispensable mais aussitôt après c’est...retour à la vaisselle.
    Lorsque une de ses collègues découvre ses talents culinaires fantastiques et sa connaissance de la cuisine ayurvédique à laquelle l’a initié une vieille femme de sa communauté, elle voit là l’occasion de créer Love food " la cuisine aphrodisiaque à votre domicile".

    Une excellent idée de roman et je dois dire que les descriptions des mets préparés font saliver mais ....ça ne fait pas vraiment un roman, l’évolution de l’entreprise sur fond de problèmes financiers et de crise économique ne m’a pas semblé très attrayante. Les recettes en fin de livre ne suffisent pas même si la personnalité de Maravan est attachante.
    La libraire des Livres que j'aime est d'un avis opposé, elle a adoré !

    prodigieuses.gifProdigieuses créatures - Tracy Chevalier - Editions Quai Voltaire (2010)
    Un roman sur fond de féminisme car c'est une femme qui découvre ces « prodigieuses créatures » que sont les fossiles,voilà qui était fait pour m’appâter.
    Mary Anning l’héroïne a réellement existé et c’est à elle que l’on doit la découverte des fossiles marins de la région du Dorset. On peut voir ces fossiles au British Muséum.
    Au début du XIX ème siècle il était plutôt de bon ton pour les dames de faire du point de croix plutôt que de fouiller les falaises de la plage. Mary Anning pourtant voit dans la mise au jour des fossiles le moyen de subvenir aux besoins de sa famille.
    Elle n’a pas conscience de l’importance de sa découverte et même les scientifiques de l’époque dont le français Cuvier, ne sont pas persuadés d’être devant une réelle découverte scientifique.Darwin n'a pas encore parlé d'évolution. L'opposition des milieux religieux est bien sûr très forte cette découverte mettant en cause l'idée d'un dieu créant le monde en 6 jours.
    Le traitement de cette histoire, assez stimulante, est hélas plat et désuet, une intrigue amoureuse bien fade vient l’enrichir mais cela ne suffit pas, un portrait de la société de l’époque très bien fait, Tracy Chevalier sait raconter une histoire, mais je n'ai pas été emporté.
    Mais on peut être d’un avis totalement contraire, pour preuve le billet de Carnet de liaison

  • La Religion - Tim Willocks

    lareligion.gifLa Religion - Tim Willocks - Traduit  de l’Anglais par Benjamin Legrand - Editions Sonatine
    Après avoir lu Willocks une première fois j’étais déjà bien accrochée, avec ce roman je suis restée verrouillée à ma lecture pendant les  3 jours d’un week end par chance très pluvieux.

    Je vous embarque au temps de Soliman le Magnifique, des Chevaliers de Malte, des batailles entre la croix et le croissant, au temps des cimeterres, des épidémies de peste, des dames aux atours magnifiques, un temps où le fanatisme et la cruauté étaient monnaie courante. Apprêtez vous car les aventures seront sanglantes, horribles, magnifiques, périlleuses et vous n’aurez aucune seconde de répit. Vous êtes prêt ?

     

     

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    Soliman le Magnifique

    Saluez Matthias Tanhauser le héros de cette épopée, un peu allemand, un peu hongrois, à cette époque là les frontières sont floues, c’est le gentil de l’histoire, gentil mais n’hésitant pas à couper quelques têtes si nécessaires. Enlevé très jeune à sa famille, il a été élevé à la cour Turque et il a fait partie des redoutables Janissaires. Devenu un homme de tolérance il a des amis dans les deux camps.
    Un héros ne va jamais seul, Don Quichotte et Sancho, Sherlock et Watson ...Matthias est donc flanqué de Bors, anglais de souche, soiffard, trousseur de jupons, voleur à ses heures, trafiquant d’opium,  mais ami fidèle et combattant féroce.

     

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    Malte

    Malte en 1565 est tenue par les Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem dits « La Religion » mais que font nos héros ici, sur cette île, convoitée par Soliman qui va en faire le siège pendant 4 longs mois ? 
    Ils sont là pour les beaux yeux de Carla une belle comtesse qui cherche désespérément Orlandu, le fils qu’on lui a enlevé tout bébé et qui maintenant âgé de 15 ans est peut être à Malte. Elle est accompagnée d’Amparo, jeune et belle jeune femme aux pouvoirs inquiétants.
    Et comme dans tous les romans épiques il y a un méchant, il est rattaché à l’Inquisition, il est ignoble et fourbe et va tout faire pour empêcher le fils et la mère d’être à nouveau réunis.

     

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    Le siège de Malte en 1565

    Willocks se sert très habilement de l’histoire de ce siège, qui vit s’affronter 40 000 turcs et 9000 chevaliers venus de toute l’Europe pour faire barrage aux infidèles, pour nous faire courir du Fort Saint Elme au Fort Saint Ange, nous introduire la nuit sous les tentes de Soliman, visiter les  cachots de l’inquisition, voir les têtes des chevaliers rouler dans la poussière, chercher un bateau pour fuir, soigner les blessés ....et de temps en temps s’accorder une pause romantique !

    Le récit est enlevé et coloré, cette vitalité et ce souffle font la force du roman dans lequel, malgré la furie guerrière, la poésie la tendresse ne sont pas absentes.
    Très efficace, de la très bonne littérature populaire au meilleur sens du terme avec des héros à la Dumas, des personnages attachants et vivants, des péripéties palpitantes, une construction sans faille  Bref le livre à mettre de côté pour les vacances !

  • Le Jardin d'Epicure - Irvin Yalom

    Le Jardin d’Epicure - Irvin Yalom - Traduit de l’anglais par Anne Damour - Editions Galaade
    jardin d'épicure.gifUn livre sur le défi le plus exigeant, le plus prégnant que nous rencontrons : surmonter notre peur de la mort, une préoccupation majeure, omniprésente et universelle. C’est un peu comme « regarder le soleil en face » titre anglais de ce livre.
    J’avais par le passé fait un bout de chemin avec Irvin Yalom à travers deux romans que j’avais beaucoup aimé, il revient ici avec un livre de professionnel en psychiatrie et en psychothérapie.
    Ce livre veut être une aide " affronter la mort ne conduit pas nécessairement à un désespoir qui nous dépouille de toute raison d’être" la peur de la mort pour chacun du nous est pourtant au coeur d’une grande partie de notre anxiété, comment lutter contre cette peur et est-ce possible ?
    Le plus souvent une expérience personnelle nous éveille à la reconnaissance de notre peur : un rêve, une perte douloureuse comme le décès d’un être proche, mais aussi la perte d’un emploi, la vente d’une maison, la survenue de la maladie, un accident ou simplement le vieillissement ou un anniversaire comme les 50 ans ou 60 ans (ah bon ..)
    Toutes choses qui nous confrontent à notre statut de mortel.

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    La mort de l'avare - Hiéronymus Bosch
     

    A l’aide des récits sur ses patients Yalom nous apprend à reconnaître derrière des comportements variés la peur de la mort, nous propose des méthodes pour faire face à cette peur pour transformer celle ci en force vitale nous permettant de nous accomplir  " affronter la mort nous permet non d’ouvrir une boîte de Pandore, mais d’aborder la vie d’une manière plus riche et plus humaine "
    Il s’agit là d’une opportunité pour nous permettre de réfléchir à nos priorités, pour améliorer nos relations avec autrui, pour mieux communiquer avec ceux que nous aimons.
    Il nous invite ainsi à mieux goûter la vie, à en reconnaître la beauté, il nous invite à nous engager pour les autres.
    La peur de la mort s’appuie souvent sur notre besoin de laisser une trace immortelle de notre passage, Yalom utilise une belle métaphore : celle des ondulations sur l’eau, des rides sur un étang, c’est l’effet de rayonnement , chacun de nous crée des cercles concentriques d’influence qui toucheront les amis, les proches, et ces "rides" resteront le signe de notre passage. Qui laissera un trait de caractère, qui une expérience, un avis, une preuve de vertu, une parole de réconfort.

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    Le livre des morts égyptien

    L’auteur nous encourage à " consumer " nos vies, à aimer notre destin, et éviter le regrets d’une vie non vécue.
    On retrouve ici Nietzsche que Yalom cite abondemment, mais aussi Epicure et  Montaigne, les penseurs et les philosophes qui peuvent nous aider à apaiser nos peurs, des écrivains aussi et l’on retrouve Tostoï et "La mort d’Ivan Illitch "
    La philosophie pour Yalom, comme pour ses maîtres en pensée, doit nous aider à vivre et soulager notre anxiété, les comparaisons auxquelles il nous invite à réfléchir entre la mort et ce temps de non-être d’avant notre naissance sont éclairants.
    Yalom n’est pas croyant, il reconnaît l’aide qu’apporte parfois la religion pour combattre notre peur et respecte la foi des croyants,  mais il affirme la possibilité de s’en passer " Je ne doute pas que la foi religieuse tempère les craintes de la mort chez beaucoup. Mais chez moi elle soulève cette question - elle semble être une feinte pour contourner la mort, la mort n’y est pas définitive, la mort y est niée, la mort y est dé-mortalisée "

    L’oeuvre d’Irvin Yalom est importante, elle mêle son expérience de thérapeute à sa vision personnelle de l’existence, d’une clarté constante son livre exprime la chaleur et la compassion qu’il réserve à ses patients.
    Classiquement un thérapeute reste discret sur son vécu personnel, pour nous convaincre Yalom fait appel à sa mémoire et raconte ses expériences intimes au moment de la mort de son père, il ajoute là une touche personnelle bienvenue.  Un dernier chapitre s’adresse aux professionnels de la psychanalyse ou de la psychothérapie mais reste lisible pour le lecteur non professionnel.

    Faites une place dans votre bibliothèque à ce livre riche et profondément humain

    L’auteur
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    Professeur émérite de psychiatrie à Stanford, Irvin Yalom est psychiatre à Palo Alto (Californie). Entre fiction, philosophie et psychothérapie il est l’auteur de nombreux essais, romans ou récits, dont Apprendre à mourir. La méthode Schopenhauer, Mensonges sur le divan, Et Nietzsche a pleuré ( source l’éditeur)

  • Exit le fantôme - Philip Roth

    Exit le fantôme - Philip Roth - Traduit de l’anglais par Marie-Claire Pasquier - Editions Gallimard
    exitlefantome.gifUne boucle se ferme dans ce roman, pour les lecteurs de P Roth voici le temps d’une dernière danse avec Nathan Zuckerman l’alter ego fictionnel de Philip Roth.
    Nathan Zuckerman, écrivain célèbre, vit à la campagne depuis des années, depuis en fait qu’il a reçu des menaces de mort, rien de tel pour vous faire aimer la solitude.
    L’homme a vieilli, plutôt difficilement, il est atteint d’un cancer de la prostate et pour faire bonne mesure d’impuissance et d’incontinence, même sa mémoire fou le camp. C’est pour se soigner qu’il revient à New York alors que la campagne présidentielle bat son plein.
    Décidé à échanger sa maison contre un appartement à NY, il fait la connaissance de Jamie jeune romancière dont il tombe amoureux fou comme seul peut l’être un homme au crépuscule de sa vie.
    Pour faire plaisir à la jeune femme il rencontre un journaliste qui s’apprête à publier une biographie qui révèle des détails scabreux de la vie d’un écrivain que Nathan a bien connu : Lonoff
    ll a été dans le passé un témoin privilégié de la vie  d’ Amy Bellette la maitresse de Lonoff. Aujourd’hui Lonoff est mort et Amy est atteinte d’une tumeur au cerveau. Zuckerman est révulsé par ce déballage, par les secrets sordides qui n’ajoutent ni ne retranchent rien au talent d’un homme et il va tenter de faire échouer le projet.
    C’est une lutte contre la mort que mène Nathan Zuckerman en réalité, Lonoff lui a déjà perdu, Amy Bellette va lâcher la rampe, notre héros ne se résout pas à abdiquer. Il veut encore plaire, séduire une dernière fois même si ce n’est qu’en rêve.

    Voilà posé l’histoire que nous raconte Philip Roth dans ce livre.
    philiproth.jpgIl y règle par avance quelques comptes avec les soit disant biographes qui seraient tentés d’écrire sur lui. Son livre plein de colère contre la déchéance physique, plein de rage contre la perte du désir, nous montre un homme qui doit faire le deuil de sa puissance aussi bien physique que créatrice. Le combat de Zuckerman est le sien. 
    Parcouru par une ironie noire, ce livre testament est le salut d’un artiste à son public avant que le rideau ne tombe,  une dernière parade brillante et désespérée pour le plus grand plaisir de ses lecteurs.

    Un billet très positif sur Les routes de l'imaginaire

    L'avis de nos cousins du Québec dans Voir
    " La conclusion exceptionnelle de l'un des cycles romanesques marquants de l'histoire littéraire américaine"

    Une interview de l'écrivain sur Télérama