26.03.2009
186 marches vers les nuages - Joseph Bialot
186 marches vers les nuages - Joseph Bialot - Editions Métailié
Berlin 1945, la ville est dévastée, les alliés se sont partagés la capitale du Reich, les ruines fument encore et la chasse au nazis est ouverte. Chacun tente de survivre.
Bert Waldeck lui n’est pas le berlinois type, il a passé depuis 1934 plus d’années dans les geôles et les camps de concentration que n’importe qui. Il était juste un flic qui pensait appliquer la loi, mais « loi » est un mot qui n’était pas dans le vocabulaire nazi.
Il accepte à la demande des américains de rechercher Hans Steiner, un copain d’école à lui mais aussi son tortionnaire. Rapidement il a des doutes sur les intentions des américains, Hans Steiner est un nazi soit mais ce n’est pas Himmler, alors pourquoi le rechercher avec autant de zèle ?
En déportation il a développé un sixième sens et là il se sent utilisé, piégé et ça ne lui plaît pas, alors il va faire sa propre enquête qui va lui faire toucher du doigt que les intérêts des puissances alliées ne sont pas toujours compatibles avec la simple justice.
Ce roman vaut plus pour l’atmosphère, l’écriture sobre et la sensibilité que pour l’intrigue elle-même.
Les souvenirs de Bert Waldeck sont poignants, Joseph Bialot est venu à l’écriture sur le tard, et dans ce roman il utilise avec beaucoup de talent et d’humanité sa propre expérience de déporté. Il permet de ne pas oublier que dans les camps les plus anciens déportés étaient parfois des allemands.
Les avis également très positifs de nos deux compères des noirs lectures : Yann et Jean Marc
Outre les polars qu'il écrit, il a relaté dans « C’est en hiver que les jours rallongent » son expérience concentrationnaire.
Il sera présent au festival « Quai du polar » à Lyon du 27 au 29 mars.
Devoir de mémoire
Il y a quelques années j’ai visité (je n’aime pas ce mot ici mais je n’en trouve pas d’autre) Mathausen. C'était en août, j'étais en bonne santé, personne ne me menaçait, personne ne me frappait, il faisait très chaud, j’ai descendu et remonté ces 186 marches de la carrière de granite, c'est un souvenir fort.
Il y a eu des morts dans cet escalier, il y en a eu beaucoup et encore davantage, des suites de l'avoir trop monté, du dernier effort qu'il leur a fallu faire après une journée de bagne et qui a fait que le lendemain ils n'ont pas pu repartir, ils n'ont pas pu continuer. De ceux-là, aucun témoin ne peut vous dire le nombre, mais ce dont nous pouvons vous assurer, ce que je peux vous dire, c'est que sur chaque marche, je dis bien chaque marche de cet escalier, il est tombé du sang... Jean Lafitte (interné à Mathausen)
07:13 Publié dans Histoire, Policiers | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
































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Commentaires
Ecrit par : Aifelle | 26.03.2009
Répondre à ce commentaireT'es tu laissée tenter par une liseuse ?
Ecrit par : brigetoun | 26.03.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Nanne | 26.03.2009
Répondre à ce commentaire@ Brigitte je suis encore en attente pour l'ebook car je travaille sur mac et les deux ebook apparemment ne fonctionnent qu'avec un PC
Ecrit par : Dominique | 26.03.2009
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