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Ostende 1936 - Volker Weidermann

L'été de l'amitié

 

Dommage que l’édition française de ce livre n’ait pas gardé le sous titre de l’édition allemande : l’été de l’amitié. Un sous-titre qui dit tout pour les protagonistes de cet été là.

On pourrait aussi l’intituler : Portrait de groupe, car en exil dans la station belge d'Ostende on retrouve là des écrivains chassés d’Allemagne et d’Autriche par le régime nazi.

 

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Ostende avant guerre

Stefan Zweig bien sûr qui a espéré longtemps pouvoir être encore édité en Autriche, qui va devoir se résoudre au départ et au divorce, il faut dire qu’à Ostende ce n'est pas sa femme mais c’est Lotte Altmann qui est à ses côtés.

Joseph Roth que les abus d’alcool n’empêchent pas d’être le plus lucide sur la situation de l’Allemagne. 

 

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Mais dans cette station balnéaire ils ne sont pas seuls et viennent s’ajouter des noms comme celui d’Arthur Koestler qui ne va pas tarder à « virer sa cuti » communiste, et des artistes et écrivains qui sont aussi dans le collimateur nazi : Irmgard Keun, Hermann Kesten.

 

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Arthur Koestler 

 

C’est un petit livre tout à fait intéressant sur cette période, on y voit l’amitié mais aussi les heurts entre Zweig et Roth, l’atmosphère de déliquescence qui règne et qui présage d’une fin difficile pour certains d’entre eux. 

C’est un récit empreint de tristesse bien sûr mais aussi d’éclat de rire, de fêtes au champagne, tant il est bon de lutter contre la mort à venir et l’extinction des voix qui furent celles d’une Europe cosmopolite et si riche. Il y est question de perte, de poésie, de politique et c’est tout à fait captivant. 

Cette ville refuge est à la fois idyllique et terrible, la fin d’un monde s’inscrit déjà dans le sable de la plage.

 

Eeguab vient de le lire aussi

 

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Le livre : Ostende 1936 - Volker Wiedermann - traduit par Frédéric Joly - Editions Piranha 

Commentaires

  • Heureux de cette presque lecture commune qui nous voit du même avis.Bonne journée.Je rajoute le lien.

  • un vrai plaisir que ce livre

  • Si j'ai bien compris, ce n'est pas un roman, plutôt documentaire ? (ce qui ne me dérange pas, au contraire)

  • non par un roma mais un récit plus qu'un documentaire
    Pour amateur de Zweig dont tu fais partie non ?

  • Tous ces auteurs que j'aime, il me faudrait lire ce livre, je le note pour plus tard.

  • un livre qui n'est pas une urgence de lecture mais retrouver Roth et Zweig est un plaisir même si le livre a une tonalité assez triste

  • Je venais de lire le billet d'Eeguab! La période traitée et les personnages que l'on y rencontre, leur point de vue, paraissent intéressants.

  • J'ignorai à peu près tout de cette rencontre même si je savais Roth et Zweig amis c'est intéressant et cela replace bien les écrivains dans ce monde terrible

  • Triste été pour tous ces amis que tu me donnes bien envie d'aller retrouver .

  • un livre qui devrait te plaire

  • Aimant beaucoup Zweig, je note avec intérêt.

  • un livre intéressant qui dévoile un moment de la vie de Zweig

  • Je l'ai remarqué en librairie, avec sa couverture et son titre tellement attirants, je l'ai embarqué. Je crois que cela va me plaire !

  • j'attends ton avis

  • Il me tente beaucoup. Est-ce que ça repose sur des docs ? Justement, il y a beaucoup de docu sur l'Allemagne nazie en ce moment (même si ici c'est un peu avant). Je note encore !

  • cela repose sur de la correspondance et sans doute d'autres documents mais c'est conduit comme un récit ce qui rend la lecture tout à fait aisée

  • J'ai lu plusieurs romans et documentaires qui abordent légèrement cet été. Je note !

  • Heureuse de te retrouver !

  • C'est noté, voilà un sujet qui m'intéresse fort, à rapprocher de l'essai de Manfred Flügge, "Amer azur", découvert à Sanary-sur-mer.

  • je viens de relire ton billet et effectivement il y a une vraie proximité
    pour ceux et celles que ça intéresse c'est ici

    http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2013/09/27/sanary-amer-azur-1117514.html

  • Un beau récit, sur une Europe qui s'apprêtait à sombrer dans la nuit et dans l'horreur.

  • j'ai lu ton billet et j'ai vu que ton avis est tout proche du mien
    pour les curieux c'est ici

    http://delphine-olympe.blogspot.fr/2015/05/ostende-1936-volker-weidermann-piranha.html

  • C'est vrai que le titre de l'édition allemande est plus fort dans le contexte de cette époque... Quel moment difficile là encore ! Ici et maintenant chez nous, rien n'est jamais parfait, bien sûr, mais tout va à peu près bien, apprécions ! Bises. brigitte

  • j'ai vraiment regretté ce changement de titre

  • Voilà un sujet fort intéressant. C'est en effet fort étrange ce changement de titre...Ostende en couverture attire-t-il plus le regard que l'amitié?¿?¿?¿
    Fan de Zweig, je note illico. merci.

  • les éditeurs ont parfois d'étranges idées

  • Un livre qui me tente vraaaaiiiment beaucoup en grande fan de Zweig que je suis !
    Merci de nous le faire découvrir, je le note !

    Par contre, je suis pour ma part tout à fait d'accord avec les éditeurs : je trouve "l'été de l'amitié" bien trop vague (ça veut tout et rien dire) et particulièrement cul-cul.

  • bonne lecture

  • Wahou, direct dans ma liste de l'été ! Donc, c'est en quelque sorte un documentaire romancé, c'est ça ?
    (Et d'accord avec Erika : "L'été de l'amitié" c'est... plutôt gnagnan, selon moi ^^)

  • Moi j'aimais bien cet été de l'amitié car elle était bien réelle l'amitié qui les liait et elle vola en éclat pour raisons politiques
    Récit véridique pas romancé mais écrit avec un style alerte

  • Il est bien difficile de retrouver cet Ostende -là lorsque je parcours cette ville que j'aime bien. Elle fut témoins de mes premiers rendez-vous avec la mer et bien d'autres émotions premières. Je les retrouve un peu en visitant le musée Ensor et d'autres musées..
    Et ce livre que je vais essayer de me procurer.
    Merci.

  • Les lieux ont du changer en effet, dans le livre il y a à la fois le charme d'une ville balnéaire et en même temps cette impression de disparition d'un monde c'est troublant et touchant

Les commentaires sont fermés.