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  • Pause estivale

    Pause estivale

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    J’ai encore quelques pavés à lire, j’ai encore un petit voyage au bord d’un lac au programme.

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    Je vous abandonne quelques jours et vous donne rendez-vous autour du 16 août pour partager avec vous vos lectures d’été.

     

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    Bel été à toutes et tous

  • Premier amour - Ivan Tourgueniev

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    Une histoire simple, Vladimir Petrovitch un adolescent de 16 ans tombe amoureux fou de Zinaïda qui en a vingt et un et vit dans le domaine d'à côté.Il est un peu encore dans les jupes de sa mère et souffre de l’ignorance de son père à son égard.

    Lui est d’une timidité maladive, elle connaît déjà la vie, elle est belle et sulfureuse et tous les hommes sont à ses pieds.

    Ce n’est pas une histoire romantique, Vladimir éprouve des sentiments violents, une jalousie sans bornes attisée par la belle Zinaïda Zassekine volage, coquette et cruelle.

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    C’est plus que les premiers émois adolescents, c’est l’amour d’un homme pour une femme.
    Mais cet amour s’inscrit dans une famille russe du
    XIXème siècle avec ses codes.

    Henri Troyat biographe de Tourgueniev affirme que ce récit est en grande partie autobiographique.

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    Le roman explore en effet les premiers émois amoureux mais au-delà c’est la cruauté, la souffrance, l’humiliation qui sont le nœud du récit.

    Le héros est totalement aveuglé par ses sentiments, incapable de voir que sa belle est encline à séduire tous les hommes passant à sa portée, elle est prête à se constituer un parterre d'adorateurs, comme l’on dit aujourd’hui : ils ne jouent pas dans la même cour !!

    Aucune mièvrerie dans le récit, c’est réaliste tant du point de vue des personnages que des émotions décrites.
    Le style de Tourgueniev est très accessible et la lecture est facile.

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    C’est sans doute le roman le plus connu de Tourgueniev, si vous choisissez la version audio sachez que la lecture de Stéphane Freiss est parfaite.

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    Le livre : Premier amour – Ivan Tourgueniev – Traduit par Edith Scherrer – Gallimard Pléiade
    Le livre audio : Lu par Stéphane Freiss - Éditions Naïve

  • bribes normandes

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    les îles anglo-normandes

    "Ce sont nos voisins, ce sont des Normands, ce sont des nôtres, c’est l’étranger. On y arrive en moins de deux heures de mer depuis Chausey.

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    Hauteville House 

    Ce devrait être français, c’est anglais. Ils ont des boîtes à lettres rouges. Dans les cimetières, les vieilles tombes portent des noms français : Langlois, Lesueur…"

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    Hauteville House  bibliothèque   

    Hauteville House mérite un détour.

    Le livre : Promesses d’îles – Alain Hervé – Editions  Arthaud

  • En un combat douteux - John Steinbeck

    steinbeck

    Ce n’est pas le roman le plus connu de Steinbeck, écrit avant les Raisins de la colère et publié en 1936 juste avant Des souris et des hommes.

    Le roman se situe dans la vallée de Torgas en Californie parmi les saisonniers dont les conditions de travail sont difficiles et précaires.
    Les propriétaires des exploitations ont décidé de diminuer le salaire des cueilleurs saisonniers. La révolte gronde.

    steinbeck

    Adaptation cinéma

    On fait connaissance de Jim Nolan une nouvelle recrue parmi les syndicalistes, nouvel adhérent au Parti communiste, on s’attache immédiatement à lui.

    Il est à la recherche d’un idéal, il a de fortes convictions et il a la naïveté du débutant.
    Mac McLeod syndicaliste aguerri et membre du parti communiste œuvre pour attiser la colère en utilisant la fougue et l’enthousiasme de Jim Nolan.
    Le docteur Burton aide à édifier un campement sur la propriété d’un fermier acquis à leur cause.

    Si les propriétaires sont de parfaits salauds, les syndicalistes ne sont pas en reste et c’est l’escalade.
    La violence est dans les deux camps, Joy un jeune militant communiste est tué, la récolte d’un fermier solidaire des travailleurs saisonniers est brûlée, son fils est passé à tabac. La terreur est partagée quand les saisonniers font preuve de violence vis à vis de ceux qui sont opposés à la grève.

    steinbeck

    Steinbeck est toujours du côté du faible, du déshérité et si la lutte pour le respect de l’individu est juste, la manipulation politique elle, ne l’est pas.
    Mac est prêt à sacrifier quelques individus pour faire triompher sa cause. C’est un calculateur, un manipulateur de foule.

    Le docteur Burton médecin sur le camp des saisonniers tente de calmer les choses, il est un peu la voix de Steinbeck, il est méfiant vis à vis des syndicalistes, méfiant vis à vis des foules excitées « Un homme, dans un groupe, n’est pas lui-même : il est l’une des cellules d’un organisme aussi différent de lui que les cellules de votre corps sont différentes de vous. »

    Le roman montre des hommes aux prises avec un système économique qui les broie mais ces hommes possèdent des qualités phénoménales de solidarité.

    steinbeck

    Jim Nolan est le véritable héros de ce roman. Mais est-il prêt à se battre contre tous ? contre les propriétaires ET contre les saisonniers qui refusent la grève ?
    Plein de flamme et de courage il se croit invincible.

    L’auteur est partagé on le sent entre le soutien à apporter aux travailleurs malmenés, utilisés, exploités, cause à laquelle il adhère totalement et les syndicats et le Parti communiste qui souvent les utilisent. Steinbeck est opposé à tout dogmatisme.
    Où est l’intérêt premier pour Nolan ou Mac, la cause du parti ? du syndicat ? ou la défense des plus faibles ?

    « Une grève trop vite étouffée n'apprend pas aux ouvriers à s'organiser, à agir ensemble. Une grève qui dure est excellente. Nous voulons que les ouvriers découvrent combien ils sont forts lorsqu'ils s'entendent et agissent d'un seul bloc. »

    C’est un débat encore d’actualité par son réalisme et le roman laisse ouverte la fin, Steinbeck ne tranche pas entre défense du groupe et défense de l’individu.
    Il n’adhère pas au slogan « 
    le communisme supprimera l’injustice sociale » et son point de vue est assez prémonitoire.
    «
    Il me semble que l’homme s’est engagé dans une lutte terrible, aveugle, pour s’arracher à un passé dont il ne se souvient pas, vers un futur qu’il est incapable de prévoir et de comprendre. L’homme a affronté et vaincu tous les ennemis possibles, à l’exception d’un seul. Il est incapable de remporter une victoire sur lui-même. »

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    Photos de Dorothea Lange

    Le roman de Steinbeck soulève de vives polémiques, en Californie le livre est banni des bibliothèques sous la pression des fermiers, mais il est décrété œuvre indispensable à New-York

    L’auteur est condamné à la fois pour son penchant socialiste ET par sa position vis à vis du communisme.
    En cela sa position est courageuse mais bien solitaire à l’époque.
    Par contre la critique littéraire est bonne et le roman connaît un vrai succès.

    steinbeck

    Steinbeck aime trouver des titres évocateurs, ici c’est un vers de John Milton et son Paradis perdu « Défier son pouvoir infini en un combat douteux dans les plaines du Ciel ».
    Le style est sobre comme dans tous les romans de Steinbeck, il peint avec justesse une réalité, il a pour cela énormément lu avant d’entamer ce roman. Sa peinture de l’Amérique est juste et les questions soulevées sont totalement de notre temps.

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    Le Livre : En un combat douteux – John Steinbeck – Traduit par – Editions Gallimard Pléiade 2023

  • Un été de lectures

    Je sais pas vous mais moi depuis toujours je me prépare un petit programme de lectures d'été.

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    Cela remonte loin, quand il me fallait préparer mes valises pour les vacances, bien entendu pas question d’emporter des dizaines de livres alors il faut tricher et prendre des pavés pour l’été.

    Les habitudes ont la vie dure et cela ne m’a jamais quitté alors qu’aujourd’hui je passe l’été dans mon fauteuil habituel.

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    Bien entendu, je sais pas vous mais moi c’est comme ça, je ne suis jamais totalement ma liste de lectures prévues. Je digresse, je m’éparpille.

    Parfois même il est arrivé que je ne lise aucun livre de ma liste mais tout autre chose, sans doute ce qu’on appelle l’esprit de contradiction.

    Pour cet été voilà mes prévisions, mais vous êtes prévenus cela pourrait tourner tout autrement.

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    Le Steinbeck en pléiade histoire de relire un de mes auteurs préférés
    J’en ai lu la moitié donc j’ai encore de quoi voir venir.

    Envie de relire Vie et destin de Grossman, j’ai fait cette année un ou deux billets sur lui et cela m’a donné envie de relire cette œuvre magistrale, de celle que l’on oublie pas.

    Bien entendu comme chaque année il y a Ulysse de Joyce mais là je n’en dirais rien car vu que c’est ma énième tentative de lecture je me fais toute petite.

    Quelques Balzac non lus, au hasard de ma pioche, de toute façon Balzac ce n’est que du plaisir.

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    Thomas Mann et sa Montagne magique, pourquoi pas c’est presque une relecture mais pas tout à fait car si j’ai lu et relu la première moitié de l’œuvre je crois ne l’avoir jamais totalement terminée.

    Et puis et puis il y a à mon programme : Pascal, c’est le 400 ème anniversaire de sa naissance à Clermont-Ferrand et une éditions anniversaire est parue chez Bouquins  plus une biographie de Bernard Grasset

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    Je suis certaine de ne pas tenir la rampe, mais j’aime bien avoir devant moi un programme touffu histoire d’imaginer que je peux encore remporter un challenge.

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