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Petits noirs - Page 9

  • Heather Mallender a disparu

     Faire un Flop malgré le soleil grec

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    Harry Barnett vit sur l’île de Rhodes (le veinard !) où il est le gardien de la magnifique maison d’un homme politique anglais qui est en même temps son ami de toujours. 

    Harry a un passé un peu chargé même s’il se dit innocent il a perdu son dernier job pour malversation frauduleuse et depuis il picole plus que nécessaire.

    Quand Heather Mallender la fille des employeurs qui l’ont mis dehors (vous suivez ?) arrive sur l’île c’est un rayon de soleil. Elle vient se remettre d’une dépression suite au décès de sa soeur tuée par une bombe terroriste. 

    En fin de séjour Heather décide de faire l’ascension ( modeste hein l’ascension) d’une colline du pays et toc elle disparait ............

    Bien entendu  notre vieil Harry est soupçonné puis relâché faute de preuve et il va vouloir faire toute la lumière sur l’affaire et pour cela rentrer en Angleterre.

    On va se balader dans tous les coins :  la New Forest, l' université, des chantiers navals, souvent sous la pluie, après la Grèce rien de très jouissif vous en conviendrez.

    On va faire connaissance avec tous les amis, copains, ennemis, amants  de Claire et Heather et vogue la galère

     

     

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                                 J'avais rêvé du soleil grec

     

    La trame est classique mais le problème n’est pas là, les personnages sont inconsistants, le coupable est tellement évident que ça en devient totalement ennuyeux et le mécanisme  romanesque totalement grippé, on ne croit pas une seconde aux motifs du coupable 

    Voilà je me suis lâchée, je pensais partir sous le soleil grec et je me suis retrouvée sous le crachin londonien 

     

    D’autres avis pris dans la presse ici et là

    charme machiavélique : sachant qu’après 50 pages vous tenez le nom du coupable !! 

    densité rare : on ne doit pas mettre la même chose sous les mots 

    chef-d’œuvre : là je pardonne ce sont les mots de l’éditeur à lui on ne peut pas demander de flinguer son gagne pain 

     

    Le livre : Heather Mallender - Robert Goddard - Editions Sonatine 2012

  • Gel nocturne - Knut Faldbakken

    Ennui polaire 

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    Un cran au dessus du précédent, Gel nocturne ne m’a pas déçu mais je me suis un peu ennuyée. 

    La Norvège par temps froid et gris.  Disons que j’ai eu du mal à me passionner pour ce malheureux inspecteur Jonfinn Valmann qui est écarté d’une enquête sous prétexte qu’il connaissait un peu les victimes. 

    Un couple âgé massacré sauvagement et dont le fils, Klaus, fut son copain au lycée.

    L’enquête est du coup confiée ...à sa petite amie Anita, convenez que cela le fasse un peu enrager. Au lieu de mener son intrigue allègrement l’auteur nous traîne un peu dans les méandres de la vie de couple et c’est cet aspect qui m’a un peu endormie, par contre j’ai aimé l’obstination dont Valmann va faire preuve pour résoudre l’enquête et le portrait du couple assassiné qui n’est pas piqué des vers. 

    Je ne crois pas que je donnerai un autre rendez-vous à Jonfinn Valmann

     

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    Le livre : Gel nocturne - Knut Faldbakken - Editions du Seuil

  • Les Anges de New York - R.J Ellory

    Déception totale 

     

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    L’auteur me déçoit, son premier roman Seul le silence m’avait vraiment accroché et depuis ....

    J’ai fait l’impasse sur Vendetta car le sujet ne m’attirait pas vraiment, Les Anonymes m’est tombé des mains et malgré tout un peu maso j’ai récidivé.

     

    Je suis paresseuse aujourd’hui donc je vous livre la 4ème de couverture :

    Frank Parish, inspecteur au NYPD, a des difficultés relationnelles. Avec sa femme, avec sa fille, avec sa hiérarchie. C’est un homme perdu, qui n’a jamais vraiment résolu ses problèmes avec son père, mort assassiné en 1992 après avoir été une figure légendaire des Anges de New York, ces flics d’élite qui, dans les années quatre-vingt, ont nettoyé Manhattan de la pègre et des gangs. Alors qu’il vient de perdre son partenaire et qu’il est l’objet d’une enquête des affaires internes, Frank s’obstine, au prix de sa carrière et de son équilibre mental, à creuser une affaire apparemment banale, la mort d’une adolescente. Persuadé que celle-ci a été la victime d’un tueur en série qui sévit dans l’ombre depuis longtemps, il essaie obstinément de trouver un lien entre plusieurs meurtres irrésolus. Mais, ayant perdu la confiance de tous, son entêtement ne fait qu’ajouter à un passif déjà lourd. Contraint de consulter une psychothérapeute, Frank va lui livrer l’histoire de son père et des Anges de New York, une histoire bien différente de la légende communément admise. Mais il y a des secrets qui, pour le bien de tous, gagneraient à rester enterrés.

     

    Un héros qui pourrait être attachant, oui mais on l’a vu partout le flic alcoolo, violent, border line mais tellement sympa, et d’autres auteurs ( Ken Bruen, Burke et surtout Lawrence Block) l’ont fait avec beaucoup plus de talent.

    L’histoire est convenue au possible, on ne croit pas une seconde à sa confession chez le psy, ce qui sauve le roman c’est qu’on s’attache à l’enquête qui est bien menée, dommage que Ellory ne s’en soit pas tenu à ça et qu’il est fait dans le polar psycho machin, les grands mots sont lancés : culpabilité, rédemption ! mais ils tombent à plat. 

     

     

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    Le Livre : Les Anges de New-York - JR Ellory - Editions Sonatine 2012

     
  • La tristesse du Samouraï - Víctor del Árbol

    Nord et Sud 

    Après le froid du Danemark cap au sud direction l'Espagne

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    Si vous pensez que ce roman se passe au Japon, oubliez tout de suite ! 

    Nous sommes à Barcelone en Mai 1981, la tentative de coup d’état contre la démocratie date de quelques mois. 

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             Antonio Tejero le 23 février 1981

    à la tribune du parlement espagnol © AFP
     

    Une femme, qui sait que sa mort est proche, livre les détails de sa vie. C’est une brillante avocate qui a envoyé sous les verrous un inspecteur jugé coupable d'une grosse bavure policière. Ce qu’elle ignorait alors c’est que quelqu’un tirait des ficelles dans l’ombre et que, comme une marionnette, elle avait fait ce qu’on attendait d’elle et comme Pandore elle avait lâché la folie et le vice dans les rues.

    Pour comprendre comment tout cela a commencé il faut faire un saut dans le temps et l’espace.

     

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    Mérida en Estrémadure 1941

    Une ville qui bruit encore de la lutte entre républicains et phalangistes. Une femme attend sur un quai de gare,  elle est belle, elle est la femme d’un dignitaire franquiste et donc du côté des vainqueurs. Un enfant l’accompagne, c’est son fils, le plus jeune, car l’aîné elle l’a tout bonnement abandonné.  

    Isabel, c’est son nom, n’atteindra jamais sa destination, l’enfant sera confié à son père, son père qui le hait. Un instituteur de village s'est épris de cette femme qu’il n’aurait jamais du regarder , tel le « ver de terre amoureux d’une étoile » et ce pêché il va le payer au prix fort. 

     

    Entre ces deux dates l’auteur nous plonge dans la période sombre de l’Espagne, la terrible guerre civile, le franquisme, les débuts de la démocratie à deux doigts d’être confisquée. 

    Quarante années pendant lesquelles d’aucuns ont laissé libre cours à l’ambition, à la haine, d’autres ont paufiné leur vengeance, certains enfin sont assaillis par la culpabilité.

    Vous allez écouter la voix de María qui va revenir sur ces temps où les assassinats sont la façon simple d’éliminer un gêneur, où la torture se pratique en toute impunité.

    De quel côté se situent les descendants, les héritiers ?  y a t-il un rachat possible ?

     

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    Tombes des soldats de la Division Azul

    Ce livre est un polar oui mais il est beaucoup plus : une histoire rouge sang où victimes et bourreaux se croisent, se reconnaissent.

    Pour filer la métaphore japonaise je dirais que l’intrigue se déplie comme les origami, chaque pliure dévoile un peu de l’intrigue, les liens entres les personnes apparaissent. 

    Ce qui est certain c’est que, composé comme une tragédie antique, ce livre est fait pour être dévorer, des geôles franquistes à la Division Azul, des amours impossibles à la vengeance inéluctable, on est totalement pris par le récit. Une vraie réussite 

     

    Le livre : La Tristesse du Samouraï - Víctor del Árbol - Traduit de l’espagnol par Claude Bleton - Editions Actes Sud

     

    12477.jpgL’auteur : Victor del Árbol est né à Barcelone en 1968. Après avoir étudié l'Histoire, il travaille dans les services de police de la communauté autonome de Catalogne. Il est l'auteur de deux romans  (source l’éditeur)

  • Organes vitaux - Elsebeth Egholm

    Nord et Sud 

    Des meurtres sous la neige ou sous le soleil

    Direction le Danemark

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    Depuis quelques temps les polars viennent du nord, celui là ne déroge pas à la règle et comme j’ai passé un bon moment je vous livre quelques bribes mais rien de trop pour ne rien gâcher de votre plaisir.

     

    Direction le Danemark où un tueur semble attiré par les femmes, les terrains de foot, les yeux de ses victimes et les tuyaux de PVC. 

    Dans la ville d’Aarhus au cours d'un match de football une jeune femme est retrouvée morte, elle a été sauvagement battue.

    L’affaire est confiée à l'inspecteur John Wagner et cela démarre très fort pour la police qui passe à côté d'une info capitale, l’enfant qui a trouvé le corps a filmé la scène avec son téléphone portable !!

     

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                                                             Pour vous mettre dans l'ambiance 

     

    Dicte Svendsen qui vient d’être nommée rédactrice en chef de son journal est prévenue du meurtre par son compagnon Bo,photographe de presse, elle est immédiatement en délicatesse avec la police ayant réussi à mettre la main sur le film en question.

    Très utile ce compagnon, qui soit dit en passant a dix ans de moins que notre brillante journaliste, il parvient à dénicher deux autres affaires très ressemblantes et du coup l’enquête s’élargit vers la Pologne et le Kosovo.

    Elle cache bien des choses cette journaliste, allez vous étonner après ça qu’on tente de faire pression sur elle, un détenu prétend détenir des informations et va exercer un subtil chantage sur Dicte Svendsen.

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                                                                        l'auteur  © Ole Lind
     

    Bon je vous explique pas tout mais vous connaissez : flics et journalistes vont chercher les points communs, les similitudes, les recoupements possibles. Un récit assez classique mais bien ficelé et correctement écrit.

    Si vous cherchez une lecture légère passez votre chemin, ici on baigne dans le sang et le macabre du début à la fin. 

    Elsebeth Egholm est très populaire au Danemark, cela ne m’étonne pas  et je vais remonter le temps et lire le premier polar de cette dame prometteuse.

     

    Le livre : Organes vitaux - Elsebeth Egholm - Traduit du danois par Didier Halpern - Editions Le Cherche Midi 

  • Meurtre chez Tante Léonie - Estelle Montbrun

    A la recherche de Proust  Episode 3

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    La maison de Tante Léonie

    Proust adorait la parodie, le pastiche, les imitations de Céleste, bref se moquer, s’amuser, il ne dédaignerait certes pas ce roman là.

    La maison de Tante Léonie, où le petit Marcel passait ses vacances, est devenue pélérinage et centre d’études, à la veille d’un colloque très littéraire, la présidente de très docte Proust Association est retrouvée assassinée par Emilienne la femme de ménage, (tiens donc elle ne s’appelle pas Françoise !)
    Mais qui a tué Adeline Bertrand-Verdon femme « qui se croyait sortie de la cuisse de Jupiter » à la fois adulée et détestée ?

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    Enquête dans la maison

    Avouez que ça la fiche mal à la veille d’une journée qui réunit tout ce que le gratin littéraire international compte d’hommes importants, universitaires, critiques, le Professeur Verdaillan, son homogue américain le Professeur Rainsford.
    Le commissaire Foucheroux et son adjointe Leila Djemani se retrouvent avec une affaire sensible sur les bras à résoudre avant qu’affluent les amateurs de Vivonne, de madeleines et d’aubépines.

    Un roman habile où il est question de manuscrits cachés, d’édition des oeuvres pouvant semer la confusion dans le petit monde de l’édition, ciel des textes inconnus !!!  Gisèle Lambert la secrétaire de l’association, naïve et ayant gardé une âme d’enfant est  « au bord de l’effondrement ». Elle est immédiatement sur la liste des suspects mais bien entendu cela serait trop simple et le commissaire va devoir s’immerger dans les souvenirs d’un écrivain qui n’est ni né, ni mort ici, et redonner à cette maison « le calme, la dignité et le sacré dont elle n’aurait jamais dû avoir à se départir »

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    Enquête au bord de la Vivonne

    Estelle Montbrun s’amuse beaucoup et nous aussi, elle joue la connivence avec les lecteurs de Proust, sème les indices, fait des portraits des protagonistes dans le veine de ceux de Marcel, nous gave de citations. Tout est prétexte à entrer dans l’univers proustien, à goûter à la fameuse madeleine, ce n’est pas sérieux mais terriblement réjouissant et c’est à regret que l’on quitte Illiers-Combray.

    Le livre : Meurtre chez tante Léonie - Estelle Monbrun - Editions Viviane Hamy