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Ovide ou l'amour puni - Lucien d'Azay

Ovide ou l’amour puni - Lucien d’Azay - Les Belles lettres
ovideoulamourpuni.gifAprès Horace à la campagne, je récidive aujourd’hui avec un auteur considéré en son temps  comme libertin, voire sulfureux mais ô combien aimé par ses lecteurs et ses amis. 
Ovide ou Publius Ovidius Naso est né en 43 av JC dans le sud de l’Italie et comme tout jeune homme de bonne famille après des études à Rome auprès de Porcius Latron dont Pascal Quignard fait le portrait dans « la Raison » Ovide part à Athènes puis voyage en Grèce et en Sicile.
Peu attiré par la carrière politique qui lui procurerait une situation, Ovide se tourne avec passion vers la poésie. Il a pour amis  Tibulle et  Properce autres poètes de Rome.
D’emblée il connaît le succès  « Ovide avait une voix chaude, veloutée, musicale, avec des inflexions lyriques. »
Ovide aime les femmes et elles le lui rendent bien, pour lui le plaisir n’existe qu’à la condition qu’il soit réciproque et il enseigne aux hommes l’art de conquérir et de conserver l’amour des femmes.
Il publie  Les Amours puis  L’Art d’aimer le succès est énorme « Les murs d’Herculanum et de Pompéi sont encore tapissés de ses vers ». Ses écrits indisposent l’empereur qui influencé par son épouse Julie, se pique de restaurer la morale. Ovide est dès lors en danger.
« Il représentait malgré lui, l’opposition aux idéaux d’Auguste, et s’exposait sans cesse à ses ressentiments »

 Les Amant Pompei, Maison de Meleagre.jpg

Les Amant  Pompei, Maison de Meleagre

 

Il entreprend son grand poème Les Métamorphoses en s’inspirant de tous les mythes et légendes de la transformation « C’est la revanche des mortels contre l’injure du temps et l’ignoble pouvoir des dieux »
A l’automne de l’an 8 il fut « frappé par le feu de Jupiter » et condamné à l’exil à Tomes au bord de la mer noire. Les raisons de cette disgrâce font encore aujourd’hui discussion.
Le poète accablé par cette sentence qui est maintenue à la mort d’Auguste, s’éteindra après 9 ans d’exil non sans avoir écrit longuement dans « les Tristes » tout son malheur et sa souffrance de vivre dans une contrée « peuplée de barbares » au rude climat « La neige forme un tapis et, pour qu’une fois tombée le soleil ni les pluies ne la fassent fondre, Borée la durcit et la rend éternelle. La première n’est pas encore fondue qu’il en survient une autre, et en nombre d’endroits elle demeure deux ans. »

Lucien d’Azay  fait le portrait d’un Ovide jouisseur et Don Juan, désinvolte et un peu snob. Cette biographie un rien irrévérencieuse dépoussière l’auteur antique dont les écrits sont encore aujourd’hui source de plaisir.

Un billet sur L’art d’aimer et un sur les Métamorphoses

Commentaires

  • @ bonnes vacances Armando , j'ai mis ce billet pour toi, les vacances, l'amour , et un peu de lecture

  • J'ai vu sur le site des Belles Lettres que l'auteur avait aussi écrit sur Tibulle. Je ne savais pas, je le note (Je connais davantage Ovide.)

  • @ Leiloona effectivement j'ai bien l'intention de lire le Tibulle mais il faut que je l'achète car les bibliothèques se font tirer l'oreille pour ce genre de livres qui ne sortent pas suffisamment à leur goût

  • Bonjour Dominique,
    Souvenir pour souvenir de l´enfance et de l´été, cette citation de Théocrite :

    "Toutes brûlées par le soleil, mais auprès des branches ombreuses,
    "Peinaient et crissaient les cigales, et sous les ronces épineuses,
    "Une grenouille verte au loin murmurait une plainte grêle".
    In "Passeurs de mémoire", Poésie/Gallimard

  • @ Merci pour ces mots pleins d'odeurs et de sons, j'ai repéré ce "passeurs de mémoire" sur votre blog et il va rejoindre sans tarder ma bibliothèque
    ceci dit c'est une surprise car le souvenir que je gardais de théocrite était nettement moins poétique comme quoi il faut aller revoir à la source de temps en temps
    merci de votre passage

  • Je ne connais que les " Métamorphoses" un ouvrage très agréable, que je reprends de temps à autre.
    Mais je vois qu'Ovide est grand poète. Il est temps que j'aborde ses autres livres.
    La peinture de Pompéi est vraiment belle. Comme toutes celles que j'ai vues...

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