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  • Printemps des poètes Infinis paysages des flandres

    Les "Infinis paysages" des Flandres

     

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    Le canal s’en allait
    Ainsi depuis des ans.
    Où donc s’en allait-il
    Au pas lent d’un mule

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    Johan Barthold Jongkind

     

    Ou bien au pas tranquille
    D’un homme satisfait
    En traînant ses chalands
    Sous le ciel nonchalant ?

     

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    Canaux des Flandres

     

    Il ne le savait pas
    Il allait pour aller
    Il s’arrêtait parfois,
    Surpris, au bord d’un pré


    Le livre
    Du ciel dans l’eau - Maurice Carême - Editions l’Age d’homme

  • Le Printemps des poètes au nord

    Les Infinis paysages du nord

     

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    Première neige

    L’air est froid et immobile.
    Là-haut, planant, le faucon en chasse.
    L’approche des jours d’hiver.

     

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    Tranquille, chaque maison devient un point fixe,
    Tourne son mur contre le froid.
    Sauvage, le nuage de neige éclate.

     

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    On voit bientôt les premières traces
    sur notre cour blanchie.
    L’hiver est arrivé au Nord.

     

    Le livre : Lisières du givre - Tarjei Vesaas - Editions Grègres

  • Correspondance - Virginia Woolf Vita Sackville West


    Deux femmes d’exception...........

     

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    Virginia Woolf    Vita Sackville-West

    Vingt ans de correspondance, entamée en 1923, elle ne s’achève qu’avec la mort de V Woolf.
    Une correspondance qui séduit en raison de la personnalité des deux femmes mais plus encore par le style des lettres, chacun connaît l’art de Virginia Woolf mais le style des lettres de Vita est une surprise, il est magnifique, enlevé, brillant, éclatant. Vita aime la vie, le jeu, les plaisirs et les voyages, ne s’embarrasse pas de fidélité.
    Quand elles font connaissance Virginia a atteint une certaine notoriété, elle a déjà écrit trois romans et déjà fait face à trois crise d’aliénation mentale,  Vita est en train de devenir un auteur à succès et a déjà publié roman et surtout de la poésie.
    Ce n’est qu’en 1925 que commence réellement leur liaison, Vita est impressionnée par la publication de Mrs Dalloway et Virginia sort d’une période d’épuisantes migraines.

     

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    Monk's House

    De badin le ton des lettres prend une tournure amoureuse puis le ton de la passion. Temps béni vite interrompu par le départ de Vita pour Téhéran où elle doit rejoindre son diplomate de mari, du coup la passion fuse dans les lettres, les mots tendres, mais aussi les affres de la jalousie.   
    La séparation est plus douloureuse pour Virginia, et les voyages donnent à Vita l’occasion de lettres drôles, alertes, vivantes, elle sait décrire à merveille les lieux traversés, les personnages rencontrés.
    Virginia que l’on attend plus réservée sait se défaire du carcan des moeurs de l’époque et fait preuve d’audace épistolaire surprenante
    L’une a besoin de protéger, l’autre a besoin de l’être, toujours en proie à l’angoisse et à la peur de la folie.
    Mais  “La plus longue et la plus charmante lettre d’amour de la littérature” c’est Virginia qui l’écrira, avec la parution d’Orlando dédié à son amour.

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    Sissinghurst

    C’est la proximité intellectuelle entre les deux femmes qui va permettre à leur relation de passer de la passion à l’amitié amoureuse puis à l’amitié tout court. Vita se tourne vers d’autres amours et grâce à l’argent que lui rapporte ses livres va se consacrer à entretenir, embellir sa propriété de Sissinghurst qui devient le centre de son univers.
    Les lettres prendront un tour différent, parfois frivoles et ne dédaignant ni les ragots ni les moqueries sur la société qui les entoure.
    Deux femmes sont passionnées par la vie culturelle et intellectuelle de leur temps. Elles fréquentent tout ce qui compte en littérature à l’époque : Thomas Hardy, Aldoux Huxley, D.H Lawrence. Leurs échanges portent souvent sur l’écriture, elles comparent leurs lectures, s’enthousiasment pour Proust.
    Virginia Woolf écrit à Vita une dernière fois le 22 mars 1941 quelques jours avant son suicide.

    Virginia admirait Vita comme femme et Vita admirait l’écrivain, elles nous donnent à voir cet amour et cette admiration dans leur superbe correspondance.

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    Le Livre : Correspondance - Virginia Woolf / Vita Sackville-West - Traduit par Raymond Las Vergnas - Editions Stock

  • Printemps des poètes Infinis paysages de Chine

    Les "Infinis paysages " de la Chine

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    Il y a dans la cour un arbre merveilleux
    La profusion des fleurs jaillit du vert feuillage
    J’attire les rameaux, je cueille leur splendeur
    Je vais en faire hommage à l’ami de mon coeur


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    De mon amour m’écarte un long chemin
    Je me retourne, cherche des yeux mon vieux village
    La longue route à l’infini coule et s’écoule
    Quand les coeurs sont unis mais les lieux séparés,
    Quel douloureux chagrin nous mène au bout de la vieillesse !

     

    Les livres pour la Chine
    Les Dix neuf poèmes anciens - Traduits par Jean Pierre Dieny - Editions Les Belles lettres
    La peinture des paysages de la Chine ancienne - Mingsong Geng - China Intercontinental Press