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Je vous abandonne quelques jours.
je vais sur une île pour me gaver d'huitres, de marées, de petits enfants et d'amitié.

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Je vous abandonne quelques jours.
je vais sur une île pour me gaver d'huitres, de marées, de petits enfants et d'amitié.

J'adore lire hors saison, pas vous ?
Enfourchez votre motoneige et en route pour Kiruna.
Au pays de la foi religieuse
Le premier roman met en scène Viktor Strandgård qui à l’heureux privilège de mourir pour la deuxième fois. « Une ferveur religieuse sans précédent s'est emparée de la petite ville minière de Kiruna, en Laponie, depuis que le charismatique Viktor Strandgård, le Pèlerin du Paradis, a survécu à un terrible accident et est revenu d'entre les morts » mais maintenant « il gît sur le dos les yeux fixés vers le ciel qu’on découvre à travers les immenses verrières. Comme si rien ne le séparait du ciel noir de l’hiver, au-dessus.»
Sanna sa soeur est aussitôt soupçonnée et elle fait appel à Rebecka Martinsson. Cette jeune avocate a quitté le village et est maintenant avocate fiscaliste mais sous l’emprise des souvenirs elle va accepter d’aider Sanna.
Kiruna et son hôtel de glace : brrr à vous faire froid dans le dos
Dans le second polar nous sommes toujours à Kiruna mais c’est la femme d’un pasteur qui est retrouvée morte : Mildred Nillson
Rebecka Martinsson est là en mission pour le cabinet d’avocat pour lequel elle travaille. Cet assassinat va la remettre sur les traces de son passé.
Dans les deux romans les enquêtes sont menées par Sven Erick Stanalcke et Anna Maria Mella qui ont du mal à démêler le vrai du faux, la superstition de la réalité,
L’auteur nous entraine donc en Laponie suédoise à portée de motoneige du cercle polaire, un bout du monde où la population subit l’emprise des religieux, où les comportements sont le plus souvent dictés par la superstition et la peur.
Ce sont des enquêtes classiques, ce que j’ai aimé c’est l’atmosphère glauque et éprouvante portée par un puritanisme et un sectarisme religieux qui glacent le sang.
De belles descriptions de la nature suédoise illustrent les deux polars qui s’appuient sur les pires travers des hommes.

« Un soleil d’or rose descend sur les douces collines comme une cloche de lumière. Un bateau qui fait la balade entre les îles de l’archipel glisse dans le chenal. Les roseaux sur la berge bruissent dans l’air du soir et leurs têtes de velours se confient des secrets. »
Malgré quelques passages assez mal traduits, c’est agaçant à la lecture mais ça ne gêne en rien le suivi de l’intrigue, j’ai eu du plaisir avec ces deux polars.
L’auteur juriste de formation mène une intrigue bien travaillée, elle sait parfaitement faire ressentir le poids du passé, elle brouille les pistes pour tenir le lecteur en haleine, ses portraits sont de bonne facture.
On est un peu sidéré de découvrir une Suède en proie au fanatisme religieux, cette sombre atmosphère est parfaitement rendu par Åsa Larsson et je dois dire que je me suis laissée embarquée. Je vous conseille de les lire dans l’ordre c’est mieux pour le suspens.
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Les polars :
Horreur boréale - Åsa Larsson - Editions Gallimard Série noire et folio
Le Sang versé - Åsa Larsson - Editions Albin Michel

Un petit polar bien de chez nous vous êtes pas contre ?
La température de l’eau est encore un peu froide pour moi mais pourtant je vous embarque avec la brigade fluviale de Paris.
Une barque amarrée devant le 36 Quai des orfèvres, la barque est chargée ...d’un cadavre évidement. C’est un membre de la Brigade Fluviale qui a trouvé le corps : Rémi Jullian. Le commandant Jo Desprez est chargé de l’enquête mais un grain de sable s’est introduit dans le système car on retrouve sur le cadavre la carte de visite d’un ami de Desprez, un parfumeur génial mais quand même.
L’enquête va aller de rebondissement en rebondissement nous faisant découvrir le travail particulier de cette brigade et les contours et détours du fleuve.
Un polar bien classique, presque un peu trop mais même si Ingrid Astier ne fait pas preuve d’une très grande originalité son roman est très agréable à suivre.
Si vous n’aimez pas le genre trash, les intrigues trop complexes, celui là est fait pour vous.
Les personnages sont intéressants et l’intrigue est bien menée dans des milieux variés comme ceux de la mode, de l’art et de la musique.
Les amateurs de ponts parisiens (j’en connais au moins une) seront servis
« Pont Royal, pont de la Concorde, pont Alexandre III, pont des invalides, pont de l’Alma, passerelle Debilly, pont d’Iéna, pont de Bir-Hakeim, pont de Rouelle, pont de Grenelle, pont Mirabeau, jusqu’au pont de Garigliano... »

Le livre: Quai des enfers - Ingrid Astier - Gallimard Folio noir
Des polars pour l'été, des auteurs découverts grâce à Quai du polar et une auteurs déjà bien connue des services de police

La suite c’est ici dès demain
Pour ceux qui vont partir ou ceux qui en reviennent....

Pour une amoureux fou de la Grèce quelle est la plus belle chose qui peut arriver ? Trouver une maison à acheter. Pas n’importe où, non, à Patmos. Et pas n’importe quelle maison, un « rêve de maison », une petite maison, un spitaki pour être précis.
Elle n’est pas très vaste cette maison, mais elle a une vue sur la mer, et la grotte où Saint Jean est censé avoir écrit l’Apocalypse, est toute proche.
Déjà là je sens que vous êtes sous le soleil et la lumière de Patmos...
Quelques travaux sont nécessaires, salle de bain et m2 supplémentaires, et puis aussi des plantations, cyprès et oliviers, amandiers que les chèvres du berger local vont trouver tout à fait à leur goût.

Saint Jean et Patmos vus par Jérôme Bosch
Je dois dire que je me suis laissée totalement emportée par ce petit récit, le temps passe vite truelle en main, à la condition de pouvoir boire un petit ouzo de temps à autre. En toile de fond la crise grecque et les jugements hâtifs sur le pays « la gabegie, la paresse grecque » mettent en rogne Antoine Silber.
Car il change notre écrivain « On voyage toute sa vie, on écrit, on commente l’actualité, on est simple spectateur. Et puis, un jour, on devient horticulteur ! On plante des arbres, on découvre qu’on peut être utile, la vie prend tout son sens. »
Chora le village de l'auteur
Ses travaux ne sont pas toujours couronnés de succès mais cela ne l’empêche pas de profiter de l’odeur du jasmin, des figues et des eucalyptus.
Ah oui j’allais oublier, Patmos est une île un peu mystique et Antoine Silber peu à peu se laisse gagner par une certitude, ce n’est pas dans une grotte mais carrément dans cette petite maison que l’apôtre à écrit ....
Si vous voulez prendre un petit bain de Méditerranée, lire un livre tout en délicatesse alors glissez ce livre dans votre valise il est encore temps.

Le livre : Les cyprès de Patmos - Antoine Silber - Edtions Arléa
![ouzo[1].jpg](http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/02/62791515.jpg)
Des boissons de vacances à déguster sur l'île où je vous emmène demain
Tenues légères et lunettes de soleil sont de rigueur.