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  • Promenades littéraires

    Grosse colère
    Souvent j’ai entendu cette phrase : « Moi, non, je ne lis rien de ce qui paraît actuellement. Tout cela est si médiocre, et on a tant de mal à s’y reconnaitre. Je retourne à Pascal, à Molière, Villon... » (..) Se flatter de sa vieillesse et de son incuriosité !
    Ils se prétendent cultivés, bouffonnerie ! Cultivés parce qu’ils ont acheté un jour, en bloc, les Cents chefs-d’oeuvre français et qu’ils s’en gargarisent ! Cultivés ces hommes pour lesquels Villon n’eût été qu’un bandit qu’il fallait pendre, Rimbaud un collaborateur, Mallarmé un mauvai professeur et Verlaine un ivrogne !

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    Ne savez-vous pas qu’être cultivé, c’est d’abord être vivant, c’est chercher, choisir, se tromper, se ridiculiser même (...) La Culture n’est pas un petit bac de père peinard, mais un train dans lequel il faut sauter en pleine marche.

    Et admiration
    Romain Rolland avait l’art involontaire de provoquer des dévouements familiaux. Sa mère morte, sa soeur refusa de se marier pour veiller sur lui, car sa santé exigeait de constants ménagements.
    Il arriva qu’un jour au fond de la Russie, une jeune fille lu Jean-Christophe. Après le dernier volume, elle se leva, boucla une valise, franchit la frontière, traversa l’Europe arriva jusqu’au lac suisse où vivait son homme de génie et l’épousa.

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    Le livre
    Ma Route de Bourgogne - Raymond Dumay

     

  • Voyages pendulaires Des Roms au coeur de l'Europe

     

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    Une exposition en ce moment à Lyon a retenu mon attention, il faut dire que l’actualité s’est chargée de lui donnée une portée nationale.    
    Composée à partir de reportages photographiques, l’exposition montre les déplacements de plusieurs familles entre la France et la Roumanie.
    Dans la banlieue lyonnaise comme dans la banlieue d’autres grandes villes, des bidonvilles se sont créés et abritent ou abritaient des Roms. Au gré des expulsions, des accompagnements à la frontière on suit la vie de ces familles. Les photos parlent toutes seules pour dire la précarité, la pauvreté et les conditions de vie indécentes qu'elles soient en France ou en Roumanie.

    Le travail a été réalisé par une journaliste : Sophie Landrin et par un photographe : Bruno Amsellem, ils se sont déplacés au même rythme que les familles, et ont découvert un ghetto rassemblant 2000 Roms en Roumanie. Cette situation est ancienne car comme dans le reste de l'Europe, les Roms sont des parias dans leur pays d'origine.

    Chômeurs par force en Roumanie depuis la fin de l’ère Ceaucescu et par décision administrative en France, ces personnes toujours montrées du doigt, marginalisées, victimes de discrimination survivent grâce à la mendicité. En quelques 8 ans ces familles ont effectué plus d’une dizaine de voyage entre les deux pays au gré des mesures prises à leur encontre.
    Des solutions sont possibles, ainsi certaines familles ont accepté l’aide fournie par l’Office de l’Immigration et de l’Intégration et ont pu obtenir un logement et scolariser leurs enfants.

     

    J’ai été très touchée par cette exposition car comme chacun il m’arrive d’avoir des jugements lapidaires et stéréotypés lorsque dans le métro je vois une jeune femme mendier son bébé dans les bras ou des enfants portés un accordéon plus gros qu’eux et tendre la main.

    Est ce normal si aujourd’hui dans pratiquement tous les pays d’ Europe  une population est ostracisée au seul prétexte de son mode de vie ? Une expo comme celle là peut aider à changer notre regard et redonner de la dignité à nos relations avec la communauté Rom.

    Pour en savoir plus : Le livre de Jean Pierre Liégeois universitaire dont le travail est consacré à cette communauté : Roms au coeur de l'Europe, édité par le Conseil de l'Europe

    Emmanuel lecteur de ce blog me transmet une adresse intéressante que je vous livre celle de café Babel
    on y trouve des articles sur la communauté Rom, l'occasion d'élargir nos points de vue sur le sujet

     

  • Turner ses maîtres et ses héritiers

    Turner ses maîtres et ses héritiers - Editions Beaux Arts collection 19/19

     

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    Quand on rate une exposition on se rabat sur un livre, c’est ce que j’ai fait et celui ci dans son format carré est un bon choix.
    Bougon, râleur, acariâtre, un peu mythomane, sûr de son génie, voilà quelques traits du joyeux caractère de John Mallord William Turner. Ce devait être un frère en mauvais caractère de Schopenhauer.
    Il refusa toute sa vie de donner sa date et son lieu de naissance ! Voilà pour le pittoresque le reste relève du génie.
    Dans la première partie du livre on voit les influences, les admirations de Turner pour ses maîtres en peinture et le dialogue qu’il entretint avec eux tout au long de sa vie.
    Contrairement à la littérature où si l’on imite on est aussitôt taxé de plagiaire, en peinture, un artiste peut s’inspirer d’autres artistes et en tirer la « substantifique moëlle ». Très tôt admis à l’Académie Royale, Turner n’a jamais cessé d’admirer et de s’inspirer d’autres peintres.
    Quelques exemples : il aime peindre des paysages, il sait s’inspirer des peintres hollandais dans ses brumes et clair obscur, dans ses marines. Rembrandt est son maître


    La preuve en images Le moulin de Turner Le moulin de Rembrandt (un clic pour agrandir)


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    Il comprend très tôt l’importance des couleurs et de la lumière, un voyage en Italie et surtout à Venise va décider de la suite de son art. Il va lui l’admirateur de Canaletto, de Claude Gellée dit Le Lorrain, révolutionner l’art du paysage, inventer un flou inimitable, doté ses marines de ciels et de couleurs fantastiques. Le public ne suit pas forcément et crie parfois à la folie et une grande partie de ses tableaux restent invendus.

    La preuve en images Vues de Venise  Canaletto et Turner (un clic pour agrandir)

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    Il a peut être un caractère exécrable mais il sait rendre hommage avouons le. Mais passons des maîtres aux héritiers, car c’est à ça que l’on reconnaît le vrai génie. Ses héritiers ont moins de grandeur quant à l’hommage car ni Monet, ni même Pissaro, Ensor qui le découvrirent au gré d’un exil londonien au moment de la commune, n’avouent son influence, et pourtant

    La preuve en image Pluie vapeur et vitesse de Turner Monet La Gare Saint Lazare

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    Un livre très agréablement illustré, très didactique sans être lourd. Un texte simple  mis au service de ce génie de la lumière et de la couleur qui disait « Voir est un art »

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    Une de ses plus belles de ses toiles ( merci Aifelle)