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L'homme sans postérité - Adalbert Stifter

L'homme sans postérité - Adalbert Stifter - Traduction et préface par Georges-Arthur Goldschmidt - Editions Phébus
l'homme ss postérité.gifC’est l’heure de la séparation, Victor fait ses adieux à ses amis, sa mère adoptive, Hanna sa soeur de lait, il quitte le village où il a grandit, dans quelques semaines il commencera sa vie professionnelle. Avant de franchir cette étape il doit  rendre visite à un oncle qu’il n’a jamais vu mais que toute la famille semble respecter.
L’oncle exige sa venue sous peine de ne pas le laisser entrer en possession de biens hérités de son père, Victor doit se rendre chez lui et l’oncle exige qu’il fasse le voyage à pieds comme pour mettre à l'épreuve son courage et sa volonté.
Son oncle vit seul sur une île, sans contact aucun, sans sortir, sans voir personne d'autre que les trois domestiques qui le servent.
La demeure est close de grands murs, les portes sont fermées à clé, les fenêtres munies de barreaux, tout évoque l’enfermement, nul bruit qui évoque la vie.
La vie dans la maison parait arrêtée, les objets sont vieux, hors d’usage, recouverts de poussière.
L’accueil réservé à Victor est pour le moins étrange, son oncle ne se préoccupe pas de lui, ne lui parle pas, le laisse livré à lui-même quasi prisonnier sur l’île. Le jeune homme habitué à être le centre de l’attention, est tout d’abord révolté par cet oncle acariâtre et revêche.
Pour s’occuper il entreprend la découverte de l’île, de la maison, il observe la vie autour de lui, il observe ce vieil homme , progressivement son attention se porte sur autrui.
Et doucement les relations avec le vieil homme vont évoluer. L’oncle et le jeune homme vont tenter de se comprendre, de s’apprivoiser, de faire preuve d’humilité pour l’un et d’ouverture pour l’autre. La tendresse est prête à naître entre eux alors que vient le moment du départ. Ce séjour changera tout pour Victor, le regard porté sur les êtres qu'il aime, les choix de vie à faire.

Tout le récit est marqué par la beauté de la nature, les montagnes, le lac et ses couleurs, le jardin paisible, tout respire la sérénité mais aussi une tristesse sourde.

tableau de stifter.jpg

Ce roman d’apprentissage qui marque le passage de l’enfance à l’âge adulte est plein de mélancolie, d’émotions, le héros évolue d’une joyeuse insouciance à la prise de conscience de soi, de ses aptitudes réelles, de ses sentiments envers ses proches. La solitude de l'homme "sans postérité" est terrible et l'on est pris de tendresse pour le vieil homme pour qui il est trop tard.
L’écriture de Stifter est simple, belle, poétique, lente comme une promenade. Les grands écrivains de langue allemande ont admiré la prose          d' Adalbert Stifter.

Le site consacré à l'auteur


L’auteur
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Autrichien, Adalbert Stifter est né le 23 octobre 1805 à Oberplan , dans le sud de la Bohême. 
Il fait des études juridiques puis se met à écrire et à peindre.
Il finit inspecteur de L'Instruction Publique. En 1868 , atteint d'un cancer incurable , il se donne la mort.
Ses oeuvres sont traduites en français chez différents éditeurs

Commentaires

  • Compte rendu très sensible, je serai heureuse de découvrir cet auteur - grâce à vous.

  • @ Tania, Stifter a été il y a quelques années une réelle découverte et un plaisier intense, je ferai prochainement un billet sur un autre roman que j'ai trouvé supérieur encore à celui-ci

  • je reprends le commentaire de Tania : ce beau billet me donne envie de découvrir l'auteur

  • Le titre de ce livre m'intrigue depuis longtemps, ton billet me donne très envie de passer à la lecture, l'histoire est belle.

  • @ Aifelle, Amanda : c'est une découverte à faire, cet auteur est intemporel et j'oserais dire universel par la qualité et la profondeur des sentiments exprimés, l'écriture elle est de son époque mais cela ne gêne en rien et même ajoute un supplément d'authenticité

  • Pour ceux et celles qui veulent en savoir un peu plus, il est aussi possible de lire ce que je dis de "L´Arrière-saison" (entre autres de cet écrivain hors pair de langue allemande trop peu connu en France) :
    http://lancelot-d-oslo.over-blog.com/article-30543918.html

  • @ BOL merci du lien pour les lecteurs tentés , l'Arrière saison est dans mes intentions de lectures prochaines

  • Un des plus beaux livres ! Avec son Nachsommer bien sûr. Allez faire un tour sur le site : http://www.moncelon.com où l'on parle de cet auteur avec ferveur !

  • @ Mirandoline , j'ai encore 2 ou 3 livres de lui à lire dont Nachsommer mais je veux le lire tranquillement sans me presser et je garde ça pour une période de vacances
    je vais aller voir ce lien vers un site que je ne connais peut être pas merci à vous

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