02.04.2009

Nord profond - Olav H Hauge

Nord Profond - Olav H. Hauge - traduit par François Monnet - Editions Bleu autour
nordprofond.gifEncore une acquisition au salon du livre, je n’avais jamais entendu le nom d’Olav Hauge et c’est une découverte totale. Poète Norvégien né en 1908 et mort en 1994.
La préface et postface de François Graveline livre un poète en quête d’une vie, Hauge dit « Nous ne sommes rien, ce que nous cherchons est tout.  » Une vie difficile et parfois douloureuse Hauge ayant souffert de schizophrénie, sa quête va l’ouvrir à la littérature, à la poésie. Il vit en milieu rural mais parvient à lire beaucoup en volant du temps aux travaux de la ferme.
Interné plusieurs fois, Hauge ne publiera qu’après la guerre, il a toute sa vie tenu un « journal de l’âme » qui a été publié en Norvège en 2000.
Le recueil est accompagné des photos de François Monnet qui explique ainsi sa participation à ce recueil « J’ai éprouvé une urgence. Je n’ai pas connu Hauge mais je me suis senti proche de lui. Ses poèmes ramènent à l’essentiel dans un monde trop bruyant, trop bavard. »

 

NE VIENS PAS AVEC TOUTE LA VÉRITÉ

08-pierre-450.jpgNe viens pas avec toute la vérité,
ne viens pas avec l’océan pour ma soif,
ne viens pas avec le ciel quand
je demande une lampe,
viens avec une étincelle,
de la rosée,
un flocon,
comme les oiseaux emportent
des gouttelettes après le bain
et le vent  un grain de sel.

 


hardangervidda-1.jpg

CE MATIN À MON REVEIL
Ce matin à mon réveil,
les vitres étaient couvertes de givre,
je me tenais au chaud dans les braises d’un bon rêve
et le poêle répandait
dans la pièce
la chaleur
d’une bûche mijotée  toute la nuit.

 

 

 

 

 

Hardangervidda.jpg

CHANT CHEMINE LEGER SUR MON COEUR
Chant, chemine léger sur mon cœur,
chemine léger
comme la bruyère des marais
sur la fagne détrempée,
comme l’oiseau du matin
sur la glace d’une nuit.
Briserais-tu l’écorce de ma peine,
tu te noierais,
chant.

DEMANDE AU VENT
Demande au vent
quand il est à bout de souffle.
Il voyage loin
et revient souvent
avec les bonnes réponses.

 

 

 

 

 

 

 

La page d'un bloggeur sur Olav H Hauge

L'auteur

OlavHauge(200x148).jpg

Né en 1908 à Ulvik et mort en 1994 dans la même commune. Il a vécu toute sa vie à Ulvik, un village situé au cœur du Hardanger où il exerçait la profession de jardinier et où il dirigeait un petit verger.
Il a été fortement inspiré par la poésie chinoise. D'une forme classique à ses débuts la poésie d'Hauge s'est progressivement affranchie de tous les codes, il a été un important rénovateur de la poésie norvégienne. Son oeuvre a été traduite dans une trentaine de langues.

Trackbacks

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Commentaires

Je ne lis pas souvent de la poésie mais ces poésies ont vraiment l'air belles et pleines d'émotion et l'auteur est atypique, j'aime bien ça. j'aime beaucoup la littérature norvégienne mais je vais lire aussi la poésie......

Ecrit par : Nina | 02.04.2009

@ très atypique en effet, il existe un deuxième recueil que je vais me commander, j'en ajouterai les références dès que possible car il n'est pas répertorié sur les bases classiques de livres

Ecrit par : Dominique | 02.04.2009

Très beaux poèmes sur la nature. Je vais chercher les références chez l'éditeur.

Ecrit par : Aifelle | 02.04.2009

@ Aifelle : le 2ème recueil :
Cette nuit l'herbe est devenue verte
Editions Rafael de Surtis, 7 rue Saint Michel, 81170 Cordes sur Ciel.
Tel : 00 33 (0)5 63 53 44 41
le même éditeur publie aussi les poèmes de Tarjei Vesaas qui sont également très évocatrice

Ecrit par : Dominique | 02.04.2009

rafraichissant et apaisant... Je vais le commander pour la médiathèque, tiens.

Ecrit par : jeanjean | 02.04.2009

A noter d'urgence!

Ecrit par : cathulu | 03.04.2009

Un livre qui "tombe" à point pour ma girouette qui justement reste pointée vers le Nord, en ce moment. Un présage, sans aucun doute.
Tenté de faire un emprunt pour une citation, avec ta permission.

Ecrit par : jeandler | 03.04.2009

@ permission accordée évidement, je voudrai bien que ces mots m'appartiennent mais hélàs ....

Ecrit par : Dominique | 03.04.2009

Olav H. Hauge traduisait aussi des poètes de langues allemande, anglaise et française dans son magnifique néo-norvégien d´Ulvik.

Ecrit par : BOL | 03.04.2009

@ Merci de ce complément, on ne trouve que peu de chose sur Hauge, hélas je ne lis pas l'anglais ni le norvégien, je viens de voir sur votre site des compléments interessants merci encore

Ecrit par : Dominique | 03.04.2009

oui une très très belle découverte - merci

Ecrit par : brigetoun | 05.04.2009

J'aime cette poésie simple qui fait naître des images . Je ne connaissais absolument pas l'auteur, merci pour la découverte. Les photos sont-elles de vous? Et si oui, de quel pays?

Ecrit par : claudialucia | 08.04.2009

@ Les photos ne sont pas de moi, certaines sont simplement des images internet et la photo en noir et blanc est présente sur le site du traducteur de Hauge , François Monnet

Ecrit par : Dominique | 08.04.2009

"je me tenais au chaud dans les braises d’un bon rêve" Quelle magnifique métaphore ! Les jardiniers sont des poètes, n'est-ce pas ?

Ecrit par : Ariane | 09.04.2009

@ C'est une oeuvre au plus proche de la nature et magnifique

Ecrit par : Dominique | 09.04.2009

J'avais lu un autre extrait de ce recueil il y a quelques temps, qui m'avait déjà "tapé dans l'oeil". C'était sur "Terre de femmes", le blog d'Angèle Paoli qui propose d'ailleurs quelques liens intéressants à propos d'Olav Hauge: http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2008/12/olav-h-haugebash%C3%B4.html

Et cette fois, c'est définitif: votre billet me donne vraiment envie de découvrir cet auteur!

Ecrit par : FeeCarabine | 09.04.2009

@ merci de ce lien, j'ai trouvé peu de chose sur les sites francophones, mon anglais est nul quant à mon norvégien ...un poète discret et superbe

Ecrit par : Dominique | 10.04.2009

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