25.11.2009
Exit le fantôme - Philip Roth
Exit le fantôme - Philip Roth - Traduit de l’anglais par Marie-Claire Pasquier - Editions Gallimard
Une boucle se ferme dans ce roman, pour les lecteurs de P Roth voici le temps d’une dernière danse avec Nathan Zuckerman l’alter ego fictionnel de Philip Roth.
Nathan Zuckerman, écrivain célèbre, vit à la campagne depuis des années, depuis en fait qu’il a reçu des menaces de mort, rien de tel pour vous faire aimer la solitude.
L’homme a vieilli, plutôt difficilement, il est atteint d’un cancer de la prostate et pour faire bonne mesure d’impuissance et d’incontinence, même sa mémoire fou le camp. C’est pour se soigner qu’il revient à New York alors que la campagne présidentielle bat son plein.
Décidé à échanger sa maison contre un appartement à NY, il fait la connaissance de Jamie jeune romancière dont il tombe amoureux fou comme seul peut l’être un homme au crépuscule de sa vie.
Pour faire plaisir à la jeune femme il rencontre un journaliste qui s’apprête à publier une biographie qui révèle des détails scabreux de la vie d’un écrivain que Nathan a bien connu : Lonoff
ll a été dans le passé un témoin privilégié de la vie d’ Amy Bellette la maitresse de Lonoff. Aujourd’hui Lonoff est mort et Amy est atteinte d’une tumeur au cerveau. Zuckerman est révulsé par ce déballage, par les secrets sordides qui n’ajoutent ni ne retranchent rien au talent d’un homme et il va tenter de faire échouer le projet.
C’est une lutte contre la mort que mène Nathan Zuckerman en réalité, Lonoff lui a déjà perdu, Amy Bellette va lâcher la rampe, notre héros ne se résout pas à abdiquer. Il veut encore plaire, séduire une dernière fois même si ce n’est qu’en rêve.
Voilà posé l’histoire que nous raconte Philip Roth dans ce livre.
Il y règle par avance quelques comptes avec les soit disant biographes qui seraient tentés d’écrire sur lui. Son livre plein de colère contre la déchéance physique, plein de rage contre la perte du désir, nous montre un homme qui doit faire le deuil de sa puissance aussi bien physique que créatrice. Le combat de Zuckerman est le sien.
Parcouru par une ironie noire, ce livre testament est le salut d’un artiste à son public avant que le rideau ne tombe, une dernière parade brillante et désespérée pour le plus grand plaisir de ses lecteurs.
Un billet très positif sur Les routes de l'imaginaire
L'avis de nos cousins du Québec dans Voir
" La conclusion exceptionnelle de l'un des cycles romanesques marquants de l'histoire littéraire américaine"
Une interview de l'écrivain sur Télérama
07:00 Publié dans Littérature Américaine | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note






















































































































































































































































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Commentaires
Écrit par : cathulu | 25.11.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : cathe | 25.11.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : kathel | 25.11.2009
Répondre à ce commentaireMerci pour tes belles chroniques, ma soeur, qui vient de me rendre visite, m'a apporté quelques livres dont tu as parlé et qui m'avaient séduite. Dès que je les aurai lus....tu le sauras!!! Bonne journée.
Écrit par : colo | 25.11.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : keisha | 25.11.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : cathe | 25.11.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Af | 25.11.2009
Répondre à ce commentaireLa rage de vivre.
Écrit par : Tania | 25.11.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Aifelle | 26.11.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Lapinoursinette | 26.11.2009
Répondre à ce commentaireEffectivement Philip Roth j'aime mais pas tout, je n'avais pas accroché du tout aux deux derniers romans mais là j'ai beaucoup aimé
@ Colo : merci pour ces paroles bien sympathiques, j'espère que tes lectures te combleront
@ Keisha : en fait je n'ai pas lu le premier roman où Nathan Zuckerman apparait , c'est un oubli à réparer
@ Af : je pense que toutes les bibliothèques l'ont acheté , bonne lecture
@ Tania : oui la rage j'ai senti cela en lisant son roman
@ Aifelle : la tâche est un roman magnifique mais aussi "Pastorale américaine" en fait la trilogie complète est vraiment excellente
@ Lapinoursinette : Oui je suis d'accord avec toi, la description de la déchéance est précise jusqu'au malaise Jusqu'à quel point le roman est autobiographique ?
Écrit par : Dominique | 27.11.2009
Répondre à ce commentaireLe concept du livre qui voyage de mains en main, de coeur en coeur et qui laise sur ses pages les traces de celui qui le leit me plait encore plus encore..
en tout cas merci et bonsoir d'istanbul
Écrit par : nina d'istanbul | 27.11.2009
Répondre à ce commentaireEffectivement c'est un plaisir de faire voyager un livre, il passe de mains en mains et lorsqu'il vous revient il est enrichi des lecteurs qui l'ont tenu entre leurs mains
Écrit par : Dominique | 27.11.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : jeandler | 27.11.2009
Répondre à ce commentaireJe vais commencer...peut-être demain, je suis Zuckermann depuis si longtemps.
Je suis inconditionnelle de Philip Roth...ET puis l'avis de Pierre (Jeandler) m'importe beaucoup !
Écrit par : Rosa | 29.11.2009
Répondre à ce commentairezuckerman il faut que je lise le roman de son entrée en scène
Écrit par : Dominique | 30.11.2009
Répondre à ce commentaire"...bonne grosse cible scarifiée sur laquelle s'acharneraient des jeunes gens irréfléchis que leur santé rendrait féroces et que leur allié le temps armait juqu'aux dents."
Il nous avertit : pas de biographie "laissez Lonoff tranquille" . Pour lui l'écrivain est tout entier dans ses écrits.
Un fois de plus la magie opère : Philip Roth est un grand romancier...et je souhaite que ce roman ne sera pas le dernier!
Écrit par : Patricia L | 28.12.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Dominique | 29.12.2009
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