Trois billets pour 4 polars ça vous tente ?
Je vous emmène très haut au nord qui ne fait plus rêver puis loin dans le temps à une époque où le mot polar n'existait pas, et enfin je vous enferme dans des archives poussiéreuses
Toujours d'attaque ?
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Trois billets pour 4 polars ça vous tente ?
Je vous emmène très haut au nord qui ne fait plus rêver puis loin dans le temps à une époque où le mot polar n'existait pas, et enfin je vous enferme dans des archives poussiéreuses
Toujours d'attaque ?
Le Grenadier
Lorsque dans la pénombre du feuillage
Il allume ses fleurs écarlates
Le temps retient son souffle
Le Tamaris
Léger léger
Sur le front de la mer
Comme pour en chasser
D’un doigt tendre les rides
L’if
Gardien d’éternité
Il rend grâce aux martinets
Qui chaque soir dans l’air tremblant
Cousent le ciel à la terre
Le livre : La voie nomade - Anne Perrier - Editions l’Escampette
Free State : l'Etat libre d'Orange
La mort de Mandela a fait fleurir les reportages sur l’Afrique du sud, on a été gavé de « nation arc-en-ciel » mais la réalité a encore des tonalités assez sombres malgré la fin de l’apartheid et l’apparence d’un pays réuni. Ce roman est une belle façon de le toucher du doigt.
Je vous le dis tout de suite, le paradis n’a rien avoir avec un quelconque éden, non c’est tout simplement le nom de la ferme de la famille Steyn, des blancs Afrikaners.
Pour Michiel Steyn c’est un retour au pays après quinze ans d’absence.
Quinze ans à tenter de digérer sa fuite de l’armée où l’attendait une punition à la hauteur de son délit : avoir eu des relations non seulement avec un homme, non seulement avec un officier mais avec un homme de couleur. C’était sept ans avant la fin de l’apartheid.
Il a fuit vers l’Angleterre et l’Australie puis aux USA à San Francisco où il enseigne et vit avec Kamil. S’il revient aujourd’hui c’est pour enterrer sa mère Beth, que tout le monde appelle Oonoi, il appréhende de revoir son père, son frère Benjamin et Karien son amour d’enfance et même un peu plus que cela.
C'était hier
Les souvenirs affleurent : un père honni et violent, une mère adulée mais curieusement sur la réserve, la mort de Piet son frère ainé le mal fait à l’amie d’enfance et pour finir la fuite honteuse. Pour Alida la nounou noire rien n’a changé, elle servait les maîtres blancs, aujourd’hui elle s’occupe toujours d’Oubas qui n’est plus qu’un vieillard dans un fauteuil, mais vieillard qui peut encore craché son venin.
Sa fille elle, Lerato, qui enfant arpentait « les rangées d’arbres fruitiers en cognant sur des casseroles pour effrayer les oiseaux et les babouins » est aujourd’hui responsable de société et mariée à un homme d'affaires nigérian, une exception sans doute....
Et pourtant le veld est si beau, la propriété est magnifique avec ses troupeaux, son verger, les collines de Free State « ces paysages dont la beauté pouvait lui arracher des larmes »
Ce livre qui pourrait être le roman banal du retour au pays est vraiment un très très bon roman qui fait toucher du doigt la fragilité de cette nation et la marque indélébile que l’apartheid a laissée aussi bien sur les noirs que sur les blancs Afrikaners.
L’écriture de Mark Behr est sobre mais intense et la puissance de son propos est forte. Il parvient brillamment à mêler l’histoire du pays et la sienne propre sans jamais laisser retomber l’émotion qu’il nous fait ressentir grâce à un récit d’une grande sensibilité.
Si vous avez lu et aimé Cette vie de Karel Schoenman ou Poussière rouge de Gillian Slovo, alors vous aimerez ces Rois du Paradis
Le Livre : Les Rois du Paradis - Mark Behr - Traduit par Dominique Defert- Editions JC Lattès - version numérique Titre original : Kings of the Water
C'est un grand classique que le héros qui revient au pays de son enfance. Pas facile de voir affluer les souvenirs
Le départ fut douloureux et le retour est difficile. Entre les deux un superbe roman.
C'est ici dès demain
Un matin d’automne
Ici tard en septembre
je puis rester avec les fenêtres
de la salle de pierres grandes ouvertes
sur les branches de prunier encore vertes
au dessus des deux champs dénudés à présent
fraîchement labourés sous les noyers
et observer l’écran des frênes
et sous eux la rivière
et écouter le cri de la buse
sur la vallée embrumée
par dessus la bosse des bois
et les agneaux au pâturage
sur la pente et un pinson
quelque part au bas de la haie de prunelliers
et le silence du village
derrière moi et des années
Un très grand merci à Aloïs qui m'a permis d'emprunter ses photos
Le livre : L’appel du Causse - William S Merwin et Michael Taylor - Editions Fanlac
Facile à dire !
Il faut d’abord que je vous avoue que l’anglais et moi c’est comme l’huile et l’eau, le mélange est impossible.
J’ai à peu près tout essayé, les films sous titrés en anglais, les cours, les méthodes audio et celle plus récentes en ligne
Bon rien n’y a fait je cale très vite.
Et pourtant lire en anglais me tente vraiment...et un prochain séjour prévu aux USA me donnerait presque des ailes. Pensez qu’il va falloir que ma petite fille de 10 ans fasse l’interprète ! malheur de malheur !
je suis sur le podium à la dernière place
Bien sûr j’ai tenté la lecture avec dico en mains, mais elle me lasse très vite, les livres en VO avec texte français à côté c’est le ratage assuré après trois pages épuisée je lis en français.......
Parmi mes dernières tentatives il y en a une qui m’a donné satisfaction ! Hourra !!!
D’abord j’ai choisi un polar, là du moins le sujet est léger.
Ensuite j’ai trouvé une série éditée par Harrap’s qui est en anglais et seules sont traduites en marge les expressions difficiles, pas de français tentant à côté, bref ça marche, en tout cas pour moi.
La collection compte quelques titres et plusieurs sont annoncés.
Reste à voir si je vais tenir la distance et surtout si je vais faire des progrès, je croise les doigts.
Les titres de la collection :
The Drop de Michael Connely ( celui que je suis en train de lire)
A mind to murder de PD James
Misery de Stephen King
Tell no one d’Harlan Coben
Oracle Night de Paul Auster