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A sauts et à gambades - Page 242

  • Le bois de Klara - Jenny Erpenbeck

    Le Bois de Klara - Jenny Erpenbeck - traduit de l’allemand par Brigitte Hébert et Jean-Claude Colbus- Editions Actes Sud
    bois de klara.gifUn bois, un lac, un lieu, une propriété, au fil du temps ce bois, ce terrain, la maison construite dessus vont voir se succéder des propriétaires légitimes ou non. Au début du siècle un bois  est dévolu à la fille d’un riche paysan, mais Klara n’a pas toute sa tête et le bois à sa mort sera morcelé, découpé, revendu en trois parcelles.
    Douze
    personnages vont se succéder au fil du temps sur cette propriété, tous marqués par les péripéties de l’histoire : exil, déportation, invasion.

    Parfois résidence cossue, havre de paix et de bonheur, on ajoute un ponton de baignade sur le lac, un hangar à bateaux, les enfants jouent, se baignent.

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    Parfois la maison, le lac,  deviennent cachettes  pour les objets de valeur on "enterre les pichets en étain entre les racines du grand chêne et la porcelaine sous le bosquet de pins" pendant que  les chevaux de l’armée Russe s’approprient le jardin. Le  bois de Klara change même parfois de nationalité.
    Le terrain, la maison sont objet de tractation entre celui qui fuit (famille juive) et celui qui à un moment détient le pouvoir.  l’arrivée du communisme apporte de nouveaux changements.
    Témoin muet  le jardinier, personnage fantomatique et anonyme. " Au printemps, il aide les paysans à greffer leurs arbres fruitiers ; aux environs de la Saint-Jean, il écussonne les sauvageons à œil poussant ou, lors de la deuxième montée de sève, à œil dormant ; pratique la greffe en fente ou en oblique selon l’épaisseur du porte-greffe, confectionne le mélange indispensable de goudron de pin, de cire et de térébenthine, puis panse la plaie avec du papier ou du raphia " Il ne fait pas partie de la maison " Lui ne possède ni terre ni bois, il vit tout seul dans une cabane de chasse abandonnée à la lisière de la forêt "

     

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    Lac et forêt près de Berlin


    J’ai aimé l’originalité de ce récit, la trame historique à travers un lieu, l’art de Jenny Erpenbeck pour mêler vie quotidienne et grande histoire.
    La lecture est parfois freinée par des sauts dans le temps que l’on ne comprend pas toujours, la chronologie n’est pas respectée et cela exige un peu d’attention. L’écriture est belle et j’ai aimé les titres donnés aux chapitres qui désigne le personnage par son métier : l’architecte, le soldat, l’écrivain. L’épilogue est d’une froideur technique qui fait frissonner.

    L'auteur
    erpenbeck.jpgJenny Erpenbeck née en 1967 à Berlin-Est est une femme de théâtre, elle a travaillé avec Heiner Müller et a mis en scène des opéras. Son œuvre littéraire comporte trois romans et un recueil de nouvelles. Deux de ses livres ont déjà été publiés en France chez Albin Michel (L'Enfant sans âge, 2002, et Bagatelles, 2004). Ses romans ont tous été traduits dans une dizaine de langues. ( source l’éditeur)

  • Vraie lumière née de vraie nuit - François Cheng

    Vraie lumière née de vraie nuit - François cheng et Kim En Joong - Editions du Cerf
    9782204090742FS.gifDepuis ses premiers poèmes édités chez Encre Marine je suis attentive aux parutions de François Cheng.
    Ce recueil est comme les précédents, magnifique.
    Les poèmes sont accompagnés par 8 lithographies de Kim En Joong
    J’ai retrouvé dans ce volume François Cheng se tenant toujours en tension entre deux mondes et poursuivant sa quête « du vrai et du beau »



    La Chine est toujours présente



    Nous aurons toujours souvenance des rizières sans âge
    Où se mirent, tutélaires, les bleues montagnes :
    Des plants de riz levant leurs mains d’accueil
    Vers les nuées de passage

     

     
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    Une invitation au dialogue, au lien entre les hommes auquel il nous invite à nous soumettre



    A chaque étoile perdue dans la nuit
    A chaque larme séchée dans la nuit
    A chaque nuit d’une vie,
    A chaque minute
    D’une unique nuit,
    Où se réunit
    Tout ce qui se relie
    A la vie privée d’oubli,
    A la mort abolie.

     

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    Lithographie Kim En Joong

     



    Un très beau poème offert à Jacqueline de Romilly qui commence ainsi :



    Parfois la vie daigne te faire un signe,
    Un bruit, une senteur,
    Une voix, un éclair

     

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    Lithographie Kim En Joong

  • L'Assassin Royal - Robin Hobb

    L’Assassin Royal - L’apprenti assassin / L’assassin du roi / La nef du crépuscule - Robin Hobb - Editions Baam ou J’ai Lu
    l'assassin royal.gifTrois livres d’un coup, vous allez dire : c’est trop !  Oh non pas du tout car je défie quiconque lit le premier de s’arrêter là, vous voudrez lire le 2 et le 3 et ...Un roman qui devrait porter la mention : Attention série addictive peut provoquer une dépendance.
    C’est ma première incursion dans la Fantasy, jusque là le domaine ne m’attirait pas du tout, autour de moi des âmes charitables m’ont persuadées " tu verras c’est excellent, tu devrais essayer " oui d’accord mais c’est plus de mon âge ! moi le surnaturel, les héros invincibles, c’est pas ma tasse de thé... Pour leur faire plaisir j’ai ouvert le premier , j’ai été déconcertée par les premières pages puis............j’ai lu les 3 tomes dans la semaine.
    Autant vous avertir  le cycle entier comporte 13 tomes (quand on aime..)

    Un tableau d’ensemble pour commencer, vous voilà dans le domaine des Six-Duchés, un royaume médiéval, ruelles, échoppes, château ...La ville principale Castelcerf est la résidence du roi. Plus loin le Royaume des Montagnes.
    Les hivers sont rudes, les côtes balayées par les vents sont peu sûres car sans cesse menacées par les redoutables Pirates-Rouges.
    Vous me suivez ?  les personnages maintenant :
    A tout seigneur tout honneur : le Roi, Subtil, joli nom pour un roi, il est le chef des Loinvoyant, joli nom aussi pour la famille royale.
    Ses fils : Chevalerie, Royal et Vérité, celui là est l’héritier, le dauphin: le Roi-Servant et il est de son devoir de prendre femme.
    l'assassin royal2.gifTout ce monde vit avec moults serviteurs certains fidèles et loyaux d’autres ..moins.
    Burrich maître des écuries, la tendresse n’est pas son fort sauf avec les chevaux et les chiens :  vous verrez vous l’aimerez
    Umbre, le danger dans l’ombre, il a plus d’un tour dans son sac et parfois certains sont mortels
    Enfin notre héros, Fitz Chevalerie, enfant puis jeune homme dans ces trois premiers tomes, serait-il fils de prince ? oui fils de Chevalerie mais...bâtard !!
    Et on a beau être de lignée royale, bâtard on est, bâtard on reste ! Il va faire un rude apprentissage, comptez sur Umbre et Burrich pour l’éduquer correctement et lui enseigner, qui l’art de la bataille, qui l’art des poisons.

    Voilà vous en savez assez pour partir à l’aventure, pendant trois tomes vous suivrez Fitz qui devra apprendre à vivre à la cour, déjouer tous les pièges, les intrigues, les trahisons. Il lui faudra combattre, lutter, devenir " Assassin Royal " au service de son roi ce qui exige loyauté et parfois sacrifice.
    Ah j’oubliais Fitz est détenteur de deux pouvoirs extraordinaires, l'Art et le Vif, l’un permet d’entrer en communication à distance, l’Art est reconnu et pratiqué par les rois et les princes,  l’autre est plus sulfureux puisqu’il vous fait fusionner avec un animal, établir avec lui des liens considérés comme honteux.
    Amour interdit, attaque de pirates, mariage de prince, blessures, combats, secrets, poisons ..... Fitz a fort à faire pour sortir indemne de ces trois tomes !

    l'assassinroyal3.gifLaissez vous séduire par Robin Hobb, elle est très habile et après quelques pages vous êtes chez vous dans le royaume de Subtil, les personnages sont attachants et les rôles secondaires ne sont pas oubliés, mais Fitz Chevalerie deviendra bien vite votre héros.
    L’auteur rend le récit fluide, les rebondissements sont nombreux et variés mais elle permet des temps de repos ( heureusement car sinon on frôlerait l’épuisement) sans jamais faire baisser le suspens et le bonheur de la lecture.
    Auteure prolixe (13 tomes et plus ) Quelle femme ! Plongez vous dans ce best-seller de la fantasy

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    "L'Assassin Royal" en BD  (Gaudin/Sieurac Editions Soleil)

  • Du sang, de la sueur et des larmes

    Winston Churchill - François Kersaudy - Editions Tallandier
    churchill.gifJ’aime l’histoire, la petite et la grande, j’aime les biographies, et j’admire certains personnages, Winston Churchill en fait partie, j’ai entamé ce pavé avec l’idée de le lire à mon rythme, en fait je l’ai lu au rythme de Churchill c’est à dire au pas de charge.
    Voilà un livre à la mesure du personnage, long comme le fut sa vie, plein d’humour, et Churchill n’en manquait pas, passionnant toujours car Winnie (surnom affectueux donné par les anglais) aimait la vie et elle le lui rendait bien.

    Une mère qui collectionne les amants, un père qui méprise son fils et qui passe à deux doigts du "10 Downing street" mais meurt très tôt de syphilis,  des études difficiles " sa scolarité sera un long combat " un père qui voit son fils comme un " crétin " et des professeurs comme un " cancre brillant " : Voilà le portrait de Winston Churchill jeune.
    Lecteur vorace il lit jusqu’à plus soif, doté d’une mémoire prodigieuse (il peut réciter sans erreur 1300 vers de Macaulay) et d’une imagination fertile, cette mémoire et les lectures engrangées lui seront précieuses lorsqu’il sera l’heure d’écrire des discours pour convaincre ses pairs ou ses électeurs.
    Il fait le choix d’une carrière militaire et entre à Sandhurst, il y sera un cavalier émérite et un escrimeur redouté. Il sera sur toutes les scènes de guerre de l’époque : Cuba, l’Inde, le Soudan, l’Afrique du Sud.
    La solde est maigre pour un jeune officier lorsqu’un journal lui propose d’écrire des articles il le fera avec talent et parfois au grand dam de sa hiérarchie. Il acquiert une certaine notoriété et carrément la gloire lors de son évasion rocambolesque en pleine guerre des Boers. Sa plume lui permettra de vivre au dessus de ses moyens pendant toute sa vie, de perdre son argent sur tapis verts d’Europe, et de s’approvisionner en alcool et en cigares.

    winston-1896.jpgJeune homme pressé, car il craint de mourir jeune, il est atteint comme son père du démon de la politique, élu député à 26 ans il entre au gouvernement à 32. Il sera redouté par ses adversaires, il n’hésite pas à changer de parti quand cela lui apparait nécessaire " Certains changent d’idées pour l’amour de leur parti, moi je change de parti pour l’amour de mes idées "
    Il sera 11 fois ministre, du commerce aux colonies, en passant par les finances et la marine où il est éblouissant.
    Lors de la 1ère guerre mondiale il est Premier Lord de l’Amirauté, lorsqu’il est remercié il s’engage et fait preuve dans les tranchées d’un courage physique extraordinaire. C’est un meneur d’homme qui dit à ses officiers " Riez un peu, et apprenez à rire à vos hommes-la guerre est un jeu qu’il faut jouer avec le sourire. Si vous êtes incapables de sourire, grimacez ; si vous êtes incapables de grimacer, tenez-vous à l’écart jusqu’à ce que vous en soyez capables." Les soldats apprécient ce chef courageux et infatigable qui sait les galvaniser.

    Dans l’entre-deux guerre sa carrière connaîtra des hauts et des bas, très tôt méfiant envers le nazisme et Hitler il sera des années durant le seul à tirer la sonnette d’alarme sans être jamais écouté.
    La montée de la puissance militaire de l’Allemagne lui semble très dangereuse mais ses efforts pour réarmer l’Angleterre seront vains et sa lucidité ne sera reconnue que trop tardivement.
    La déclaration de guerre impose de le rappeler au gouvernement car comme le dit avec humour François Kersaudy " Lorsqu’on saute à pieds joints dans l’inconnu, mieux vaut le faire avec un homme qui connaît le maniement du parachute."

    Apparaît alors le grand Churchill, l’homme de guerre pugnace, à l’énergie sans faille, à la puissance de travail proprement incroyable.  Il a 65 ans et il va commander des hommes qui sont les fils de ses compagnons d’armes de la guerre de 14.
    « Winston is back » tel est le signal envoyé par l’Amirauté à tous les navires et à toutes les bases navales britanniques au soir du 3 septembre 1939
    C’est un pacifiste qui aime la guerre et la fait pour la gagner et jamais ne s’avoue battu. Cet homme qui n’est pas un grand orateur mais qui sait écrire des discours inoubliables, n’est jamais aussi bon et talentueux que le dos au mur.
    Dans les heures les plus sombres de la guerre, ses discours seront des phares et un soutien très fort à la population britannique qui vit sous les bombes.
    " Je n’ai rien à offrir que du sang, de la peine, de la sueur et des larmes ! " Ces paroles sont restées dans la mémoire de tous ainsi que la fin de son discours du 13 mai 1940 " Vous me demandez ce qu’est notre but ? Je vous répondrai d’un mot : la victoire ! La victoire à tout prix, la victoire en dépit de toutes les terreurs. La victoire, si long et difficile que puisse être le chemin "

    Il a une confiance inébranlable " Hitler ne peut pas gagner. Attendons son effondrement. "

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    Rien ne l’abat, il échappe à 5 accidents d’avion, au torpillage de son bateau, au bombardement de Londres.
    Il avait inventé les tanks, la « folie de Winston » pour ses collègues du gouvernement, il y aura le radar, les ports artificiels, les péniches de débarquement. Il a une idée à la minute ou comme le dira Roosevelt " il a deux cent idées par jour dont quatre seulement sont bonnes mais il ne sait jamais lesquelles "
    Il fait preuve d’intuitions fulgurantes, dès le début de la guerre il est certain qu’elle ne sera gagnée que si les américains y participent et il n’aura de cesse de convaincre Roosevelt d’aider l’Europe et de s’engager à ses côtés.
    Parfois sa confiance sera dupée et il lui faudra un certain temps pour prendre la mesure de la duplicité de Staline. C’est un francophile et il pressent très vite la stature de De Gaulle " L’Homme du destin "
    Après la victoire, après quatre années de guerre " Staline et Roosevelt rendent un vibrant hommage à l’âge et au courage, le reconnaissent volontiers comme l’inspirateur suprême de la croisade contre le nazisme " pourtant Winston Churchill regrette les frontières nouvelles, le morcellement de l’Allemagne, l’extension de l’influence soviétique " L’ensemble des Balkans à l’exception de la Grèce, va être bolchevisé, et je ne peux rien faire pour l’empêcher " dans un discours à la BBC il exprime son  inquiétude " A quoi bon punir les hitlériens pour leurs crimes si le règne de la loi et de la justice ne s’établissait pas , si des gouvernements totalitaires ou policiers devaient prendre la place des envahisseurs allemands ? "

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    Il a gagné la guerre mais perdu les élections, le vieux lion est à terre mais c’est mal le connaître si l’on imagine qu’il est anéanti, en mars 1946 il prononce un discours prémonitoire "Une ombre s’est répandue sur la scène si récemment illuminée par les victoires alliées (...) de Stettin sur la Baltique à Trieste sur l’Adriatique un rideau de fer est descendu sur le continent. "
    Mais alors qu’on le croit fini il sera encore une fois premier ministre !!
    "Je veux mourir en Angleterre" son voeu sera exaucé le 24 janvier 1965 soixante dix ans après (jour pour jour) son père.
    A ses obsèques célébrées dans la cathédrale Saint Paul sont présents " Six souverains, quinze chefs d’Etat, trente Premiers Ministres venus des quatre coins du monde "

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    Que dire devant un tel destin, la biographie de F Kersaudy est magistrale, en dehors de quelques pages un peu trop longues à mon goût de stratégie militaire, c’est un régal. Le style de F Kersaudy sert parfaitement son sujet et l’on a une seule envie en fermant ce livre, lire les Mémoires de Winston Churchill car ce diable d’homme, non content d’être la personnalité la plus marquante de son siècle était un excellent écrivain et a  obtenu un Prix Nobel de Littérature !

    Ce livre va rejoindre dans ma bibliothèque celui avec lequel j’ai découvert, adolescente, l’histoire de la seconde guerre mondiale, Le IIIème Reich de William Shirer.

    L’auteur

    François Kersaudy, qui a enseigné l’histoire à l’université d’Oxford, il est professeur à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Il est spécialiste d’histoire diplomatique et militaire contemporaine. Il a reçu le Grand prix de la Société des Gens de Lettres et le Grand Prix du Livre politique. Il est l’auteur de multiples ouvrages sur l’Angleterre contemporaine, il a assuré la publication chez Tallandier des Mémoires de Guerre de Churchill.

  • En si bon chemin vers Compostelle - Léo Gantelet

    En si bon chemin vers Compostelle - Léo Gantelet - Editions l’Astronome
    compostelle.gifIl y a des rêves que l’on traîne avec soi longtemps, personne ne sait si on pourra un jour les réaliser mais qu’importe car en leur compagnie la vie est plus douce
    Aller à Saint Jacques de Compostelle, faire ce chemin mythique est un rêve que j’ai en moi depuis très longtemps, depuis une fameuse émission de Bernard Pivot où il avait invité Pierre Barret et Jean Noël Gurgand qui avaient « fait le chemin » et publié un livre toujours disponible et passionnant : Priez pour nous à Compostelle.
    Depuis j’ai engrangé au fil des années une jolie bibliothèque sur le sujet, je ne suis jamais partie mais je n’ai jamais cessé de rêver.
    Le livre de Léo Gantelet était devenu indisponible et je courais après depuis longtemps, il vient d’être réédité pour mon plaisir.
    Léo Gantelet est Haut Savoyard, il a un parcours original, il est passé de l’informatique à l’ouverture d’une galerie d’art, aussi lorsque sur un coup de tête il décide de partir à Compostelle son entourage le prends très au sérieux.
    Assez classiquement on assiste à ses préparatifs, son souci des détails pratiques en particulier le poids du sac à transporter sur 1900 km, ou le choix des chaussures mais aussi une préparation physique peu convaincante à vrai dire.

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    Photo du site Santiago chemin de lumière

    Le récit de Léo Gantelet est très agréable à suivre, il écrit simplement et sait donner de la saveur à ses anecdotes, il fait vivre avec sympathie les personnages qui croisent sa route ou qui font un bout de chemin avec lui.
    La traversée de l’Aubrac, le passage des Pyrénées, les longues heures en Castille, j’ai pérégriné avec lui avec bonheur et envie.
    S’il entre dans vos projets de vous lancer à votre tour prenez le temps de lire ce livre et rangez le dans votre bibliothèque en attendant le grand jour.

     

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    Photo du site Santiago chemin de lumière

    Merci à Léo Gantelet qui a eu la gentillesse de mettre un aimable commentaire à ce billet  vous pouvez le retrouver sur son blog

     


    Deux autres excellents bouquins sur le sujet :  Retour à Conques et Le grand chemin de Compostelle de Jean Claude Bourlès chez Payot

  • L'Art de la frugalité et de la volupté - Dominique Loreau

    L’art de la frugalité et de la volupté - Dominique Loreau - Editions Robert Laffont
    art de la frugalité.gifFini les agapes, les excès, le Champagne et le foie gras, c’est le temps des résolutions, je vous avais promis un livre pour les lendemains de fête : le voilà (Dominique la bloggeuse qui se préoccupe de votre santé)
    On mange trop, voilà le premier constat, la source de beaucoup de nos maux, d’accord mais alors un régime ? triste triste vous en conviendrez, alors partons avec Dominique Loreau au pays de Frugalité et Volupté.

    Son livre est bourré (sans faire grossir pour autant) de conseils, trucs et astuces pour manger ...moins et mieux.
    Certains sont des conseils très connus donc là je passe mais ...d’autres le sont moins : se simplifier la vie, préparer de petites portions ( ça me va bien moi qui suis incapable de trouver la bonne quantité et qui ensuite pense : oh allez il faut le finir ! )
    La mode du o bento rend bien service pour s’obliger à réduire les quantités et pourquoi ne pas s’en servir tous les jours et pour tous les repas et pas seulement pour emporter au travail. Vous pourrez aller piocher dans les recettes Lunch Box qui sont très appropriées.

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    Quelques achats de vaisselle et hop c'est parti

     

    Toujours inspirée par le Japon, l’auteur nous propose sa sagesse orientale propre à vous réconcilier avec votre corps et on est plus proche dans ce livre d’un art de bien vivre que de recettes pour perdre du poids.
    Quelques titres pour vous appâter
    Comment faire des petites portions un mode de vie
    Eloge des petites tailles : vaisselle, tables ...
    Se contenter de demi-mesures et compter ce qui fait son bonheur
    Se sentir vivre

    C'est l'occasion de découvrir l’art du o bento (des recettes et du matériel)

    En ce début d’année voilà un changement bien tentant

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