07.03.2011

Printemps des poètes Infinis paysages de Chine

Les "Infinis paysages " de la Chine

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Il y a dans la cour un arbre merveilleux
La profusion des fleurs jaillit du vert feuillage
J’attire les rameaux, je cueille leur splendeur
Je vais en faire hommage à l’ami de mon coeur


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De mon amour m’écarte un long chemin
Je me retourne, cherche des yeux mon vieux village
La longue route à l’infini coule et s’écoule
Quand les coeurs sont unis mais les lieux séparés,
Quel douloureux chagrin nous mène au bout de la vieillesse !

 

Les livres pour la Chine
Les Dix neuf poèmes anciens - Traduits par Jean Pierre Dieny - Editions Les Belles lettres
La peinture des paysages de la Chine ancienne - Mingsong Geng - China Intercontinental Press

28.11.2010

Couleurs de chine

 

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                  Milliers de boisseaus d'or en poussière broyés,
                   Par un coup de vent d'ouest complètement soufflés !

Au comble de la prospérité vint inévitablement le déclin, c'est le principe constant de la plénitude et du vide ; toutes richesses, dignités, gloires et splendeurs, d'un coup de pied seront réduites à néant, tel est le sort de l'éclat vernal du magnolia et des fleurs automnales du cannelier

Le livre : Les carnets secrets de Li Yu - Jacques Dars - Editions Philippe Picquier

26.07.2010

Ecrits de la maison des rats - Lao She

ecritsdelamaison.gifEcrits de la maison des rats - Lao She - Traduit du chinois par Claude Payen - Editions Philippe Picquier
Un recueil de textes, non pas des nouvelles mais de petits articles destinés à des journaux, d’un des grands écrivains chinois.
Je n’ai lu que deux romans de Lao She : Le pousse-pousse et Gens de Pékin, ici c’est une façon légère de faire connaissance avec lui.
Un grand nombre de thèmes sont abordés, certains sérieux d’autres nettement moins, de sa mère à la lecture, de sa nostalgie de Pékin à la poésie.
Le recueil s’ouvre sur un texte très drôle « Dur dur d’écrire son autobiographie » où il fait un inventaire des épisodes de sa vie qui pourraient servir, après avoir renoncé aux deux premiers chapitres il s’obstine « Même si je me forçais  à écrire le troisième chapitre il n’aurait rien de glorieux. Il vaudrait mieux que j’oublie ce chapitre et commence directement au quatrième » pour conclure que rien ne presse.
Le ton change totalement lorsqu’il évoque sa mère de façon très émouvante car « Vivrait-on jusqu’à l’âge de quatre vingt dix ans, on reste toujours l’enfant de sa mère »
Il sait à merveille se moquer de lui-même, lui qui adore lire et qui aime parler de livres « Dés que je parle des miens, j’attrape mal à la tête. Mes livres et mon destin semblent constituer éternellement pour moi un double fardeau. »

 

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Hutongs quartiers traditionnels chinois chers à Lao She

Les chats, les enfants, les moineaux,  sont l’occasion de lignes savoureuses, poétiques, fines et délicates. Il se fait parfois nostalgique en particulier lorsqu’il évoque le Pékin de son enfance « Ce n’est qu’à Pékin qu’un homme aussi pauvre que moi peut se sentir relativement heureux. »

L’écriture est d’une grande simplicité et j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à cette lecture.

L’auteur
lao_she.jpgNé en 1899, il a enseigné pendant une vingtaine d’années, il a connu le succès avec Le Pousse-pousse, il a écrit de nombreuses nouvelles rassemblées dans « Gens de Pékin »
Son plus grand roman « Quatre générations sous un même toit » est une fresque racontant l’histoire d’une famille.
La révolution culturelle lui est fatale, tué ou « suicidé » par les gardes rouges, il ne sera réhabilité qu’en 1978