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A sauts et à gambades - Page 184

  • Solitudes australes - David Lefèvre

    Dans une cabane au bout du monde

     

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    J’exerce une veille auprès des éditeurs que j’aime pour ne pas manquer une parution, en particulier quand il s’agit de livres qui ne font l’objet parfois que d’un minuscule article de magazine ou n’apparaissent que peu dans les blogs

     

    C’est ainsi que j’ai lu David Lefèvre et que j’ai partagé avec lui sa cabane sur l’île de Chiloé

    Une cabane pour assouvir son rêve

    « Un cadre de retraite ou d’errance, que l’on avait secrètement attendu, et qui se révèle conforme à l’estampe mentale que l’esprit avait tissé en secret »

    C’est une terre rude que ce coin de la planète surtout dans une vieille cabane délabrée mais après avoir vécu dans les bois de Walden une cabane en terre australe était une expérience tentante.

     

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    L'ïle de Chiloé

    Daniel Lefèvre voyage léger : un minimum d’objets, aucun superflu « un lit en fer repoussé » un seul vrai meuble « une vieille armoire sans portes » et quelques ustensiles indispensables « une poêle à frire et une marmite mâchurée » des outils pour travailler, des semences pour le potager et une malle de livres.

    Il a fait le choix de la solitude et partage son temps entre les travaux de rénovation de la cabane, la préparation du potager et bien sûr la lecture.

    Tout est découverte « J’abordai un monde neuf » il explore son territoire, il écoute les bruits de la nature, observe sa cabane tenir bon devant les orages, il entend « les gouttes affolées (qui) sonnent et cavalent sur le toit ». 

     

    Il aime les plaisirs simples « De retour dans la cabane avec une brassée de fagot, je retrouve le plaisir d’allumer un feu ».

    Les repas sont du genre gastronomie frugale « Au menu du dîner : darne de saumon, pain frotté d’ail, bettes du potager.  D’abord porter les braises à point, tisonner. Retourner le poisson sur le gril et regarder la chair rosir, repas frugal porté à la perfection. »

     

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    Le pacifique

     

    C’est chaque matin un monde neuf qui est offert et c’est enivrant « Je traversais un monde vierge ; je remontais le cours du temps. Ce bout de terre qui m’attendais semblait venir de loin. J’avais franchi la ligne de partage des mondes » 

     Il regarde, il écoute les bruits de la nature, observe sa cabane tenir bon devant les orages, il entend « les gouttes affolées (qui) sonnent et cavalent sur le toit ». 

     

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                  Ciruelillo la fleur de Patagonie

     

    Toute la nature est à lire, plantes,insectes, oiseaux et même un matou venu trouver abri chez lui et qu’il baptise Léon.

    Il n’est pas loin de l’océan et ses escapades le porte parfois au bord du Pacifique et le soir venu

    « A la bougie, j’aligne ensuite des remarques fraîches dans les pages de mon journal de bord » car la lecture ne lui suffit pas « J’écris pour ancrer les choses et ne pas oublier ce que j’ai vécu » 

     

    Il n’y a que du beau monde dans sa bibliothèque, Thoreau bien entendu, Bouvier, Thomsen, Rick Bass, et dès que le besoin s’en fait sentir «  je pars marcher. Je longe le lac et essaie de remonter tous les sentiers animaliers ou humains qui se présentent à flanc de montagne. Mes pensées respirent et errent dans toutes les directions. Je suis devenu tour à tour le piéton de ma piste, l’enfant du lac, le contemplateur des forêts. »

     

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    Ce nomade sur les traces de Nicolas Bouvier qui est son mentor est bien agréable à suivre au long des huit mois de son récit. Un cahier de photos est là pour nous donner l’envie de prendre la route et de le rejoindre sur son île des confins.

     

    L'avis de Lire et Merveilles  et aussi celui de Chinouk

     

    Le livre : Solitudes australes - David Lefèvre - Editions Transboréal 

  • Etrangers sur l'Aubrac - Nicole Lombard

    Lorsque la maison est une tente

     

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               Un nid pas vraiment chaleureux 

     

    Si vous me suivez fidèlement vous savez que j’ai aimé le livre de Claudie Hunzinger : Survivance, elle y faisait référence à un livre qu’elle aimait beaucoup et à l’expérience d’une soeur de galère : Nicole Lombard.

    C’est mon côté fouineur qui m’a poussé à chercher et trouver le livre de Nicole Lombard et vous savez quoi ? j’ai aimé ce livre et du coup hop je vous en fait cadeau.

     

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                   l'Aubrac en été ça va 

     

    1997 un couple suite à une faillite ( oui encore un) est forcé de quitter sa maison du gard, obligés de partir « loin des garrigues » en emportant quelques meubles, quelques livres (les autres sont répartis chez les amis) , le vieux cheval Baron, chats, chiens et direction l’Aubrac où ils sont propirétaire d'un terrain : le Pré Célestine

     

    Michel et Nicole n’ont même pas une maison délabrée pour les accueillir, non c’est sous la tente qu’ils trouvent refuge, une grande tente notez, une tente de l’armée, mais pour passer l’hiver sur l’ Aubrac c’est un peu minimaliste comme solution.

    Après le déménagement voici le temps de l’installation au Pré dCélestin  à Nasbinal. 

    Ils sont des sans logis, des SDF comme les pèlerins qui passent par ce plateau en direction de Compostelle et du coup s’attirent la méfiance des gens du cru. Pas facile de s’insérer quelque part.

    Si l’été est une extraordinaire explosion de la nature, les pluies et le froid mettent les nerfs à rude épreuve.

    La vie est parfois très dure, quand EDF menace de ne plus les approvisionner, quand un employé du cadastre leur cherche un peu des poux dans la tête pour une question de bornage.

    Heureusement de temps en temps le ciel se dégage et ils font connaissance avec des habitants chaleureux ou organisent quelques retrouvailles avec la famille.

     

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                      Mais l'hiver............

     

    Ils sont fous ? oui je crois un peu et d’ailleurs amis et famille ne se privent pas de leur dire, parce que non contents de s’installer dans le précaire ils vont en plus mener à bien un projet d’édition pour l’un, d’écriture pour l’autre.

    Vivre malgré tout, envers et contre tout, s’abreuver aux livres, s’organiser des concerts à domicile sous la tente grâce à la fée électricité, Nicole relit Molière, Jünger, écoute le Requiem de Verdi à la radio. Elle souhaite se sentir apaisée et contourner les obstacles

    « Etre à la fois sédentaire et nomade, étranger et pays, ne pas avoir à choisir - ni surtout qu’on choisisse à ma place - Il faudrait pouvoir y arriver, mais que de passes difficiles, en soi et autour de soi, à franchir. »

     

    Aucun misérabilisme, pas de trémolos dans la voix, Nicole est beaucoup trop amoureuse de la vie pour baisser les bras, elle préfère admirer la première fleur d’un « pavot bleu de l’Himalaya » et le soir retourner « le contempler aux dernières lueurs du jour »

     

    Un livre qui comme d’autre est un chemin vers les livres avec sa multitude de références littéraires qui vous fera enrichir votre carnet de lectures  De Giono à Julien Gracq, de la Bible à Annie Dillard, d’Henri Bosco à Thoreau, bref je me suis sentie en pays de connaissances.

     

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    Nicole Lombard © Sophie Bassouls/Corbis

                     

    Récit incroyable et livre sincère, leçon de vie authentique, un livre qui donne envie de se battre, de s’alléger du superflu, de se réjouir de la vie telle qu’elle est. J’ai suivi le chemin de Claudie Hunzinger à Nicole Lombard et je vous propose d’en faire autant en faisant une place à ce livre dans votre bibliothèque.

     

    Le livre : Etrangers sur l’Aubrac - Nicole Lombard - Editions du Bon Albert 

     

     

     
  • Journal d'un apprenti moine zen - Satô Giei

    Vivre dans un monastère

     

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    Ce petit livre nous transporte dans un monastère où pour entrer il faut montrer patte blanche et s’acharner. Si vous résister à trois jours d’attente sur le seuil alors la porte s’ouvrira.

    Ici pas question de luxe, une même pièce sert à la fois de salle de méditation, de réfectoire et de dortoir

    « ce qu’on prendrait pour une rangée de figurines en terre cuite, en position du lotus, ce sont les anciens déjà assis à méditer » 

     

     

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                                 © Stéphane Bigeard

     

    Tout est fait pour que le moine se dépouille de tous les biens superflus et même du désir de posséder. Les objets personnels sont réduits à leur plus simple expression « on peut loger sur une étagère le matelas qu’on dépliera pour le repos nocturne. »  une écuelle pour les aumônes et voilà tous les biens du moine. 

     

     

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                           le temple Tôfuku-ji

     

    La vie est rythmée par le son du claquoir à maillet, une « cloche à sonner les heures » car le moine ne fait pas que méditer, non il faut aussi participer aux tâches communes.  On peut être trésorier ou cuisinier.

    Les temps de repos alternent avec la marche méditative, les prières, les repas, la méditation assise. Les sorties sont faites pour aller mendier à l’extérieur. 

    Tout est ritualisé « le maniement des baguettes ou la manière de quitter les socques bois, tout est, absolument tout le comportement est fixé par des règles. »

    La frugalité est totale : brouet de riz agrémenté de navet, un peu de thé et voilà le repas terminé ! 

     

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    La cérémonie du thé fait suite au repas et le programme s’établit à la suite : rasage du crâne, bain,  ou balayage du monastère selon le jour du mois. 

    En courts chapitres Satô Giei brosse la vie du monastère : le travail dans le potager, les cérémonies, la ronde de nuit pour parer aux incendies, les rituels, les entretiens avec le maître.

    Le moine met toute son attention et sa ferveur au moindre geste de la vie quotidienne et ainsi chemine vers l’éveil. 

     

    Agrémenté de petits croquis humoristiques ce récit autobiographique éclaire ce qu’est la vie d’un moine entré au monastère du temple Tôfuku-ji en 1939 c’est surprenant. 

    Si vous voulez tout savoir de la vie dans un monastère zen, si vous voulez apprendre à « Pratiquer le bien pour le bien » , bref si une leçon de sérénité vous tente lisez ce livre

     

     

    Le livre : Journal d’un apprenti moine zen - Satô Giei - Editions Philippe Picquier 

  • En trompe l'oeil

    Plein les yeux : les fresques

     

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    Diversité, créativité, beauté, le monde du trompe l’oeil fait aujourd’hui partie des richesses touristiques de Lyon, de son patrimoine.

    On vient du monde entier pour s’en inspirer, pour faire la même chose ailleurs et la coopérative CitéCréation à l’origine du projet lyonnais a des réalisations dans le monde entier. 

     

    On les trouve aujourd’hui à Vevey

     

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                                        Vevey qui honore Chaplin afp.com/Fabrice Coffrini

     

    à Mexico, Barcelone ou Berlin et ses cités végétales

     

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    Au Québec

     

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                                   A Québec près de la place Royale

     

    CitéCréation crée en 1978 à aujourd’hui plus de 500 fresques à son actif. Ils vont jusqu’en Chine porter leur savoir faire et Shanghai est aujourd’hui dotée d’une fresque qui marque la coopération de la ville avec la région Rhône Alpes.

     

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                                       Des Lyonnais illustres 

     

    Récemment j’ai eu l’occasion de visionner un film montrant un projet en train de se réaliser, outre le travail énorme que cela représente, j’ai été frappé par le lien immédiat qui s’établit entre les peintres et la population du quartier qui peu à peu s’approprie la fresque, en parle, l’admire, suit son évolution …Les créateurs disent qu’une fresque renforce le sentiment d’appartenance.

    Elles font parfois revivre un temps passé créant un pont entre les générations.

     

    Les fresques lyonnaises honorent parfois des personnages illustres

     

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                 L'Abbé Pierre ou Paul Bocuse : charité et gastronomie

     

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                                    B Pivot qui a toute sa place ici

     

     

    parfois des moments de l'histoire de la ville

     

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                                      Le mur des canuts

     

    mais plus souvent des métiers, des lieux, des activités aujourd’hui disparues .

    Elles traduisent l’identité d’un quartier, elles donnent à voir des instants de vie.

     

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                             Le mythe de la tour de Babel

     

    Vous l’avez compris si vous venez à Lyon les murs peints sont à ne pas rater 

     

    Le livre : Guide de Lyon et ses murs peints - bilingue anglais français - Editions Elah

     

    Le site de CitéCréation qui dit tout 

     

    Et pour ceux qui veulent faire la visite en autonomie vous pouvez même télécharger une app  sur votre iphone ou ipad

  • Journal 1918-1920 - Nelly Ptachkina

     Fuir la Russie 

     

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    Etre adolescente en 1918 en Russie, être emportée par la tourmente révolutionnaire, c’est ce qui a poussé Nelly Ptachkina à tenir un journal. Il y a une certaine banalité à tenir un journal à cet âge mais le tenir pendant une guerre civile c’est tout autre chose.

     

    Bien entendu on pense à Anne Franck, on pense à Marie Bashkirtseff. Ce journal ne diffuse pas la même émotion que celui d’Anne Franck, il est nettement moins intellectuel que celui de Marie Bashkirtseff mais il y a ici une fraîcheur, une vivacité qui le rendent très agréable.

     

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                     La ville de Kiev en 1918

     

    Le journal suit les pérégrinations de la famille ballotté de ville en ville, Moscou, Kiev, Rostov puis en route vers l’émigration.

    Voilà une jeune fille issue d’un milieu privilégié qui voit se dérouler sous ses fenêtres une guerre civile. Son journal est ainsi un mélange entre la violence de l’époque et la vie quotidienne d’une jeune fille passionnée. 

    Elle est tout feu tout flamme Nelly, elle aime les livres, la littérature, l’histoire, elle s’enthousiasme pour tout : la planète terre ET le théâtre, le féminisme ET les garçons, la politique ET les bals.

    Elle lit énormément et développe une vraie réflexion qui lui permet d’observer ce qui se passe avec une oeil vif.

    Elle souffre aussi et sait le dire avec sincérité « Je souffre pour la Russie » et se projette vers un avenir où elle veut prendre sa place « Je désire être utile au peuple russe, je ne resterai pas indifférente à la vie politique de mon pays. »

    Elle aime les études et le dit bien fort « Etudier, étudier, étudier, quel bonheur ! » et s’affirme comme femme « Donnez-nous la possibilité de faire des études et nous vous prouverons que nous ne sommes en rien inférieures aux hommes. »

     

     

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                                   La cascade du Dard à Chamonix 

     

    On a beaucoup de plaisir à lire ces pages d’une intelligence aïgue, on est touché par la sincérité de cette jeune fille qui aime la lecture et nous confie son bonheur de lectrice « On sent, on vit, on apprend tant de choses en lisant ! Quel plaisir extraordinaire » 

    Elle imagine l’avenir et sait nous communiquer sa passion «.. devenir écrivain. Quel bonheur ce serait ! » 

    Elle est témoin aussi d’événements que l’on connaît moins bien : les terribles combats pour une République Ukrainienne, les pogroms des armées nationalistes, la guerre avec la Pologne. Elle lit énormément y compris la presse et développe une vraie réflexion qui lui permet d’observer ce qui se passe avec une oeil vif, sans a priori et avec une maturité tout à fait étonnante. 

     

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    Le journal s’arrête abruptement car Nelly Ptachkina qui a échappé à une guerre civile connaît un destin dramatique, elle fait une chute mortelle à Chamonix quelques mois après son arrivée en France.

     

    Une préface éclairante de Luba Jurgenson qui assure aussi la traduction.

     

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    Le Livre : Journal (1918-1920) - Nelly Ptachkina - Editions des Syrtes

     
  • Mémoires d'un commissaire du peuple - Joseph Kessel

    Rentrer en Russie ?

     

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    Paru en 1925 cette courte nouvelle a une saveur particulière. Dans une série de textes sur la Russie révolutionnaire Joseph Kessel montre tout son intérêt pour son pays d’origine. En 1919 Kessel est à Vladivostok, son expérience va modifier son regard sur la Révolution.

    Parmi tous ces textes j’ai choisi une longue nouvelle Mémoires d’un commissaire du peuple.

     

    Août 1914  Fedia est un bolchevique exilé en France. 

    Il vit des journées d’angoisse en ce début de guerre, mais la guerre en elle-même lui indiffère sauf si elle permet l’éclosion de la Révolution y compris au prix de la défaite de la Russie.

    Il se livre peu à peu, raconte son enfance sordide, une éducation qu’il doit à un déporté « Il me parla, me donna des livres, m’instruisit et m’ouvrit le monde  » un peu trop au goût du pouvoir tsariste qui l’expédia en Sibérie.

    Il est en contact avec Lénine qui envoie des directives qui le comblent « sa circulaire est admirable de clarté et de ruse » dit-il, attendre attendre et  convaincre les ouvriers, de se joindre à la Révolution qui est en marche et si ce n’est pas volontairement alors il faut le faire par la force « je veux par le fer et par le feu faire le bonheur de ce troupeau, même malgré lui.  »

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    Le personnage est plein de haine, de rage, de dégoût pour sa patrie dont il souhaite ardemment la défaite, défaite qui fera le lit de la révolution si l’on imagine « un plan quelconque pour profiter de cette tuerie bénie. » 

     

    La nouvelle est courte et réserve quelques surprises.

    J’ai aimé ces textes et particulièrement cette nouvelle, comme le rappelle Gilles Heuré dans la présentation, Kessel était « Russe de toutes ses fibres » et sa vision du totalitarisme est hautement prémonitoire si l’on songe qu’il l’a écrit entre 1919 et 1925 date de sa publication.

     

    Dans son parcours européen Geert Mak montrait le retour de Lénine en Russie, ici ce serait plutôt un bolchevique qui aurait raté son train.

     

    Le Livre : Reportages, Romans - Joseph Kessel - Editions Gallimard Quarto