31.12.2011
Meilleurs Voeux
A toutes et à tous des voeux très sincères et une très très bonne année de lecture

La place Bellecour à Lyon pour la fête des lumières
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27.12.2011
Carnets de lecture
Finir et commencer l'année sur le thème de la lecture
Vous gardez traces de vos lectures, vous pouvez retrouver un titre ou le nom d’un auteur, une citation, et tout simplement raviver vos souvenirs ? Original ce billet ? peut-être pas mais je suis d’une curiosité insatiable et j’aimerai savoir ............
Pour cela rien ne vaut le carnet de lecture comme le dit Pierre Dumayet
« Raymond Queneau a tenu à jour son carnet de lectures pendant soixante ans. Chaque livre lu était mentionné dans un carnet d'écolier à sa date. Je regrette de ne pas avoir pris cette précaution que toute personne prudente devrait prendre."
Le premier carnet peut naître par hasard, on note un titre, une citation, parfois même ce carnet n’en est pas vraiment un. Il arrive que le premier se fasse à l’école avec une institutrice qui invite à parler des ses lectures.
Ceux qui ont des dons l’agrémentent de dessins, de collages qui donnent un air de fête
Je ne suis pas capable de me rappeler mon premier carnet et il est hélas perdu depuis longtemps mais depuis quelques années je les conserve, je les range, je les bichonne.
Lectrice boulimique je fais aussi un carnet de livres à lire, mais celui là souffre beaucoup de passages répétés dans le sac à main, il est plein de petits « Ok » ou « non ! »
Quand les titres sont prêts à changer de carnet et à passer du « à lire » à « livres lus » un grand coup de crayon indique que l’opération a réussie.
Je vous propose un petit tour d’horizon du carnet de lecture car il y en a vraiment de toutes sortes.

Version sérieuse pour lectrice organisée
Carnet d'une lectrice appliquée
Le carnet d'une lectrice aguerrie
Pour lecteur japonisant le carnet origami
Pour un lecteur qui vote pour les verts
Et voilà les miens
Ils ont pris des allures différentes au gré de carnets acheté en voyage, un que j’aime particulièrement acheté sur le marché de Vérone.
Un très beau en cuir repoussé acheté dans les ruelles d’une toute petite ville d’Ombrie dont j’ai oublié le nom.
Un agenda avec les photos de toute la famille détourné de sa destination première.

Les carnets d'Ivre de livres
Mon carnet 2012 m’attend, il témoigne d’un geste plein d’attention aussi vais-je le remplir uniquement de bons livres

Et vous à quoi ressemblent vos carnets de lectures ?
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24.12.2011
Joyeuses fêtes
Je vous laisse quelques jours en compagnie de George Bailey et de l'ange Gabriel
Chaque année je suis capable de revoir ce merveilleux film, je ne faillirai pas à la tradition cette année encore.

Très heureuses fêtes à tous
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21.12.2011
Un parfum de noël
Un Parfum de noël

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18.12.2011
Vies de Job - Pierre Assouline
Parcours dans le monde de la Bible deuxième étape

Job et sa femme- Georges de La Tour
Tout le monde connait Pierre Assouline, son blog, ses critiques, ses livres. Je ne suis pas une inconditionnelle, si j’aime ses biographies je n’apprécie pas vraiment ses romans, venant de terminer le livre de Meir Shalev j’ai enchainé avec Vies de Job c’est tout le plaisir des ricochets dans les lectures.
En choisissant la forme du roman Pierre Assouline s’offre la liberté totale, il ne fait ici ni oeuvre d’historien, ni de philosophe, mais oeuvre d’homme pour qui Job aujourd’hui est une figure obsédante et universelle. Partons sur les traces de Job, un peu partout dans le monde, dans la littérature, la peinture ou le théâtre.
Job par Gerard Seghers
" Ce livre que l'on garde autant qu'il nous garde, les juifs l'ont judaïsé, les chrétiens l'ont christianisé, les musulmans l'ont islamisé, les poètes l'ont poétisé."
Parlons d’abord du livre de Job lui-même, vous le trouverez dans toutes les bonnes Bibles, un livre assez court et qui hante énormément de lecteurs, croyants ou non : Julien Green le portait en permanence sur lui dans un petit exemplaire relié nous dit Pierre Assouline.
Job c’est l’homme dépossédé de tout : ses enfants, son troupeau et tous ses biens. Il est atteint dans sa chair même et se retrouve seul sur un tas de cendres. Il survit, il résiste et cherche à comprendre.
C’est un juste souffrant, "il est droit de coeur, intègre craignant-Dieu " et pourtant il se débat dans la nuit et la solitude, il ne comprend pas où est sa faute, il exige des explications !
Cette histoire, cette parabole qui hante l’auteur va entraîner celui-ci à la recherche de Job, pour s’en approcher au plus près car Pierre Assouline a la conviction que cet homme qui n’a jamais existé, cet homme est toujours vivant parce que son influence est toujours présente et qu’aujourd’hui encore il aide les gens à survivre.
Une version fleurant bon le Québec
La recherche est celle d’un journaliste, une véritable enquête qui le conduit auprès des exégètes, des chercheurs, des théologiens, chrétiens ou juifs. Il va comparer des textes, comparer les traductions et tirer patiemment le fil de ce livre qui est sans doute antérieur à la Bible car on en trouve trace dans des textes mésopotamiens et même indiens.
Il va faire un séjour dans un monastère, fouiller la bibliothèque de l’Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem et interroger les érudits qui « lisent la Torah mieux que bien des juifs »
Son enquête autour de ce « un craignant-Dieu » le porte vers la philosophie et par exemple le thème de la souffrance développé par Marcel Conche dans Orientation philosophique. Mais il va aussi inviter à une promenade littéraire parmi ceux que le livre de Job a inspiré ou questionné : Kafka, Camus, Unamuno...
Roman ou bien sûr car Assouline s’accorde une grande liberté de cheminement qui laisse parfois la place à un livre très personnel qui le dévoile avec pudeur et émotion
« La mort de mon frère m’a éloigné de Dieu, celle de mon père m’en a rapproché »
Le témoignage de sa présence auprès de François Nourissier dans les dernières semaines de sa vie ou de ses échanges avec Carlos Fuentes qui a vu mourir ses deux enfants ou cette cette confidence qu'il livre : pendant un an et trois fois par jour Pierre Assouline a récité le kadish pour son père disparu.

Job sur le fumier - Jean Fouquet
" On y trouve toutes les qualités du style ancien, la concision, la tendance à l'énigme, un tour énergique et comme frappé au marteau" Ernest Renan cité par Pierre Assouline
C’est ce mélange qui m’a rendu ce livre très proche, je l’ai trouvé grave et intense, les digressions aidant à ne pas s’appesantir. Job fait déormais partie de la " famille de papier " de l'auteur et de la mienne.
C’est un livre auquel je reviendrai moi l’incroyante absolue, parce que c’est un livre qui touche tous les hommes bien au-delà de leurs croyances ou de leur appartenance à une religion.
Le livre : Vies de Job - Pierre Assouline - Editions Gallimard
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15.12.2011
Ma Bible est une autre Bible - Meir Shalev
Noël se confond aujourd'hui avec un commerce de la fête aussi pour changer un peu je vous invite à un petit parcours dans le monde de la Bible en 2 étapes voilà la première

Je vous propose de faire un détour du côté de la Bible, il est logique que ce soit un juif qui s’y colle, mais un juif agnostique ce qui promet irrévérence et humour.
Meir Shalev est allé puisé dans les livres des Rois, la Genèse ou les Psaumes pour nous livrer ses commentaires à partir d’une quinzaine de récits bibliques, certains très connus d’autres pour lesquels vous êtes obligés d’aller tourner les pages d’une Bible pour lire l’épisode en son entier parce que votre mémoire vous joue des détours ou que vous ne l’avez jamais lu.
Meir Shalev ne prétend pas avoir la bonne explication, pas de bonne parole pour lui, simplement il s’interroge sur le mélange de politique et de croyance dans les temps bibliques. Chaque personnage de la Bible est passé dans sa moulinette et il en ressort que l’homme au fil des siècles n’a qu’assez peu varié, certes les modes de vie ne sont plus les mêmes mais les moteurs sont inchangés : envie, jalousie, violence, goût du pouvoir, mensonges ....On ne se sent pas en pays étranger.
Je vous livre deux ou trois exemples pour vous appâter un peu plus :
David, oui celui de Goliath, Shalev le présente ainsi « un chef de bande charismatique » contraint d’agir pour nourrir ses hommes « David découvrit les avantages du racket ». Voilà le ton est donné.

Le roi David par Le Guerchin
Malicieusement il présente les affres qui ont du être celles de Jacob qui dit-il le rendent jaloux « Non pas pour les nombreux moutons qu’il possédait ni pour avoir été le père des douze tribus, mais à cause de son premier rendez-vous avec Rachel, sa bien-aimée, devant le puits, dans le pays d’orient »

La rencontre de Jacob et Rachel Giordano Luca 1634 -1705
Sur un sujet plus épineux, Meir Shalev présente l’achat de la terre d’Israël par Abraham, un lopin de rien du tout qui devient la Grotte des Patriaches haut lieu biblique, cet achat est-il un investissement rentable ou un permis de confiscation ? Une évaluation aujourd’hui de cette grotte « en tant que bien occupé, une simple cave avec des locataires protégés, sans ascenseur et inconstructible, entourée de voisins arabes et de religieux, la grotte ne vaudrait guère plus de cent mille dollars » ce qui représente malgré tout par rapport à son prix d’achat une inflation d’un % et demi par an !
Bien d’autres héros sont présents : La reine de Saba, Samuel en campagne électorale, Hanna la femme stérile qui enfanta 7 fois....
C’est gentiment moqueur, parfois décapant, mais jamais irrespectueux. Les réflexions engendrées sont très contemporaines et nous interrogent aujourd’hui par delà les siècles.
Si comme moi vous n’êtes pas un lecteur assidu de la Bible vous allez vous y plonger avec délices et si vous êtes déjà un lecteur attentif des textes sacrés je gage que vous découvrirez des côtés surprenants. Un de mes récits préférés c’est celui de Job mais ça ce sera pour mon prochain billet.
Le Livre : Ma Bible est une autre Bible - Meir Shalev - Traduit de l’hébreu par Katherine Werchowski - Editions des 2 Terres ou Folio
La Bible utilisée : Edition Librairie Colbo
L’auteur
est un journaliste et écrivain israélien, né en 1948 dans le village de Nahalal en Galilée . Il a publié des romans, des essais et des livres pour enfants, dont certains sont traduits en français. Il contribue régulièrement aux journaux de son pays . Il habite Jérusalem. (Wikipédia)
05:00 Publié dans Histoire, Littérature Israélienne, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (54) | Envoyer cette note
13.12.2011
La Hotte de Noël
Jouez les Pères Noël et venez piocher dans ma liste 2011 les meilleurs livres, ceux que vous aurez envie d'offrir, de faire lire

Les Ambassadeurs de Henry James : A un amateur de littérature anglo-saxone
Pour le style, pour la traduction et pour l’édition superbe des éditions Le Bruit du temps
L’Heure de roi de Boris Khazanov : un cadeau indispensable à tout adolescent sans que votre bourse ne soit écornée

Le dernier bateau de Siegfried Lenz à votre frère qui fait des études d’allemand pour l’inviter à lire cet auteur magnifique

Stabat Mater de Tiziano Scarpa pour un amateur de musique et un amoureux de Vivaldi ou de Venise

La libellule et le philosophe d’Alain Cugno pour votre vieil oncle entomologiste ou votre nièce étudiante en philo

Darwin et le bouleversement du monde de Jean Claude Ameisen pour un ami féru de science qui écoute Sur les épaules de Darwin fidèlement

Les Misérables en livres audio pour votre tante passionnée de Victor Hugo mais dont la vue baisse

Alexandre Soljenitsyne le courage d’écrire pour faire un cadeau somptueux à un amateur de littérature russe

Le rêve du Celte de Mario Vargas Llosa à tous pour se rappeler ce que colonialisme veut dire
C'était ma contribution à vôtre hotte de noël
05:00 Publié dans Et le reste..., Hotte de Noël | Lien permanent | Commentaires (42) | Envoyer cette note
10.12.2011
Etre pris pour un pigeon
Etre pris pour un pigeon

Mais de qui se moquent les éditeurs, depuis des mois on entend parler d'inquiétude autour des livres, le livre numérique finira-t-il par faire péricliter l'édition traditionnelle ? Est-ce la mort des librairies ?
On pourrait croire que par des temps incertains l'éditeur serait attentif à la satisfaction de ses lecteurs pour ne pas dire de ses clients.
Et bien non pas du tout l'éditeur est même capable de vous faire une entourloupe, de vous faire prendre des vessies pour des lanternes...
Les Faits
Un tour à la librairie me fait mettre la mais sur le dernier Alberto Manguel, petit échange avec le libraire pour dire que nous sommes un peu inconditionnels tous les deux et que Manguel c'est toujours un bon moment de lecture.
Je parcours la 4ème de couv mais très rapdidement, de toutes façons je vais l'acheter.
Retour chez moi, un bon thé, un fauteuil, bref je n'insiste pas ça vous connaissez et j'ouvre le Manguel en question et là surprise .....petit avertissement de l'éditeur, certains des chapitres de ce livre sont déjà parus dans un livre précédent !!! D'ailleurs le lecteur n'a qu'à se reporter à la table des matières où sont signalés des doublons ....
Ah oui pour être les mêmes se sont bien les mêmes !! et pas qu'un peu
J'ai fait le compte sur 39 articles ou chapitres, 13 ont déjà été publiés dans " Dans la forêt du miroir " soit un tiers du livre, sachant que le livre vaut 24 €, je me suis fait gruger de 8 €

L'éditeur se retranchera derrière l'avertissement qu'il fait et derrière l'astucieux sous titre choisit : essais édits & inédits merci Actes Sud pour la leçon de décriptage d'un titre.

Si demain je répond à l'enquête de satisfaction de l'éditeur devinez la case que je vais cocher ?

11:31 Publié dans Et le reste... | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note
08.12.2011
Divine surprise

Un petit week end parisien qui fut une divine surprise car j'ai trouvé à mon arrivée un billet pour l'exposition Fra Angélico et les maîtres de la lumière.
Ce fut une après midi tout en couleurs, en or et en lumière. Le plaisir des expositions comme celle-ci c'est de pouvoir contempler des oeuvres disséminées dans le monde entier et que jamais nous n'aurions vu autrement.
Bien sûr il y avait du monde, pauvres provinciaux qui sont obligés de profiter des week-end, le musée Jacquemard-André n'est pas très grand et la foule pressée devant des tableaux qui pour certains sont très petits mais surtout nécessitent de s'attacher aux détails, parcours du combattant donc mais quand on aime ....
une des oeuvre que j'ai préféré mais qui fut de celle qui exigea beaucoup de patience pour accèder au détails
Armoire aux ex-votos d'argent
Je ne sais pas vous détaliller les tableaux, les oeuvres mais Michelaise de Bon sens et déraison le fait d'une telle manière que je vais vous adresser à elle pour la circonstance
Suivez le guide vous passerez un très bon moment
05:34 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
04.12.2011
le Rêve du Celte - Mario Vargas Llosa
Au coeur de l'Afrique : du roman au réquisitoire
Episode 2 Le réquisitoire

Mon intérêt pour Roger Casement remonte à bien des années, au détour d’une émission de radio j’ai entendu parler de cet homme, de sa lutte au Congo contre les abus de la colonisation mais je n’avais jamais rien lu à son propos.
A la parution du roman biographique de Mario Vargas Llosa c’était pour moi une évidence et un désir fort de lire ce livre, de retrouver la personne de Roger Casement et son destin tout à fait extraordinaire.
Cette biographie romancée commence dans les geôles anglaises à l’heure ou Roger Casement attend son recours en grâce après une condamnation à mort pour trahison.
Enfant de Dublin, il est marqué par la religion et l’aventure, protestant par l’éducation mais catholique par sa mère, il écoute avec passion les récits de son père qui a passé plusieurs années à combattre en Inde et en Afghanistan.
Il rêve enfant « l’Afrique, un continent dont la seule mention emplissait sa tête de forêts, de fauves, d’aventures et d’hommes intrépides ». Ses héros sont Stanley et Livingstone.
A vingt ans il s’embarque avec un âme de croisé, il va participer « à l’émancipation des africains et en finir avec leur retard, leurs maladies et leur ignorance » et quand il est retenu pour participer à une expédition au Congo avec Henry Morton Stanley, il touche au paradis...Il est aisé de comprendre pourquoi il deviendra ami avec Joseph Conrad.
Une sanction : la main coupée
Très vite il a des doutes sur la colonisation, il a du mal a accepter ce qu’il voit, le mépris, les droits bafoués, son héros est un coquin dénué de scrupules, on pille, on fusille, chicotte (fouet en peau d’hippopotame) dans une main l’évangile dans l’autre !
Les africains esclaves construisent des routes pour acheminer la sève d’hévéa, l’or noir. La situation va s’aggraver quand le roi Léopold II devient « propriétaire » du Congo et construit une fortune colossale en pillant le pays et décimant la population.

l'esclavage
Le chemin est long entre le jeune idéaliste de 20 ans et le Consul de sa majesté envoyé au Congo en 1903 pour faire un rapport qui portera son nom. Le gouvernement britannique s’inquiète des dénonciations faites par des associations, des missions, des églises quant aux conditions d’extraction du caoutchouc. C’est en homme intègre et déchiré qui va établir son rapport, il note tout, interroge tout le monde, promet protection aux africains qui acceptent de témoigner. Le constat est effrayant « Des bourgs décimés, des chefs de tribu décapités, leurs femmes et leurs enfants fusillés. » Les raids sur les villages pour trouver de la main d’oeuvre, les corps mutilés par la chicotte, les mains coupées, les viols.
Son rapport au Foreign Office eu un retentissement important « La presse, les églises, les secteurs les plus avancés de la société anglaise » sont horrifiés par les révélations du rapport et le roi Léopold sera contraint de « faire don » du Congo à son pays.
les indiens du Putumayo
C’est son intransigeance, son intégrité qui vont le mener sur un deuxième terrain d’observation au chez les indiens du Putumayo, cet épisode est nettement moins connu que son action en Afrique, là les intérêts et la responsabilité de la Grande-Bretagne sont patents, la Peruvian Amazon Company appartient à un Péruvien mais elle est côtée à la Bourse de Londres et de nombreux hommes d’affaire britanniques y ont des intérêts. Cruauté,exactions, esclavage des indiens, le tableau est identique, l’Amazonie présente un tableau similaire et Roger Casement parfois au péril de sa vie, va accomplir ici aussi son devoir : dénoncer et combattre cette barbarie au service des intérêts financiers de son pays.
Comment un homme de cette envergure, reconnu, admiré, devenu Sir Casement, peut finir dans une prison anglaise ? Je vous laisse découvrir la dernière partie de la vie de Roger Casement, son combat pour une Irlande libre qui va le porter vers des solutions extrêmes. Va être portée à la connaissance du public son penchant pour les jeunes garçons et livrer ainsi à l’opprobre et à l’oubli ce défenseur des droits de l’homme.
C’est un livre magnifique que je vous invite à ajouter à votre bibliothèque, le style ample de Mario Vargas Llosa est à la hauteur du personnage. Le talent de conteur sert magnifiquement le combat de Roger Casement sans cacher ses faiblesses. La construction est certes classique mais le style est flamboyant, l’Afrique et l’Amazonie sont restituées de très belle façon grâce au souffle romanesque de Vargas Llosa.
Le livre : Le Rêve du Celte - Mario Vargas Llosa - traduit de l'espagnol par Albert Bensoussan et Anne- Marie Casès. Editions Gallimard.
05:14 Publié dans Biographies, Histoire, Littérature Sud Américaine | Lien permanent | Commentaires (56) | Envoyer cette note


































































































































































































































































