18.07.2010
Aux fourneaux et à la plage
Deux romans qui me faisaient très envie et qui hélas ne m’ont pas vraiment comblé
Martin Suter m’avait enchanté avec Small world , Tracy Chevalier et sa désormais très célèbre Jeune fille à la perle, étaient gage de bons romans et bien ....non pas vraiment, à mon goût du moins.
Le Cuisinier - Martin Sutter - Editions Christian Bourgois (2010)
Maravan est un exilé Tamoul qui vit et travaille en Suisse. Il a des talents de cuisinier qui sont plus que sous exploités car pour le moment il est plongeur dans un très grand restaurant; bien sûr on n’hésite pas à faire appel à son extraordinaire habileté quand c'est indispensable mais aussitôt après c’est...retour à la vaisselle.
Lorsque une de ses collègues découvre ses talents culinaires fantastiques et sa connaissance de la cuisine ayurvédique à laquelle l’a initié une vieille femme de sa communauté, elle voit là l’occasion de créer Love food " la cuisine aphrodisiaque à votre domicile".
Une excellent idée de roman et je dois dire que les descriptions des mets préparés font saliver mais ....ça ne fait pas vraiment un roman, l’évolution de l’entreprise sur fond de problèmes financiers et de crise économique ne m’a pas semblé très attrayante. Les recettes en fin de livre ne suffisent pas même si la personnalité de Maravan est attachante.
La libraire des Livres que j'aime est d'un avis opposé, elle a adoré !
Prodigieuses créatures - Tracy Chevalier - Editions Quai Voltaire (2010)
Un roman sur fond de féminisme car c'est une femme qui découvre ces « prodigieuses créatures » que sont les fossiles,voilà qui était fait pour m’appâter.
Mary Anning l’héroïne a réellement existé et c’est à elle que l’on doit la découverte des fossiles marins de la région du Dorset. On peut voir ces fossiles au British Muséum.
Au début du XIX ème siècle il était plutôt de bon ton pour les dames de faire du point de croix plutôt que de fouiller les falaises de la plage. Mary Anning pourtant voit dans la mise au jour des fossiles le moyen de subvenir aux besoins de sa famille.
Elle n’a pas conscience de l’importance de sa découverte et même les scientifiques de l’époque dont le français Cuvier, ne sont pas persuadés d’être devant une réelle découverte scientifique.Darwin n'a pas encore parlé d'évolution. L'opposition des milieux religieux est bien sûr très forte cette découverte mettant en cause l'idée d'un dieu créant le monde en 6 jours.
Le traitement de cette histoire, assez stimulante, est hélas plat et désuet, une intrigue amoureuse bien fade vient l’enrichir mais cela ne suffit pas, un portrait de la société de l’époque très bien fait, Tracy Chevalier sait raconter une histoire, mais je n'ai pas été emporté.
Mais on peut être d’un avis totalement contraire, pour preuve le billet de Carnet de liaison
20:35 Publié dans Déceptions | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
01.04.2010
Déceptions
Je suis une grande paresseuse et écrire des billets négatifs m’ennuie mais là je viens d’avoir 3 déceptions alors autant vous les faire partager, j'ai mordu au mauvais hameçon.
Pour les deux premiers livres je n’ai pas trouvé d’autres avis sur les blogs mais pour le troisième attention ça se discute !

Et ce n'est pas un poisson d'avril
Venise est une fête - Alberto Garlini - Editions Christian Bourgois
Un trio à Venise : Hemingway, une jeune femme extravagante et un jeune étudiant, l’éditeur parle de « fantaisie vénitienne » mais en fait ce roman qui se veut à la fois un peu polar, un peu biographie et beaucoup récit romanesque, finit par n’être rien de tout ça. Bien sûr il y a quelques passages sympathiques mais je n’ai pas réussi à m’intéresser à ces personnages et quelques balades dans Venise, quelques verres au Harry’s Bar ne font pas un roman. Dommage
Le diable de verre - Helene Tursten - Michel Lafon
L’attrait pour les polars nordiques m’a porté vers celui ci mais c’est raté.
Pourtant cela aurait pu être pas mal, l’auteur brosse une peinture d’une Suède rurale encore très imprégnée de religion, de tabous et cela partait bien mais il y a un manque de dynamisme qui endort, c’est un peu mièvre, les personnages manquent de densité et puis, à part l’héroïne Hélène Huss, tout lecteur connait la solution bien avant la fin du roman. Bref vous pouvez vraiment vous en passer.
La comtesse tolstoi - Bertrand Meyer-Stabley - Payot
La famille Tolstoi m’intéresse et la parution de ce livre est venue à point. Hélas hélas : c’est sûrement parfaitement documenté encore que l’on ne sache jamais vraiment d’où viennent les informations, mais ce récit linéaire est d’un ennui mortel/
Parfois confus pour certains passages, le défaut le plus grand c’est le manque de recul, d’analyse véritable, tout est pris au premier degré, le livre manque de hauteur si l’on peut le dire ainsi. Beaucoup d’autres publications sont plus attrayantes sur le même sujet.
Mais attention Mango est d’un avis totalement opposé, faites vous votre opinion.

Rendez vous sur ce blog pour des billets plus positifs en compagnie de ce charmant Rat Conteur que m'ont présenté Armando et Lali
06:25 Publié dans Déceptions | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note





















































































































































































































































