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  • Pause américaine

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    Vous savez fidèles lecteurs de ce blog que l'anglais et moi .....nous sommes en délicatesse, aussi il était temps d'y remédier. 

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    Quoi de mieux qu'un séjour linguistique ? ....euh non là je plaisante.

    Un séjour donc, familial, touristique, culturel bref un mois de détente, de plaisir et quand je reviens je vous fait un billet en anglais....si si ....enfin peut être.

    Les valises sont bouclées, direction la Caroline du Sud le pays de Scarlett et Rhett, enfin eux c'était peut être la Géorgie, mais bon vous me pardonnerez.

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    Pour vous tenir compagnie je vous laisse quelques bribes et brindilles. 

    Rendez vous ici dans un mois

     

     

  • L'homme du verger - Amanda Coplin

     

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                      la vallée de Wenatchee © Amata Trakmar

     

    En route vers la côte pacifique disons au tout début du XXème siècle, vers la vallée de Wenatchee. Un homme calme, un homme bon et vivant en harmonie avec la nature, fait fructifier sa terre, il a planté un verger, il a greffé, soigné, irrigué et il peut être fier de son travail.

     

    Après la récolte il part à la ville où il espère rencontrer ses amis : Caroline Middey herboriste et sage-femme et Clee l’indien. 

    « Les boisseaux de pommes et d’abricots enfouis dans les sacs, bruissaient au fond du chariot ». Son étal installé il aperçoit « deux filles avec des mines de conspiratrices - en guenilles, le visage sale »

    Lorsqu’elles lui dérobent ses pommes il laisse faire mais les suit.

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    « les pommes dégringolaient de leurs robes relevées et elles s’accroupissaient ou se penchaient maladroitement pour les ramasser. Cette maladresse était due, il le voyait bien à leurs ventres grotesquement distendus. »

     

    Talmadge, lui qui ne s’est jamais occupé que de prunes, d’abricots ou de pommes, lui qui n’a jamais pu oublier la disparition d’Elsbeth sa soeur, qui vivait au rythme des rencontres amicales avec Caroline, va être propulsé dans un monde de violence et de douleur.

     

    Della et Jane, ses voleuses sauvages et farouches vont petit à petit s’approcher de sa maison, accepter la nourriture qu’il laisse à leur intention, pénétrer dans sa maison en son absence.

    Elles ont fui la violence, la servitude et la cabane que leur offre Talmadge va représenter un havre où poser leurs têtes. Quand un homme accepte d’être volé par plus démuni que lui ne soyez pas étonné que toute sa destinée en soit changée à jamais.

     

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    « A l'été, lorsque les chevaux revinrent, Della était décidée : elle voulait apprendre à monter. Ce fut elle et non Talmadge qui demanda à Clee de bien vouloir l'initier »

     

    Et je m’arrête là pour vous permettre de découvrir Talmadge et son verger, pour découvrir un livre totalement ouvert sur les grands espaces.

    Indiens, chevaux sauvages, arrivée du chemin de fer ont répondu à mon envie d’aventure mais le côté intimiste imprimé par Amanda Coplin m’a comblé également.

    Qu’est-ce qui crée les liens entre les hommes, le sang ou ..tout autre chose ? Peut-on reconstitué une famille par la seule volonté ? 

    J’ai aimé passé du romantisme à un ton plus sombre, du lyrisme au côté désespéré de ces vies.

    Un très bon roman dont l’auteur a réellement grandi dans la vallée de Wenatchee et s’est inspirée de la vie de sa famille pour écrire cette histoire.

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    Le Livre : L’homme du verger - Armanda Coplin - Traduit par Laurence Kiéfé - Editions Christian Bourgois

  • Un parfum de western

    Quand on me demande pourquoi je n’aime pas beaucoup la littérature française actuelle je réponds que c’est parce que j’aime qu’on me raconte une bonne histoire, avec un environnement attachant, des personnages bien en chair, j’aime sentir le vent qui souffle, avoir froid, faim, peur avec les héros. 

     

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    D’où mon goût pour les romans des grands espaces, je viens d'en lire un parfait, je vous en parle dès demain