
C'est un grand classique que le héros qui revient au pays de son enfance. Pas facile de voir affluer les souvenirs
Le départ fut douloureux et le retour est difficile. Entre les deux un superbe roman.
C'est ici dès demain
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C'est un grand classique que le héros qui revient au pays de son enfance. Pas facile de voir affluer les souvenirs
Le départ fut douloureux et le retour est difficile. Entre les deux un superbe roman.
C'est ici dès demain
Un matin d’automne
Ici tard en septembre
je puis rester avec les fenêtres
de la salle de pierres grandes ouvertes
sur les branches de prunier encore vertes
au dessus des deux champs dénudés à présent
fraîchement labourés sous les noyers
et observer l’écran des frênes
et sous eux la rivière
et écouter le cri de la buse
sur la vallée embrumée
par dessus la bosse des bois
et les agneaux au pâturage
sur la pente et un pinson
quelque part au bas de la haie de prunelliers
et le silence du village
derrière moi et des années

Un très grand merci à Aloïs qui m'a permis d'emprunter ses photos
Le livre : L’appel du Causse - William S Merwin et Michael Taylor - Editions Fanlac

Facile à dire !
Il faut d’abord que je vous avoue que l’anglais et moi c’est comme l’huile et l’eau, le mélange est impossible.
J’ai à peu près tout essayé, les films sous titrés en anglais, les cours, les méthodes audio et celle plus récentes en ligne
Bon rien n’y a fait je cale très vite.
Et pourtant lire en anglais me tente vraiment...et un prochain séjour prévu aux USA me donnerait presque des ailes. Pensez qu’il va falloir que ma petite fille de 10 ans fasse l’interprète ! malheur de malheur !

je suis sur le podium à la dernière place
Bien sûr j’ai tenté la lecture avec dico en mains, mais elle me lasse très vite, les livres en VO avec texte français à côté c’est le ratage assuré après trois pages épuisée je lis en français.......
Parmi mes dernières tentatives il y en a une qui m’a donné satisfaction ! Hourra !!!
D’abord j’ai choisi un polar, là du moins le sujet est léger.
Ensuite j’ai trouvé une série éditée par Harrap’s qui est en anglais et seules sont traduites en marge les expressions difficiles, pas de français tentant à côté, bref ça marche, en tout cas pour moi.
La collection compte quelques titres et plusieurs sont annoncés.
Reste à voir si je vais tenir la distance et surtout si je vais faire des progrès, je croise les doigts.

Les titres de la collection :
The Drop de Michael Connely ( celui que je suis en train de lire)
A mind to murder de PD James
Misery de Stephen King
Tell no one d’Harlan Coben
Oracle Night de Paul Auster

Aussi je m’en vais par les routes pluvieuses ou ensoleillées d’avril, bordées d’orties vivaces et d’ombelles géantes, dont les petites grappes de fleurs blanches gravitent comme dans galaxies dans l’espace poudreux des talus et des fossés, à la recherche de ces champs d’herbe haute rehaussés de fleurs — faisant ressurgir en moi le souvenir d’enfance de vertes prairies constellées de narcisses au parfum amer sur le plateau d’Hauteville.

© ivredelivres
Aller à la découverte des hautes herbes, au détour des paysages repeints aux couleurs de la reverdie annuelle, est un bonheur comparable à celui de se lever tôt pour constater que le soleil règne en maitre absolu sur la campagne, avant que ses rayons ne frappant de plein fouet les yeux du promeneur matinal, à peine éveillé, ne le jettent , l’esprit à moitié sonné, sur le carreau éblouissant des routes.....

Le livre : Les Hautes herbes - Hubert Voignier - Cheyne Editeur
Je n’ai pas lu de littérature allemande depuis quelques temps. Aujourd’hui je vous propose un roman qui a connu un vrai succès en Allemagne.
Un roman qui m’a totalement envoûté et que j’ai lu d’une traite, il faut dire qu’il est court (150 pages).
Dans un village en bordure d’une forêt profonde, à la veille des moissons, la découverte par Bernhardt d’une corde dont il n’a jamais vu la pareille. Le lendemain soumis à la curiosité du village il tente de voir d’où vient la corde mais sans succès .
« La corde est longue ! croyez-moi ! j’ai fait un bon bout de chemin, mais je n’ai pas trouvé l’autre extrémité ».
L’envie de savoir gagne peu à peu le village, oubliant les moissons les hommes décident de pénétrer dans la forêt pour en avoir le coeur net.
« Plus d’une douzaine d’hommes, sac plein de provisions sur l’épaule, couteau de chasse et outre d’eau en cuir à la taille,étaient rassemblés, impatients, prêts au départ, étreignant leurs femmes d’un geste distrait. »
La durée de cette incursion dans la forêt prévue pour la journée, passe à deux puis trois journées.
Les femmes inquiètent guettent le retour des hommes à l’orée de la forêt
« Une lune gris pâle se leva au-dessus des arbres, indifférente. Sachant pourtant que leurs maris ne reviendraient plus ce soir-là, les femmes trouvèrent réconfortant de patienter encore un petit moment ».
Une communauté villageoise en proie à l’obsession, à une curiosité irrépressible qui lui fait tout oublier. Un groupe sensible à une parole habile, séductrice, véhiculée par l’instituteur Rauk qui a trouvé là le plaisir de prendre une revanche sur des paysans plus ou moins incultes. C’est un peu le joueur de flûte du conte.
Le groupe doit trouver assez vite de quoi se nourrir et est en proie aux tentations communes à tous les hommes : rancune, colère, envie. La violence n’est pas loin. Certains vont choisir de faire demi-tour.
« Rauk se leva de sa place et, ce qui le fit paraitre plus chétif encore, se plaça devant le tronc épais du tilleul afin de pouvoir embrasser du regard ses compagnons assis.»
Un roman très habile qui porte sur les obsessions humaines, sur « l’avidité et la folie des hommes »
Impossible de fermer le livre, on est comme le groupe obsédé par cette corde, curieux nous aussi de la suite et inquiet que le retour à la normalité soit impossible.
Interroger sur un parallèle avec la montée du nazisme l’auteur dit non ce n’est pas ce qu’il a voulu même si certains mécanismes à l’oeuvre dans le roman aient pu être ceux utilisés par les nazis.
La traduction est parfaite et fait ressortir une belle langue, riche, fine, expressive, recherchée.
Une belle parabole que je vous invite à découvrir.
Le Livre : La Corde - Stefan aus dem spielen - Traduit par Jean Marie Argelès - Editions Ecriture

Stefan de la Siepen | © DTV / Bernd Schumacher
L'auteur : Travaille au ministère des Affaires Etrangères. Il a été en poste à Moscou, à Shanghai.

Je sais pas vous mais moi j'aime qu'on me raconte une bonne histoire, j'aime y croire et (oh l'affreuse) j'aime m'identifier aux héros
Alors dès demain une bonne histoire tout spécialement pour vous