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A sauts et à gambades - Page 208

  • Un journaliste au temps de Louis XVI

    En 1785 Hérault de Séchelles effectue le voyage à Montbard pour rencontré M de Buffon

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     "J’avais une extrême envie de connaître M de Buffon"

    "Je vis une belle figure noble et calme"

     

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    "Quelle palpitation de joie me saisit lorsque j’aperçus de loin la tour de Montbard, les terrasses, les jardins qui l’environnent"

     

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    "Des prairies coupées par des rivières, des vignobles, des coteaux brillants de culture, et toute la ville de Montbard, ces jardins sont mêlés de plantations, de pins, de platanes, de sycomores, de charmilles et toujours des fleurs parmi les arbres."

     

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    "Je vis de grandes volières où Buffon élevait des oiseaux étrangers qu’il voulait étudier et décrire."


    Hérault de Séchelles effectua cette visite au grand naturaliste en 1785, élu à la convention, il perdit la tête en même temps que Danton, Camille Desmoulins et Fabre d’Eglantine.

    Une page sur la biographie de Buffon et un billet de Jean Jadin

    Livre : Voyage à Montbard - Hérault de Séchelles - Gallimard Le Promeneur

  • Un crime - Georges Bernanos

    Bernanos écrivain de polar ! Non ! ?  Si .........

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  • La sagesse et la joie

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    L’effet de la sagesse c’est une joie continue.


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    Toute joie parfaite consiste en la joie de vivre, et en elle seule.



    Les livres
    Sénèque - Lettres à Lucilius 59/16 - Editions Arléa
    Clément Rosset - La Force Majeure - Editions de Minuit

  • Mèmed le faucon - Yachar Kemal

    La suite des aventures de Mèmed

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    Nous voilà de retour dans la plaine de l’Anavarza, une terre qu’il faut célébrer car             " L’ajonc pousse dans la terre la plus belle, la plus fertile. Sa taille ne dépasse pas celle de l’homme, mais d’une seule racine jaillissent plusieurs pieds. L’ajonc, quand il est jeune, est couleur de miel. A mesure qu’il prend de l’âge, sa couleur s’assombrit, vire du miel au noir. Au printemps, c’est l’ajonc qui, le premier, bourgeonne et se couvre de feuilles, le premier dont les fleurs jaunes éclosent. "
    C’est cette terre qui manque à Mèmed , les années ont passées depuis qu’il s’était fait redresseur de tords et défenseur des opprimés mais aujourd’hui il est de retour au village et vit caché chez le vieil Osman.

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    " les eaux se mirent à couler en cascade vers la plaine"

    Il a tué Abdi Agha mais la mauvaise graine c’est comme le chiendent et Ali Safa Bey a pris la place avec un seul but : mettre la main sur toutes les terres disponibles de la région.
    Pour devenir propriétaire Ali Safa est prêt à tout, même à donner ce qu’il a de plus cher. Un plan germe alors dans la tête de Hasan fils du dévot qui conclut avec Ali Safa un marché, il donnera sa terre si en échange Ali lui donne son alezan magique, l’accord est conclu. Mais quelques temps après la maison d’Hasan part en fumée, il peut tout juste s’échapper, l’écurie est en flamme et alors qu’il tente de sauver le cheval celui-ci  " se cabra, arracha sa bride aux mains d’Hasan, galopa vers la place du village (...) puis dévala vers la plaine et se perdit dans les ténèbres. »  Ali Safa n'a pas tenu parole, la guerre va commencer.
    Mais Mèmed me direz-vous ? son souvenir est toujours présent, sa résistance a pris l’allure d’une épopée, mais le village souhaite-t-il vraiment son retour ?

    Mèmed  est toujours au service de la défense des petits et le combat va à nouveau s’engager entre Ali Safa représentant des nantis, de la corruption, du pouvoir et Mèmed.  Heureusement les forts se battent parfois entre eux ! De nouveau s’engage le combat inégal, pièges, embuscades, représailles, la montagne où Mèmed trouve refuge grouille de gendarmes et il va lui falloir tout son talent et beaucoup de complicités pour leur échapper. Bataille pour les terres, bataille pour l’eau indispensable à la vie du village.

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    La jument du Prophète

    Dans ce deuxième roman le récit est plus resseré, l’art de Yachar Kemal s’épanouit. Le merveilleux se mêle au réalisme du récit, la notoriété de Mèmed s’amplifie, il devient le Faucon, il fait un miracle " les eaux se mirent à couler en cascade vers la plaine" en rendant l’eau au village. Il est invincible, il monte la jument du Prophète, il devient une légende....


    Le Livre : La Saga de Mèmed le Mince / Mèmed le faucon - Edition Gallimard Quarto

    Retrouvez les autres livres de Yachar Kemal sur le site Lecture/Ecriture

  • Le livre rouge - Meaghan Delahunt

    Croyez-vous au destin ?

     

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    Croyez vous au destin ? aux coïncidences ? croyez vous que les humains sont les maillons d’un chaîne et que chaque maillon est indispensable à la chaîne ?
    Ce sont les images qui me sont venues en lisant ce livre. Comme le disent les bouddhistes : tout est connecté, tout est lié.
    Parce qu’enfin qu’est-ce qui peut attacher une photographe australienne reconnue professionnellement à un enfant domestique dans une riche famille ou à un écossais hanté par la violence et poursuivi par le démon de l’alcool ?

    Le destin, le destin qui  prend la forme de la terrible catastrophe humaine et écologique, le nuage toxique de la sinistre usine d’Union Carbide qui détruisit Bhopal et fit des milliers de victimes en 1984.

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    Bhopal et ses habitants qui attendent encore la justice

    Françoise la photographe vient à Bhopal pour participer avec d’autres artistes à la réalisation d’un monument à la mémoire des victimes, cette participation lui tient à coeur car c’est la photo terrible d’un enfant de Bhopal qui a décidé de sa vocation « parfois on voit une image qui vous montre votre avenir, qui vous met sur votre voie. »
    Arkay notre écossais fait des efforts « J’ai acheté deux livres du Dalaï Lama, je me suis assis sur le balcon dominant la vallée, un livre ouvert sur les genoux ; une douzaine de bouteilles sous ma chaise. » et espère trouver son salut dans le bouddhisme.

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    Naga lui, soigne sa soeur « Depuis la nuit de la catastrophe, les sensations dans ses mains et ses pieds hésitent entre picotements et engourdissement total  » c’est une des victimes du gaz toxique qui « chaque fois que le vent soulève le rideau, revit cette nuit là »

    Il faut à Meaghan Delahunt bien du talent et une profonde chaleur humaine pour faire avancer ces personnages les uns vers les autres sans que cela n’apparaisse jamais comme artificiel. Elle nous fait voyager de Delhi au Rajasthan, d’ Ecosse jusqu’au Tibet.

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    Les couleurs du Rajasthan

    Les liens vont se tisser peu à peu, à travers une Inde particulièrement bien évoquée, riche d’images et de couleurs. Mais le voyage est aussi un voyage dans le temps, car les liens entre les personnages forment un réseau qui couvre plusieurs années.
    L’auteur parvient à retracer l’histoire de cette catastrophe sans jamais se livrer à un long plaidoyer, sans aucun voyeurisme, mais toujours en nous plaçant au centre de l’événement, là où se situe la responsabilité de tous. Elle trace avec une écriture ample et simple à la fois, le parcours d’une recherche spirituelle, la quête d’une sagesse.
    Un beau livre dont je ne livre pas plus car c’est au lecteur à tisser son réseau, à se sentir maillon de la chaîne.

    Vous pouvez lire l’avis dAifelle qui dit que « C'est le genre de lecture où l'on ralentit un peu vers la fin pour ne pas la quitter. » Keisha elle dit : Une écriture sobre et efficace. Des personnages profondément humains.

    Le livre : Le livre rouge - Meaghan Delahunt - Traduit par Céline Schwaller - Editions Metailié

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      L'auteur : Meaghan DELAHUNT est née à Melbourne et vit actuellement à Edimbourg. Elle a été finaliste du Orange Prize, Le Livre rouge est son deuxième roman, et son premier publié en France. (source l'éditeur)


  • Convictions de l'intellectuel

    La réputation n’est qu’un songe

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    "Je suis comme un enfant qui va montrer à tout le monde les hochets qu’on lui a donnés. Heureux qui ne vit que pour ses amis : malheureux qui ne vit que pour le public ! "

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    " Je mène une vie philosophique troublée par des coliques, et par la sainte inquisition qui est à présent sur la littérature. Il est triste de souffrir, mais il est plus dur encore de ne pouvoir penser avec une honnête liberté, et que le plus beau privilège de l’humanité nous soit ravi : la vie d’un homme de lettres est la liberté.


    Je finirai par renoncer ou à mon pays, ou à la passion de penser tout haut. C’est le parti le plus sage. Il ne faut songer qu’à vivre avec soi-même et avec ses amis, et non à s’établir une seconde existence chimérique dans l’esprit des autres hommes.
    La réputation n’est qu’un songe."

    Le livre : Voltaire en sa correspondance - Edtions l’Escampette