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  • Pour saluer Giono

    Un de Baumugnes - Jean Giono - Lu par Jacques Bonnafé - Editions Thélème

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    Jacques Bonnafé restitue le parler rugueux et simple des héros , les pages de Giono prennent une ampleur nouvelle, vous entendez l'amour d'Albin pour Angèle la fille aperçue un soir, son harmonica vous parle  dans la nuit, vous êtes à la Douloire et vous accompagnez Amédée dans sa recherche d'Angèle.

     

    Colline - Jean Giono - Lu par Jean Chevrier - Editions Fremeaux et associés

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    « En faisant Colline, j'ai voulu faire un roman, et je n'ai pas fait un roman: j'ai fait un poème ! »
    Une lecture superbe de Jean Chevrier qui fait vivre la Provence et ses personnages, la diction est parfaite et la voix magnifie le texte. La tension, la peur qui s’empare de Gondran, de Jaume sont superbement restituées par Jean Chevrier, l’air vibre, la Colline tremble et vous voyez filer le chat noir annonciateur de malheur.

     

    Regain - Jean Giono -  - 

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    Inoubliables les personnages du roman, la belle lecture d porte l’humanité de Panturle, de Gaubert et d’Arsule. Il dit bien le lent déclin, le départ de Gaubert, la mort annoncée d'Aubignane. Il sait superbement nous communiquer le tressaillement de la vie qui reprend, le premier labour, le premier blé et l'enfant qui s'annonce.

     

    Cette écoute des trois romans de Giono m’a apporté beaucoup de plaisir et je souhaitais partager ce plaisir avec vous. Elle permet de redécouvrir des textes lus il y a longtemps, et puis comme on ne se refait pas, après l’écoute il est plus que tentant d’aller feuilleter à nouveau les bouquins.

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  • L'origine de la violence - Fabrice Humbert

    L’origine de la violence - Fabrice Humbert - Editions Le Passage

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    De passage à Paris je suis entrée dans une librairie, jusque là rien d’extraordinaire, souhaitant un renseignement j’attendais patiemment mon tour pour interroger un vendeur, celui-ci vantait de façon très convaincante les mérites d’un roman français j’ai tendu l’oreille...et j’ai très bien fait.

    Un jeune professeur de français,  accompagnant ses élèves en voyage scolaire, visite le camp de Buchenwald. Accroché sur un mur du musée une photo attire son attention. Sur la photo un détenu et cet homme est le sosie de son père, or il est impossible que l’homme de la photo soit son père, celui-ci est bien vivant, il n’a jamais été prisonnier, personne dans la famille n’a été déporté,  alors ?
    Ici commence une enquête qui plonge le narrateur dans l’horreur des camps, dans les archives de Buchenwald. Il cherche les documents, les témoins qui pourront l’éclairer.

    « Dans le calme de l’Ettersberg, le souvenir des cinquante-trois mille morts faisait se lever une armée d’ombres silencieuses. Je m’avançait dans le brouillard avec une légère angoisse. Aux aguets comme si j’étais en attente. »

    Il apprend l’identité de l’homme de la photo : David Wagner, mais  rien en apparence ne relie cet homme à sa famille. Il part sur ses traces et sur celles des autres personnages de la photo, tous nazis notoires.
    Enquêteur tenace, ses recherches vont le mener à Göttingen, à Berlin, mais surtout dans sa propre famille. C’est une quête des origines, une réflexion sur le sens du mot « filiation ».

    On retrouve dans ce roman le thème central de « Un juif pour l’exemple » la violence, le mal absolu.
    Le narrateur est obsédé par la violence, y compris la sienne
    « Depuis toujours, la peur et la violence m’ont hanté. J’ai vécu dans ces ténèbres. j’ai toujours craint qu’on m’entraîne, m’attache, m’écorche, comme un animal nuisible. »


    Fabrice Humbert fait entendre les voix de Primo Levi et Jorge Semprun, il fait preuve d'un talent impressionnant et  réussit le tour de force d’écrire un roman profondément humain, très bien documenté, historiquement et psychologiquement juste et qui se lit avec avec un sentiment d’urgence très fort.

    Faites une place à ce livre dans votre bibliothèque

    Un autre avis dans le quotidien La Croix


    L’auteur

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    Fabrice Humbert a déjà deux romans à son actif : Autoportraits en noir et blanc (Plon) et Biographie d’un inconnu (Le Passage) Vous pouvez  le retrouver sur son site

  • Noirs hivers

    L’hiver de Franckie Machine - Don Winslow - Traduit par Franck Reichert - Editions du Masque

    frankie.gifJe vous présente Frankie Machianno, l’homme aux boulots multiples qui demandent une organisation digne du manager du mois, une ex-femme, une maîtresse, une fille prunelle de ses yeux, le voisin qu’on voudrait avoir, bref un gars bien.
    Surfeur moins fringant que par le passé mais qui chevauche la vague chaque matin à Ocean Beach....
    Un détail tout petit mais qui va mettre en péril le bel édifice patiemment construit, pendant quelques années le surnom de Frankie Machine lui a été donné par la Mafia, c’était y a longtemps quand il mettait la même méticulosité et la même organisation dans son boulot de tueur....
    Et là aujourd’hui c’est lui la cible, il a voulu rendre service et ses anciens amis veulent sa peau. Fini la vie tranquille, Frankie va devoir retrouver ses vieux réflexes, ses armes, ses planques, mettre à l’abri la fille, l’ex-femme et la maîtresse, mettre en sommeil ses petites entreprises.

    J’ai passé un bon hiver, le dosage de moments chauds est juste bon, Frankie est toujours en mouvement et pas seulement sur sa planche de surf ... Efficacité et action, un brin d’humour, un polar comme je les aime.

    L'avis de Bernard Poirette sur RTL
    podcast

    Actu du Noir et Moisson noir nous informent que De Niro a acheté les droits de ce polar, attendons....




    Hiver arctique - Arnaldur Indridason - Traduit par Eric Boury - Editions Métailié

    hiverarctique.gifL’Islande en hiver c’est comme on l’imagine : froid, gris, neigeux, hostile, chacun s’enferme bien à l’abri. Pas tout le monde car on retrouve le corps d’Elias 12 ans poignardé au pied de son immeuble, personne n’a rien vu mais le frère a disparu, la mère semble couvrir sa fuite, l’origine thaïlandaise de l’enfant a-t-elle une importance ? crime raciste ?
    Erlendur est de nouveau à pied d’oeuvre avec son équipe,  il mène en parallèle une enquête sur la disparition d’une femme à la vie sentimentale peu simple.
    Je ne suis pas très loquace car pour le première fois je me suis un peu ennuyée, la lenteur de mise en place de l’intrigue a eu raison de moi, à la moitié du livre on a pas avancé d’un iota, je suis allée au terme de l’histoire mais sauf effort d’Indridason pour dynamiser Erlendur, je crois que ce sera ma dernière balade islandaise

    Tout le monde n’est pas du même avis Télérama est même carrément enthousiaste