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Biographie Correspondance journaux - Page 28

  • Le cure dent - Jean-Yves Lacroix

    le cure dent.gifLe cure dent - Jean-Yves Lacroix - Editions Allia
    Une biographie d’Omar Khayyam, impertinente, ironique et drôle voilà le billet d'aujourd'hui. L’auteur pourrait même, il l’avoue à moitié, avoir pris quelques libertés avec l’histoire.
    Son enquête débute à la bibliothèque de Normale Sup avec le sérieux du chercheur, par contre ne cherchez pas de bibliographie en fin de volume, il n’y en a pas, à la place Jean-Yves Lacroix termine son livre d’une façon très peu conventionnelle, à l’image de son récit.

    Omar Khayyam poète persan vécu au XI éme siècle à Nishapour, rien qu’en écrivant cela je me sens en voyage, poète oui mais aussi astronome, philosophe,mathématicien, disciple d’Avicenne, bref un érudit touche à tout.

    D’ailleurs il se fait remarquer et récompenser par le pouvoir en place pour avoir réformé le calendrier en introduisant une année bissextile tous les 4 ans, la marge d’erreur d’un jour tous les 3770 ans est un tel succès qu’il se voit attribuer une rente par la pouvoir en place.
    Après avoir rempli ses devoirs de savant et fait le pélérinage à La Mecque,  il se retire de la vie publique et mène la vie qu’il préfère car le génie à deux facettes et l’autre versant est plus « libre » : il boit (beaucoup) il blasphème (souvent) et préfère les dames aux moeurs légères.

    omar_khayyam_ba18.jpg

    « Quand la nuit tombe, que s’activent les serveuses, que les musiciens s’installent, Omar Khayyam trouve dans le vin tout le tonus qu’il faut pour retenir l’attention générale.(...) Il a le goût du chant, de l’esclandre. »

    Il met tout son ardeur à l’écriture de ses quatrains, poésie honnie par le pouvoir religieux pour sa liberté mais qui nous enchantent encore aujourd’hui.
    L’auteur nous entraine à la suite de Khayyam, dans tous les lieux de perdition de la ville, jusque dans la chambre d’une poétesse et «  Personne ne s’y méprit. Toute la ville s’en trouva bouleversée. Nishapour venait de découvrir un trésor d’infinies potentialités érotiques »

    Jean-Yves Lacroix suit les traces du maître en matière d’impertinence, son style est plein d’humour, quelques digressions sur le vin sont réjouissantes et sous des dehors légers ce livre est d’une grande richesse. Le choix du titre est un exemple du talent de l’auteur et je vous laisse découvrir son origine.

  • Journal 1973-1982 - Joyce Carol Oates

    Journal  1973 - 1982 - Joyce Carol Oates - Traduit par Claude Seban - Editions Philippe Rey
    journal oates.gifTrès attirée par les journaux et correspondances j’ai eu très envie de lire celui-ci alors que je ne goûte que très peu les romans de Joyce Carol Oates, le billet très admiratif de Frédéric Ferney a fini de me convaincre.
    A l’origine un journal de 4000 pages, l’éditeur a fait une sélection et chaque année est introduite par un résumé des événements marquant pour JC Oates : changement d’université, changement d’éditeur, succès littéraires.
    Toutes les pages sont centrées sur l’écriture, son travail d’enseignante, les relations amicales et la vie quotidienne.
    On y voit une femme écrivain au travail, le plus souvent totalement absorbée par l’avancée de ses romans.
    Ecrivain prolifique, les romans s’enchaînent de façon vertigineuse et il est parfois question d’un « embouteillage de manuscrits »
    Elle a une capacité de travail énorme car entre les romans ou en même temps qu’elle y travaille, elle ajoute des nouvelles, des essais littéraires  : Dostoievski, Kafka. Elle dit d’elle même « Je me sens assiéger par les mots »
    On découvre dans le journal un écrivain assez insensible aux critiques bonnes ou mauvaises mais lorsque les critiques deviennent très bonnes pour Bellefleur elle avoue «  Une critique positive dans le Times est analogue à ...quoi ? Se voir annoncer qu’on n’a pas le cancer. »

    Eux.gifDe nombreuses pages sont consacrées à ses lectures qui sont très éclectiques et dont elle parle sans langue de bois «  Je soupçonne Rilke d’être largement surestimé » et sait défendre ce qu’elle aime « on perd fort peu de chose en ne lisant pas une critique de Whitman..on perd la moitié de la terre en ne lisant pas Whitman »
    Ses lectures sont souvent dictées par son travail d’enseignante qui lui donne l’occasion de relire avec plaisir « lisons nous jamais deux fois le même livre ? lisons nous le même livre que celui que lisent les autres ? »
    Au gré des pages on rencontre Virginia Woolf dont elle se sent proche, James, Joyce, Wilde, les soeurs Brontë. Elle parvient encore à assister à des soirées consacrées à écouter ou à lire de la poésie en public.
    C’est un bain littéraire permanent ! Tous les gestes de la vie quotidienne sont l’occasion de méditer sur une nouvelle, sur un roman ou sur une lecture. Boulimique ? sans doute et cette boulimie fait pendant à son anorexie « une forme maîtrisée et prolongée du suicide » dont elle parle avec une grande pudeur.

    J’ai été passionnée par les pages qu’elle consacre à sa vie d’enseignante. Son intérêt, je dirais son amour des étudiants transparaît, elle aime enseigner et préparer ses cours, corriger les travaux de ses étudiants Une grande partie de mon inspiration me vient quand j’enseigne. J’aime l’interaction entre l’esprit des étudiants et le mien ».
    La vie sociale prend une grande place et le journal est traversé par quelques unes des plus grandes figures de la vie littéraire américaine, il n’y a jamais une once de méchanceté dans ses écrits, même pour les auteurs qu’elle apprécie peu. Au gré des pages on rencontre Bernard Malamud « un homme complexe, intelligent qui parle avec douceur et bien » John Updike, Philip Roth « Séduisant, drôle, chaleureux, courtois : quelqu’un de parfaitement aimable » ou Susan Sontag.

    mulvaney.gifLa musique occupe une grande place dans la vie de Joyce Carol Oates, elle passe des heures (où prend-elle se temps ?) à apprendre les sonates et préludes de Chopin, elle met la même énergie au piano que sur sa machine à écrire. Elle est excessive en tout, en musique comme dans l’écriture. « J’écoute les Préludes presque tous les jours depuis un bon moment, et je me verrais bien consacrer les vingt prochaines années à ces vingt quatre oeuvres »
    Elle garde beaucoup de discrétion sur sa vie de couple et est horrifiée par le dévoilement de la vie intime d’un écrivain, à propos d’Emily Dickinson et de ses lettres elle dit « l’exhumation systématique, impitoyable, de tous les secrets par les universitaires, les critiques et les voyeurs est épouvantable »
    Aucunes confidences intimes mais quelques jolies pages sur son amour indéfectible pour son mari «Intelligence. Bonté. Patience. » son admiration pour lui et son travail. Ses amis importent beaucoup et des pages émouvantes sont consacrés à certains d’entre eux,

    oates.jpgJ’ai été touchée par la simplicité et la sincérité de ce journal, j'ai lu ces pages avec un grand intérêt mais  surprise de l’absence totale de pages sur le monde et les événements politiques ou sociaux durant ces années.
    Cette absence  accentue l’impression d’immersion totale dans la littérature et l’écriture. 
    C’est l’autoportrait vivant et attachant d’un écrivain nobélisable.

  • Ovide ou l'amour puni - Lucien d'Azay

    Ovide ou l’amour puni - Lucien d’Azay - Les Belles lettres
    ovideoulamourpuni.gifAprès Horace à la campagne, je récidive aujourd’hui avec un auteur considéré en son temps  comme libertin, voire sulfureux mais ô combien aimé par ses lecteurs et ses amis. 
    Ovide ou Publius Ovidius Naso est né en 43 av JC dans le sud de l’Italie et comme tout jeune homme de bonne famille après des études à Rome auprès de Porcius Latron dont Pascal Quignard fait le portrait dans « la Raison » Ovide part à Athènes puis voyage en Grèce et en Sicile.
    Peu attiré par la carrière politique qui lui procurerait une situation, Ovide se tourne avec passion vers la poésie. Il a pour amis  Tibulle et  Properce autres poètes de Rome.
    D’emblée il connaît le succès  « Ovide avait une voix chaude, veloutée, musicale, avec des inflexions lyriques. »
    Ovide aime les femmes et elles le lui rendent bien, pour lui le plaisir n’existe qu’à la condition qu’il soit réciproque et il enseigne aux hommes l’art de conquérir et de conserver l’amour des femmes.
    Il publie  Les Amours puis  L’Art d’aimer le succès est énorme « Les murs d’Herculanum et de Pompéi sont encore tapissés de ses vers ». Ses écrits indisposent l’empereur qui influencé par son épouse Julie, se pique de restaurer la morale. Ovide est dès lors en danger.
    « Il représentait malgré lui, l’opposition aux idéaux d’Auguste, et s’exposait sans cesse à ses ressentiments »

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    Les Amant  Pompei, Maison de Meleagre

     

    Il entreprend son grand poème Les Métamorphoses en s’inspirant de tous les mythes et légendes de la transformation « C’est la revanche des mortels contre l’injure du temps et l’ignoble pouvoir des dieux »
    A l’automne de l’an 8 il fut « frappé par le feu de Jupiter » et condamné à l’exil à Tomes au bord de la mer noire. Les raisons de cette disgrâce font encore aujourd’hui discussion.
    Le poète accablé par cette sentence qui est maintenue à la mort d’Auguste, s’éteindra après 9 ans d’exil non sans avoir écrit longuement dans « les Tristes » tout son malheur et sa souffrance de vivre dans une contrée « peuplée de barbares » au rude climat « La neige forme un tapis et, pour qu’une fois tombée le soleil ni les pluies ne la fassent fondre, Borée la durcit et la rend éternelle. La première n’est pas encore fondue qu’il en survient une autre, et en nombre d’endroits elle demeure deux ans. »

    Lucien d’Azay  fait le portrait d’un Ovide jouisseur et Don Juan, désinvolte et un peu snob. Cette biographie un rien irrévérencieuse dépoussière l’auteur antique dont les écrits sont encore aujourd’hui source de plaisir.

    Un billet sur L’art d’aimer et un sur les Métamorphoses

  • Colette, une certaine France - Michel del Castillo

    Colette, une certaine France - Michel del Castillo - Editions Folio Gallimard


    colette une certaine france.gifMichel del Castillo est habile à vous faire aimer un écrivain, son essai sur Dostoïevski m’avait beaucoup plu, la relecture et l’écoute de Colette m’ont donné envie d’en savoir un peu plus sur Colette.
    L’image que j’avais gardé était celle de l’enfance campagnarde en Puisaye, le mariage avec Willy qui va s’approprier la paternité du premier « Claudine », le parfum du scandale de Colette nue sur scène et de sa liaison avec Mathilde de Morny, puis la femme assagie et la naissance de l’enfant chéri surnommée Bel Gazou, enfin la notoriété et la vieille dame du Palais Royal.

    Ce livre n’est pas une biographie au sens habituel du terme mais plutôt un portrait et comme tout bon portrait il est fidèle mais n’épargne pas les traits gênants.
    Michel del Castillo s’intéresse à l’entourage de Colette, à la correspondance de celle-ci et la réalité qu’il nous fait entrevoir est assez éloignée de la légende, « Peu d’auteurs auront travaillé avec autant de persévérance à l’élaboration de leur mythe » dit-il.
    Il ne s’agit pas seulement de petits détournements ou de petits arrangements avec la vérité, mais dans bien des circonstances Colette apparaît dure, égoïste et rancunière. Les portraits que fait Michel del Castillo de Willy, de Mathilde de Morny, et surtout de Colette de Jouvenel dite Bel Gazou, sont autant de pierres dans le jardin de Colette. Il s’interroge sur le paradoxe d’une auteure qui chante si bien la nature mais aime surtout la vie mondaine, qui sait magnifiquement parler de Sido mais n’assiste pas aux obsèques de sa mère, qui chante les enfants mais qui ne fut pas une mère exemplaire. Il dit son amour de l’argent, son ingratitude, son ambition balayant tout.

     
    port_colette.jpg

    Mais ce portrait est aussi un exercice d’admiration, égoïste Colette ? certes « on n’aura beau l’aimer et tenter de la défendre par tous les moyens, on ne réussira pas à enlever Colette à son égoïsme » mais géniale égoïste ou comme l’appelait François Mauriac une « joyeuse ogresse ».
    Michel del Castillo est touché par la quête perpétuelle du paradis de l’enfance de Colette, lui l’enfant meurtri et déchiré par son enfance. Lorsqu’il lit Colette il est emporté « A cet instant une page m’empoigne, me bouleverse par sa cadence exacte, par sa mélodie simple et savante » « Par la magie de cette poésie à la fois simple et raffinée. »
    Il aime sa sensualité animale,  sa véritable «vocation du bonheur », sa prose est « l’une des plus concrètes, des plus charnelles, avec celle de Montaigne, que la France ait produites »
    Il n’aime pas tout dans l’oeuvre de Colette mais « Sido et la Naissance du jour témoignent d'une maîtrise inégalée »
    Colette sort de ce portrait habillée d’ombres et de lumière sûrement plus proche de la réalité que dans les biographies idolâtres.
    Pour Michel del Castillo « Elle ne prétend à rien d’autre qu’à raconter et à charmer par ses histoires. Elle veut dispenser le plaisir de lire, l’émerveillement et l’émotion, par les moyens les plus simples.(...) Par moments, ce chant nous arrache à nous-mêmes, nous transporte, nous plonge dans une béatitude comblée. »




    L’auteur
    micheldelcastillo2od3.jpgLa biographie de Wikipedia répondra à vos questions.
    Je préfère signaler les trois livres de Michel del Castillo que je préfère  :
    Tanguy le récit de son enfance, Mon frère l’idiot essai sur Dostoïevski où comment la littérature lui a sauvé la vie et Colette une certaine France.

  • Une année dans la vie de Tolstoï - Jay Parini

    Une année dans la vie de Tolstoï - Jay Parini - Traduit par François René Daillie - Editions des Deux Terres

    une année dans la vie.gifCe roman déjà édité en 1990, se présente comme un roman biographique, Jay Parini centre le roman sur la dernière année de la vie de Léon Tolstoï.
    En 1910 en Russie le servage est aboli depuis 50 ans, mais la misère règne en particulier dans le monde paysan, Tolstoï , qui depuis plusieurs années prend fait et cause pour le peuple, souffre de ne pas appliquer dans sa vie familiale les préceptes qu’il défend dans ses écrits et auprès de ses «disciples ».
    Il vit et écrit à Isnaïa Poliana, presque tous ces enfants sont partis et la vie se partage entre le groupe de fidèles tolstoïens, sa fille Macha qui l’aide en s’occupant de son courrier, son médecin (Tolstoï a 82 ans)  et bien sûr Sofia Andreïevna son épouse et mère de ses 13 enfants.
    Jay Parini, fait parler à tour de rôle les protagonistes qui ont chacun un point de vue, des sentiments. Petit à petit on entre dans l’intimité de la famille, on suit les crises qui naissent entre les époux et entre Sofia Andreïevna et l’entourage de son mari.


    Ce tableau aux mille facettes s’enrichit au fur et à mesure et le portrait de l’écrivain se dessine. Comme souvent le portrait oscille entre un homme qui correspond avec Gandhi mais peut se montrer violent et irascible avec son épouse, un génie littéraire qui se laisse manipuler par son entourage, un adepte du dépouillement mais qui ne voit rien à redire au culte dont il est l’objet dans la presse Russe. La crise va croissant jusqu’aux derniers jours de l’écrivain

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    Le roman composé à partir des lettres et journaux des Tolstoï et de leur entourage est rigoureusement exact quant aux paroles, écrits ou événements. Les éléments historiques sont très habilement insérés dans le récit et l’on a une impression d’authenticité et jamais de pesanteur savante.

    Pour compléter ce roman on peut l’éclairer par le petit récit de Tatiana Tolstoï : Sur mon père. et sur la biographie consacrée aux derniers jours de Tolstoi par Alberto Cavallari : La fuite de Tolstoï dont vous trouverez une critique ici
    Un film a été réalisé Last station avec Helen Mirren et Christopher Plummer , le film n’est pas disponible en DVD pour le moment.

    L’auteur
    jay_parini_big.jpgProfesseur de littérature américain, Jay Parini, enseigne à l’université de Middlebury, dans le Vermont.
    Il a publié de nombreux essais critiques, biographies (Robert Frost, W Faulkner, J Steinbeck) pour la plupart consacrés à la littérature américaine.

  • Une chambre en Hollande - Pierre Bergougnioux

    Une chambre en Hollande - Pierre Bergounioux - Editions Verdier

    une chambre.gifBiographie restreinte mais biographie du philosophe Descartes, limitée à une période courte, celle où René Descartes souhaite faire imprimer ses écrits et pour cela choisit la Hollande.

    L'auteur prend le lecteur par la main et brosse à grands traits fulgurants l'histoire de l'Europe, des cohortes de César à nos jours. C'est érudit, savant, et formidablement écrit. Comme devant les écrits brillants, sitôt lu l'envie vous assaille de reprendre du début, cette ahurissante contraction des faits m'a laissée abasourdie et admirative.
    Quelque part dans cette épopée apparaît René Descartes, Pierre Bergounioux nous le peint se promenant, son Discours de la méthode sous le bras, il convoque Bacon, Montaigne et Shakespeare. Il imagine René croisant Spinoza enfant dans les rues de Leyde.
    Pierre Bergounioux s'interroge :
    « On s'explique assez mal qu'un Français confie un manuscrit à un imprimeur hollandais, encore moins qu'il se soit établi aux Pays‑Bas depuis huit ans quand sa seule occupation ne consiste qu'à penser. Parce que rien n'est plus indifférent à celle-ci que l'endroit où l'on s'y adonne. »

    Pourquoi Descartes homme d'épée qui a traîné ses guêtres dans toute l'Europe au service des princes et rois du moment,  se retire ainsi du monde et pourquoi en Hollande.
    Peu à peu se dessine Descartes, ses exigences philosophiques,  ses errances géographiques jusqu'à cette chambre où il écrit une nuit la Première Méditation.
    La situation politique de la France d'alors interdisant au philosophe d'écrire en toute quiétude, en toute liberté dans son pays, il a fait le choix de la Hollande de sa tolérance religieuse et de l'accalmie des batailles.
    Cet exil, ce retrait, vont permettre à la pensée de Descartes de s'épanouir et de donner des textes parmi les plus importants de la philosophie.

    Lire Pierre Bergounioux est un plaisir exigeant et ce dernier livre ne déroge pas à la règle.

    Pour préparer votre lecture un article d'Anne Marie Koenig

    L'Auteur

    pbergounioux.gifPierre Bergounioux est né à Brive-La Gaillarde en 1949. Ancien élève de l'École Normale Supérieure, il enseigne le français en région parisienne. Marié et père de famille, il vit dans la vallée de Chevreuse. Passionné d'entomologie, il pratique également la sculpture.
    Portés par un style poétique remarquablement ciselé, ses livres entendent éclaircir la douloureuse question des origines et du déracinement, non seulement géographique mais ontologique