08.02.2012
La tristesse du Samouraï - Víctor del Árbol
Nord et Sud
Après le froid du Danemark cap au sud direction l'Espagne

Si vous pensez que ce roman se passe au Japon, oubliez tout de suite !
Nous sommes à Barcelone en Mai 1981, la tentative de coup d’état contre la démocratie date de quelques mois.

Antonio Tejero le 23 février 1981
à la tribune du parlement espagnol © AFP
Une femme, qui sait que sa mort est proche, livre les détails de sa vie. C’est une brillante avocate qui a envoyé sous les verrous un inspecteur jugé coupable d'une grosse bavure policière. Ce qu’elle ignorait alors c’est que quelqu’un tirait des ficelles dans l’ombre et que, comme une marionnette, elle avait fait ce qu’on attendait d’elle et comme Pandore elle avait lâché la folie et le vice dans les rues.
Pour comprendre comment tout cela a commencé il faut faire un saut dans le temps et l’espace.
Mérida en Estrémadure 1941
Une ville qui bruit encore de la lutte entre républicains et phalangistes. Une femme attend sur un quai de gare, elle est belle, elle est la femme d’un dignitaire franquiste et donc du côté des vainqueurs. Un enfant l’accompagne, c’est son fils, le plus jeune, car l’aîné elle l’a tout bonnement abandonné.
Isabel, c’est son nom, n’atteindra jamais sa destination, l’enfant sera confié à son père, son père qui le hait. Un instituteur de village s'est épris de cette femme qu’il n’aurait jamais du regarder , tel le « ver de terre amoureux d’une étoile » et ce pêché il va le payer au prix fort.
Entre ces deux dates l’auteur nous plonge dans la période sombre de l’Espagne, la terrible guerre civile, le franquisme, les débuts de la démocratie à deux doigts d’être confisquée.
Quarante années pendant lesquelles d’aucuns ont laissé libre cours à l’ambition, à la haine, d’autres ont paufiné leur vengeance, certains enfin sont assaillis par la culpabilité.
Vous allez écouter la voix de María qui va revenir sur ces temps où les assassinats sont la façon simple d’éliminer un gêneur, où la torture se pratique en toute impunité.
De quel côté se situent les descendants, les héritiers ? y a t-il un rachat possible ?
Tombes des soldats de la Division Azul
Ce livre est un polar oui mais il est beaucoup plus : une histoire rouge sang où victimes et bourreaux se croisent, se reconnaissent.
Pour filer la métaphore japonaise je dirais que l’intrigue se déplie comme les origami, chaque pliure dévoile un peu de l’intrigue, les liens entres les personnes apparaissent.
Ce qui est certain c’est que, composé comme une tragédie antique, ce livre est fait pour être dévorer, des geôles franquistes à la Division Azul, des amours impossibles à la vengeance inéluctable, on est totalement pris par le récit. Une vraie réussite
Le livre : La Tristesse du Samouraï - Víctor del Árbol - Traduit de l’espagnol par Claude Bleton - Editions Actes Sud
L’auteur : Victor del Árbol est né à Barcelone en 1968. Après avoir étudié l'Histoire, il travaille dans les services de police de la communauté autonome de Catalogne. Il est l'auteur de deux romans (source l’éditeur)
08:49 Publié dans Histoire, Littérature Espagnole, Policiers | Lien permanent | Commentaires (40) | Envoyer cette note
05.02.2012
Organes vitaux - Elsebeth Egholm
Nord et Sud
Des meurtres sous la neige ou sous le soleil
Direction le Danemark

Depuis quelques temps les polars viennent du nord, celui là ne déroge pas à la règle et comme j’ai passé un bon moment je vous livre quelques bribes mais rien de trop pour ne rien gâcher de votre plaisir.
Direction le Danemark où un tueur semble attiré par les femmes, les terrains de foot, les yeux de ses victimes et les tuyaux de PVC.
Dans la ville d’Aarhus au cours d'un match de football une jeune femme est retrouvée morte, elle a été sauvagement battue.
L’affaire est confiée à l'inspecteur John Wagner et cela démarre très fort pour la police qui passe à côté d'une info capitale, l’enfant qui a trouvé le corps a filmé la scène avec son téléphone portable !!
Pour vous mettre dans l'ambiance
Dicte Svendsen qui vient d’être nommée rédactrice en chef de son journal est prévenue du meurtre par son compagnon Bo,photographe de presse, elle est immédiatement en délicatesse avec la police ayant réussi à mettre la main sur le film en question.
Très utile ce compagnon, qui soit dit en passant a dix ans de moins que notre brillante journaliste, il parvient à dénicher deux autres affaires très ressemblantes et du coup l’enquête s’élargit vers la Pologne et le Kosovo.
Elle cache bien des choses cette journaliste, allez vous étonner après ça qu’on tente de faire pression sur elle, un détenu prétend détenir des informations et va exercer un subtil chantage sur Dicte Svendsen.

l'auteur © Ole Lind
Bon je vous explique pas tout mais vous connaissez : flics et journalistes vont chercher les points communs, les similitudes, les recoupements possibles. Un récit assez classique mais bien ficelé et correctement écrit.
Si vous cherchez une lecture légère passez votre chemin, ici on baigne dans le sang et le macabre du début à la fin.
Elsebeth Egholm est très populaire au Danemark, cela ne m’étonne pas et je vais remonter le temps et lire le premier polar de cette dame prometteuse.
Le livre : Organes vitaux - Elsebeth Egholm - Traduit du danois par Didier Halpern - Editions Le Cherche Midi
05:04 Publié dans Littérature Scandinave, Policiers | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note
10.11.2011
Meurtre chez Tante Léonie - Estelle Montbrun
A la recherche de Proust Episode 3

La maison de Tante Léonie
Proust adorait la parodie, le pastiche, les imitations de Céleste, bref se moquer, s’amuser, il ne dédaignerait certes pas ce roman là.
La maison de Tante Léonie, où le petit Marcel passait ses vacances, est devenue pélérinage et centre d’études, à la veille d’un colloque très littéraire, la présidente de très docte Proust Association est retrouvée assassinée par Emilienne la femme de ménage, (tiens donc elle ne s’appelle pas Françoise !)
Mais qui a tué Adeline Bertrand-Verdon femme « qui se croyait sortie de la cuisse de Jupiter » à la fois adulée et détestée ?
Enquête dans la maison
Avouez que ça la fiche mal à la veille d’une journée qui réunit tout ce que le gratin littéraire international compte d’hommes importants, universitaires, critiques, le Professeur Verdaillan, son homogue américain le Professeur Rainsford.
Le commissaire Foucheroux et son adjointe Leila Djemani se retrouvent avec une affaire sensible sur les bras à résoudre avant qu’affluent les amateurs de Vivonne, de madeleines et d’aubépines.
Un roman habile où il est question de manuscrits cachés, d’édition des oeuvres pouvant semer la confusion dans le petit monde de l’édition, ciel des textes inconnus !!! Gisèle Lambert la secrétaire de l’association, naïve et ayant gardé une âme d’enfant est « au bord de l’effondrement ». Elle est immédiatement sur la liste des suspects mais bien entendu cela serait trop simple et le commissaire va devoir s’immerger dans les souvenirs d’un écrivain qui n’est ni né, ni mort ici, et redonner à cette maison « le calme, la dignité et le sacré dont elle n’aurait jamais dû avoir à se départir »
Enquête au bord de la Vivonne
Estelle Montbrun s’amuse beaucoup et nous aussi, elle joue la connivence avec les lecteurs de Proust, sème les indices, fait des portraits des protagonistes dans le veine de ceux de Marcel, nous gave de citations. Tout est prétexte à entrer dans l’univers proustien, à goûter à la fameuse madeleine, ce n’est pas sérieux mais terriblement réjouissant et c’est à regret que l’on quitte Illiers-Combray.
Le livre : Meurtre chez tante Léonie - Estelle Monbrun - Editions Viviane Hamy
05:00 Publié dans Littérature Française, Policiers | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
05.10.2011
Le Concile des maudits - Peter Tremayne
En remontant les siècles an 670, an 741, an 1394...............
Dans la série des bons polars historiques cela vaut la peine de faire connaissance avec soeur Fidelma et frère Eadulf.
Un couple marié au temps où l’Eglise n’avait pas encore imposé le célibat ! Ces deux là s’aiment, sont complices, et appliquent la loi de l’égalité des sexes, avouez qu’ils ont tout pour être sympathiques !
Un polar qui se situe avant que le Vatican soit le Vatican , à l’époque où les différentes Eglises tentaient de garder une indépendance vis à vis de Rome.
En 670 un concile se prépare à Autun, tous les chefs des Eglises européennes et particulièrement les représentants des Eglises Celtiques (déjà l’Europe) doivent se réunir et débattre de grands problèmes théologiques.
Nos deux héros sont invités en Bourgogne comme conseillers juridiques.
Les chefs des délégations n’en sont pas moins des hommes aussi la première journée est-elle marquée par des conflits, jeux d’influence, inimitié, deux représentants en viennent aux mains. Sacrés moines !
Le lendemain c’est un meurtre qui est commis, doublé de la disparition curieuse d’une femme de la congrégation.
Soeur Fidelma a déjà joué le rôle d’enquêtrice auprès d’un évêque présent à Autun, aussi le couple se voit-il confier la mission de trouver le meurtrier. Pour se faire on leur attribue un statut particulier car dans ce monastère hommes et femmes sont séparés selon les nouvelles règles imposées par Rome.

Quand l'Eglise se rassemble
L’intrigue va de rebondissement en rebondissement, disparitions mystérieuses, poison, portes déroblées, souterrains, tout y est pour rester accrocher à la robe de bure de Fidelma qui est pleine d’audace et sait faire entendre sa voix dans un monde d’hommes.
Le récit est fidèle à une certaine réalité historique et vous découvrirez comment le célibat des religieux devint à la mode.
Je n’avais jamais lu Peter Tremayne et je me suis bien amusée.
Tout savoir sur Fidelma (site en VO)
Le livre : Le concile des maudits - Peter Tremayne - Traduit par Hélène Prouteau - Editions 10 /18
04:00 Publié dans Histoire, Policiers | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note
17.09.2011
Le pays des cendres - Pierre Marchant
Manipulation, ruse et machiavélisme épisode 2

J’ai acheté ce livre sans trop y croire un jour où j'étais en mal de lecture lors d’un déplacement.
Et bien j’ai eu la main heureuse, très heureuse même.
Cap sur l’Alsace au XVII ème siècle, à l’heure où Louis XIV vient de s’approprier Strasbourg « la dernière des villes libres ».
Les troupes françaises investissent Strasbourg
(Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale de France)
La guerre a été effroyable, villages mis à sac, incendies, pillages, viols. Le pays est « un pays de cendres » totalement dévasté.
Le narrateur est un militaire, à Rocroi il a participé à sa première grande bataille, il fait une pose loin de l’Alsace qu’il aime et qu’il a connu au temps des armées de Turenne.
Il prend l’habitude de tenir un journal et il raconte.
Il s’est trouvé à Barr lorsque l’on y découvrit le corps de Johann un forestier, écrasé par sa schlitte, la belle Margarete Wagner pour qui Johann travaillait est anéantie « dans tout son corps on devinait le cheminement de l’immense douleur. »
" Une schlitte, grand traîneau de bois chargé de plusieurs stères, gisait, fracassée, en travers du chemin"
Le narrateur s’installe à l’auberge du brochet et va participer à l’enquête menée par le prévôt.
Il va se heurter à l’homme qui se tient en permanence auprès de Margarete, Franz Müller un riche commerçant et il va faire connaissance avec Tristan Küffer le frère de la victime, pasteur de son état. Bientôt celui ci fait figure d'accusé.
"On apercevait des collines boisées plantées de quelques vignes baignées de soleil "
Je ne vous en dit pas plus car sous des dehors simples ce roman est plus qu’habile, il est tout à fait retors. La haine, l’appartenance religieuse, la vengeance, quel est le véritable moteur du crime ?
Laissez vous manipuler par Pierre Marchant il est expert.
Depuis quelques mois j’ai lu quelques romans policiers historiques avec grand plaisir, ainsi j’ai voyagé vers Byzance et la Nouvelle Guinée des années 30. Celui-ci est très réussi et je lirai sans aucun doute à nouveau Pierre Marchant.
Ce livre a obtenu le Prix de littérature du salon du livre régional de Marlenheim 2008.

Le livre : Le pays de cendres - Pierre Marchant - Le verger éditeur 2011
L’auteur : Pierre Marchant vit en Alsace depuis 25 ans. Passionné d’histoire, éditeur et publicitaire, il a publié des recueils de poèmes, des nouvelles et des pièces de théâtre qui ont été primés à plusieurs reprises. Le Pays des Cendres est son premier roman. (source l’éditeur)
05:00 Publié dans Littérature Française, Policiers | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
30.05.2011
Un crime - Georges Bernanos
Bernanos écrivain de polar ! Non ! ? Si .........

05:00 Publié dans Littérature Française, Policiers | Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note
21.04.2011
Entre deux verres - Lawrence Block
Dans les cuisines de l'enfer

Vous en connaissez vous des flics, des privés, qui ne boivent pas ? Harry Hole ou Jack Taylor sont presque confits dans l’alcool et combien d’autres. Mais certains, et cela ne les rend pas moins bon policier, moins bon enquêteur, ont tiré un trait sur la bibine.
J’en connais deux personnellement, Dave Robicheaux le privé de Louisiane et Matt Scuder le légendaire privé New-Yorkais créé par Lawrence Block.
New-York dans les années 80, Matt Scudder, détective privé, vit dans le quartier Saint-Paul, un quartier qui a bien changé et que parfois il ne reconnait plus « En regardant les immeubles que l’on était en train de rénover de fond en comble, je me demandai ce qu’étaient devenus les gens qui les occupaient avant que quelqu’un ne vire leurs murs et leurs sols »
Mais il n’a pas le temps de s’attarder sur le problème « Oublie ces pauvres cons. La Ville va s’occuper d’eux, leur trouver une benne à ordures sympa où ils pourront s’installer» Matt n’est pas insensible mais il court les réunions des Alcooliques Anonymes car devenu sobre depuis un an l’essentiel de son énergie est destiné à tenir ses démons éloignés et à suivre le programme des AA. Sa survie en dépend.
C’est dans une réunion qu’il rencontre Jack Ellery, un copain d’enfance, du temps où môme il vivait dans le Bronx. Ils ont bifurqués, l’un est devenu flic, l’autre petit malfrat. Après un séjour en prison Jack s’est assagi, il ne boit plus et a entamé les Etapes de la sobriété prônées par les AA.

Lorsque quelques mois plus tard Matt Scudder a des nouvelles de Jack, s’est pour apprendre sa mort. Gregory Stillman, le parrain AA de Jack va lui demander d’enquêter sur cette mort suspecte. Il faut dire que Jack pour suivre son programme AA, avait entrepris de “réparer ses torts” auprès de ses anciennes victimes. Evidemment, quand un mauvais garçon commence à coucher sur le papier tous les coups tordus qu’il a fait il prend des risques.
Matt Scudder comme d’habitude va travailler en solo, il va devoir remonter dans la vie de la victime et par la même dans la sienne. Il va mettre dans la recherche de la vérité la même ténacité qu’à rester sobre.
Quel plaisir de retrouver Lawrence Block et Matt Scudder, ils se ressemblent beaucoup ces deux là, ils vont ensemble aux réunions de AA, on sent bien que c’est important pour eux deux.
L’intrigue avance lentement au rythme des réunions et le savant savoir faire de Block fonctionne à merveille. On hante avec lui les rues de Hell’s Kitchen, les bars enfumés où l’on carbure uniquement au café noir. Retrouvailles très réussies.
Si vous n’avez jamais rencontré Matt, je vous conseille de commencer par le meilleur épisode à mon goût : Huit millions de façons de mourir un petit poche bien noir vous trouverez une chronique sur Lecture/Ecriture
Le livre : Entre deux verres - Lawrence Block - Traduit de l’américain par Etienne Menenteau - Editions Calmann-Lévy
05:00 Publié dans Policiers | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
19.03.2011
Du noir entre Rhône et Saône
Lyon ville noire le temps d'un week end
Un petit noir ça vous dis ?

Lecteurs, blogueurs de Lyon et sa région le rendez vous est pour la semaine prochaine. Vous avez vu ils ont adopté mes couleurs (non là je plaisante !)
Les affiches nous promettent du beau linge, des saignants, des doux, des politiques, des connus et d'autres moins, presque 60 quand même.
Ceci dit je me méfie un peu parce que lors des dernières éditions certaines promesses n'ont pas été tenues et certains auteurs, sans doute épuisés par leur prestation parisienne, ont boudé la province, je ne suis pas une balance, je tairais les noms
Les nordiques devraient venir faire un tour avant de regagner leurs grans espaces glacés : Ake Edwardson, Lars Kepler ( lui il compte pour deux) Arni Thorarinsson le concurrent d'Indridason.
Deux femmes selon mon coeur : Dominique Manotti dont les polars au vitriol sont excellents et Dominique Sylvain dont j'aime beaucoup les personnages
Et bien d'autres : par exemple Alexandra Schwartzbrod qui m'avait enthousiasmé avec Adieu Jérusalem

Pour tout savoir : le lieu, les horaires ....
05:26 Publié dans Et le reste..., Policiers | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
03.03.2011
Le Léopard - Jo Nesbø
Amateur de polar soyez heureux Harry Hole est de retour

Acheter un polar de 700 pages qui vous pèsent dans les bras cela frise l’inconséquence, oui mais quand il s’agit d’un roman de Nesbø, déjà c’est moins risqué, et quand vous savez que Harry Hole est de retour, là immédiatement vous savez que vous ne serez pas déçu.
Si vous n’avez jamais rien lu de l’auteur commencez par le début des aventures d’Harry, pfft un tour au rayon poche (celui là est le 9ème) et lisez ça dans le bon ordre.
Si comme moi vous avez lâchement abandonner Hole à la fin du Bonhomme de neige, à moitié détruit, écrasé par les événements vous serez heureux de le retrouver même si on ne peut pas dire qu’il est fringant.

Oui oui mais l’histoire alors ? j’y viens
Harry Hole est parti cacher sa douleur à Hong Kong, mais la police de Norvège a besoin de lui alors malgré l’opium, les dettes de jeu et son fichu alcoolisme, Kaja Solness le met dans un avion direction Oslo.
Un curieux tueur en série sévit, un tueur qui aime la randonnée et les instruments de torture sophistiqués : ah les pommes de Léopold.
Je vous préviens le voyage ne laisse pas une seconde de repos : des montagnes de Norvège où les avalanches guettent, aux bords du cratère d’un volcan au Congo...

Tous les clichés sont présents : flic meurtri un peu alcoolo, les supérieurs obtus, les collègues jaloux, la vie sentimentale qui prend l’eau, le père mourant, bref tous les poncifs du genre ET POURTANT ça marche, on court, on lit ça sans s’arrêter. C’est bouillonnant, passionnant, superbement ficelé, quand vous croyez avoir trouvé la clé et bien il faut reste encore 400 pages ...vous savez que vous vous êtes fait manipulé. Du pur, du bon, du comme je les aime.
Le livre : Le Léopard - Jo Nesbø - Editions du Masque - 2011
05:00 Publié dans Littérature Norvégienne, Policiers | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note
14.02.2011
Je suis bien d'accord avec vous !
Je garde le cap.................

Ce que j’aime retrouver dans vos blogs ce sont des livres que je n’ai pas lus, des découvertes que j’ai ratées, ce que je n’aime pas ce sont des billets redondants jusqu’à l’écoeurement et à la perte d’envie de lire un livre.
Alors il me faut être un peu cohérente avec mes impressions et donc de temps en temps je ferai un billet Je suis bien d’accord avec vous où je ne rajouterai rien à ce que vous avez déjà très bien dit, juste quelques mots pour confirmer et faire écho à vos chroniques.
C’est parti avec les éditions Autrement qui souvent dénichent des petits trésors
Les heures silencieuses c’est grâce à La marche aux pages que j’ai lu ce livre. J’aime les livres qui parle de tableaux et la peinture flammande est celle que je vais voir quand je suis au Louvre alors ...
J’ai aimé ce récit bref, tout en finesse où la peinture n’est qu’un prétexte pour parler de soi, délicat, habile, une jolie évocation à la fois d’une période où les navires partaient pour des horizons lointains et où dans le même temps les femmes ne pouvaient pas encore imposer leur présence et leurs dons.
Lisez aussi le billet de Chaplum qui aime et ne regrette que la brièveté du roman
Deuxième choix (après mon ras le bol absolu de Sukkwan Island) j’ai craqué pour : Le Signal de Ron Carlson
Si j’ai aimé ? ben oui évidemment, dès qu’il s’agit de grands espaces je craque, là où je suis moins convaincue c’est sur le scénario policier, comme vous d’une certaine façon, Keisha dit « Les amateurs de thrillers purs et durs risquent d'être surpris » ben oui c’est plutôt pour amateurs de Nature Writing.
Je me suis bien fait plaisir dans ces endroits où je n'irais jamais! dit Nathalie, on n'en sort pas avant la dernière page dit Cuné
Un très bon cru pour les amateurs du genre dit Aifelle et elle a bien raison
08:50 Publié dans Et le reste..., Littérature Américaine, Littérature Française, Policiers | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
































































































































































































































































