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  • Police - Jo Nesbø

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                               ©JONATHAN NACKSTRAND / AFP

     

    Sans déflorer le suspens de ce polar et pour ceux et celles qui n’ont pas lu « Fantôme » l’opus précédent, sachez que Harry Hole la vedette de la police Norvégienne, a été laissé pour mort, une balle dans la tête du genre dont on ne se remet pas. 

    Nesbø c’est le top question suspense et ici non  seulement il ne démérite pas mais il est parfait. 

    Vite fait et pour vous orienter un peu :  un retraité de la police est assassiné sur les lieux mêmes d’un meurtre non résolu. Mais après Erlent Vennesta, deux autres policiers vont être tués dans des circonstances similaires.

     

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    L’équipe sous les ordres de Mickael Bellman n’arrive à rien et Gunnar Hagen son adjoint reconstitue l’équipe de Harry Hole ou du moins ce qu’il en reste pour résoudre ces trois meurtres.

    Dans le même temps un patient est sous haute surveillance à l’hôpital d’Oslo, on ne connait pas son identité mais on devine rapidement que c’est un témoins clé dans une affaire plus que sensible. Très vite on sait que bien des gens prient pour qu’il ne se réveille jamais.

     

    Et là stop, je ne dirai plus rien pour vous laisser tout le plaisir de la lecture haletante, je vous laisse trembler, vous faire mener en bateau, vous impatienter, vous creuser les méninges.

    Jo Nesbø est parfait de ruse, de manipulation, ses dialogues et son intrigue sont percutants. Un très bon cru aussi bon que « Le bonhomme de neige » 

     

     

    Le livre : Police - Jo Nesbø - Traduit par Alain Gnaedig - Editions Gallimard

  • Scènes de crimes

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    Quand rien ne me tente vraiment je sais pouvoir me tourner vers les polars, ils peuvent parfois être un moyen de dépaysement très fort.

     

    Un classique qui est une suite mais que l'on peut lire tel quel, un voyage sur une île presque au bout du monde, un qui est un clin d'oeil à une belle ville baroque, et enfin un polar version germanique

    Si ça vous tente c'est ici dès demain

  • La couleur du lait - Nell Leyshon

     

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    La vie dans le Dorset

     

    Dickens fut le chantre de la pauvreté des villes mais à travers ses romans on voit peu le monde rural. Pourtant au XIXème siècle le peuple des campagne ne nageait pas dans l’opulence loin s’en faut. C’est ce monde que propose Nell Leyshon avec ce roman. 

     

    «  Ceci est mon livre et je l'écris de ma propre main

    nous sommes en l'an de grâce mille huit cent trente et un, j'ai quinze ans et je suis assise à ma fenêtre. je vois beaucoup de choses. je vois les oiseaux qui piaillent dans le ciel. je vois les arbres je vois les feuilles.

    et chaque feuille a ses veines.

    chaque tronc a ses fissures.

    je suis pas très grande et mes cheveux ont la couleur du lait. »

     

    Mary est très jeune,  elle ne tient pas un journal, non, pourtant elle nous fait le récit de sa courte vie parce qu’il y a urgence.

    Jusqu’à quinze ans elle a vécu à la ferme de ses parents dans le Dorset, un quotidien sombre, dur, violent. Elle n’est jamais allé à l’école, pas plus que ses soeurs, elle trime du matin au soir, travail ponctué par des coups, des humiliations, des moqueries sur sa boiterie, souffre-douleur du père, seul son grand-père est proche d’elle et d’une certaine façon elle le protège.

    Les coups pleuvent sur elle car elle n’a pas la langue dans sa poche, elle se rebelle et elle est d’une spontanéité qui souvent la met en danger.

     

     

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    Le Dorset

     

    Sa vie va changer lorsqu’elle est quasiment vendue au pasteur du village M Graham, qui cherche de l’aide pour s’occuper de son épouse malade. C’est au presbytère  qu’elle va avoir l’opportunité d’apprendre à lire et à écrire mais je ne vous dévoile rien sur sa façon d’apprendre à lire.

    Elle à rêver de lire pourtant elle a du mal à couper les ponts avec sa famille comme si elle avait compris qu’il y aurait pour elle un prix à payer pour avoir voulu se hisser un rien au dessus des femmes de la famille.

     

     

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                     Une si jolie campagne

     

    J’ai aimé le style du récit, l’auteur nous restitue une langue encore un peu pauvre, maladroite mais pleine de spontanéité. Le rythme donné au récit se fait urgent, les mots manifestement se bousculent sous la plume de Mary. 

    Nell Leyshon n’entretient aucun suspense mais parvient à tenir le lecteur en haleine grâce à une écriture qui sert parfaitement le roman avec parfois des métaphores bibliques

    C’est un roman très court, le sujet est presque banal mais Nell Leyshon en fait un très beau récit dans lequel la voix de Mary s’élève de façon intense et tendre.

     

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    Le livre : La couleur du lait - Nell Leyshon - Traduit par Karine Lalechère - Editions Phébus