04.11.2009
Sur la mauvaise pente - Graham Hurley
Sur la mauvaise pente - Graham Hurley - Traduit de l’anglais par Philippe Loubat-Delranc - Editions du Masque
Un nouveau polar de Hurley c’est le plaisir assuré, classique mais terriblement efficace, un suspens qui ne se dément pas.
J’avais laissé l’inspecteur Faraday tout à ses oiseaux et à son fils sur les Quais de la blanche, je l’ai retrouvé ici aux prises avec un corps trouvé dans un tunnel et un disparu.
Le mort du tunnel est retrouvé, ou du moins ce qu’il en reste après le passage du train, enchaîné sur les rails, nu, ses vêtements soigneusement pliés à côté de lui. L’autopsie se révèle difficile et les indices bien maigres.
Paul Winter attaché à cette enquête doit recouper les listes des personnes disparues, en cherchant à identifier le premier mort il va découvrir une nouvelle affaire.

Portsmouth est toujours présente avec son caïd Bazza Mackenzie, ses dealers, ses services sociaux et ses marginaux.
Faraday revient de vacances mais celles ci n’ont pas été des vacances de rêve, quant à Paul Winter c’est un revenant , atteint d’une tumeur au cerveau il revient tout juste du royaume des morts. Sa hiérarchie s’interroge sur ses liens avec la pègre et voudrait savoir où il a trouvé l’argent pour financer son opération par un ponte américain.
Voilà le tableau est dressé, les enquêtes vont s’enchevêtrer, bien noires toutes les deux. Je ne vous en dit pas plus je n’ai pas envie de finir enchaînée à des rails !!
J’ai retrouvé Faraday avec plaisir, le week end est prévu pluvieux alors quoi de meilleur qu’un bon polar ?
Si le polar vous intéresse allez voir ce nouveau site très bien fait : POLARMAG
13:14 Publié dans Policiers (19) | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
15.10.2009
Traquer les ombres - John Harvey
Traquer les ombres - John Harvey - Traduit par Mathilde Martin - Editions Rivages
C’est toujours un plaisir de retrouver John Harvey, des polars d’un classicisme absolu. C’est du cousu main de grande maison, son écriture est toujours d’une grande élégance, ne comptez pas sur lui pour faire de l’épate, ses intrigues sont toujours efficaces, bref vous aurez compris que j’aime beaucoup John Harvey et je lui pardonne même sa mise au placard de l’inspecteur Resnick le fou de musique, c’est dire...
L’intrigue de Traquer les ombres est assez simple, un jeune homosexuel professeur à Cambridge est assassiné de façon particulièrement brutale. L’enquête de Will Grayson et Helen Walker, les deux nouveaux "enfants" de John Harvey, cherchent au plus près : un amant éconduit, un cambriolage qui dérape, une rencontre de passage ou un crime homophobe.

L’enquête de Stephen Bryan journaliste, sur une ex-star du grand écran, est peut être liée de cette agression mais comment ? Le livre qu’il préparait était-il inquiétant pour la famille de l’actrice ? C’est la piste que privilégie la soeur de Stephen Bryan.
Le roman est comme d’habitude un fin dosage d’enquête criminelle, de portraits fouillés et attachants de ses personnages.
Pour finir de vous convaincre l’avis de Moisson Noire « Harvey façonne ses romans comme le jardinier un gazon anglais : c'est propre, soigné, méticuleux » et d’actu du noir « John Harvey, c’est la Rolls du polar anglais.»
Pour complèter une interview de John Harvey sur le site de Bibliosurf
07:00 Publié dans Policiers (19) | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
07.09.2009
Little Bird - Craig Johnson
Little Bird - Craig Johnson - Traduit de l’américain par Sophie Aslanides - Editions Gallmeister
Les polars des éditions Gallmeister nous font parcourir les grandes étendues américaines et après le Montana, le Maine, nous voilà aujourd’hui dans les espaces sans fin du Wyoming.
Faisons connaissance avec le héros : Walt Longmire shérif de son état, plus tout jeune, un rien déprimé par la mort de sa femme 4 ans auparavant et par sa fille, jeune avocate qui lui bat froid.

Les plaines du Wyoming
Sa déprime ne l’empêche pas de jouir de la nature, par contre ne comptez pas sur lui question tâches ménagères, sa maison est quasiment au stade des fondations et même son ami de toujours, Henry Standing Bear, a du mal à le faire sortir de sa léthargie.
Réveil un peu brutal le jour où le corps de Cody Pritchard est découvert, accident de chasse ou meurtre ?
Voilà de quoi réveiller notre héros qui penche pour le meurtre et la vengeance, la victime ayant participé à un viol collectif sur Little Bird une jeune fille handicapée mentale quelques années auparavant. Malgré les efforts de Walt Longmire les protagonistes n’avaient été condammés qu’à une peine honteusement minime.
Il a peu de monde pour mener l’enquête mais son adjointe, brillante jeune femme égarée dans le Wyoming, a tôt fait de montrer que seul un fusil de longue portée a pu être utilisé et de faire la liste des personnes susceptibles de s’en servir efficacement.
Tout désigne la communauté amérindienne, et son ami Henry en tout premier lieu oncle de la jeune Melissa, l’amitié lui dit que ce ne peut être lui, mais les preuves s’accumulent.

Little Big Horn
Craig Johnson a jeté ses filets dès les premières pages et vous êtres pris dans les mailles, impossible de s’échapper, et puis de toutes façons vous n’avez qu’une envie c’est de vous laissez faire ...
C’est ficelé à la manière américaine, solide, efficace. La tête vous tourne dans ces grands espaces, les tempêtes de neige vous gèlent les mains, vous vous levez à l’aube, vous ingurgitez bière et café à profusion.
Préparez vous à parcourir les plaines du Wyoming où paissent encore les bisons et où l’on peut croiser les fantômes de la nation Cheyenne à Little Big Horn.
On devrait retrouver le shérif Longmire dans d'autres aventures à paraître.
L'auteur

Craig Johnson a exercé des métiers aussi divers qu’officier de police, professeur d’université, cow-boy, charpentier et pêcheur professionnel. Il est l’auteur de la série Walt Longmire, qui compte cinq titres à ce jour, et possède un ranch sur les contreforts des Bighorn Mountains, dans le Wyoming (source l'éditeur)
13:12 Publié dans Policiers (19) | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
16.08.2009
Les brumes du passé - Leonardo Padura
Les brumes du passé - Leonardo Padura - Traduit de l’espagnol par Elena Zayas - Editions Métailié
Nous avions laissé Mario Condé avec les fantômes d’ Hémingway, nous le retrouvons alors qu’il a quitté la police depuis treize ans. Il approche dangereusement de la cinquantaine, ses amis vieillissent eux aussi, seule la belle Tamara son amour de jeunesse semble ne pas prendre une ride.
Pour vivre Condé s’est fait acheteur de livres anciens, les cubains sont obligés pour survivre de vendre leurs biens; les pauvres vendent leurs corps, les nantis leurs bijoux et leurs bibliothèques. Parfois un livre rare lui permet de vivoter pendant quelques semaines, cela lui arrache le coeur, lui l’amoureux des livres, il écume les beaux quartiers à la recherche de trésors cachés
Quand il pénètre dans la belle villa coloniale de Dionisio Ferrero, le coeur lui manque, il a trouvé une bibliothèque de plusieurs milliers de livres, le pactole assuré.

Il ne sait pas qu’il vient de commencer une enquête qui le fera partir à la recherche d’une chanteuse de boléro mystérieusement disparue quarante ans avant, symbole du Cuba des années cinquante. Son enquête le conduira dans les quartiers les plus miséreux de La Havane, il sera en danger dans cette ville gangrenée par le crime et les trafics en tous genres.
Dans les nuits étouffantes de Cuba, Mario Condé va poursuivre une ombre, les témoins de l’époque évoqueront pour lui un monde disparu dans les Brumes du passé, balayé par le régime castriste. Un monde de violence, de prostitution, bref très ressemblant à celui d’aujourd’hui.

J’ai beaucoup aimé ce roman, le terme de polar ne convient pas vraiment, c’est un récit nostalgique, plein de tout l’amour de Leonardo Padura pour son pays qu’il sait évoquer magnifiquement.
Le personnage de Mario Condé est très attachant, son amour des livres, sa fidélité aux amis, jusqu’à ses défauts qui le rendent sympathiques, et puis comment en vouloir à un homme qui dès qu’il a trois sous offre à ses amis un banquet digne de Lucculus.
Récit désenchanté au rythme du Boléro dont retentit La Havane.
06:26 Publié dans Policiers (19) | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
25.07.2009
Le Touriste - Olen Steinhauer
Le Touriste - Olen Steinhauer - Traduit de l’anglais par W O Desmond - Editions Liana Levi
En ces temps de vacances un titre pareil prête à confusion, car si comme moi vous n’êtes pas versé en langue d’espionnage vous ignorez qu’un touriste est un agent secret, sans attaches, avec une identité fluctuante mais qui possède toujours une adresse secrète, plusieurs jeux de faux passeport et des armes de tous calibres et de tous genres planqués quelque part.
Notre héros Milo Weaver a été un touriste mais aujourd’hui on dirait qu’il est rangé, il travaille à des missions plus ou moins légales pour la CIA et mène une vie apparemment sans histoire avec femme et enfant.
Appelé à enquêter sur une vieille amie « touriste » , il va replonger dans le chaos, retourner sur le terrain et essayer de déjouer tous les pièges.
Là on est pris d’un tournis vertigineux, Milo prend l’avion comme vous le métro, connaît tous les aéroports, on passe de Paris à Francfort, pour se retrouver un quart de page plus loin à New York.
Ouf jamais le temps de poser nos valises, il est exclu d’oublier sa brosse à dent quelque part, on suit Milo à une vitesse supersonique, il passe toute les deux pages à côté de la mort, de temps en temps on rate même une marche et l’on relit un paragraphe pour être sûre de n’avoir rien raté !
Quelques scènes intimistes en famille pour souffler un peu et la galopade reprend.
Les règles ou plutôt l’absence de règles de l’espionnage font de ce roman un très bon moment de lecture, c’est rocambolesque, incroyable, mais une petite musique se fait entendre qui dit : « et si c’était vrai ? » Un sympathique roman d’été au rythme trépidant, le style est aussi un peu à l’emporte pièce mais on n’en veut pas une seconde à l’auteur. Laissez vous faire et ajoutez le dans vos bagages.
Ah j’oubliais pour vous allécher un peu plus : le beau George Clooney a acheté les droits pour le cinéma...
George en Milo Weaver je vote pour !!
15:52 Publié dans Policiers (19) | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
10.07.2009
Une mort esthétique
Une mort esthétique - P.D James - Traduit par Odile Demange - Editions Fayard Noir
Adam Dalgliesh malgré des années passées au service de PD James, est toujours fringant et plus jeune que jamais, sans doute un avantage de la littérature !
Ce nouvel opus de la plus british des auteurs de polar est de bonne facture même si ce n’est pas la meilleure de ses enquêtes.
Rhoda Gradwyn, journaliste d’investigation qui s’est fait de nombreux ennemis en raison d’une plume trempée dans le vitriol, est dans la salle d’attente d’un chirurgien plasticien célèbre pour faire disparaître de son visage une vilaine cicatrice.
Le docteur Chandler-Powell lui propose de l’opérer dans son château transformé en clinique haut de gamme. Intervention délicate certes mais des soins prévenants sont promis et un séjour dans l’un des plus beau manoir du Dorset.
Pourtant lorsqu’elle est retrouvée étranglée dans son lit, alors que l’opération a été un succès, chacun devine que ce sont des suites opératoires tout à fait anormales.
Voilà Adam Dalgliesh et ses deux fidèles lieutenants, Kate Miskin et Francis Benton, à l’oeuvre. Tout les membres de l’équipe médicale seront suspectés, mais d’autres personnes pouvaient souhaiter la disparition de Rhoda.
Les péripéties ne manquent pas mais ce qui fait la marque de PD James c’est son habileté à peindre des personnages, à créer une atmosphère.
Elle détient l’art de nous faire interroger sur les destins de ses personnages et sur les limites parfois subtiles entre innocence et culpabilité.
Retrouver PD James est toujours un plaisir, son style est élégant, elle a l’art de vous mettre en condition, et même si je plaisante sur l’âge de Dalgliesh je suis toujours ravie de le retrouver. Elle aime les lieux pittoresques et celui de Cheverell Manor et ses pierres hantées par une sorcière de déroge pas à la règle. Préparez vous une bonne tasse de thé, quelques sandwiches aux anchois et en avant.
Pour vous mettre en appétit et sans trahir le suspens, le premier paragraphe de livre :
« Le 21 novembre, jour de ses quarante-sept ans, trois semaines et deux jours avant son assassinat, Rhoda Gradwyn se rendit à son premier rendez-vous avec son spécialiste de chirurgie esthétique. Ce fut là, dans un cabinet médical de Harley Street destiné, semblait-il, à inspirer confiance et à dissiper toute appréhension, qu’elle prit la décision qui allait inexorablement conduire à sa mort. »
06:46 Publié dans Policiers (19) | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
25.06.2009
L'appel des morts - Ian Rankin
L’appel des morts - Ian Rankin - Traduit de l’anglais par - Editions du masque
Retrouver Edimbourg et John Rébus pour cette treizième aventure c’est replonger dans une ambiance rock, bière et whisky avec cette fois une dimension mondiale puisque le G8 va se tenir en Ecosse mettant en ébullition la police locale car les manifestations anti-modialisation se succèdent et risquent de gâcher la « fête ».
Une affaire de tueur en série est au centre de préoccupations de Rébus, un tueur qui débarrasse Edimbourg de violeurs condamnés et récemment sortis de prison, tueur qui laisse sur les lieux du crime des indices pour le moins bizarres.
Rébus désabusé, prend de plus en plus de distance par rapport à son travail, et comme d’habitude supporte mal les injonctions de sa hiérarchie de tout mettre en stand by pour faire la chasse aux contestataires.
Siobhan, son adjointe est préoccupée par ses parents qui font partie des manifestants.
Et pour ajouter une cerise sur le gâteau, lors d’un dîner officiel au château un député tombe, ou plus vraisemblablement, est poussé en bas des remparts. Avouez que ça fait tâche dans le paysage. Rébus est sommé de ne pas gratter trop fort ni trop profond pour expliquer ce lamentable accident.
Comme toujours avec Ian Rankin, on suit le parcours de Rébus avec grand plaisir, c’est rondement mené, énergique, politique et suspens se mêlent avec efficacité et réalisme et les portraits sont criant de vérité.
Bref n’hésitez pas à vous embarquer pour Edimbourg dans la Saab de Rébus, certes elle est un peu déglinguée mais le fond sonore est toujours de bonne qualité chez ce fan de rock.
Allez voir le billet de Kathel après sa lecture en VO
Dans la revue Lire de ce mois consacrée aux polars vous trouverez un article complet sur Ian Rankin
06:10 Publié dans Policiers (19) | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
07.06.2009
L'Emblème du croisé - James Lee Burke
L’Emblème du croisé - James Lee Burke - Traduit de l’anglais pas Patricia Christian - Editions Rivages
Quelle chance, on a à peine quitté Dave Robicheaux dans « La brume électrique » de Tavernier, qu’on le retrouve ici.
Toujours installé à New Ibéria, il a posé son insigne de la police, sa fille Allafair est partie étudier dans l’Orégon, il va à la pêche et régulièrement au cimetière porter des fleurs à sa femme Bootsie.
Heureusement le passé va le rattrapé, histoire de le faire sortir de sa douce torpeur. Un vieux camarade de classe veut absolument lui parler, il faut préciser que c’est urgent, le dit camarade est en train de mourir à l’hôpital !
Ce que l’homme lui confie concerne une jeune femme, Ida Durbin, que Dave et son frère ont connu alors qu’ils n’avaient que vingt ans. Elle leur a sauvé la vie à tous les deux et lorsqu’elle veut échapper à son mac, Jimmy Robicheaux tombé fou amoureux, lui propose de s’enfuir avec lui. Sauf que le jour dit la belle n’est pas au rendez vous et que personne n’en entend plus jamais parler jusqu’aux confidences du mourant.
Dave est prêt pour retrouver cette Ida, à reprendre du service dans la police, le bizarre de l’histoire c’est que dès la sortie de l’hôpital où son vieux pote est hospitalisé, il se retrouve dans les ennuis avec un grand E. Ses pires ennemis sont flics, on tente de le compromettre, un contrat est pris sur sa tête et tout ça pour une prostituée disparue il y a quarante ans ...
Dans le même temps un tueur en série sévit à Bâton Rouge aussi il ne lui est pas difficile de récupérer sa plaque de policier, il va mener les deux enquêtes en parallèles mais dans la vie il arrive que même des parallèles finissent par se rencontrer.
Ses recherches le conduisent toujours et invariablement vers la famille Chalons, riches propriétaires dont le fils Val est devenu journaliste et va doucement pourrir la vie de Robicheaux. Dave va dans cette enquête retrouver Jimmy son frère, Clete le complice de toujours et va faire la connaissance de Molly, Molly qui l’attire bigrement mais qui est religieuse, bon elle n’a pas prononcé ses voeux mais tout de même ! Quand on dit que Robicheau à le génie de se fourrer dans la mouise...

Nous voilà embarqué dans le dernier James Lee Burke , brillant, ficelé à la perfection, une intrigue qui tient ses promesses jusqu’au dernier chapitre. Bon je suis un peu inconditionnelle donc partiale mais que voulez vous, je ne me lasse pas des virées dans les bayous et des ciels de Louisiane et de la capacité de James Lee Burke à mettre de la poésie dans la violence.
L’auteur
James Lee Burke est né à Houston (Texas) le 5 décembre 1936. Ii vit entre New Iberia (Louisiane) et Missoula (Montana).
Diplômé de littérature américaine, il enseigne à l’université du Missouri.
Après avoir habité longtemps en Louisiane, il réside actuellement à Missoula (Montana)
Tous ses romans sont publiés chez Rivages
06:30 Publié dans Policiers (19) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18.05.2009
Millénium le film
Non vous n'êtes pas sur un blog de cinéma mais l'adaptation de Millénium valait bien un petit billet.
Après beaucoup d'hésitations je suis allée voir le film. Comme beaucoup j'ai bien entendu dévoré Millénium avec une restriction pour le troisième qui est peu crédible dans les événements racontés. Mais les deux premiers étaient excellents
Alors ?
Essai transformé à tous points de vue, les acteurs sont excellents et parfaitement choisis.
Noomi Rapace est une Lisbeth Salander parfaite, le look, le côté déjanté et la douleur au fond des yeux.Mickael Nqvist campe un Blomvskit très crédible, atteint par sa condamnation et pourtant toujours aussi fureteur et tenace quand il enquête.
En VO la rudesse de la langue suédoise accentue les scènes violentes et très dures entre Lisbeth et son tuteur par exemple.
L'atmosphère un peu glauque du début du roman est très bien rendue, le manoir sans vie des Venger, les chalets abandonnés, l'ile sous la neige, le brouillard, tout participe à créer une atmosphère de tension et on retrouve tout le suspens du livre.
Une bonne adaptation, classique mais très efficace.
09:43 Publié dans Policiers (19) | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
15.05.2009
Le verdict du plomb - Michael Connely
Le verdict du plomb - Michael Connelly - Traduit par Robert Pépin - Editions Seuil
Michael Connelly nous donne un rendez vous avec l’avocat Mickey Haller avec qui, si vous êtes un fidèle lecteur, vous avez fait connaissance dans « la défense Lincoln ».
Blessé il y a quelques mois, Haller veut reprendre du service mais il va devoir s’y mettre beaucoup plus vite que prévu. Il a passer un accord d’aide mutuelle avec l’avocat Jerry Vincent aussi quand celui-ci est assassiné, Haller se retrouve du jour au lendemain avec une vingtaine d’affaires sur les bras, ce n’est pas ce que l’on appelle une reprise en douceur !
Pour corser un peu la situation, il a sur les bras l’affaire de la décennie, un magnat du cinéma est accusé d’avoir tué sa femme et l’amant de celle-ci.
Cerise sur le gâteau le juge Holder doyenne de la cour supérieure de justice lui intime l’ordre de reprendre toutes les affaires de Jerry mais en plus de la tenir informée au jour le jour de son travail.
On peut dire que la scoumoune le poursuit lorsque non content de se retrouver avec un procès délicat, croulant sous le travail, surveiller par sa supérieure, il faut en plus que Harry Bosch vienne mettre son nez dans ses affaires.
Voilà la trame de ce polar exposée, disons le, ce n’est pas le meilleur Connelly, Harry Bosch est quasi inexistant sauf en toute fin du roman, les rebondissements sont eux aussi repoussés dans les dernières pages, mais ... le personnage central s’avère fort sympathique et attachant.
Michael Connelly utilisant son expérience de chroniqueur judiciaire, nous fait pénétrer les arcanes du fonctionnement judiciaire américain avec beaucoup de finesse et d’intelligence et c’est diablement intéressant.
L’auteur
On ne présente plus Connelly, l’un des plus grands écrivains de polar aujourd’hui et son héros Harry Bosch
Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma dont Créance de sang de Clint Eastwood
20:27 Publié dans Policiers (19) | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note




















