Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Petits noirs - Page 12

  • Meurtre en la majeur - Morley Torgov

    meurtreenla.gifMeurtre en la majeur - Morley Torgov - Traduit de l’Anglais par Laurent Bury - Editions Actes Sud
    La musique et la mort, c’est ainsi que je pourrais titrer ce billet.  Si comme moi vous aimez la musique mais n’êtes pas grand connaisseur de la vie des musiciens, vous allez découvrir au fil des pages un monde bien attachant mais aussi dur, cruel et angoissant.
    je sens que vous trépignez donc allons y : Nous sommes à Düsseldorf vers 1850 et n’ayons peur de rien entrons tout de suite chez Robert Schumann et sa très belle femme Clara. Le maestro est persuadé que quelqu’un cherche à le rendre fou et il fait appel au talent de l’inspecteur Hermann Preiss pour découvrir la vérité. Bien sûr Preiss n’ignore pas que Robert Schumann glisse doucement vers la folie, mais est-ce une raison suffisante pour ne pas croire à ses dires ?
    Preiss est lui-même mélomane et régulièrement pendue à son bras il y a une belle violoncelliste. Son enquête va lui faire rencontrer toute une gamme de personnages, de l’accordeur de piano au journaliste en mal de scoop ( eh oui déjà). Mais au détour de ses recherches il lui faut vivre un peu avec les Schumann et c’est l’occasion pour lui, et pour nous, de côtoyer Frantz Listz qui se révèle plein de morgue et d’audace et le jeune Johannes Brahms dans le rôle de l’amoureux transi.

    Robert_u_Clara_Schumann_1847.jpg

    Robert et Clara

    Fan des thrillers sanglants, des polars procéduraux, des tueurs en série, passez votre chemin, ici rien de tout ça, l’énigme n’est que le prétexte à une intrusion dans le monde de la musique. Un monde plein de bizarrerie, de musiciens névrosés, de dangereux accordeurs de piano, de père un peu trop autoritaire, de compositeurs jaloux, ce qui prouve que les dictons sont parfois très faux, la musique n’adoucit pas les moeurs.
    Une façon originale et très agréable de vivre pendant quelques heures à proximité des génies avec bien sûr en musique d’ambiance votre oeuvre préférée.

    L’auteur
    Morley Torgov est canadien, il est né en 1927, il est juriste, humoriste et écrivain.(source l’éditeur)

  • Ciels de foudre - C.J Box

    Ciels de foudre - C.J Box - Traduit de l’Américain par Etienne Menenteau - Editions Seuil
    cielsdefoudre.gifDepuis quelques semaines j’étais en manque de polar, par forcément convaincue par quelques sorties récentes je cherchais une série qui m’attire, et bingo je suis tombé sur C.J Box.
    En fait j’avais lu il y a déjà pas mal de temps les deux premiers de la série mais allez savoir pourquoi j’en étais restée là.
    Heureuses retrouvailles car je n’ai pas lâché celui-ci et autre bonne nouvelle j’ai désormais trois aventures de Joe Pickett qui m’attendent en poche (voir les titres dans l’ordre à la fin du billet)

    Grimper dans le  4X4 de Joe Pickett le garde chasse, ne vous asseyez pas sur ses jumelles ni sur son arme, direction les plaines du Wyoming et les ranchs grands comme un département, les animaux sauvages présents jusque dans les villes Pour veiller sur tout ça Joe a fort à faire d’autant que la loi qui prévaut est plutôt celle du plus fort.
    Le plus grand ranch des Bighorns Mountains  est celui de Opal Scarlett, véritable chef de clan, elle est au-dessus des lois et fait appliquer la sienne partout et toujours. Lorsque Tommy Wayman la flanque à l’eau pour ne plus payer la taxe qu’elle impose à tous ceux emprunte la Twelve Sleep River, on trouve ça mérité, mais Tommy a beau juré qu’il ne l’a pas tuée, Opal a bel et bien disparue.

     

    wyoming-cowboys.jpg

    L'amérique des cow-boys et des grands espaces


    Joe Pickett va donc enquêter et immédiatement affronter les trois fils d’Opal qui s’affrontent déjà pour l’héritage.
    Hank et Arlen Scarlett, violents, retords, affairistes, bref des hommes sympathiques, quant à Wyatt c’est un géant un peu attardé, le seul sincèrement peiné de la disparition de sa mère.
    Pendant ce temps un homme qui a un vieux compte à régler avec notre héros,  John Wayne Keeley, rend visite à un prisonnier du pénitencier d’Etat, vole un véhicule et laisse des cadavres derrière lui.

    Vous allez adorer Joe, il est sympa comme tout, il a une femme Marybeth plus intelligente que lui, belle et cultivée,  deux filles adorables, un chien comme on en voudrait et une belle mère comme dans les histoires de sorcières.
    Il ne picole pas, c’est un tendre au fond, mais il ne faut pas trop lui chercher des noises ! laissez vous séduire par ce garde chasse, les vastes étendues du Wyoming et l'écriture terriblement efficace de C.J Box.


    Vous pouvez retrouver l’auteur dans cet interview


    Et pour ceux qui veulent faire connaissance avec Joe Pickett la liste des ses exploits, dans l’ordre, tous au Seuil

    Détonations rapprochées
    La mort au fond du canyon
    Winterkill
    Sanglants trophées
    L’homme délaissé
    Ciels de foudre
    Zone de tir libre

  • L'étrange disparition d'Esme Lennox - Maggie O'Farrell

    L’étrange disparition d’Esme Lennox - Maggie O’Farrell - Traduit de l’anglais par Michèle Valencia - Editions 10/18
    esmelennox.gifLa folie et l’enfermement arbitraire sont des thèmes durs mais très intéressants. La lecture de ce roman m’a rappeler un film de Ken Loach des années 70 : Family life mais aussi Magdalen sisters le film de Peter Mullan
    Un très bref résumé : Iris jeune femme aux amours tortueuses apprend qu’elle a une grand-tante inconnue Esme Lennox, enfermée depuis soixante ans dans un hôpital psychiatrique, l’établissement ferme ses portes et cherche à recaser ses pensionnaires. Difficile pour elle d’interroger sa famille, sa grand-mère ne lui a jamais parlé de cette soeur et aujourd’hui c’est trop tard car elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer.
    Tout l’art de Maggie O’Farrell est de nous distiller la vie des personnages par petites touches, comme on instille un poison car on ne peut plus lâcher le livre. La construction très réussit nous fait osciller entre la vie dans les Indes coloniales du début du siècle, l’enfance mouvementée d’Iris, l’horreur de l’enfermement, de la punition imméritée, juste parce qu’une femme refuse le chemin tracé.
    Il est à remarquer que cette violence est toujours réservée aux femmes, il faut croire que les hommes eux ont de tout temps eu une santé mentale exemplaire !

     

    familylife.jpg

    Film Family life de Ken Loach

    C’est un excellent roman, le suspens est maintenu jusqu’au bout, la construction nous perd parfois mais c’est volontaire et cela augmente la montée en tension du lecteur. J’ai aimé les personnages, l’histoire, bref j’ai passé un très bon moment

    Tous les avis sont unanimement bons sur tous les blogs et c’est ce concert de louanges qui m’a donné envie, bien m’en a pris.
    Cathulu keisha Aifelle

     

  • Sur la mauvaise pente - Graham Hurley

    Sur la mauvaise pente - Graham Hurley - Traduit de l’anglais par Philippe Loubat-Delranc - Editions du Masque
    surlamauvaisepente.gifUn nouveau polar de Hurley c’est le plaisir assuré, classique mais terriblement efficace, un suspens qui ne se dément pas.
    J’avais laissé l’inspecteur Faraday tout à ses oiseaux et à son fils sur les Quais de la blanche, je l’ai retrouvé ici aux prises avec un corps trouvé dans un tunnel et un disparu.
    Le mort du tunnel est retrouvé, ou du moins ce qu’il en reste après le passage du train, enchaîné sur les rails, nu, ses vêtements soigneusement pliés à côté de lui. L’autopsie se révèle difficile et les indices bien maigres.
    Paul Winter attaché à cette enquête  doit recouper les listes des personnes disparues, en cherchant à identifier le premier mort il va découvrir une nouvelle affaire.

    Train-tunnel-large.jpg

    Portsmouth est toujours présente avec son caïd Bazza Mackenzie, ses dealers, ses services sociaux et ses marginaux.
    Faraday revient de vacances mais celles ci n’ont pas été des vacances de rêve, quant à Paul Winter c’est un revenant , atteint d’une tumeur au cerveau il revient tout juste du royaume des morts. Sa hiérarchie s’interroge sur ses liens avec la pègre et voudrait savoir où il a trouvé l’argent pour financer son opération par un ponte américain.
    Voilà le tableau est dressé, les enquêtes vont s’enchevêtrer, bien noires toutes les deux. Je ne vous en dit pas plus je n’ai pas envie de finir enchaînée à des rails !!

    J’ai retrouvé Faraday avec plaisir, le week end est prévu pluvieux alors quoi de meilleur qu’un bon polar ?

    Si le polar vous intéresse allez voir ce nouveau site très bien fait : POLARMAG

  • Traquer les ombres - John Harvey

    Traquer les ombres - John Harvey - Traduit par Mathilde Martin - Editions Rivages
    traquer les ombres.gifC’est toujours un plaisir de retrouver John Harvey, des polars d’un classicisme absolu. C’est du cousu main de grande maison, son écriture est toujours d’une grande élégance, ne comptez pas sur lui pour faire de l’épate, ses intrigues sont toujours efficaces, bref vous aurez compris que j’aime beaucoup John Harvey et je lui pardonne même sa mise au placard de l’inspecteur Resnick le fou de musique, c’est dire...

    L’intrigue de Traquer les ombres est assez simple, un jeune homosexuel professeur à Cambridge est assassiné de façon particulièrement brutale. L’enquête de Will Grayson et Helen Walker, les deux nouveaux "enfants" de John Harvey, cherchent au plus près : un amant éconduit, un cambriolage qui dérape, une rencontre de passage ou un crime homophobe.

    cambridge.jpg


    L’enquête de Stephen Bryan journaliste, sur une ex-star du grand écran, est peut être liée de cette agression mais comment ? Le livre qu’il préparait était-il inquiétant pour la famille de l’actrice ?  C’est la piste que privilégie la soeur de Stephen Bryan.
    Le roman est comme d’habitude un fin dosage d’enquête criminelle, de portraits fouillés et attachants de ses personnages.
    Pour finir de vous convaincre l’avis de Moisson Noire «  Harvey façonne ses romans comme le jardinier un gazon anglais : c'est propre, soigné, méticuleux » et d’actu du noir « John Harvey, c’est la Rolls du polar anglais.»

    Pour complèter une interview de John Harvey sur le site de Bibliosurf

  • Little Bird - Craig Johnson

    Little Bird - Craig Johnson - Traduit de l’américain par Sophie Aslanides - Editions Gallmeister
    little_bird_couverture.jpgLes polars des éditions Gallmeister nous font parcourir les grandes étendues américaines et après le Montana, le Maine, nous voilà aujourd’hui dans les espaces sans fin du  Wyoming.

    Faisons connaissance avec le héros : Walt Longmire shérif de son état, plus tout jeune, un rien déprimé par la mort de sa femme 4 ans auparavant et par sa fille, jeune avocate qui lui bat froid.

    bighornmountains.jpg

    Les plaines du Wyoming


    Sa déprime ne l’empêche pas de jouir de la nature, par contre ne comptez pas sur lui question tâches ménagères, sa maison est quasiment au stade des fondations  et même son ami de toujours, Henry Standing Bear, a du mal à le faire sortir de sa léthargie.
    Réveil un peu brutal le jour où le corps de Cody Pritchard est découvert, accident de chasse ou meurtre ?
    Voilà de quoi réveiller notre héros qui penche pour le meurtre et la vengeance, la victime ayant participé à un viol collectif sur  Little Bird une jeune fille handicapée mentale quelques années auparavant. Malgré les efforts de Walt Longmire les protagonistes n’avaient été condammés qu’à une peine honteusement minime.
    Il a peu de monde pour mener l’enquête mais son adjointe, brillante jeune femme égarée dans le Wyoming, a tôt fait de montrer que seul un fusil de longue portée a pu être utilisé et de faire la liste des personnes susceptibles de s’en servir efficacement.
    Tout désigne la communauté amérindienne, et son ami Henry en tout premier lieu oncle de la jeune Melissa, l’amitié lui dit que ce ne peut être lui, mais les preuves s’accumulent.

    Little Big Horn Big.jpg

    Little Big Horn


    Craig Johnson a jeté ses filets dès les premières pages et vous êtres pris dans les mailles, impossible de s’échapper, et puis de toutes façons vous n’avez qu’une envie c’est de vous laissez faire ...
    C’est ficelé à la manière américaine, solide, efficace. La tête vous tourne dans ces grands espaces, les tempêtes de neige vous gèlent les mains, vous vous levez à l’aube, vous ingurgitez bière et café à profusion.
    Préparez vous à parcourir les plaines du Wyoming où paissent encore les bisons et où l’on peut croiser les fantômes de la nation Cheyenne à Little Big Horn.
    On devrait retrouver le shérif Longmire dans d'autres aventures à paraître.

    L'auteur
    craigjohnson.jpg

    Craig Johnson a exercé des métiers aussi divers qu’officier de police, professeur d’université, cow-boy, charpentier et pêcheur professionnel. Il est l’auteur de la série Walt Longmire, qui compte cinq titres à ce jour, et possède un ranch sur les contreforts des Bighorn Mountains, dans le Wyoming (source l'éditeur)