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Là haut tout est calme - Gerbrand Bakker

Là haut tout est calme - Gerbrand Bakker - Traduit du néerlandais par Bertrand Abraham - Editions Gallimard

lahaut.gifNous sommes dans le Waterland, un plat pays de tourbières au nord de la Hollande. Helmer van Wonderen est un agriculteur de 55 ans, pas encore l’âge de la retraite mais atteint par une grande lassitude, il travaille sur son exploitation depuis ses vingt ans, trente-cinq ans sans vacances, sans sorties, sans amour.
Les seules visites qu’il reçoit sont celles du ramasseur de lait, du marchand de bestiaux.

La vie s’est arrêtée pour lui un jour de 1967 à la mort de son frère jumeau Henk. Helmer a abandonné ses études de littérature et a pris la place de son frère, depuis il travaille  sans relâche " la tête sous les vaches". Ce jumeau l’accompagne toujours, il n’a jamais oublié le temps béni de l'enfance « Nous étions l'un à l'autre, nous étions deux garçons et un seul corps. »
Il a vécu une vie par procuration, il a vécu la vie de quelqu’un d’autre, il s’est résigné, il a rangé ses livres et plus jamais n’a soulevé le couvercle du passé.

waterland3.jpg

Waterland, Holland  © Peter Bongers

Un matin, sans raison, sans signes prémonitoires, Helmer va décider de changer, changer son père grabataire d’étage en l’installant "là haut" changer la couleur des murs, changer ses meubles. Une lettre reçue de l’ancienne fiancée de Henk vient réveiller les sentiments enfouis, la venue sur l’exploitation d’un autre Henk va faire resurgir le passé, les souvenirs mis sous le boisseau.Helmer va tenter de reprendre la direction de sa vie.

J'ai beaucoup aimé cee roman qui nous fait vivre sous la protection des peintres hollandais, les canaux, le patinage sur les lacs gelés, les pâturages, les nuages à l’infini, la lumière qui baigne tout mais le calme du paysage ne peut masquer la haine longtemps retenue, le refoulement, la solitude écrasante. Helmer va tenter de casser son isolement, de combler les manques et les désirs inassouvis. A travers lui Gerbrand Bakker nous dit qu’il n’est jamais trop tard pour changer, pour aimer, pour vivre tout simplement.
Dans vos lectures de l'automne faites une place à ce livre.

L’auteur
gerbrandbakker.jpgGerbrand Bakker est né en 1962. Après des études de lettres à Amsterdam, il a exercé différents métiers.
Là-haut, tout est calme, son premier roman, a été le phénomène éditorial de l’année 2006 aux Pays-Bas.

Foto Klaas Koppe Photo Klaas Koppe

Commentaires

  • Oh, voilà bien un roman qui a tout pour m'enchanter moi qui suis née pas loin de la frontière hollandaise; je le comande illico, merci et bonne journée!

  • J'aime beaucoup ce pays, alors je sens que je vais craquer !:)

  • @Colette : il y a effectivement beaucoup d'evocations de paysages, de couleurs je connais la hollande et j'ai retrouvé dans le roman toute l'atmosphère hollandaise

  • @ Cathulu : un roman à lire lentement pour s'imprégner de l'atmosphère

  • A retenir, ce titre !

  • Belle photo du Waterland, avec ces nuages dans le canal et les arbres à l'horizon. Un billet qui donne envie de découvrir cet écrivain néerlandais.

  • @ Tania : pour moi qui n'aime pas la chaleur et le soleil ( oui je sais je suis un peu anormale ) la hollande est un pays selon mon coeur et j'aime la littérature néerlandaise

  • Une image troublante et belle !
    Et un commentaire qui donne envie de se plonger dans ce livre !

  • Ce roman semble un bel "éloge du quotidien" (pour citer le titre d´un excellent essai de Tzvetan Todorov sur la peinture hollandaise du XVIIe siècle) (Points/Essais)

  • @ Fifi : la Hollande est un pays magnifique aux ciels sans pareil

    @ BOL : il y a bien éloge du quotidien mais il y a aussi le côté stérile et enfermant d'un quotidien non consenti et étouffant
    Mais effectivement on sent dans ce livre un bonheur des gestes simples, des objets familiers, là doit se situer la proximité avec la peinture

  • J'ai repéré ce livre de la rentrée littéraire car j'ai passé 10 jours aux Pays-Bas cet été et j'ai vraiment beaucoup aimé ce pays. Il semblerait qu'on retrouve dans ce livre une atmosphère proche de celle du pays. Sans oublier une tonalité sombre. De plus, je n'ai lu que "L'attentat" d'Harry Mulish en auteurs néerlandais...

  • @ Lapinoursinette : C'est effectivement une atmosphère très "hollandaise" par contre rien à voir avec Mulish dont j'ai bien aimé les romans mais qui écrit dans un tout autre registre

  • Décidemment, j'aime que tu accompagnes tes billets de ces photos et illustrations diverses !

  • @ choco : c'est un plaisir supplémentaire de chercher des images, merci de ton commentaire sympa et de ta visite

  • Merci de m'avoir signalé ce bouquin. Je me laisserai peut-être tenter. En revanche, et d'après ton billet, il ne rentre pas en catégorie Nature Writing. Suis exigeante, hein... :-)

  • @ Folfaerie : le classement d'un livre c'est toujours délicat, personnellement je ne le classerai pas dans la catégorie Nature writing parce qu'elle répond à un genre assez délimité mais ....en même temps la nature tient dans ce roman une place très large alors....

  • Je viens de le lire et j'ai passé un très bon moment... une lecture qui change de mes lectures habituelles !

  • Je fais tout à l'envers : j'ai d'abord lu le suivant, "Le Détour", beaucoup aimé, du coup je commence celui-ci maintenant. D'ailleurs je ne sais pas dans quel ordre ils ont été écrits, si les traductions françaises suivent l'ordre chronologique d'écriture en V.O.?

  • @ Pascale : tu as bien fait de lire à contre courant car je trouve Le détour nettement moins bon que Là haut tout est calme, ce qui du coup déçoit un peu la lecture du Détour
    j'ai beaucoup aimé celui là, très fin et très sensible et avec une omniprésence de la nature, de l'eau, des ciels

  • C'est amusant cette diversité de perceptions de lecture ! Contrairement à toi, j'ai préféré "Le Détour"... Je viens de finir "Là-haut, tout est calme", et ma foi, sans plus...

  • @ Pascale : en fait dans Détour j'ai eu du mal à m'intéresser au destin de cette femme, ça démarre bien et puis ensuite je m'en suis détachée et ses amours ne m'ont pas touché

  • Je comprends, Dominique. Moi j'ai beaucoup aimé son mystère, l'atmosphère de ce roman...

  • Bonjour Dominique, je viens de mettre ton billet en lien. Je pense que je lirais Le détour un de ces jours. Bonne journée.

  • @ dasola : merci à toi, j'ai beaucoup aimé celui là mais nettement moins le Détour ...mais les avis sur les blogs étaient bons

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