La Présence - Kathleen Raine - Traduit de l’Anglais par Philippe Giraudon - Edition Verdier (édition bilingue)
Une poésie toute de spiritualité et de sagesse, Kathleen Raine a puisé largement dans les images de son enfance pour voir la beauté en toute chose.
La plupart de ses oeuvres sont aujourd’hui indisponibles en français et c’est pourquoi ce recueil m’est particulièrement cher
Dis que tout est illusion
Néanmoins ce néant est tout
Cet inépuisable
Trésor d’apparences,
Le merle qui chante,
La pluie qui commence à tomber,
Les feuilles qui verdoient
L’arc en ciel qui se montre,
Réalité ou rêve
Quelle différence ? J’ai vu
Ancolies Bleues
Brûlant d’un sombre
Feu, mystère
Allumé de graine en graine,
De jardins en jardins, de printemps en printemps
Indigo
Ombre illuminée
S’enflammant à midi, couleur de ciel nocturne
Des sept rayons le plus intense
Solennité de la cathédrale bleue splendeur
D’entrailles, secrets ombrage,
Embrasées dans mon dernier jardin, profonde
Rumeur du lointain, de l’au-delà.
Joie
Ce matin sur le ciel clair
Les brindilles du sycomore sans feuilles
s’agitent doucement
Dans l’air glacé
L’auteur
Kathleen Raine est née en 1908 à Londres. Son autobiographie Adieu prairies heureuses, Le Royaume inconnu, La Gueule du Lion et ses poèmes (Isis errante, Sur un rivage désert, Le Premier Jour) lui ont valu, en France et à travers le monde, l’attention d’un vaste public. Son œuvre s’inscrit dans l’héritage spirituel de Blake et de Yeats, auxquels elle a consacré de nombreux essais, elle porte aussi l’empreinte de sa longue fréquentation des sages de l’Inde, Kathleen Raine donne avec La Présence une magistrale synthèse de son expérience poétique. Ce livre paru en Angleterre en 1987 est, à ce jour, son avant-dernier recueil de poèmes. (source l’éditeur)
photos L'ancolie de chez Ballades photographiques et le merle est prêté par un ornithologue
J’aime les correspondances et celle-ci m’a intrigué en raison de la personnalité des protagonistes.
Cette correspondance à trois personnages s’étale entre 1933 et 1948 pour l’essentiel. Elle a été retrouvé dans la cave de
Son amour est fort, indéfectible tout au long des années malgré l’absence de Georges. Les rencontres prévues qui n’ont jamais lieu, les invitations faites mais jamais concrétisées, les projets de venue de Georges à
L’affection qu’il porte à Veza est présente dans ses lettres ainsi que le souci que lui donne la santé de sa femme.
C’est l’heure de la séparation, 



Marta Morazzoni a été révélée au public par son premier livre, La Jeune Fille au turban (1986), traduit en neuf langues. Professeur de lettres et d’histoire, critique littéraire, elle est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles. L’Invention de la vérité a également été récompensée par le prestigieux prix Campiello. (source l’éditeur)
Ici dans les semaines qui viennent, pas de course à la lecture du dernier Nothomb, pas de chronique de livre en attente de parution, pas de livre envoyé par « chez les filles » ou autre « Masse critique », pas de challenge de lecture
Quelques semaines en arrière j’ai lu un billet sur ce livre, billet très positif et je l’avais noté non pour moi, car le sujet ne m’attirait pas spécialement, mais pour l’offrir car j’ai autour de moi de grands lecteurs qui en même temps sont dans les travaux jusqu’au cou !