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  • Le bon coeur - Michel Bernard

    Il fallait tout le talent de Michel Bernard pour me faire entrer dans ce roman. Autant vous le dire, Jeanne d'Arc, oui c'est d'elle qu'il s'agit, ce n'est pas vraiment mon héroïne de prédilection, tout ce qui tourne autour de cette femme m'agace ou me fait rire, la pucelle et la sainte, l'image de la frêle jeune femme sauvant la nation, pour moi une illuminée mystique et ça sans compter sur les couronnes tressées par la famille Le Pen.

    Bref vous avez compris que je déteste, enfin... je détestais.

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    Magie des livres et des mots, je ne comprends toujours pas comment Michel Bernard m'a embarqué mais je peux vous dire que je l'ai suivi sur les routes pieds et poings liés. 

    Tout d'abord j'ai aimé le portrait  « Grande, carrée d'épaules, bien campée sur ses jambes, le visage ouvre, les yeux vifs, le regard profond, intense »

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    Un peu comme celle de Luc Besson

    Je me suis amusée d'entendre son entourage la soutenir, la défendre, l'admirer « Elle aurait du prêcher à la place du curé », j'ai aimé la jeune fille qui va river son clou au Duc de Lorraine, qui vêtu en écuyer enfourche un vieux cheval saluant la foule qui lui fait escorte. 

    La geste de Jeanne commence…….

    Bon je ne vais pas me couvrir de ridicule et vous raconter la suite, non, je vais vous dire : lisez ce livre, que vous soyez ou non amateur d'histoire, que vous aimiez ou non Jeanne d'Arc

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    Siège d'Orléans

    J'ai aimé le portrait que trace Michel Bernard de Jeanne, portrait qui commence par une gifle magistrale,  mais aussi les portraits de tous les personnages qui gravitent autour d'elle et autour du roi. 

    On entre aperçoit Charles d'Orléans prisonnier et s'occupant à faire des vers, on croise Gille de Rais, et bien entendu un certains nombres de « mangeurs de viande bouillie »

    J'ai aimé surtout la langue de Michel Bernard, une savante alliance entre poésie et réalisme, entre la beauté des paysages 

    « Ils marchaient à pas lents. Sur les claies d'osier le chèvrefeuille avait repris sa croissance. Sous les tonnelles pointaient, violettes, les pousses de la vigne. Entre les murs du château attiédis, dans la terre, ameublie et fumée, l'hiver avait cessé de mordre »

    et le sang des champs de bataille

    « Chaque cavalier laissait derrière lui un sillage sanglant et gémissant. Les soldats à pied qui suivaient en trottinant achevaient les blessés et rattrapaient les ennemis qui avaient échappé à la grande faux de la cavalerie »

    Sa Jeanne est magnifique jusque dans la défaite, elle a, dit-il, ce qui manque à la France de ce temps là « la foi, la confiance et l'autorité »

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    Ingrid Bergman dans Jeanne au bûcher 

    J'ai beaucoup aimé les pages sur le procès et la captivité, sobres, parfois cinglantes, émouvantes aussi car on oublie l'héroïne pour ne voir plus qu'une jeune femme contrainte, enfermée, terrorisée. 

    Un beau et bon roman qui début bien mon année de lecture

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    Le livre : Le bon coeur - Michel Bernard - Editions de la Table Ronde

  • Les Forêts de Ravel - Michel Bernard

    Tout d’abord un grand merci à Anne  et à Luocine qui m’ont donné envie de lire ce livre vers lequel jamais je ne serais allée.
    Il faut vous dire que si j’aime beaucoup Michel Bernard, je n'aime pas la musique de Ravel, ben oui désolée ! 
    Donc il a fallu toute leur force de conviction pour me faire lire ce roman et croyez moi je ne le regrette pas du tout.

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    Transportons nous en 1916, le compositeur a 41 ans, bien que réformé pour « une constitution jugée trop fragile » veut aller se battre. Il espère l’aviation ce seront les convois d’ambulances.
    « Il lui répugnait de poursuivre son existence comme avant alors que des millions d'autres hommes, riches ou humbles, humbles surtout, avaient été mobilisés pour défendre le pays ». 

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    Au gré des affectations il parcourt les zones de combat.C’est le temps où Verdun est sous les obus. 
    Son passage dans un château réveille en lui l’envie de la musique. 
    « Il attira à lui le tabouret, en régla le siège à sa taille et s’assit. Cela faisait des mois qu’il ne s’était pas trouvé dans cette posture autrefois quotidienne. Jamais, depuis la petite enfance, il n’avait été si longtemps séparé du piano. Ses mains se posèrent sur le couvercle et, les paumes épousant la courbe du bois ciré, l’ouvrirent doucement. Le clavier luisait sous la fenêtre. Du bout des doigts de la main gauche, il le caressa, sans appuyer, sur toute sa longueur. »

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    Alors il joue pour ses camarades, pour les gradés, pour les blessés 
    « Ces hommes, réunis au cœur du château, sur le bord de la Meuse où la bataille rejetait ses épaves, qui avaient vu d’autres hommes, jeunes et forts comme eux, mourir à leurs côtés, dans les draps et le silence de cet hôpital ou au milieu des vagues de terre ignobles et hurlantes dont ils étaient réchappés, qui avaient entendu leurs cris, leurs appels, leurs gémissements, leurs derniers mots, le souffle ultime de leurs agonies avant la paix et la mort, écoutaient le petit soldat pianiste de toute leur attention. »

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    Mais la guerre gagne du terrain et les moments de calme sont rares, Michel Bernard a de belles pages sur les oiseaux des forêts qui apaisent et inspirent Ravel « Assis dans l’herbe, le dos contre un gros tronc d’arbre, un carnet sur les genoux, comme il le faisait déjà aux Bois Bourrus, le compositeur notait au crayon le chant des oiseaux. »

    Un homme que la guerre a changé 
    « Il l’avait faite, cette guerre, comme tout le monde, mieux que beaucoup. Il l’avait vue de près, et la mort en même temps. Il s’était exposé et elle l’avait brûlé lui aussi. Elle avait décuplé son énergie. Les lignes sur le papier bougeaient et commençaient de trouver les chemins de son âme. »

    Les lieux ont une grande importance et il trouvera un havre de paix qui « s’ouvre sur la forêt et le ciel » Il recommencera à composer.

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    Maison musée de Maurice Ravel

    J’ai retrouvé dans ce roman la sensibilité de Michel Bernard, son écriture que j’avais tellement apprécié avec son roman sur Jeanne d’Arc. 
    On y voit un homme mélancolique, rêveur, un musicien qui compose un Concerto pour la main gauche pour honorer ceux que la guerre a atteint.

    Michel Bernard connait son sujet, il a lu tout Genevoix, et la guerre de 14 n’a pas de secret pour lui.
    Un roman où la musique est toujours présente, un récit d’émotions et de poésie.L’auteur a des phrases splendides sur l'inspiration musicale ou pour nous faire découvrir cet homme habité par la musique qui cherche la sérénité au milieu du chaos pour qui la forêt est un recours permanent.

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    Le livre : Les Forêts de Ravel - Michel Bernard - Editions de la Table ronde 

  • Les Bourgeois de Calais - Michel Bernard

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    Il y a des auteurs auxquels je m’attache après lecture de certains de leurs livres, ensuite j’essaie de rattraper mon retard en lisant leurs plus anciens écrits.
    Michel Bernard est parmi eux grâce à Luocine qui la première me l’a fait lire.

    J’ai lu tout autour de Ravel, Jeanne d’arc et la Retraite de Russie. Aujourd’hui retour vers la guerre de cent ans.

     

    michel bernard

    1347 Calais est assiégée par les anglais et capitule.
    Le roi Edouard exige que six notables pieds nus et la corde au cou lui remettent les clés de la ville.
    Ils seront finalement graciés grâce à l’intervention de la reine Philippa de Hainaut.

    Le projet d'un monument en leur hommage est prévu pour 1889 à l'occasion du centenaire de la révolution.

    michel bernard

    L'édile 

    Le maire de Calais Omer Dewavrin fait appel pour le monument à rien moins qu’Auguste Rodin, celui-ci a 44 ans et sa notoriété est encore limitée mais Rodin ne fait rien comme tout le monde. L’édile et l’artiste vont lier amitié.

    michel bernard

    L'artiste 

    Michel Bernard va s’attacher à nous détailler les liens qui vont naitre entre le commanditaire et son maitre d’œuvre.

    Omer Dewavrin se rend à Paris, Rodin lui fait visiter son atelier.

    Quelle apparence donner aux Bourgeois de la Guerre de Cent Ans ? pour Rodin pas question d’en faire un monument conventionnel. Mais le projet qui nait dans sa tête est tout sauf académique et risque de heurter les élus outre qu’il risque de n’être plus dans les clous financièrement.

    Dewavrin est séduit par le projet de Rodin et travaille à son soutien.
     « Il voyait, dans une soudaine accélération du temps, quelque chose qui demeurerait. On viendrait de Paris, des quatre coins du pays pour admirer l’œuvre que Calais allait élever à la mémoire de ses héros ».

    Le projet présenté au conseil municipal est adopté immédiatement et unanimement, c’est sans compter les délais, Rodin est sollicité de toutes parts, le projet prend du retard.

    Les ennuis s’abattent en pluie sur le maire, financiers d’abord mais ensuite c’est le choléra qui sévit et le voilà à la manœuvre pour éviter que l’épidémie s’étende.

    michel bernard

    L’œuvre au musée Rodin 

    Tout cela prend onze ans !!
    La sculpture est inaugurée en 1895.
    J’ai aimé l’écriture de Michel Bernard, l’art qu’il a pour nous introduire auprès de Rodin et de son entourage et l’on croise Monet, Rose Beuret, Camille Claudel et Rainer Maria Rilke.
    La finesse avec laquelle il détaille les relations entre les personnages. C’est un récit élégant et sobre, très bien documenté.
    On voit naitre l’œuvre, évoluer le projet, tâtonner l’artiste, s’interroger le commanditaire.

    Pour finir de vous convaincre faites connaissance avec les six bourgeois si vous ne les connaissez pas déjà
     

    michel bernard

    « Eustache de Saint-Pierre, Pierre de Wissant, Jean d'Aire, Jacques de Wissant, Jean de Fiennes, Andrieu d'Andres »

     

    michel bernard

     

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    Le Livre : Les Bourgeois de Calais – Michel Bernard – Éditions La Table ronde Poche  

  • Sur le chemin des Ducs - Bernard Ollivier

    Chemins de Miquelots

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    les marcheurs vers le Mont © Maltese

    Un livre qui propose une randonnée sur les chemins de Normandie, je me suis dit : c’est pour moi.

    Bernard Ollivier est un marcheur avec qui j’ai déjà traversé l’Asie et Kayaker sur la Loire alors j’y suis allée de confiance.

     

    Hélas hélas les livres se suivent et ne se ressemblent pas. 

    En 2011 Bernard Ollivier est repris par la fringale de la marche « J'avais envie de retrouver les bonheurs de la randonnée, les rencontres, les bonnes fatigues, les minuscules et merveilleuses surprises que procure la marche lente » 

    L’itinéraire était attirant : de Rouen au Mont Saint Michel par le chemin des Ducs de Normandie.  Chemin qui a vu le jour en 1999 date à laquelle sa réhabilitation a commencé.

    C’est une région qu’il connait bien puisqu’il y habite et je m’attendais à une promenade intime et pleine de réflexions personnelles,  alors pourquoi transformer cette marche en simple guide touristique

    Je n’ai perçu aucune passion, aucune chaleur dans ce récit. Peut être est-ce dû au fait que cette marche s’est en réalité déroulé sur une année, j’ai trouvé beaucoup de commentaires très sarcastiques sur les villages traversés, il croise beaucoup de personnes peu amènes voire revêches, les hôtels lui refusent un lit, où est passé son esprit d’ouverture, sa curiosité ? 

     

    On peut deviner le pourquoi de ce livre lorsqu’on apprend les difficultés que rencontre son association « Seuil », il n’y a rien de déshonorant à écrire pour gagner un peu d’argent mais hélas cela fait un livre de commande qui m’a laissé sur ma faim.

    Malgré tout il y a quelque chose à sauver, quelque chose que j’offre à JEA dont c’est la spécialité : les noms de lieux

     « Les noms se dégustent comme des petits bonbons: la Vespierre, la Vermondière, l’Hortodière, la Besnardière, le Bois des Mille, les Eteux, les Mânis, la Focarderie, Pondevie, le Pré-Ballot, la Sousse ou la Duvelière, sans compter l’humour: ici la Cosnerie, plus loin la Morale ou Saint Aubin le Vertueux. » 

     

    Si vous voulez en savoir plus sur ce chemin : le miquelot du web

     

     

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    Le livre : Sur le chemin des Ducs - Bernard Ollivier - Editions Phébus

     

  • Aventures en Loire - Bernard Ollivier

    Aventures en Loire - Bernard Ollivier - Editions Phébus
    aventures en loire.gifUn billet pour préparer les vacances et si vous mettez vos pas ou plutôt d’ailleurs vos pagaies dans celles de Bernard Ollivier, vous partirez pour des journées de découvertes au prix de quelques douleurs et quelques baignades involontaires.

    Bernard Ollivier vous connaissez ? Dix ans déjà qu’il a parcouru à pied, en solitaire, la mythique Route de la Soie, les trois livres de La Longue marche qu’il en a tiré sont devenus des classiques et l’auteur était cette année l’invité du festival Etonnants Voyageurs
    Mais voilà le temps passe et à 70 ans, il s’est fixé un nouveau défi avant comme il le dit avec humour, d’en être réduit à la marche avec déambulateur.
    L’aventure ? nul besoin de partir au bout du monde, elle est là, à notre porte et les rencontres peuvent être aussi belles qu’aux confins de l’Asie. Prenez une carte et voyez le cours de la Loire. Le fleuve encore sauvage, le fleuve des rois, des poètes et des peintres.

     

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    Les gorges de la Loire


    1000 km que Bernard Ollivier va descendre un peu à pied mais surtout à partir de Retournac en canoë, l’aventure commence vraiment, car si Bernard  Ollivier est fin connaisseur de la randonnée pédestre, il a tout à apprendre du canoë, du coup de poignet indispensable  en col de cygne ,de la lecture de la Loire , du passage des remous et de quelques rapides.
    L’été pourri n’arrange rien et les bains forcés mettent à rude épreuve sa carcasse et la prétendue étanchéité de son matériel. Mais ces mésaventures passent à la trappe en regard des rencontres que Bernard Ollivier fait tout au long de son périple, les amis ont fait appel aux amis et chaque soir ou presque il a le gîte et le couvert assurés, et quand je dis  couvert nous sommes en pays de Loire, donc pensez  dive bouteille ce n’est pas pour rien le pays de Rabelais

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    La Loire à Briare

    La générosité des hôtes, la curiosité de l’auteur pour les métiers rares, pour la restauration de maisons, tout cela forge un récit plein de chaleur humaine, d’une grande richesse.
    Ces six semaines d’efforts, de dangers parfois, de rencontres, passent très vite et voilà notre pagayeur à Nantes où on l’abandonne à regrets
    J’ai retrouvé dans ce récit la personnalité chaleureuse de Bernard Ollivier, son goût pour les rencontres, j’ai dévoré ce livre, il m’a juste manqué pour l’accompagner un petit verre de ......

    Faites une place à ce livre dans vos sacs à dos ou valises

     

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    L’auteur (source l’éditeur)
    Né en Normandie en 1937, Bernard Ollivier consacra sa vie au journalisme (notamment à l’étude des questions sociales). À l’heure de la retraite, il retourne dans sa Normandie natale, mais rejoint régulièrement la capitale, où il anime Seuil, une association d’aide aux jeunes délinquants... quand il ne court pas les mauvais chemins. C’est la marche à pied qui lui aura valu, à 60 ans passés, la célébrité : celle d’un écrivain-voyageur salué par toute la presse, après la publication de son journal de promeneur au long cours: Longue marche (Phébus, 2000), Vers Samarcande (Phébus, 2001) et Le Vent des steppes (Phébus, 2003).

  • Les serviteurs inutiles - Bernard Bonnelle

    Bon je l’avoue ma façon de classer mes livres est un peu ...curieuse
    Par exemple celui-là va prendre place à côté des Essais et de L’Obèle sur le rayon Montaigne

    Cela vous semble peut être curieux mais attendez voilà les explications.

    Les Guerres de Religion ont inspiré romanciers et cinéastes, voir récemment la Princesse de Montpensier par exemple. Et bien ce roman se situe là. 

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    Les ligueurs en procession

    Gabriel des Feuillades a fait les guerres d'Italie (comme le père de Montaigne)  et choisit de vivre retiré sur son domaine.

    Il mène un vie tranquille, partageant son temps entre l’étude de la botanique, la lecture des anciens, ses vignes mais aussi parce qu’il n’est sage qu’à moitié quelques dévergondages avec sa servante.

    Il a une épouse tendre, un fils qui rêve de gloire, une fille un peu différente des autres enfants.

    Gentilhomme périgourdin Gabriel a eu son comptant de batailles et de blessures et cherche aujourd’hui les compromis, l’isolement lui convient et si il n’a pas de tour pour se retirer comme son illustre voisin, il va néanmoins servir de médiateur local entre catholiques et protestants alors que lui-même professe un sage septicisme « Eadem sunt omnia semper » *

     

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    Son illustre voisin 

    Lorsque les événements dégénèrent que le pillage, les tueries reprennent Ulysse, le fils révolté qui rêve de gloire, va partir participer aux combats terribles des fous de Dieu, les fils s’opposent aux pères c’est bien connu.

    Alors que le père aspire à la sagesse 

    « Je rêve d’une autre religion, dit-il, toute nouvelle ou très ancienne, sans dogme ni culte, sans prêtres ni guerre, dont le seul exercice de piété serait la joie d’être au monde »

    Le fils lui il exècre l’attitude de son père et rêve d'en découdre

    « Vos livres, votre jeu d’échecs, vos écritures, votre herbier, votre feinte sagesse, votre incroyance, vos sourires et vos sarcasmes, tout cela m’était plus que jamais insupportable. » et affirme « je consacrerais ma vie à un combat juste et grand » 

     

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    Un pays à feu et à sang

    J’ai pris un très grand plaisir à cette lecture, pour le sujet d’abord qui m’intéresse malgré pas mal de lectures engrangées, et puis pour l’écriture, quelle élégance ! je suis tombée sous le charme.

    J’ai lu le journal du père, et le récit du fils qui jamais ne se rejoignent et si il y a une chose certaine c’est que Bernard de Bonnelle a du tomber un jour dans la marmite des Essais ! 
    Il semble que ce récit ressemble aux écrits de Brantôme, ma curiosité est éveillée !!

     

    * Tout est indifférent ou tout est toujours pareil  - Lucrèce De rerum natura

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    Le livre : Les serviteurs inutiles - Bernard Bonnelle - Editions La Table Ronde