Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le marin américain - Karsten Lund

Le marin américain - karsten Lund - Traduit du danois par Ines Jorgensen - Editions Gaïa

le marin américain.gifUn long roman qui vous transporte au Danemark et qui s’étend de la fin du XIXème siècle à nos jours.Les côtes danoises à l’extrême nord du pays, un pays rude de landes sauvages, un pays de marins pêcheurs aux visages burinés, aux mains et au dos usés par les saisons de pêche.
Ane
mariée à Jens Peter se ronge de ne pas avoir d’enfant, elle est montrée du doigt dans une communauté où la faute incombe à la femme. Tout y passe, de la visite chez le médecin aux prières ferventes en passant par le recours à la guérisseuse.

Alors que son mari est en mer, l’unique rescapé d’un naufrage est amené mort de froid chez Ane qui le soigne. C’est un homme bien différent des gens du village  « Le cœur d'Ane cessa de battre quand elle le vit. Jamais elle n'avait vu un homme aussi beau. Il était différent de tous ceux qui vivaient par ici. Il avait une moustache noire, des cheveux noirs et de longs cils. Un visage étroit, un long nez droit et une petite bouche »
Le lendemain l’homme a disparu et malgré toutes les recherches du garde-côte Carlsen qui l’a sauvé, on ne retrouve aucune trace de lui. Il s’est volatilisé.
Neuf mois plus tard naît un garçon Anthon dit Tonny dont les traits, les yeux, les cheveux rappellent  l’américain
Le couple résiste à tout les racontars, Jens s’attache à ce fils et  Ane défie la communauté en créant sa propre entreprise.

pecheurs 1882.jpg

Tonny, que tout le monde appelle l’américain, grandit et devient un patron pêcheur à qui tout réussit.
Pourtant pèse sur la famille l'ombre du marin disparut. Carlsen n’a jamais totalement abandonné les recherches.
Quelques décennies plus tard le narrateur revient à Skagen sa ville natale  d’où est originaire toute sa famille et va chercher à élucider « en levant le couvercle du tonneau » ce qui est toujours  un mystère.

skagenaujourd'hui.jpg

La côte de Skagen aujourd'hui

Percer le mystère est secondaire, ce roman est agréable par la peinture d’une communauté qui évolue au fil du temps, par les descriptions très réalistes du monde des pêcheurs. Au fil du temps la pêche devient une industrie mais n’en est pas moins dure,  La nature est très présente dans ce qu’elle a de sauvage, de dur mais aussi de magnifique : les dunes battues par les vents, le froid qui glace les chemins...
Un roman attachant d’une écriture fluide et agréable.

 

L’auteur
karsten-lund.jpg

Karsten Lund né en 1954 est journaliste à la télévision danoise
Le marin américain est son premier roman

Commentaires

  • Très intéressant ce que tu dis de ce roman, je le note, il est possible que je le trouve à la bibliothèque.

  • Cette chronique me parle beaucoup - le sujet du roman, les belles illustrations et ce nom de Skagen qui me donne envie de relire "Sunborn ou les jours de lumière" de Philippe Delerm, un très beau roman sur la communauté d'artistes et de peintres qui y ont vécu. J'aimerais y aller un jour.
    Aucun rapport - "un plat sans sel, c'est comme un baiser sans moustache" : un vieux diction que me répète souvent une vieille dame. D'où... "Le coeur d'Ane cessa de battre"?

  • @ Tania je n'ai pas lu Sunborn mais je vais y penser, j'ai vécu quelques heures très agréables dans ce Danemark magnifiquement décrit par l'auteur, et les mots de la mer et de la pêche m'ont plu

  • Ce tableau est très beau !

  • il faut aller à Skagen...la lumière n'est pas la même qu'ailleurs...j'ai aussi beaucoup aimé Sunborn et j'ai le souvenir d'un lecture en bibliothèque d'une scène du roman devant la reproduction du tableau de Kroyer utilisé par Delerm..

  • @ Merci de ce commentaire Babeth, j'ai noté effectivement "Sunborn" dont parlait aussi Aifelle par contre Kroyer je ne vois pas du tout à quoi ressemble ses toiles donc je pars en recherche merci

  • Skagen (prononcer Ské-en) est très particulier : connu pour son "école"de peinture
    et surtout, les mers baltique et du nord s'y rencontrent, donc on peut voir des vagues perpendiculaires à la plage !
    impressionnant !

  • @ Lystig : merci pour ce complément, connais tu bien cette région ?

  • oui, j'y suis allée (un jour de tempête de niege) : le spectacle était grandiose !
    et le musée est fort joli !

Les commentaires sont fermés.