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L'homme du verger - Amanda Coplin

 

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                  la vallée de Wenatchee © Amata Trakmar

 

En route vers la côte pacifique disons au tout début du XXème siècle, vers la vallée de Wenatchee. Un homme calme, un homme bon et vivant en harmonie avec la nature, fait fructifier sa terre, il a planté un verger, il a greffé, soigné, irrigué et il peut être fier de son travail.

 

Après la récolte il part à la ville où il espère rencontrer ses amis : Caroline Middey herboriste et sage-femme et Clee l’indien. 

« Les boisseaux de pommes et d’abricots enfouis dans les sacs, bruissaient au fond du chariot ». Son étal installé il aperçoit « deux filles avec des mines de conspiratrices - en guenilles, le visage sale »

Lorsqu’elles lui dérobent ses pommes il laisse faire mais les suit.

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« les pommes dégringolaient de leurs robes relevées et elles s’accroupissaient ou se penchaient maladroitement pour les ramasser. Cette maladresse était due, il le voyait bien à leurs ventres grotesquement distendus. »

 

Talmadge, lui qui ne s’est jamais occupé que de prunes, d’abricots ou de pommes, lui qui n’a jamais pu oublier la disparition d’Elsbeth sa soeur, qui vivait au rythme des rencontres amicales avec Caroline, va être propulsé dans un monde de violence et de douleur.

 

Della et Jane, ses voleuses sauvages et farouches vont petit à petit s’approcher de sa maison, accepter la nourriture qu’il laisse à leur intention, pénétrer dans sa maison en son absence.

Elles ont fui la violence, la servitude et la cabane que leur offre Talmadge va représenter un havre où poser leurs têtes. Quand un homme accepte d’être volé par plus démuni que lui ne soyez pas étonné que toute sa destinée en soit changée à jamais.

 

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« A l'été, lorsque les chevaux revinrent, Della était décidée : elle voulait apprendre à monter. Ce fut elle et non Talmadge qui demanda à Clee de bien vouloir l'initier »

 

Et je m’arrête là pour vous permettre de découvrir Talmadge et son verger, pour découvrir un livre totalement ouvert sur les grands espaces.

Indiens, chevaux sauvages, arrivée du chemin de fer ont répondu à mon envie d’aventure mais le côté intimiste imprimé par Amanda Coplin m’a comblé également.

Qu’est-ce qui crée les liens entre les hommes, le sang ou ..tout autre chose ? Peut-on reconstitué une famille par la seule volonté ? 

J’ai aimé passé du romantisme à un ton plus sombre, du lyrisme au côté désespéré de ces vies.

Un très bon roman dont l’auteur a réellement grandi dans la vallée de Wenatchee et s’est inspirée de la vie de sa famille pour écrire cette histoire.

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Le Livre : L’homme du verger - Armanda Coplin - Traduit par Laurence Kiéfé - Editions Christian Bourgois

Commentaires

  • Troisième billet enthousiaste sur ce roman, pff, vous me tuez! (et je m'étais trompée dans mes prévisions)

  • @ keisha : pas de sens de l'orientation peut être ?

  • ça donne envie, ce plaisir que tu as eu à passer un moment dans cette vallée à travers ce livre!

  • @ Martine : un vrai plaisir, tout le bonheur des romans comme je les aime

  • Comme je comprends et partage ton goût pour ce genre de romans. Lorsqu un romancier français sait écrire comme ça, je suis enchantée mais c'est rare. Le dernier en date de ce style c'était "farrago" de Yann Appery

    Luocine

  • @ Luocine : je note ce livre que je n'ai pas lu
    ici c'est un beau et bon roman, le dernier roman français qui m'avais vraiment transportée c'était Céline Minard

  • Comme je comprends et partage ton goût pour ce genre de romans. Lorsqu un romancier français sait écrire comme ça, je suis enchantée mais c'est rare. Le dernier en date de ce style c'était "farrago" de Yann Appery

    Luocine

  • Je l'ai déjà noté, les thèmes sont intéressants (très belles les photos qui illustrent ton billet)

  • @ Aifelle : rajoute une petite croix !

  • Ton commentaire et les belles illustrations qui l'accompagnent me font noter ce livre que j'ai envie de découvrir

  • @ nadejda : je suis certaine que tu vas aimer

  • Il a tout pour me tenter et tes photos sont le petit plus que j'adore ;0) Dans le genre western Homesman me tente beaucoup aussi... Alors que d'habitude ce n'est pas du tout le genre qui m'attire, en voilà déjà deux qui aiguise mon appétit ;0)

  • @ L'or des chambres : Homesman est aussi dans mes intentions

  • Très envie de le lire maintenant que j'ai lu ton billet. Je le note, je le note, je le note!

  • @ Mango : je trouve que ce roman est une jolie réussite, bonne lecture par avance

  • @ Appalaches : c'est vaste les US !! mais tu verras ce roman est vraiment excellent et donne envie d'aller se balader par là

  • Je vais regretter de l'avoir reposé sur la table de la librairie samedi dernier !

  • @ Anne : cela m'arrive aussi après on se mord les doigts mais un rattrapage est toujours possible

  • @ miriam : j'avoue avoir triché un peu ils ne sont pas américains ...

  • @ Tania : on est loin de la Russie mais on est là aussi plongé dans l'humain dans ce qu'il a de plus horrible et de plus beau

  • @ Clara : j'aime les libraires quand ils sont de bon conseil

  • Au trot et en gambade à cheval ? Pas de colts dirait-on dans ces grands espaces-là très à l'ouest ?

  • @ Christw : les colts ne sont pas totalement absents, le genre westerns agricole et humaniste : ce n'est pas contradictoire !

  • Toutes les histoires de solidarité, de liens inattendus entre les personnes m'attirent.
    Si joliment présenté ton billet, si bien mené!
    Rien en espagnol de señora Coplin malheureusement en ce moment.
    Bonne journée Dominique

  • @ Colo : il sera sûrement traduit car je crois qu'il a eu un énorme succès aux US

  • Et encore un que je note mais avec cinq étoiles !!! Tu es une vraie tentatrice mais pour moi ce n'est pas difficile de me persuader puisque 22 ans de ma vie se sont passés ici, en Normandie, entre la nature et les chevaux à ma porte...
    De la Normandie à la côte du Pacifique, il y a un grand pas mais...

  • @ Enitram : question chevaux tu seras servie

  • De grands espaces, certainement somptueux comme tes photos, et des gens qui s'apprivoisent... cela est plus que tentant Dominique. La liste s'allonge, je vais demander au temps qu'il en fasse de même. Bises. brigitte

  • @ plumes d'anges : le héros te plairait certainement soucieux qu'il est de son verger et des femmes de son entourage un héros écolo et humaniste

  • @ Claudialucia : oui un roman à la fois dur et tendre

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